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29/07/2016

Le vrai du faux

amérique.jpgQuand je fais ma petite revue de presse et lis des informations sur les réseaux sociaux, je pense bien souvent à ces belles paroles de Michel Berger: " Y a tant de vagues, et tant d'idées qu'on n'arrive plus à décider le faux du vrai et qui aimer ou condamner". Une chose me parait pourtant claire: ne pas faire confiance aux puissants de ce monde, qu'ils émanent du monde politique, financier ou religieux. Comment croire à des élections démocratiques américaines basées essentiellement sur des dépenses faramineuses financées par des lobbys et même des Etats. Vrai ou faux les 20% de la campagne Clinton financée par l'Arabie saoudite? Vrai ou faux la manipulation de la banque Goldman Sachs envers cette dame qui accepte avec "humilité" de faire une campagne présidentielle n'ayant rien d'un parcours de santé pour bisounours et où tous les coups sont permis, y compris les plus sordides et les plus violents? Je me dis alors qu'à côté des religions qui comme l'Islam prône des valeurs opposées à notre Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, entre autres en matière de séparation politique et religieuse, d'égalité homme-femme et de libertés d'expression, de religion et de sexualité, il existe bien des "sectes" ,plus puissantes encore , capables de tricoter ou de détricoter des empires industriels, d'apporter des financements à des pays fragiles et de les mettre à genoux pour qu'ils remboursent. Le terrorisme financier est aussi meurtrier et sectaire que celui qui fait l'actualité. On en parle évidemment moins. Si beaucoup d'intellectuels d'origine arabe nous ont avertis et continuent, avec raison, de nous dire que "le problème ce n'est pas l'islamisme mais bien l'islam lui-même", combien osent dénoncer que le capitalisme tuent bien plus que Daech? S'il faut absolument interdire la propagation du message mortifère des fous d'Allah, il faudrait aussi interdire les réseaux financiers qui recrutent les grands messagers du capitalisme, tels que des Barroso, des Draghi, des Monti, issus ou retournant dans des "mosquées" financières tout aussi criminelles que celles prêchant des idéologies totalitaires. Mais plus facile, sans doute aux Clinton, Hollande, Merkel et leurs complices de nous faire croire tenir à l'œil et au bout du fusil quelques bombes humaines, tout en courtisant et se montrant tolérants envers des rédimes islamiques possédant du pétrole, que de combattre une engeance financière capitaliste pour qui l'idéologie du fric vaut bien des guerres. A nous de pas tomber dans le panneau d'une information qui fait de nous de simples spectateurs peoples comme ces américains affichant leur immense ignorance et leur connerie indicible par le port de chapeaux et paillettes étoilées!!!

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28/07/2016

Les ennemis d'hier peuvent devenir nos amis d'aujourd'hui…

girouette-chat-et-souris-en.jpgS'il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis, nous pourrions aisément imaginer que tous les politiciens évitent largement l'imbécilité! Amusant ou dramatique de constater à travers le monde les changements constants des édiles tournant comme des girouettes au gré du vent des événements internes de leur pays ou externes du monde. Petit, comme notre Charles Michel ou grand comme Obama, ils se plient au vent de l'opportunisme qui leur garantit les avantages et les privilèges d'un pouvoir qui n'est qu'une vaste vitrine cachant en arrière-boutique les vrais décideurs de la marchandise à vendre. Les articles exposés de démocratie, intérêt général, paix et justice ne sont que des attrapes populaires au service du grand commerce capitaliste. Voyez notre Charlot, avant les élections, jurant ne jamais s'allier avec la diabolique NVA. Voyez le grand Obama faire l'éloge d'Hillary, son ancienne rivale et pas très brillante dans son poste de Secrétaire d'Etat. Où que nous regardions ce n'est que barnum attirant notre attention de citoyens naïfs, mal informés, tandis que les grands décideurs de l'ombre gardent bien les commandes d'une économie de marché rendant les riches plus riches et les pauvres plus pauvres. Le pape a sans aucun doute raison de ne voir dans les guerres "qu'une guerre des intérêts, pour l'argent, pour les ressources de la nature, pour la domination des peuples". Dommage que cela ne reste que du discours avec une action vaticane parfois bien moins claire qui s'y connait aussi en domination morale! Facile d'affirmer nos Etats comme des exemples de démocratie, alors même que notre premier magistrat traite le nôtre de voyou! Nous ne sommes évidemment pas en Turquie. Mais ne faisons pas trop vite la leçon à Ankara, quand notre gouvernement préconise des mesures touchant directement au pouvoir judiciaire que notre ministre de la justice baptise de façon sémantique (mais significative) : "servie public judiciaire". Qu'il veut renforcer le pouvoir exécutif (sous contrôle du ministre qui a un pouvoir d'injonction sur les procureurs) au détriment de l'équilibre démocratique s'exerçant par la complémentarité entre les missions confiées aux magistrats. Equilibre mis à mal dans l'intention d'une suppression programmée des juges d'instruction. Et oui, petits ou grands pays d'une démocratie servie à toutes les sauces, nous restons les pigeons de prédateurs auréolés de nos attentions détournées par des médias qui nous indiquent qui doit être considérés comme bon ou méchant!

