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29/01/2017

La victoire en trompe l'oeil de Hamon

hamon1.jpgCe soir, Valls a eu au moins le mérite de déclarer que les germes de la décomposition politique sont présents, à gauche comme à droite. A force de se dire et d'opérer à droite, la gauche PS se meurt et à force de se dire sociale, la droite s'estompe dans son hypocrisie. Ce n'est pas propre à la France, nous le vivons chez nous et dans pas mal d'autres pays européens. Les vieilles recettes de cette gauche, comme celles de cette droite ne trouvent comme preneurs que celles et ceux qui ont peur du vide et des fadaises sécuritaires et économiques martelées par les éternels privilégiés du système. Des espoirs naissent au sein d'une nouvelle gauche pour qui le dieu économie n'a jamais apporté le paradis qu'à une minorité. La victoire de B. Hamon est une bonne chose mais à prendre avec circonspection parce que je crains qu'elle ne résulte que d'une stratégie opportuniste d'un candidat issu du sérail de l'appareil PS qu'il a contesté depuis peu, après trente ans d’ascension au PS. Je crains que la victoire ne soit seulement que celle d'un revanchard et non celle d'une véritable dissidence capable d'en revenir aux fondamentaux d'une vraie gauche.

 

 

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28/01/2017

Les belles paroles d'Elio

papillon rouge.jpgPris de panique dans la tourmente de Publifin, mais en général des intercommunales où nombre de mandataires du PS s'en sont mis plein les poches, le grand prêtre Elio sent le besoin de rougir sa plume pour échapper au plumage de son électorat par le PTB. Alors, Elio ose tout. Oubliant un Mathot le pauvre, toujours bien en place, avec une immunité parlementaire; invitant simplement un Moreau a un choix autre que de quitter tous ses mandats; n'hésitant pas à soutenir Furlan jusqu'à sa démission obligée par une pression externe à son parti, papillon rouge s'envole vers les petites fleurs rouges en leur comptant le vent de ses ailes, si utile à sa survie. Dans la tromperie la plus totale, cachant bien siroter aussi les fruits pourris, le papillon n'hésite pas à conter fleurette en ces termes:

"Chers Camarades,

Ces dernières semaines, ces derniers jours ont été éprouvants pour l’ensemble des citoyens. Et singulièrement pour les militants socialistes. L’actualité a mis en lumière des pratiques que nous ne pouvons tolérer dans le chef de mandataires publics. Les militants sont indignés. A juste titre. Je le suis également. Profondément.

Bien entendu, tous les partis sont concernés. Mais nous ne sommes pas comme les autres partis. Nous sommes le Parti Socialiste. Nous sommes le Parti des travailleurs. Nous sommes le Parti des gens qui se lèvent tôt pour gagner leur vie. Nous sommes le Parti des pensionnés qui ont trimé toute leur vie. Nous sommes le Parti des personnes qui recherchent inlassablement un emploi. Nous sommes le Parti des malades, des plus vulnérables, des sans voix. Nous sommes le Parti de l’égalité, le Parti de l’équité fiscale, le Parti de la justice sociale. Nous nous battons contre les privilèges. Contre tous les privilèges, sous quelque forme que ce soit. Je veux donc être très clair. Il n’est pas acceptable, il ne sera jamais acceptable que des personnes élues ou désignées au nom de nos idéaux adoptent des attitudes qui soient en contradiction avec nos valeurs fondamentales".

Non, mais dis donc Elio, tu te fous de qui? Tu exclus le vrai parti des travailleurs des commissions qui veulent y voir soi-disant clair dans toutes tes magouilles. "Au PS, nous ne faisons pas de la politique par intérêt. Ni par opportunisme. Encore moins pour nous enrichir", dis-tu encore. Bien ça, mais dis-nous quels sont tes mandataires pauvres? Et tu oses en rajouter, prétendant :" qu' au PS, nous faisons de la politique par conviction. Nous faisons de la politique pour changer les choses. Nous faisons de la politique pour améliorer la vie des citoyens". Le comble quand on voit ce qu'a fait ton gouvernement et ce que fait encore ton chouchou Magnette. Où sont les améliorations?

Alors arrête tes belles paroles. Arrête de nous prendre pour tes plantes nectarifères. Sache qu'aujourd'hui elles sont en train de se transformer en carnivores, avec un système de pièges qui ne seront plus passifs, mais en majorité mobiles et rapides.

