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30/12/2016

2016: entre désespoir et espoir

2017-ensemble.jpgPas simple de voir la réalité en face, souvent désespérante, et garder espoir d'un monde meilleur. On pourra encore parler d'une année noire qui nous a plongés dans des incertitudes qui peuvent faire peur si nous n'avons pas la force de l'engagement pour que nos espoirs soient porteurs d'une autre société. Le manque de courage des "intelligentsias" politiques mondiales, mais surtout occidentales ont permis à ces belles âmes va-t-en guerre (mais avec le sang des autres) le maintien ou la création un chaos dans une majorité de pays pauvres. A sa catastrophique politique intérieure, notre Europe s'est encore et toujours alignée en politique extérieure sur son allié américain. Après le gâchis des Sarkozy et Cameron sur leur soutien aux rebelles syriens, la politique devenue modérée d'Obama dans ce pays a finalement eu comme conséquence l'élimination de ces rebelles ou leur fuite avec armes et bagages chez les djihadistes! Nous avons beau nous opposer à Poutine, mais nous devons bien reconnaître que la chute d'Alep, a été obtenue grâce à l'intervention musclée de l'armée russe qui semble par ailleurs être la seule à combattre véritablement les forces de Daesh! Et que dire de notre pitoyable Europe des Junker, Merkel et Hollande, plus occupée de satisfaire ces faux-amis que sont l'anglo-sphère, Israël et les états arabes sunnites que ses opinions publiques qui, heureusement, commence à les rejeter.

Année aussi de terreur chez nous avec les terribles attentats meurtriers qui nous forcent, avec un minimum de réflexion, à nous interroger sur les rapports entre la religion et la politique, la foi dite religieuse et l'engagement guerrier. En tout cas, le " ni dieu, ni maître" de nos Etats dits laïques avec leur séparation de la religion doit bien constater que les croyances religieuses répondent à un besoin culturel fondamental. La réponse à ce besoin ne peut donc être  simplement le rejet religieux, mais bien plutôt dans son encadrement pour éviter une offre de religiosités anarchiques et substitutives à des religions bien institutionnalisées. L'attractivité de l'islam radical doit pour le moins interpeller nos sociétés libérales.

Année noire pour les sans-papiers et les migrants. Notre générosité indispensable ne pourra résoudre ce problème d'humanité sans résoudre ce qui est surtout et d’abord, une grave crise géopolitique pour le continent.

Année noire chez nous, avec un gouvernement antisocial qui patauge dans les vieilles et conservatrices recettes d'un libéralisme qui promet sans vrais résultats et un socialisme qui ne l'est que dans l'opposition.

Voilà ma petite et modeste synthèse bien incomplète que je retiens, comme simple citoyen, de cette année noire et qui justifie mon adhésion au PTB. Non par angélisme ou par esprit de bobo gauchiste, comme certains veulent qualifier celle-ci! Il est temps, contrairement à ce d'aucuns prétendent de dépassé, de s'accrocher à un bon diagnostic tel que posé par Marx. Le libéralisme a prouvé et prouve encore qu'il ne réussit qu'à présenter au mieux des remèdes placébo, basés, en plus, sur de faux diagnostics. Un libéralisme et une sociale démocratie bien soutenus par un mièvre sentimentalisme, des mensonges et des manipulations de la plupart des médias européens.

J'adhère donc à un changement de trajectoire. A un renouvellement des élites politiques dont le bilan parle de lui-même. Je sors donc du désespoir, non en me déchargeant simplement sur un changement électif, mais par un engagement optimiste chevillé aux forces de la rue et de la solidarité.