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21/07/2016

Mitre, Crosse, Toges, Décorations et Drapeaux tricolores…

tedeum.jpgLe 21 juillet, je vais souvent au Te Deum de la Cathédrale de Liège, non point par patriotisme ou conviction religieuse, mais par simple curiosité d'assister au décorum organisé au profit d'une classe dirigeante qui se croit obligée de revêtir ses symboles désuets et de pacotilles pour participer au maintien d'une union et d'une prospérité d'une nation en déliquescence. Le goupillon prêche et bénit la paix, invoque la fraternité face aux décorés militaires, à des magistrats qui peuvent de moins en moins rendre la justice, sinon celle de classe qui veut qu'un vol à l'étalage soit plus sanctionné qu'un vol en dividendes placés au paradis bien réel du Panama et d'ailleurs, ou d'édiles politiques ou académiques pour qui la carrière promotionnelle vaut bien quelques petits aménagements de conscience…Vaste et éternelle comédie humaine où les cathédrales, loin d'être foutues, continuent à bien accueillir les populations urbaines, instruites, enrichies, qui se croient charitables en faisant l'aumône à quelques SDF tentant, sous le porche, de se faire offrir, pour un jour meilleur, quelques piécettes! La féodalité existe toujours, même si elle a changé ses princes et seigneurs. On prie pour la sagesse d'un roi qui a eu la riche idée de baronner quelques nouveaux seigneurs de la finance! Les alliances de pouvoir et d'influence entre couronne, mitre, épées, toges se font généreuses dans le " O Belgique, ô mère chérie, A toi nos cœurs, à toi nos bras, A toi notre sang, ô Patrie ! Nous le jurons tous, tu vivras ! Tu vivras toujours grande et belle et ton invincible unité aura pour devise immortelle : Le Roi, la Loi, la Liberté" ! La Patrie vit, oui, mais comment? En enrichissant même ses représentants qui veulent sa fin. En ne créant comme facteur d'union que le profit de quelques-uns via le chant sacré de la compétitivité ou encore la peur de la violence engendrée par ceux qui se veulent les gendarmes de la paix et de la démocratie. Vaste et éternelle comédie humaine! Fin du Te Deum. Les limousines reprennent les seigneurs. Une réception leur est offerte par le sang du labeur d'un peuple qui se révolte peu et se contente de crier que toute cette classe bourgeoise est pourrie, corrompue; que les loups ne se mangent pas entre eux, sans pour autant se choisir d'autres représentants. Vive la Belgique!