 

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23/01/2017

La valeur du travail

valeur-travail_1-1f635.jpgC'est fou ce que les détenteurs de capitaux (nous le voyons encore dans la campagne électorale de Fillon, Valls et de Macron) louent la valeur du travail tandis qu'eux ne font que de faire travailler l'argent pour s'enrichir! Pas difficile à comprendre dès lors que cette valeur du travail salarié est la seule créatrice de richesse. Quand comprendrons-nous que la richesse, la vraie, le seule créatrice de plus-value est confisquée par des nantis qui la considèrent comme simple marchandise? C’est bien l’usage de cette marchandise ouvrière particulière qu’achète " l’homme aux écus" pour la revendre à son seul profit en se foutant de la personne qui la fabrique du moment qu'elle travaille bien et au prix le moins cher. Pour la grande majorité de nos politiciens, consciemment pour les plus informés et inconsciemment pour les plus naïfs, l’exploitation du salariat n’est pas du vol, c’est le mécanisme capitaliste de base, conforme à l’échange par contrat entre deux individus sur le marché du travail, d'où leur envie de supprimer le pouvoir syndical en prétextant la "flexibilité" du travail. Si nous comprenons en plus de cette exploitation que banques et marchés financiers ne créent pas de valeur; que les titres sur une partie du produit réel ne sont que des droits de propriété sur une partie des futurs produits du travail, nous pourrons faire bouger les choses et arriver à plus de justice sociale. Mais, si vous êtes d'accord avec cela, vous serez populiste, pire encore: marxiste… Et oui, c'est très sommaire pour une vision bien plus complexe, mais c'est une "perception" marxiste pour qui les salaires ne représentent pas la valeur du travail mais la location de la force du travail du salarié. Terrible hein Marx, c'est la Corée du Nord!! LOL.

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21/01/2017

"America first"

Trump1.pngJe viens d'écouter le discours d'investiture de Trump. Effrayant. Le chantre du capitalisme éructe une unité nationale basé sur un patriotisme protectionniste digne du fascisme érigé par un petit homme allemand moustachu. Pauvre Amérique qui sera, d'après le nouveau président, surtout protégée par Dieu! Entendons le dieu dollar! Et le tribun ose promettre la richesse terrestre à chaque américain. Il va changer les choses. Oui, oui, avec trois vieux généraux, un type d'ExxonMobil, cinq types de Goldman Sachs et une milliardaire légèrement dépassée par les évènements dans son gouvernement…Bref, c'est du nationalisme qui en rappelle d'autres. Cela me fait peur. Mais à bien y réfléchir, rien de neuf. "America first" a toujours été la vision américaine. L’heure est au repli sur soi, les croisades pour la démocratie sont passées de mode, et pas qu'USA. Le temps de l’isolationnisme est de retour. Obama ne l'a d'ailleurs pas empêché. C’est la même aspiration, la même volonté de recentrer le débat sur les sujets intérieurs, les seuls d’ailleurs qui préoccupent vraiment les Américains. Après les fiascos en Irak, en Afghanistan, en Syrie, la boussole de la Maison-Blanche a cessé d’avoir la bougeotte. Celui que vont probablement vite regretté les américains a mené une politique étrangère sur la base simple d'un “ne pas faire de bêtises” et donc de ne rien faire. Le faire de Trump ne sera probablement pas très différent. Dans un monde devenu une cocotte-minute, qui se déchire et où les frontières vacillent seul comptera la protection du dollar, du pétrole et du coca-cola. Nous n'avons rien attendre de cette Amérique.

