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02/09/2016

Coût du capital, la question qui change tout

richesse.jpgJ'entends déjà les chantres du capitalisme traiter de populistes ceux qui osent remettre en question le coût du capital. La grande question, et nous le voyons encore dans ce qui se passe avec Caterpillar, est pourtant bien là. Ainsi, je viens de lire un article du Monde diplomatique ( qui n'est pas à coup sûr "pétébiste"), citer une étude très sérieuse du Clersé montrant que le surcoût du capital est considérable. A titre d’illustration, en 2011, il représentait en France, pour l’ensemble des sociétés non financières, 94,7 milliards d’euros. En le rapportant au « vrai » coût du capital, c’est-à-dire à l’investissement en capital productif de la même année (la FBCF), qui était de 202,3 milliards d’euros, on obtient un surcoût du capital de 50 %... Si l’on rapportait ce surcoût à la seule partie de l’investissement qui correspond à l’amortissement du capital — laquelle représenterait mieux, aux yeux de nombreux économistes, le « vrai » coût du capital —, on obtiendrait une évaluation encore plus étonnante : de l’ordre de 70 % ! Cela signifie que lorsque les travailleurs français sont capables de produire leurs machines, leurs usines, leurs immeubles, leurs infrastructures, etc., à un prix total de 100 euros par an (incluant la marge de profit), il en coûte en pratique entre 150 et 170 euros par an aux entreprises qui utilisent ce capital productif, du seul fait qu’elles doivent s’acquitter d’une rente, sans justification économique, aux apporteurs d’argent. Et de préciser qu'un tel surcoût du capital n’a rien de nécessaire ni de fatal.

18:51 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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