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28/08/2016

'intérêt général à la sauce Michel et Cie

cm.pngC'est reparti, nos politiciens, avec notre Charlot en tête, vont encore tenter de nous faire croire qu'ils n'agissent que pour l'intérêt général. Un peu de bon sens et de connaissance politique suffisent pour constater que leur action s'inscrit dans des mécanismes très éloignés de cet intérêt. A travers la "communication politique" de Charles Michel, ce midi encore à RTL, nous avons encore pu décoder dans ce qui jadis se nommait rhétorique, argumentation, que la démocratie du système capitalisme défendu par nos partis traditionnels, et davantage encore par ceux dits de droite, ne se fonde et de manière bien dissimulée que sur l’interpénétration entre l’État et le monde des affaires. A l'image de ce qui se passe encore avec la loi Peeters sur le travail, il s'agit bien pour l'Etat de libérer les forces économiques des " rigidités" inhérentes au contrôle politique. C'est là que se situe le débat de fond. Sous prétexte de création d'emplois, il faut devenir concurrentiel et "assouplir" des normes protectrices obtenues durement par les travailleurs. L'intérêt est pour qui? Ceux qui crient, y compris au PS, dès que l'on ose traiter ce gouvernement de riches évitent bien d'avouer la confusion devenue totale entre les sphères dirigeantes des grandes entreprises et le bien public. Et ce n'est pas les 80€ de plus dans la poches des faibles et moyens revenus qui changent cette confusion des genres! Aidés par les médias du "prêt à penser" et ceux de l'anecdote, nous allons encore être distraits de l'essentiel. Le burkini en est un exemple. La mise en exergue du registre individuel et des identités culturelles ou religieuses au détriment des références de classe permettra aux filous de la politique d’occulter la visibilité des conflits sociaux. Et pour couronner le tout, ils prétendront encore détenir le pouvoir en réduisant le système démocratique au seul processus électoral ! Bien évidemment, puisqu'ainsi, ils pourront gouverner à la place et sans la perturbation des gouvernés en dictant leurs intérêts particuliers et ceux des nantis, comme étant ceux de l’intérêt général. Nous sommes "mal barre" si nous ne sortons pas dans la rue les mois qui viennent.

17:09 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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