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08/12/2016

Les gens d'abord, pas le profit

Voilà un slogan auquel j'adhère. Mais en me posant la question: c'est quoi les gens d'abord? Trouver le fautif dans le profit suffit-il? En quoi celui-ci peut-il être responsable de notre mal-être d'existence? J'ai bien quelques petites idées mais qui ne sont certainement pas les seules. Le libéralisme ne s'est-il pas subtilement introduit dans le besoin de reconnaissance que tous nous avons? Pour se faire, il s'est aligné sur la performance de la machine infaillible. Performance avant tout. Nous devons être des citoyens rentables. Le travail est élevé comme valeur suprême et considéré comme le moyen principal de la réussite personnelle et sociale. Il faut être à la hauteur de l'attente économique. Très bien, mais avec cet idéal, que constatons-nous? L'apparition de nouvelles pathologies telles que le stress, le burn-out, les angoisses scolaires, l'hyperkinétisme, etc. Il n'y a plus place pour la "faiblesse". Ne peuvent réussir leur vie que les "forts". N'est plus valorisé que l'activisme auquel certaines entreprises dites en pointe et "sociales" concèdent des temps de loisirs ou de repos bien structurés pour encore et toujours accroître la productivité! Le libéralisme a, en fait, individualisé tellement la société que le mythe du bonheur renvoie à une méritocratie personnelle brisant la solidarité nécessaire à une harmonie des relations humaines. Une telle approche ne peut évidemment mener qu'à la chasse aux chômeurs, à l'étranger, aux malades, aux handicapés. Tous, nous devrions alors agir pour établir et accomplir le grand projet divin et de progrès de cette vision, à savoir: le libre marché! Par contre mettre les gens en priorité, c'est défendre leur droit à ne pas se reconnaître dans ce modèle. De ne pas les considérer comme simple objet de productivité. L'histoire, celle qui n'est pas faite par les chasseurs, nous apprend d'ailleurs les crimes commis au nom de faux idéaux liés simplement à un progrès économique ne favorisant qu'une petite classe. Les gens d'abord, c'est défendre une société où les gens ne sont pas exclusivement vus pour bosser. L'allongement du temps de travail est une ineptie découlant d'une pure vision de rentabilité qui ne profite dans les faits qu'à une petite minorité. Il est temps de s'affranchir de cette idée économique de dette qui nous mène à une compétitivité destructrice de notre humanité. Il est temps de nous affranchir de cette idée que la passivité serait liée au travail. Bref, nous devons nous libérer de tous les clichés véhiculés par la droite et rejoindre les mouvements de celles et ceux qui sont prêts et se battent pour un autre modèle de société où nous pourrons nous cultiver, vivre plus en famille, épanouir nos talents multiples, nous amuser en respectant mieux la nature que celle imposée par le seul profit mal partagé. Ceci serait-il populiste ? Non, simplement de bons sens…

11:43 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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