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27/12/2016

Fêtes religieuses

Crèche%20de%20Noël.jpgNotre calendrier regorge de fêtes religieuses qui sont d'ailleurs des jours de congé. Société laïque? Vrai que ces fêtes, comme  Noël, correspondent aussi à des fêtes " païennes" bien plus anciennes encore. Mais qu'importe finalement. Elles espèrent apporter joie, espoir et bonheur. Des souhaits si souvent éloignés de la réalité du quotidien de beaucoup de personnes. Le recours au religieux pose évidemment question. Lorsque Marx écrit: " La misère religieuse est tout à la fois l'expression de la misère réelle et la protection contre la misère réelle. La religion, soupir de la créature accablée, l'âme d'un monde sans cœur, de même qu'elle est l'esprit d'un état de choses où il n'est point d'esprit. Elle est l'opium du peuple", il ne fait pas que philosopher sur la religion de manière abstraite, il rend compte de son état dans la réalité lorsque son action est, comme notre politique, coupée des conditions économiques des gens. Les discours politiques ne sont finalement pas très différents des discours moralisateurs des évangélistes! A côté des grands élans de partage, de justice, de service, s'infiltrent des comportements très éloignés de la parole. Certes, nous ne demandons pas à nos dirigeants d'être des saints, de n'avoir aucune envie, jalousie, frustration, mais simplement de défendre en commençant à la pratiquer par eux-mêmes,une meilleure justice sociale et économique. L'affaire dévoilée de publifin n'est sans doute que la pointe d'un iceberg d'une espèce de corruption légale ou non. Il y a aussi opium politique quand on croit à la parole de ceux qui profitent des peurs pour cacher la misère et créer des espèces de temples sécuritaires. Il y a opium politique quand le capitalisme endort nos cerveaux par le rêve d'une richesse liée à la méritocratie. Plutôt alors que de pinailler sur des traditions de crèche, nous ferions mieux de quitter notre individualisme pour nous joindre aux grands mouvements d'une contestation et de propositions alternatives à la misère qui sévit, non par hasard, chez nous et dans le monde. Voilà pour ma petite "réflexion" de Noël...

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16/12/2016

Le cynisme politique

poutine.jpgEn regardant hier soir le documentaire très intéressant sur France2 sur Poutine, je me suis dit que pour arriver à des hautes fonctions politiques, il fallait avoir une énorme capacité de cynisme. Je prends ce mot dans son sens actuel de mépris des convenances, de l'opinion, de la morale et non dans son sens originel, celui de l’école philosophique athénienne dont le représentant le plus connu est Diogène, et qui ne mérite, elle, aucun opprobre La seule "vertu" est ici celle du pouvoir. Tout le reste est indifférent. Même si parfois le pouvoir n'y est pas vu comme une fin en soi et où il peut plus rarement être vu comme un service d'une grande vision, comme celle pour Poutine de faire renaître une grande et puissante Russie. Mais le pouvoir, et pas que politique, est de par nature cynique, sans scrupules, ne s’interdisant aucun moyen. Poutine est entré dans le monde des grands leaders capitalistes. Il s'est allié à la fortune qui ne dépend plus du travail et des résultats, qui ne cherche plus des justifications morales. Le capitalisme n’attire que ceux qui cherchent à devenir rapidement riches. Il éjecte ceux qui cherchent à bâtir un projet durable et ambitieux. La croissance de l’entreprise, autrefois une fin en soi, n’est plus qu’un moyen d’atteindre le vrai objectif: la revendre en faisant un tout gros bénéfice. Le rapport de forces entre les riches prend le pas sur l'Etat de droit. Ce cynisme venu d'en-haut a irrigué progressivement la société entière. Suis-je donc un naïf, un rescapé, victime d'autres valeurs d'un temps passé? Après ce documentaire, je me suis senti dégoûté, impuissant! Tous les mêmes disent souvent les découragés de la vie politique. Ils n'ont pas tort. Mais ce qui peut maintenir le courage de faire changer les choses est la joie et l'espoir du combattre ensemble. L'histoire n'est pas celle écrite par des grands hommes qui nous fascinent ou nous répugnent, elle s'est aussi et surtout faite par des grands mouvements de révolte, de résistance. Ils ont bien plus changé le monde que le résultat des urnes. C'est cette certitude qui me redonne le goût politique…

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13/12/2016

Une politique sans menteurs relève du rêve!

