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17/02/2017

La grande lessive politique

lessive.jpgLa vague actuelle des révélations des scandales politico-financiers doit nous amener à une conscientisation plus profonde que celle qui nous ferait simplement dire: tous des pourris. Certes, nous devons exiger la transparence nécessaire pour mettre en lumière toutes les magouilles d'un nombre important de politiciens qui, au nom de la défense d'un intérêt collectif, s'en sont mis plein les poches. Ces tricheurs doivent être sanctionnés et démissionnés. Mais une grande lessive ne suffira pas. Le linge sale risque bien de se renouveler si nous ne nous attaquons pas au système de lavage construit par ceux qui tentent encore de nous faire croire à l'efficacité des rouages de la machine libérale ou à la poudre socialiste. Que nous révèle le hublot que nous découvrons aujourd'hui? La mixité d'un linge public et privé dans le tambour politique finit par ne nous rendre que des vêtements troués et bien essorés; tandis que ceux du public récupèrent ce qui donnait valeur aux nôtres. La libéralisation de l'électricité, du gaz, du câble numérique, de transports, de la poste et de bien d'autre services collectifs ont eu comme effet de créer une concurrence sensée produire de la richesse qui devait nous être ristournée. Mais que voyons-nous? Nous payons plus cher et les conditions de travail de celles et de ceux qui travaillaient dans ces secteurs publics n'ont fait que de se dégrader. Très concrètement, les intercommunales se sont muées en sociétés capitalistes avec comme seul objectif le profit. Profit pour qui? Nous le savons mieux aujourd'hui. Ces sociétés ont et jouent avec notre argent, se diversifiant dans des activités, y compris à risque de casino, avec une ristourne de dividendes aux pouvoirs publics qui n'a fait que de diminuer. Plus personne ne s'y retrouve dans une nébuleuse créée par des "stratèges" de la finance dont nous ne connaissons que quelques lampistes politiques véreux dont on peut même se demander s'ils y comprennent quelque chose! Chasser ces politiciens pourris est évidemment nécessaire, mais c'est changer de politique qu'il faut. Cela passe par la défense des services publics, par le refus de la libéralisation que nous impose des normes européennes votées par les mêmes partis qui s'en plaignent et nous les disent incontournables. Notre révolte, notre dégoût ne serviront pas à grand-chose si nous n'exigeons pas ensemble, rassemblés dans une grande force populaire, un changement du système. Des alternatives existent. Le PTB a dénoncé depuis longtemps les pratiques aujourd'hui révélées au grand jour. Il les combat encore avec force mais aligne dans le même temps son programme pour redonner à l'Etat son rôle primordial de garant d'équité et de défense de nos biens collectifs qui sont notre première richesse. Ne nous laissons surtout pas encore cocufiés par des partis traditionnels qui ne feront que nous offrir des adoucissants pour nous faire croire à l'efficacité de machines qui continuent à simplement nous essorer!

01:25 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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