mik dupont UA-70672535-1

28/11/2016

Le "courage de la vérité"

courage.jpgIncroyable de voir et d'entendre la classe politique parler continuellement de la vérité. Fillon se voit détenteur de LA vérité. Il ne cesse de le répéter. Mais il n'est pas le seul. Et tous ne cessent de prêcher un rassemblement autour de leur soi-disant vérité. Il faut évidemment entendre dans la vérité de droite, celle bien défendue dans l'ombre par le lobbying patronal. Suppression de l’ISF, attaque des 35 heures, réduction des charges patronales et baisse des impôts et de la dépense publique… Tous leurs programmes « reprennent les revendications que nous avons portées depuis plus de trois ans au Medef », reconnaissait publiquement Thibault Lanxade, vice-président de l’organisation patronale. Mais ceci n'est pas l''exclusivité de la France. Le programme de la droite chez nous est guidé, si pas complètement écrit, par le même lobby. L'exemple français de la primaire d'hier appelle notre vigilance. Ne nous focalisons pas trop sur la personnalité de l'un ou l'autre candidat. Le choix des patrons n'est d'ailleurs pas monolithique au sujet d'un tel ou d'un autre. Ce qui compte est de bien maîtriser le système libéral. Ainsi, Yannick Bolloré, dirigeant d’Havas, et fils de Vincent Bolloré, qui avait prêté son yacht au président Sarkozy au lendemain de sa victoire, était présent lors du grand show de lancement du mouvement d’Emmanuel Macron… Que les loups du pouvoir s'entredéchirent entre eux importe peu. Ce qui compte est de les voir appliquer une politique au service de la caste des riches. L'hypocrisie est totale. Toutes les cartes sont bonnes à jouer et peu importe les moyens pour arriver à l'objectif de maintenir au chaud la caste élitiste et bourgeoise. On peut s'accommoder du secours catholique qui s'inquiète du programme de la droite, du moment qu'on garde les curés et la hiérarchie vaticane dans la diplomatie feutrée des privilégiés du système. Abandonner une partie de sa base électorale n'est pas un problème du moment que le système libéral tienne les rênes du pouvoir. Ce lobbying patronal n'a d'ailleurs pas trop à se tracasser puisque le PS non seulement français mais européen s’est converti à l’économie de marché et à l’apologie de la concurrence. La présidence Hollande l’a amplement prouvé avec les lois Macron ou El Khomri qui, elles aussi, s’attaquent au Code du travail. Notre Elio nationale est allé dans la même voie pour une diminution des bénéficiaires du chômage. Les petits jeux à la surenchère de politiciens pour se démarquer n'a pas grande importance. Le crédo libéral, déclaré ou non, demeure. Voilà la vérité. L'autre est à chercher sur le terrain de la quotidienneté que vit la majorité des citoyens, dans leur difficulté de boucler leur fin de mois, dans la précarité de plus en plus grande de leur emploi ( pour autant qu'ils en aient un); dans la crainte de voir leur pension rabotée et de devoir constamment voir leurs soins de santé augmenter. Alors les grandes envolées, bien charpentées pour mieux piéger les naïfs ou simplement celles et ceux qui ne savent plus à quel "saint" politique se vouer pour sortir de la misère ou de leur stricte nécessaire, ne sont qu'un cinéma dont nous devons sortir. Il faut passer de spectateur à acteur et ne pas se contenter d'élections bidons. Il faut rejoindre les manifs, les grands mouvements de contestation, résister à l'intoxication de la pub politique et s'engager avec les vrais défenseurs d'une autre vraie politique.

00:29 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Écrire un commentaire