mik dupont UA-70672535-1

30/09/2016

La rue et le moustique PTB donnent des boutons à la suédoise

moustique2.jpgTrou budgétaire: le ministre des Finances "en a marre" des critiques! Budget fédéral: "Si chaque ministre vient avec ses tabous, on n'y arrivera pas" avertit Sophie Wilmès, tous les partis de la majorité ne sont pas sur la même ligne…". La pression de la rue n'y est pas pour rien. Si elle ne fait pas tomber directement des gouvernements, elle arrive souvent à semer une zizanie interne qui finalement les fait tomber. C'est ce qui est en train de se passer. De plus, les revendications légitimes des travailleurs trouvent aujourd'hui un relais assuré au Parlement. Le petit moustique PTB est en train de devenir un gros bourdon faisant, doucement mais surement, peur aux oreilles électorales des députés de salon. Du coup, les partis craignent d'être éjectés de leurs fauteuils. Ayant perdu toute vision de société, le Ps semble hypocritement en revenir à ses fondamentaux, tandis que le MR tente de convaincre, en vain, que seul le libéralisme et son austérité restent la meilleure recette. La NVA goûtant les joies et les privilèges du pouvoir perd des plumes en oubliant sa base séparatiste. Le CD&V se tient en embuscade pour faire chuter son ancien allié de cartel devenu son pire ennemi. Le CDH coule à force de surfer sur les flots rouges ou bleus. Ecolo rame pour retrouver un vert plus prononcé, avec un curé Javeau qui rêve de revenir à la tête de la paroisse. Bref, c'est la pagaille et dans la majorité et dans l'opposition. Tout cela me fait penser aux années soixante et à la loi unique que tentait de faire passer le gouvernement de Marc Eyskens. Assainissement et impôts nouveaux devaient figurer dans une seule et même loi-cadre, garantissant aux partis de la majorité une réalisation des mesures jugées favorables et défavorables, en un seul train, de manière synchronisée. Le Premier Ministre liait, en un seul projet, différentes propositions qui, isolées, ne seraient pas admises par tous les ministres mais qui, regroupées dans un "train" seraient globalement acceptées par le Conseil. Comme la loi concernait la fiscalité, l’emploi, l’assurance-maladie, les agents des services publics, les communes, etc…, les voix hostiles à la loi s'amplifièrent. L'homme de la rue, ne pouvait entendre évoquer la loi unique qu’en termes défavorables : soit qu’il écoute son syndicat, qu’il lise un journal socialiste eu catholique, qu’il écoute les conversations chez le libraire, dans le train, chez l'épicier. On connait la suite, grèves soutenues par les syndicats ou spontanées, meetings, manifestations auront raison de cette loi dite de malheur. Notre Charlot ferait bien de refaire un peu d'histoire populaire, plutôt, comme souligné par R. Hedebouw, de se maintenir sur la planète des chiffres et celle des riches. Le CSC devrait aussi se souvenir de cette époque où au début elle prônait une position réservée, invoquant des négociations en cours! L'histoire est un plat qui peut souvent revenir. Quand je lis dans une interview au "Pourquoi Pas ?" du 30.12.60, M. Renard dire: "La loi unique n’est que l’occasion. L'’objectif réel de la grève la dépasse …. Il s’agit d’établir un nouveau point d’équilibre entre le capital et le travail et d’obtenir des modifications fondamentales de nos institutions politiques et de nos structures économiques. La loi unique est un barrage élevé contre toute réforme "économique" profonde ; elle constitue un point de passage obligé si l’on veut atteindre les objectifs réels …. Le rejet de la loi unique devra être interprété comme la possibilité d’une nouvelle politique économique", je me dis qu'on est très proche de ce que déclare aujourd'hui R. Hedebouw.

07:05 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.