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20/01/2017

Les tontons flingueurs du PS sortent leur flingue

tontons.pngAgusta, La Carolo, Donfut, De Groeve, les frères Happart, Partoune, Lizin et j'en passe. Aucune de ces affaires n'a servi d'exemple. Mais aujourd'hui, c'est devenu trop visible, alors on reprend les vieilles recettes: " Moi, quand on m'en fait trop, je correctionne plus : je dynamite, je disperse, je ventile !" On veut faire croire au terminus des parvenus, des prétentieux, des carriéristes. Plus question à eux d'être bien chez Laurette ou choyés au club du boulevard de l'empereur. "Écoute : on te connaît pas. Mais laisse-nous te dire que tu te prépares des nuits blanches, des migraines, des nervousses brékdones (nervous breakdowns) comme on dit de nos jours". Moreau est déjà hospitalisé. Et pour plagier les tontons, on pourrait dire à Elio ce que Fernand disait à Louis: " Arrête un peu, hein ! Depuis plus de vingt piges que je te connais, je te l'ai vu cent fois faire ton guignol, alors hein ! Et à propos de tout : de cigarettes, de came, de nanas. La jérémiade ça a toujours été ton truc à toi ! Une fois je t'ai même vu chialer, tu ne vas quand même pas me servir ça à moi, non !". Ah, le cœur qui saigne… On flingue les liégeois, mais on oublie Yvan Mayeur bourgmestre et président de Vivaqua, Magnette avec son cumul bourgmestre président, etc. etc.. Alors on envoie d'abord Laurette pour un premier tir, non pas à partir de son domicile fictif, mais au strudio de la VRT. L’ex-Liégeoise, installée officiellement à Schaerbeek, évoque aussi la réputation des militants et mandataires "qui se battent par idéal mais sont salis parce que quelques-uns profitent d’un système". Belle plaidoirie, digne de son mari, brillant avocat et constitutionaliste, qui fait les cabinets, non pour les tenir propres, mais pour en pomper de plantureux honoraires. Pauvre PS! Mais, il n'est pas le seul à faire la morale. Le tonton Chastel a flingué, mais avec silencieux, le bel Armand De Dekker. Employer une kalachnikov aurait été mal vu de Chodiev! On semble avoir bien flingué aussi discrètement Kubla, mis directement hors circuit. Du côté catho, c'est plus la générosité: Anne Delvaux, oiseau migrateur a rejoint le privé et donne son fric pourri à Vivacité, tandis que le boy scout Drion se retire "spontanément" d'un comité d'éthique! Et pour Ecolo, le curé Javeaux se montre prudent et prêt à pardonner du haut sa chair œcuménique de MEUSINVEST! Alors arrêtez donc de nous faire croire d'être les serviteurs du seul intérêt public ... Nous y croirons le jour où, comme les mandataires du PTB, vous accepterez de gagner un salaire moyen d'un ouvrier ou petit employé.

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13/01/2017

Avoir "la classe"

classe.jpgJ'avoue que cette expression me tape sur le système! C'est quoi cette expression si courante de nos jours? Si ce n'est qu'assumer des vêtements  qui nous plaisent et dans lesquels on se sent bien, ce qui fait qu'on va projeter une image de soi bien dans sa peau et décontracté, c'est un peu court! Résumer cela à la connerie du style " avoir la classe c'est porter tel ou tel habit et être à la mode! Non merci. pas plus d'ailleurs que d'avoir un beau parler qui est aussi creux que châtié! On n'a pas la classe quand on fascine pour ce genre d'image pure. Peut-être qu'avoir de la classe est aussi un peu le résultat du processus de développement personnel qu'on a suivi et qui nous a amené à appréhender la vie d'une certaine manière qui nous place à vouloir gravir des échelons sociaux. On en acquiert grâce à nos expériences et grâce à la réflexion qui suit ou ne suit pas!  Pour moi, et en bref:  c'est clairement dans les valeurs, dans les idées, dans les pensées et dans l'action, que la personne a de la classe.

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08/01/2017

Je suis épuisé...

épuisé.jpgEn regardant hier un reportage sur la chute de vente de "Charlie", je constatais encore combien l'émotion est éphémère. Pire encore, elle est devenue une sorte de marchandise que certains politiciens continuent à vendre en cérémonies multiples d'hommages aux victimes tout en favorisant des guerres qui sous couvert de démocratie ou d'humanisme, ne sont que la défense d'intérêts économiques. La larme du citoyen, si facilement exploitée, ne sert finalement qu'à voiler la réalité des guerres et les causes d'un radicalisme meurtrier. Je ne dis pas que tous les récupérateurs d'émotion n'en n'éprouvent aucune, mais ils justifieront toujours des bombardements qui tuent bien plus que quelques bombes de fous et meurtriers manipulés par des faiseurs de dogmes religieux obscurantistes. Mais face à ces brigands fanatiques, les défenseurs très éclairés, eux, de l'idéologie capitaliste, ne cessent de vouloir se partager le monde et ses richesses, par une course à des armements capables de détruire des populations entières. Nous sommes bien loin du fameux " Faites l'amour, pas la guerre" ce slogan antiguerre issu de la contre-culture des années 1960 aux États-Unis et utilisé principalement par les opposants à la guerre du Viêtnam. Il avait pourtant eu un impact bien plus important que celui de "je suis Charlie, Bruxelles, Paris, Istanbul…". Plutôt alors que ces slogans émotifs et passagers, qui personnellement m'épuisent, serions-nous prêts à recommencer cette année à manifester massivement pour faire comprendre, rien qu'au niveau de notre petit pays, que nous ne voulons pas de ces 34 nouveaux avions de combat. Une dépense d’au moins 15 milliards d’euros répartie sur toute la durée du programme de remplacement, soit 39 ans et 385 millions d'euros par an? Cela vaudrait mille fois mieux que de sortir nos mouchoirs ou de mettre nos fleurs ou nos petites bougies en hommage aux victimes qui nous touchent parce que proches de nous.

