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19/02/2017

Le pourquoi des révélations actuelles sur les scandales politico-financiers?

scandales.jpgOn peut s'étonner du déchaînement médiatique actuel révélant ce qui était plus ou moins connu avant-hier et hier. Bien des articles de presse, sans nécessairement faire la une, avaient déjà révélé ce que l'affaire Publifin a engendré. Un simple et courageux échevin CDH du petit patelin d'Olne pouvait-il créer un tel tsunami médiatique et le réveil d'une presse d'investigation restée souvent très frileuse sur ce genre de scandale? Je ne le crois pas. Les causes sont bien plus complexes. Elles sont multifactorielles et se sont conjuguées. Nos médias relaient en général la pensée unique et servent les partis traditionnels, avec en tête une RTBF étiquetée socialiste et RTL plus MR. Il suffit de voir le parcours des journalistes et surtout des directions, nommés pour ce qui est de la RTBF selon la fameuse grille d'un pacte culturelle assurant une répartition proportionnelle, selon les derniers résultats électoraux, ainsi que  des postes administratifs importants. Les réunions secrètes de Di Rupo dans un château avec les hauts fonctionnaires étiquetés PS n'en n'est qu'un petit exemple. A côté de ce pacte, il faut aussi tenir compte des ressources financières de la presse qui proviennent principalement de magnas financiers de la droite. Voilà qui donne une liberté toute relative. Pourquoi donc, tout d'un coup, un réveil et l'étalage des scandales? Un des objectifs de départ a probablement été d'affaiblir le PS, déjà mal mené par un PTB de plus en plus populaire et en croissance constante. Le MR avait tout avantage à cela et au nord la NVA. Mais voilà que l'arroseur devient l'arrosé. La pression du PTB et celle de la rue voulant aller au plus profond d'un système de type mafieux ne se limitant pas au seul PS, les choses s'emballent au point de devenir incontournables. L'espèce de complot flou et mal orchestré par la droite et un PS aux abois virent à une transparence obligée de chaque parti, avec la pétoche de voir les électeurs quitter le navire en proie à un iceberg dont la profondeur commence à effrayer les pauvres matelots. La spirale du tsunami est lancée. Impossible d'y échapper. N'oublions pas non plus l'évolution de l'information dont les médias n'ont plus le monopole et où les réseaux sociaux jouent un rôle important. C'est ce vaste cocktail qui doit avoir favorisé ce qui est devenu salutaire pour l'éthique politique, mais surtout pour le changement d'un système qui favorise un type de pratiques dénoncées hypocritement par celles et ceux qui se sont tus ou pire prétendent la légalité d'avoir mis le doigt ou toute la main dans le pot de confiture tandis qu'ils prétendaient nécessaire de nous servir un infâme sirop d'austérité. Il faut aller jusqu'au bout. Virer les malpropres ne suffira pas. C'est une autre politique qu'il nous faut. Celle qui redonne à l'intérêt général la primauté. Celle qui sert plutôt que de se servir. Cela réclame bien plus que mesures qui seront encore contournées s'il n'y a pas un changement fondamental du système socialo-libéral.

08:33 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

Il faut un changement surtout ne plus voter les partis traditionnels

Écrit par : michou de fechereux | 20/02/2017

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Il faut un changement surtout ne plus voter les partis traditionnels

Écrit par : michou de fechereux | 20/02/2017

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