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04/09/2016

La sainteté ou non de Mère Térésa

mere_teresa.jpgJe ne serai ni détracteur, ni glorificateur de la sainteté de cette femme, mais je méfierai toujours des canonisations religieuses ou laïques de celles ou ceux qu'on nous présente comme des faiseurs d'histoire ou des génies de charité. Les artisans d'images d'Epinal ou les faiseurs d'icônes populaires procèdent d'une glorification factice de modèles individuels qui effacent, à mes yeux, le seul modèle efficace de changement: celui des masses anonymes qui se battent pour un monde plus juste et plus solidaire. Amusant ou dramatique de voir d'ailleurs qu'à l'instar d'autres procédures coûteuses de reconnaissance nobiliaires ou autres, celle de titre de saint, financée par les fonds diocésains et les dons de la communauté, est estimé entre 15 000 et 3 millions euros et que le pape à veiller aujourd'hui à l’instauration d’une grille tarifaire pour limiter le montant allouable aux procédures de béatification et de canonisation pour diminuer les inégalités entre les 5 000 diocèses catholiques… Avoir son portrait ou sa statue dans une église, une place publique, un parlement, une rue, résulte bien souvent d'une stratégie de glorification de toute une oligarchie religieuse ou laïque préférant la personnalisation en lieu et place de la valorisation d'un collectivisme dont cette oligarchie craint la force révolutionnaire. La distribution de médailles miraculeuses ou non fait taire les causes de la misère. Il faut donc se méfier des femmes ou des hommes canonisés, autant que des femmes ou hommes "canons" que notre société présente pour les premiers comme modèles de charité et d'altruisme et pour les seconds comme modèle de consommation!

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