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02/01/2017

"Barre à droite toute" en 2017

à droite.jpgLes bons vœux du gouvernement risquent bien de se transformer en gros cadeaux pour les actionnaires et les patrons et en cacahouètes pour les travailleurs. Le fils du père Michel a dans sa hotte, venue du ciel libéral, la réforme de l’impôt des sociétés (Isoc). A la pression patronale, bien illustrée par les déclarations de la patronne de Proximus (qui n'envisage pas la réduction de son salaire), il faudra aussi celle des travailleurs. Vrai que réduire les impôts serait une bonne chose si cette baisse ne profitait pas surtout aux actionnaires de grosses entreprises, souvent multinationales. Nous connaissons par cœur la chanson de la dite inéluctable compétitivité! Celle qui fait baisser les salaires des travailleurs pour faire monter les bénéfices de quelques gros actionnaires. Le chantage du départ des multinationales qui n'investissent pas chez nous et pire encore font leurs valises est immonde. Elles en veulent toujours plus et cela ne les empêchera pas de se délocaliser. L'exemple de Caterpillar le prouve, comme bien d'autres. Une fois les cadeaux fiscaux empochés, elles se tirent. Le job, job, job promis est loin de la réalité et la création d'emplois devraient d'abord viser à sauver ceux qui existent. La volonté du CD&V de lier la baisse de l'Isoc à la mise en place d’une taxation sur les plus-values réalisées à la revente d’actions serait déjà une mesure un peu plus équitable mais qui risque de passer à la trappe par ses partenaires gouvernementaux. La série de niches fiscales permettant de réduire l’impôt effectivement payé n'est pas prête, elle, d'être supprimée. Les petits indépendants qui devraient être les premiers à bénéficier de baisse d'impôts risquent bien d'être, encore une fois, cocufiés par les grosses entreprises. Bref toutes les recettes de la droite qui nous privent d'un repas équitable seront bien au menu de l'année qui s'ouvre. A cette mauvaise cuisine au chef coq qui ne sert que ses plats aux clients étoilés, il nous faudra aligner les  alternatives d'une vraie gauche. Et elles existent bien. A commencer par une taxe des millionnaires, qui pour ne pas être la panacée universelle, rapporterait tout de même quelques milliards sans que les étoilés ne crèvent de faim! Est-il normal qu’une grande partie de la population devienne de plus en plus pauvre alors que le nombre de grosses fortunes grandissent de plus en plus vite? Cette taxe des millionnaires ne touche que 88 000 familles du pays, mais rapporterait annuellement 8 milliards d’euros. Baisser les impôts des entreprises, oui, mais à condition de globaliser tous les revenus, revenus professionnels, revenus financiers et immobiliers, et les soumettre à des tranches d’imposition progressives. Est-ce si révolutionnaire et irréaliste? Faire des économies de santé est possible autrement que par les mesures de la fameuse Maggie. Plutôt que de limiter les maisons médicales, il faudrait les augmenter. Cette médecine prouve l'efficacité d'une médecine qui n'est plus libérale et liée à la prestation mais bien avec un système au forfait. Cela amènerait à de fortes et substantielles économies. Au modèle Maggie sur l'augmentation ou le non-remboursement de médicaments, il y a moyen d'appliquer le modèle Kiwi. Celui-ci n'est pas une utopie. Il existe en Nouvelle-Zélande, où des appels d’offres publics sont organisés pour les meilleurs médicaments. Une application complète de celui-ci peut se traduire par une baisse du prix des médicaments de 50 à 90 %. Annuellement, l’INAMI dépense 4 milliards d’euros en médicaments auxquels il faut ajouter le quelque 2,5 milliards d’euros venant de la poche du patient. La généralisation du modèle kiwi (pour tous les médicaments hors brevet et pour les médicaments qui sont encore sous brevet, mais pour lesquels deux ou plusieurs solutions existent) rapporterait au moins 1,5 milliard d’euros. Au lieu et place du modèle " "barre à droite toute" ", voilà quelques exemples d'alternatives du "barre à gauche toute". Aux détracteurs qui dénoncent cette gauche populiste et n'ayant que la contestation comme programme, il n'y a qu'à s'en référer au programme complet bien concret du PTB qui n'a rien du goulag ou de la Corée du Nord! Il est consultable sur le site http://ptb.be/programme .

 

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