 

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20/07/2016

Le discours du Roi

discours roi.jpgQue sa majesté m'excuse, mais comment être crédible quand vous déclarez, avec raison que: " Tous ces événements révèlent des fractures au sein même de nos sociétés. Entre riches et pauvres. Entre jeunes et moins jeunes. Entre ceux qui ont accès à l’information et à la connaissance et ceux qui en sont dépourvus. Entre ceux qui se sentent chez eux et ceux qui sont à la recherche d’un chez-soi. Entre ceux qui prennent les devants et ceux qui ont peur de perdre", alors même que votre discours reçoit l'acquiescement des auteurs de ces fractures? Un peu facile de nous " encourager à renforcer tout ce qui contribue à la cohésion et la justice dans notre société" quand on est riche...Si c'est la cohésion pour subir sans révolte, sans colère et sans action les lois d'un gouvernement qui ne plume que celles et ceux qui possèdent déjà le moins: c'est NON. Un peu facile d''exhorter les jeunes à chercher" de plus en plus le bien-vivre ensemble avant le confort matériel" quand votre premier Ministre leur supprime des allocations d'attentes et les remet en dépendance de parents qui n'ont pas votre fortune! Et comment "garder confiance - en nous-même, dans les autres, et dans nos institutions" quand notre gouvernement saccage les services publiques, précarise l'emploi, favorise une médecine à deux vitesses? Comment prétendre que La Reine et vous constatez quotidiennement le dynamisme et l'engagement des associations sociales et civiles, sans prendre conscience que tous ces dévoués œuvrant à secourir ne font pas leurs preuves, mais prouvent surtout la carence des politiques publiques qui font supporter par le privé ce qui relèvent de leur mission première de solidarité. Vous voyez, même en étant généreux et honnête, on ne peut vraiment comprendre la rue quand on nait dans un palais ou un château! Nous ne vous demandons pas d'être pauvre, ce qui ne suffit pas pour être solidaire et juste, mais nous nous demandons comment une démocratie peut encore admettre le pouvoir, même réduit, transmis uniquement par la noblesse du sang. Alors j'ose dire: Vive la république dont d'ailleurs ( qui sait?) vous feriez peut-être un bon président…

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15/07/2016

Le monde réel...

triste.jpgLes attentats terroristes frappent, de façon éphémère parce qu'émotionnelle, notre conscience du monde. Un monde réel que nous espérions autre sans jamais vraiment bien le définir. Un monde que les journalistes et une nouvelle philosophie se contentent de nous présenter dans les faits en oubliant la réflexion nécessaire autour des évènements dramatiques et horribles tels que ceux de Nice, mais encore bien d'autres. C'est ce que je qualifierais de maladie de l’information! Cette maladie qui nous maintient dans l'illusion d'un nouveau dogme prétendant que seul le marché pourra réguler la société, et que lui seul, si on voulait bien le laisser faire, intrinsèquement, apportera le bien-être dans la paix et l’équilibre des richesses partagées ? Faut-il donc que la barbarie aveugle d'un radicalisme islamique vienne répandre le sang innocent pour que nous quittions nos égoïsmes et  pour nous poser la question sur la valeur de la vie? Pour nous poser la question de la valeur du monde, de sa finalité, de son sens, à un moment où toute la planète vibre des exploits scientifiques qui annoncent paradoxalement des progrès de tout ordre et sa destruction! Comment alors ne pas être pessimiste? Comment alors ne pas s'opposer au monde égoïste, capitaliste ou affairiste demandant toujours plus de profits pour une minorité ? Comment croire à une solidarité durable nous animant au-delà des éphémères émotions et des discours émus de ceux qui profitent de cette émotion pour casser la puissance collective d'une classe aspirant à transformer une société? Ah qu'ils sont beaux ces discours prêchant l'unité nationale et internationale et qui dans le même temps cherchent à diviser la classe ouvrière pour la façonner selon leurs intérêts et ceux des magnats de la grosse finance! Aux religions dégénérés et corrompues, nous devrions aussi joindre les Etats hypocrites qui contredisent chaque jour dans les actes leur dit objectif de paix.

