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25/08/2016

Ça sent la fin des vacances

rouge5.jpgAlors qu'en vacances, les conversations de bistrot et d'ailleurs glissent plus facilement et plus naturellement sur la gastronomie, les amours, les paysages, le soleil ou les Pokémons que sur l'actualité nationale ou internationale, l'estivant que nous avons été va retrouver son quotidien avec une rentrée sociale qui risque bien, et avec raison, d'être aussi chaude que le soleil de Provence! Il ne s'agira plus de se mêler à quelques brèves de comptoir qui refont le monde autour d'un pastis, mais de reprendre le combat du "tous ensemble". Il ne suffira plus de discuter, longuement ou non, de la société, de la politique. Il ne s'agira plus de se contenter d'afficher sur son mur FB, sérieusement ou absurdement, les mesures imposées par notre gouvernement. Nous savons bien l'insuffisance de ces discussions pour qu'elles soient porteuses d'effets réels. Il ne suffit pas de pointer du doigt les rouages inadéquats du système en place, encore faut-il oser rejoindre et agir au sein de collectifs qui les combattent et en proposent d'autres. Si la majorité d'entre nous en arrive à la conclusion que nous sommes victimes de nos dirigeants car ceux-ci nous manipulent, nous contrôlent, nous conditionnent par l’entremise des médias et ne font de nous qu’une main-d’œuvre bon marché sur leur échiquier économique, cette même majorité ne rejoint pas, voire même trouve inutiles, les grands mouvements de contestation, des syndicats ou des partis politiques de vrais combats. Avouons simplement alors notre fainéantise et notre désir, souvent bien cachés, que d'autres prennent la responsabilité à notre place. Ces "autres" que nous ne cessons de critiquer tout en allant les renouveler lors d'élections que nous rendons bidons par notre peur du changement auquel nous disons pourtant aspirer! Et c’est ainsi qu’à coups de réunions, de décrets, de lois, nous resterons les pauvres cons d'une oligarchie qui défendra en premier ses privilèges et le profit des moins cons qui savent dicter leurs exigences! Il faut nous rendre à l’évidence : si nous ne nous engageons pas concrètement, d'une façon ou d'une autre, pour faire changer cette société, nous en sommes complices (et habituellement sans se l’avouer). Je me refuse de croire pourtant que la société est constituée d’êtres égoïstes, endormis ou inconscients. Je me refuse de croire que le système est ainsi fait et que nous sommes ainsi! Quittons nos fauteuils qui d'ailleurs risquent bien demain de n'être que des chaises! Quittons nos petits conforts de vie et rejoignons les rangs des militants du changement. Bonne rentrée.

 

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