rêve.pngLa vérité dans le discours politique peut-elle exister? Pas plus sans doute que dans d'autres matières. Qu'entendons-nous d'abord par vérité? La vérité est toujours subjective et elle ne peut être affirmée sans doute. Toute la prose du vrai de nos acteurs politiques ne fait que semer de façon stérile ce doute si utile à la vérité. Elle se fonde d'ailleurs la plupart du temps sur leur besoin de popularité bien plus que sur une approche d'une véritable observation de type scientifique. Ce qui importe avant tout est d'arriver au pouvoir et de s'y maintenir en invoquant une "vraie" démocratie à géométrie pourtant très variable! Une démocratie où il suffirait de mettre un bulletin dans l'urne pour valider des décisions qui sont très loin des promesses  annoncées. Ne nous le cachons pas, les politiques ne sont que des conteurs d'histoires qui tentent de calmer nos colères ou de nous donner de l'espoir. Certains savent très bien que leur histoire est fausse et sont donc des menteurs, tandis que d'autres y croient et, contrairement aux premiers ne tentent pas d'en tirer un avantage ou un profit. Mais au fond dans les deux cas, il ne s'agit quand même que de vendre une histoire! Comment pauvres citoyens y voir clair et ne pas tomber dans le panneau de la mystification politique et à ses raccourcis trompeurs? D'abord, me semble-t-il, en se basant sur des observations scientifiques tangibles. Ainsi, même si Trump et bien d'autres sèment le doute, nous pouvons croire comme vérité la menace de survie de notre planète par du changement climatique. Nous pouvons croire en ceux qui dénoncent la dangerosité du nucléaire, du diésel mais également des perturbateurs endocriniens et des pesticides, ou les ravages causés par l’extraction du gaz de schiste, etc. Cela n'est évidemment pas un thème porteur d'électorat. Attachons-nous alors, si cela nous semble trop éloigné de nos intérêts quotidiens à la vérité à chercher dans ce qui est tangible et qui émane simplement d'un bon sens des revendications implicites ou explicites de la majorité d'entre nous: le droit aux soins de santé, l’accès de tous aux biens communs, le travail, la répartition équitable de la richesse, sans oublier les intérêts des générations à venir. Sans tomber dans la démagogie ou dans la tentation de trouver le personnage providentiel, osons remettre en cause toute une élite politique qui veut nous donner des leçons et trouve dans les défenseurs d'un autre système environnementale et économique de simples populistes. Mais la vérité n'est pas à chercher que chez les autres, elle est aussi à chercher en nous sans toujours dire que c'est la faute du politique. Continuer de vivre et de consommer comme par le passé sans aucune raison de faire des efforts en croyant qu'il suffira de mettre un bulletin dans l’urne pour que nos espoirs soient exaucés est nous mentir. Un mensonge aussi grand que la connivence avec des propagandes délétères au profit d’une idéologie de type raciste et nationaliste. Dans le contexte actuel de la mondialisation, notamment financière et numérique, on ne peut que s’inquiéter de l’ampleur des phénomènes mensongers de désinformation qui sont à l’œuvre, tant dans les médias que dans les réseaux sociaux. Plus que jamais, nous devons nous méfier des marchands de rêve. Il n'y a pas que Trump, Poutine, ou des Le Pen, ils sont à la manœuvre sous toutes les latitudes!

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09/12/2016

En revenir aux fondamentaux de la sécurité sociale

sécu.jpgNos derniers gouvernements, qu'ils soient de gauche ou de droite ont cessé la vision et l'organisation de la sécurité sociale qui avait comme ambition de solidariser l'ensemble de la société. Le débat s'est déplacé non plus de sa place dans la société mais bien de sa place dans l'économie. Le thème principal et omniprésent d'aujourd'hui est celui du trou de cette sécurité. Le vocabulaire à ce propos est très significatif de ce changement grave de cap. On parle davantage de "charges" que de "cotisations". Cela ne fait que s'amplifier avec notre gouvernement Michel-De Wever. Les deux piliers de l'Etat social que sont le droit au travail et la sécurité sociale sont de plus en plus ébranlés, voir même délégitimer. C'est grave, car on touche même à ce qui était antérieur à cette sécurité sociale et qui se limitait à protéger les catégories les plus vulnérables du monde du travail, alors que l’ambition du projet de Sécurité sociale est tout autre. Celle-ci avait comme objectif de réguler  une répartition rendue injuste et aveugle qu'engendraient des mécanismes économiques trop libéraux pour ne pas dire trop capitaliste! Tous les partis, PS y compris, ont, dans les faits et prétextant la crise économique, abandonner une solidarité et une démocratie contribuant à l’émancipation des individus, à offrir du travail à tous et des conditions décentes pour celui-ci, à l’augmenter de l’espérance de vie, etc. En clair et en synthèse: une institution qui devait transformer profondément notre société. La marche arrière est tristement spectaculaire. Non seulement on a créé une sphère de gestion de la pauvreté en replaçant les CPAS dans une simple mission d'assistance, mais on massacre la sphère de la protection des travailleurs statutaires. Elle est attaquée de toute part via des tentatives de casser l'action syndicale et par la mise en place d'un marché où entrent en concurrence sociétés mutualistes, compagnies d’assurances et institutions de prévoyance complémentaires. Si pour Monsieur Magnette la gauche ne meurt jamais, il en est un des fossoyeurs qui se contente de la dire vivante alors qu'il creuse, à la suite de son patron Elio, la tombe des principes fondamentaux d'une sécurité sociale base d'une société solidaire. Clair et plus rapide encore son enterrement par les mesures des docteurs Maggie De Block et M. Baquelaine sous le stéthoscope de toute la clique de la NVA, le CD&V se contentant d'alléger la terre versée sur le cercueil de cette sécu agonisante. Tous ces crocs morts s'étonnent alors de la poussée de celles et ceux qui veulent ressusciter la vision d'espérance qu'apportait la sécurité sociale. Certains veulent même mettre un cordon sanitaire pour empêcher toute respiration populaire traitée de populisme et d'arrière- garde communiste. Nous ne lâcherons rien et nous nous lutterons pour en revenir  aux fondamentaux de la sécurité sociale qui, sous couvert de modernité,  ils veulent assassiner.