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14/07/2016

Quand l'hypocrisie fusionne avec sincérité…

Interview-du-14-juillet-Francois-Hollande-regrette-de-n-avoir-pas-ete-interroge-sur-les-operations-militaires-en-Afrique.jpgEn écoutant Hollande répondre, depuis l'Elysée, pour la dernière fois de son quinquennat à l'occasion de la fête nationale, sur France 2 et TF1, aux questions de David Pujadas et Gilles Bouleau, nous pouvions encore constater l'habileté et l'intelligence de cet homme osant encore affirmer être toujours "homme de gauche"! On peut se demander si, en général, les hommes et femmes politiques ne finissent pas par croire à leur sincérité malgré leur retournement de veste, la disparition de leurs promesses électorales et la gestion réelle de leur politique. Ils parviennent à croire que leur bilan correspond à une impossibilité de faire autre chose que de servir le capital et qu'il n'y a donc aucune hypocrisie à la trahison. Défendre son bilan présidentiel relève de la schizophrénie. Considérer comme progrès social la loi El Khomri tient de la déconnexion totale avec la réalité et la négation d'une contestation populaire qui n'aurait donc pas bien compris ce progrès et devrait retourner à une école pour les nuls. Et pour son actualité de coiffeur, il s'en tire avec une pirouette face à ceux qui voudraient couper les cheveux en quatre, déclarant, probablement avec raison, en assumer la responsabilité mais en l'alignant avec la baisse de son minable salaire de 30% et une baisse significative de quelques millions du budget de la maison Elysée.

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09/07/2016

A propos de la suppression des cours de religion et de morale laïque

religion40.jpgLa suppression des cours de religion et de morale laïque risque d'aboutir, a contrario, à ce que veulent leurs partisans: un attrait des jeunes en quête de références spirituelles vers des références religieuses obscures et sectaires. La spiritualité n'est pas un système religieux ou une philosophie culturelle. Elle est partie intégrante de l'être humain. Elle est indépendante de toute croyance, religion ou dogme. Elle consiste à reconnaitre l'existence de notre Moi complexe, et à apprendre à nous laisser guider par des valeurs qui ne sont pas que matérielles. C'est donc la découverte d'une autre dimension de nous-même qui risque de disparaître par la suppression de ses cours. A force de n'enseigner que ce qui parait "utile", on s'englue dans l'unique valeur du "profit" égoïste et matériel. Je serai tenté de dire que l'on ne sait vraiment contester que ce que l'on connait bien et encore mieux ce qu'on a expérimenté, voilà le pourquoi de ma contestation religieuse! Je crains que la disparition de ces cours n'éveille même plus une contestation, renforce une ignorance de plus et n'entraîne la perte de valeurs essentielles. Je ne crois pas en la neutralité d'un simple cours d'histoire ou de philo. Le but de l'enseignement n'est pas seulement le savoir. Il faut bien constater que les apprentissages qui ont marqué notre vie sont souvent plus des apprentissages existentiels que des apprentissages scolaires. Enseigner c'est transmettre, bien sûr, mais surtout à l'heure actuelle, à l'heure des médias, on peut se demander s'il ne s'agit pas d'une certaine réduction de l'acte d'enseigner. A force de vouloir tout lisser, on risque bien de perdre une notion d'action. Vouloir échapper à une dichotomie qui se réfère à deux grandes théories d'apprentissage souvent opposées, la cognitive et celle l'interaction de l'individu avec son milieu, plutôt que de les considérer comme complémentaires, l'enseignement ne pourra que s'appauvrir dans son apprentissage d'une qualité de vie.

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Réuni à Varsovie: la théorie et la pratique de l'Otan

l_otan-en-10-pts-025.pngL'objectif fondamental de l'OTAN est la sauvegarde de la liberté et de la sécurité de tous ses membres par des moyens politiques et militaires.

POLITIQUE - L'OTAN a pour but de promouvoir les valeurs démocratiques et d'encourager la consultation et la coopération sur les questions de défense et de sécurité afin d'instaurer la confiance et, à long terme, de prévenir les conflits.

MILITAIRE - L'OTAN est attachée à la résolution pacifique des différends. Si les efforts diplomatiques échouent, elle possède les capacités militaires nécessaires pour entreprendre des opérations de gestion de crise. Celles-ci sont menées au titre de l'article 5 du Traité de Washington - le traité fondateur de l'OTAN – ou sous mandat de l'ONU, par l'OTAN seule ou en coopération avec d'autres pays ou organisations internationales.

