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21/07/2016

Mitre, Crosse, Toges, Décorations et Drapeaux tricolores…

tedeum.jpgLe 21 juillet, je vais souvent au Te Deum de la Cathédrale de Liège, non point par patriotisme ou conviction religieuse, mais par simple curiosité d'assister au décorum organisé au profit d'une classe dirigeante qui se croit obligée de revêtir ses symboles désuets et de pacotilles pour participer au maintien d'une union et d'une prospérité d'une nation en déliquescence. Le goupillon prêche et bénit la paix, invoque la fraternité face aux décorés militaires, à des magistrats qui peuvent de moins en moins rendre la justice, sinon celle de classe qui veut qu'un vol à l'étalage soit plus sanctionné qu'un vol en dividendes placés au paradis bien réel du Panama et d'ailleurs, ou d'édiles politiques ou académiques pour qui la carrière promotionnelle vaut bien quelques petits aménagements de conscience…Vaste et éternelle comédie humaine où les cathédrales, loin d'être foutues, continuent à bien accueillir les populations urbaines, instruites, enrichies, qui se croient charitables en faisant l'aumône à quelques SDF tentant, sous le porche, de se faire offrir, pour un jour meilleur, quelques piécettes! La féodalité existe toujours, même si elle a changé ses princes et seigneurs. On prie pour la sagesse d'un roi qui a eu la riche idée de baronner quelques nouveaux seigneurs de la finance! Les alliances de pouvoir et d'influence entre couronne, mitre, épées, toges se font généreuses dans le " O Belgique, ô mère chérie, A toi nos cœurs, à toi nos bras, A toi notre sang, ô Patrie ! Nous le jurons tous, tu vivras ! Tu vivras toujours grande et belle et ton invincible unité aura pour devise immortelle : Le Roi, la Loi, la Liberté" ! La Patrie vit, oui, mais comment? En enrichissant même ses représentants qui veulent sa fin. En ne créant comme facteur d'union que le profit de quelques-uns via le chant sacré de la compétitivité ou encore la peur de la violence engendrée par ceux qui se veulent les gendarmes de la paix et de la démocratie. Vaste et éternelle comédie humaine! Fin du Te Deum. Les limousines reprennent les seigneurs. Une réception leur est offerte par le sang du labeur d'un peuple qui se révolte peu et se contente de crier que toute cette classe bourgeoise est pourrie, corrompue; que les loups ne se mangent pas entre eux, sans pour autant se choisir d'autres représentants. Vive la Belgique!

 

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