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08/12/2016

Les gens d'abord, pas le profit

Voilà un slogan auquel j'adhère. Mais en me posant la question: c'est quoi les gens d'abord? Trouver le fautif dans le profit suffit-il? En quoi celui-ci peut-il être responsable de notre mal-être d'existence? J'ai bien quelques petites idées mais qui ne sont certainement pas les seules. Le libéralisme ne s'est-il pas subtilement introduit dans le besoin de reconnaissance que tous nous avons? Pour se faire, il s'est aligné sur la performance de la machine infaillible. Performance avant tout. Nous devons être des citoyens rentables. Le travail est élevé comme valeur suprême et considéré comme le moyen principal de la réussite personnelle et sociale. Il faut être à la hauteur de l'attente économique. Très bien, mais avec cet idéal, que constatons-nous? L'apparition de nouvelles pathologies telles que le stress, le burn-out, les angoisses scolaires, l'hyperkinétisme, etc. Il n'y a plus place pour la "faiblesse". Ne peuvent réussir leur vie que les "forts". N'est plus valorisé que l'activisme auquel certaines entreprises dites en pointe et "sociales" concèdent des temps de loisirs ou de repos bien structurés pour encore et toujours accroître la productivité! Le libéralisme a, en fait, individualisé tellement la société que le mythe du bonheur renvoie à une méritocratie personnelle brisant la solidarité nécessaire à une harmonie des relations humaines. Une telle approche ne peut évidemment mener qu'à la chasse aux chômeurs, à l'étranger, aux malades, aux handicapés. Tous, nous devrions alors agir pour établir et accomplir le grand projet divin et de progrès de cette vision, à savoir: le libre marché! Par contre mettre les gens en priorité, c'est défendre leur droit à ne pas se reconnaître dans ce modèle. De ne pas les considérer comme simple objet de productivité. L'histoire, celle qui n'est pas faite par les chasseurs, nous apprend d'ailleurs les crimes commis au nom de faux idéaux liés simplement à un progrès économique ne favorisant qu'une petite classe. Les gens d'abord, c'est défendre une société où les gens ne sont pas exclusivement vus pour bosser. L'allongement du temps de travail est une ineptie découlant d'une pure vision de rentabilité qui ne profite dans les faits qu'à une petite minorité. Il est temps de s'affranchir de cette idée économique de dette qui nous mène à une compétitivité destructrice de notre humanité. Il est temps de nous affranchir de cette idée que la passivité serait liée au travail. Bref, nous devons nous libérer de tous les clichés véhiculés par la droite et rejoindre les mouvements de celles et ceux qui sont prêts et se battent pour un autre modèle de société où nous pourrons nous cultiver, vivre plus en famille, épanouir nos talents multiples, nous amuser en respectant mieux la nature que celle imposée par le seul profit mal partagé. Ceci serait-il populiste ? Non, simplement de bons sens…