Ça, c'est pour la belle théorie! Comme L'OTAN est une alliance de pays d'Europe et d'Amérique du Nord, il établit un lien unique entre ces deux continents pour la consultation et la coopération dans les secteurs de la défense et de la sécurité, et pour la conduite d'opérations multinationales de gestion de crise. Ne tournons pas autour du pot. En clair, la réalité veut évidemment que l'Europe soit soumise au grand gendarme du monde qu'est l'Amérique, avec les désastres que nous connaissons. Le grand méchant loup à surveiller et à boycotter reste la Russie, même si elle n'est plus communiste! Et pourtant, pourquoi préférer Obama à Poutine? L'environnement politique international a changé, la politique des Etats-Unis dans l'Otan se révèle dépassée et dangereuse. Le cap américain dans l'Otan doit pour le moins être revu en profondeur, y compris dans sa variante la plus radicale: que les Etats-Unis quittent l'alliance.

Dieu sait si je déteste Trump, mais à bien y réfléchir, pour peu sympathique qu'il soit, les Européens ont peut-être intérêt à voir ce " con" gagner les prochaines élections américaines! S'il ne fait que commencer à appliquer son programme, il mettra probablement l'Europe face à ses responsabilités en matière de défense et la laissera libre de négocier avec la Russie en fonction de nos intérêts et non de ceux de l'anglo-sphère, tandis que Clinton poursuivra la politique belliqueuse des Etats-Unis. De toute façon, ni l'un ou l'autre des candidats ne sera un bon président pour les Américains, alors autant choisir celui qui serait le moins pire pour nous!!

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04/07/2016

Foot et Fric

diables rouges.jpgAlors que l'Euro foot touche à sa fin, que les cris de joie ou les pleurs des supporters vont s'effacer pour reprendre la vie de boulot et des ennuis à boucler les fins de mois; que la contestation sociale se met en sourdine le temps des vacances, l'écart entre les riches et les pauvres se poursuivra. Les écarts entre les grands patrons et les présidents de multinationales seront vus comme scandaleux et ceux des stars du foot et du sport, à l'image d'autres vedettes seront, pour la plupart de monsieur tout le monde, magiques! Le smicard, premier à défendre les stars qui leur apporte du rêve et de l’évasion, ne peut que doubler son salaire s'il fait encore 35 ou 40 heures de plus par semaine. Notre héros stratosphérique de Hasard encaissera, lui, des sommes peu banales pour le clip d'un sourire " Lotus"! Jupiler et Coca-cola nous encourageront encore à être tous ensemble pour soutenir nos idoles sportives. Est-ce que le monde est sérieux? Je veux bien que les sports professionnels génèrent des revenus et contribuent à la création d'emplois. Je veux bien constater que les vedettes du sport attirent une audience mondiale en offrant un moyen du divertissement, de la détente et de l’inspiration, mais comment accepter un tel écart de revenus, alors que nous nous scandalisons sur les revenus de nos politiciens et de grands patrons? Même le président des États-Unis, par comparaison, ne gagne que misère par an malgré qu’il ait la responsabilité de décisions cruciales qui touchent le monde entier. Bien sûr, ce qui est difficile c’est d’arriver au succès. Cela demande des centaines d’heures de travail acharné et une carrière sportive au plus haut niveau ne dure qu’une décennie pour la plupart des sports. Alors, pourquoi ne pas profiter pendant qu’on peut ? En fin de compte, je pense qu’il est difficile pour nous de critiquer la rémunération des sportifs professionnels parce que c'est nous qui leur permettons de gagner autant d’argent. Tant que le public est prêt à payer pour les produits et services qu’ils fournissent, les sportifs professionnels les plus populaires continueront à gagner énormément d’argent. Nous critiquerons plus facilement les parachutes dorés des patrons que le C4 d'un million d'euros de Wilmots! Les patrons sont associés au travail, les stars au rêve… Mais, ce rêve se fonde-t-il vraiment sur le haut niveau sportif ou surtout, comme celui du lotto, sur un mythe de richissime. Une chose est à mes yeux certaine, mais sûrement vaine, l'écart excessif des salaires d'où qu'il provienne, doit être combattu et le silence sur celui de la sphère sportive se fait complice de notre économie capitaliste.

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