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04/12/2016

Louis Michel me donne la nausée

louis Michel.pngA chaque fois que j'entends Louis Michel, j'ai la nausée. Sa position et son ton d'homme sage, tellement attaché à la démocratie, cache bien l'incompétence de cet homme qui ne savait même pas que 158 amendements issus des lobbies et défavorables à la protection de la vie privée dans la précédente législation européenne en la matière avaient été déposées en son nom par un collaborateur qu'il a vite viré. C' est très significatif. L'ex ministre des affaires étrangères, l'ex Commissaire européen qui a continué à toucher durant trois années une indemnité transitoire variant de 40 et 65% de son salaire de base, alors que réélu député de cette Europe de l'austérité imposée à tous a de quoi interpeller ceux qu'ils nomment populistes! Evidemment que la famille Michel, grande assistée de l'argent public n'aime pas que nous mêlions d'un peu plus prêt à ce que ces grands commis de l'Etat reçoivent comme gratification sonnante et trébuchante de la part des citoyens qu'ils endorment dans leurs grandes envolées d'experts en tout et en rien! C'est qu'il faut aussi protéger le gâteau des petits copains et amis. Car, bien entendu, le régent en langues germaniques a quitté sa place de professeur par générosité et vocation à servir l'intérêt général. C'est bien connu, la politique n'enrichit pas. Oser prétendre cela, c'est vulgaire! Et que dire du cordon sanitaire avec un parti qui ose dire du bien de Fidel Castro. Mémoire de moineau de ce Louis si démocratique qui raconte dans ses mémoires que comme ministre des affaires étrangères, il a vécu des rêves d'enfants en se baladant à La Havane au volant d'une Chevrolet de 1940, qu'il emprunta à l'ambassadeur de Belgique pour traverser La Havane endormie, et aussi de piloter une Harley Davidson le long de la baie et, surtout, s'entretenir jusque tard dans la nuit avec plus insomniaque que lui, Fidel Castro… Ça, ce n'est pas vulgaire et populiste, c'est de la haute diplomatie. Et que dire quand je l'entends dire que jamais son parti ne gouvernera avec une NVA liée au Belang!! Certainement comme son fiston avait juré de ne jamais gouverner avec cette NVA destructrice de la Belgique. A vomir. Tout simplement.

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02/12/2016

La fin de Hollande ne changera rien

hollande.jpgA l'image de Benoît XVI il y a quelques années, la seule véritable grande décision que Hollande aura prise est celle de sa démission. Cette lucidité est à saluer, de même que celle de ne point s'accrocher au pouvoir, ce qui est rare et même si c'est contraint et forcé au vu de son impopularité. Le bilan de ses promesses "moi je", sont vite tombées aux oubliettes. Voilà qui démontre encore que finalement en politique la personne compte peu. En changer sans changer le système est illusoire. L'appareil capitaliste reste toujours et encore aux manettes. Les vrais tenants du pouvoir continuent à agir aux travers les lobbys du fric qui s'arrangent bien pour maîtriser la caste politique. Les idéologies font vite place au réalisme d'un marché dont la fameuse compétitivité est devenue un dogme qui protège les gros profits pour la classe dominante et les miettes pour les travailleurs. Le reste n'est qu'une mise scène pour occuper le peuple et lui faire croire à une démocratie fondée sur une représentativité émanant des urnes. Tout ce qui n'ira pas dans le sens de ce cirque intellectuel, bourgeois et élitiste de jongleurs de capitaux sera traité de populisme ou au mieux d'irréalisme et d'utopie. Très souvent, à peine élus, nos dits représentants sont vite pervertis par l'envie d'appartenir au gotha, à cette espèce d'annuaire de familles nobles auquel se sont ajoutés les gens friqués ou influents. Comme Napoléon Bonaparte arrivé au pouvoir avait voulu y mentionner la noblesse d'empire, nos élus se bousculent pour entrer dans ce cercle des nantis et même y assurer une place pour leur progéniture. Sans révolte de rue, sans grands mouvements sociaux et sans prise de conscience par la masse populaire, la politique avec son système capitaliste ne risque pas de changer. Hollande ou pas, Fillon ou Le Pen, les châteaux seront bien gardés et nous resterons les gueux obtenant dans le meilleur des cas quelques aumônes plus ou moins généreuses de cette classe dite supérieure.

 

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