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24/02/2017

Assez donné

assez.pngAh, la bonne gestion de la droite. Nous y sommes avec de nouveau une quête de 2,151 milliards d’euros à trouver. Les recettes fiscales ont été surestimées. Comment en serait-il autrement? Des réductions de cotisations sociales de 33% à 25 %. Des premières embauches à cotisations sociales 0 %. Et des "effets induits" dont on nous parle à chaque réforme et qu'on attend toujours. Fallait-il s'attendre à autre chose? Travailleurs, consommateurs, préparez- vous à douiller. Michel va encore nous parler de la dette abyssale et de son action indispensable et responsable pour la réduire en détricotant encore un peu plus la sécu, ce qui est au fond la volonté première des libéraux et surtout de la NVA, avec la Maggie en tête. Il est toujours plus facile de faire passer des mesures impopulaires en agitant le spectre de la dette. Ce gouvernement NVA - MR est une véritable calamité. Il s'entête dans sa stratégie perdante d'austérité. Création d'emplois avec son job, job, job. Il nous dit que cela marche. Où est alors la réduction des déficits que ces nouveaux jobs devaient amener? Il faut donc s'attendre à un nouveau train de mesures antisociales. Comme toujours, les petites gens en subiront les effets pervers, avec pour effet quasi mécanique de réduire la consommation, puis par la suite, les "experts" du gouvernement constateront un accroissement du déficit et on recommencera à nous faire croire aux économies nécessaires. Et bien NON. Que ce gouvernement stoppe ses largesses envers les grosses fortunes et les grosses sociétés qui éludent sans vergogne les taxes dues. Le citoyen à déjà assez donné, au point tel que l'économie nationale se trouve à mal. Dehors ce gouvernement de clettes et de dettes où les experts expertisent et les contribuables contribuent. Les recettes fiscales qui manquent se trouvent à Monaco et autres paradis fiscaux.

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23/02/2017

Bayrou le gentil cocu dans les bras de Macron la séduction

bayrou.jpgBayrou, comme beaucoup de catholiques généreux, croit toujours dans la collaboration des classes sociales. Dommage pour l'historien qu'il est. C'est la tromperie de l'église qui veut que tout le monde soit frères, mais réserve les places devant l'autel pour les plus riches. C'est l'évêque que le peuple doit nommer encore Monseigneur, parce que prince de l'Eglise. La démocratie défendue par le Centre ne change pas de celle des libéraux dits sociaux. Le centre, comme disait Mitterrand, c'est ni à gauche, ni à gauche. Se retrouvant sans doute dans le discours de Macron affirmant qu'il n'est ni de gauche, ni de droite, alors qu'il y a peu de temps, il trouvait ce candidat soutenu par les grands intérêts financiers et incompatible avec l'impartialité exigée par la fonction publique, il espère, en tant que curé rural de Pau, imposer la conversion du jeune loup de la banque Rothschild en pasteur généreux pour le pauvre troupeau français. Nul doute qu'il sera cocufié une nouvelle fois. Quand on veut faire collaborer les classes, on sait très bien qu'en final les puissants seront les seuls gagnants. C'est en cela que ceux-ci trouvent la lutte prônée par une vraie gauche comme dépassée, ringarde. Rien de surprenant que ce bon berger François de Pau n'a jamais pu se constituer un large troupeau au vu de ses pérégrinations incessantes entre alpages et plaines! Son ralliement au bâton de Macron risque bien d'amoindrir encore le nombre de moutons qu'il lui reste.

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19/02/2017

Le pourquoi des révélations actuelles sur les scandales politico-financiers?

scandales.jpgOn peut s'étonner du déchaînement médiatique actuel révélant ce qui était plus ou moins connu avant-hier et hier. Bien des articles de presse, sans nécessairement faire la une, avaient déjà révélé ce que l'affaire Publifin a engendré. Un simple et courageux échevin CDH du petit patelin d'Olne pouvait-il créer un tel tsunami médiatique et le réveil d'une presse d'investigation restée souvent très frileuse sur ce genre de scandale? Je ne le crois pas. Les causes sont bien plus complexes. Elles sont multifactorielles et se sont conjuguées. Nos médias relaient en général la pensée unique et servent les partis traditionnels, avec en tête une RTBF étiquetée socialiste et RTL plus MR. Il suffit de voir le parcours des journalistes et surtout des directions, nommés pour ce qui est de la RTBF selon la fameuse grille d'un pacte culturelle assurant une répartition proportionnelle, selon les derniers résultats électoraux, ainsi que  des postes administratifs importants. Les réunions secrètes de Di Rupo dans un château avec les hauts fonctionnaires étiquetés PS n'en n'est qu'un petit exemple. A côté de ce pacte, il faut aussi tenir compte des ressources financières de la presse qui proviennent principalement de magnas financiers de la droite. Voilà qui donne une liberté toute relative. Pourquoi donc, tout d'un coup, un réveil et l'étalage des scandales? Un des objectifs de départ a probablement été d'affaiblir le PS, déjà mal mené par un PTB de plus en plus populaire et en croissance constante. Le MR avait tout avantage à cela et au nord la NVA. Mais voilà que l'arroseur devient l'arrosé. La pression du PTB et celle de la rue voulant aller au plus profond d'un système de type mafieux ne se limitant pas au seul PS, les choses s'emballent au point de devenir incontournables. L'espèce de complot flou et mal orchestré par la droite et un PS aux abois virent à une transparence obligée de chaque parti, avec la pétoche de voir les électeurs quitter le navire en proie à un iceberg dont la profondeur commence à effrayer les pauvres matelots. La spirale du tsunami est lancée. Impossible d'y échapper. N'oublions pas non plus l'évolution de l'information dont les médias n'ont plus le monopole et où les réseaux sociaux jouent un rôle important. C'est ce vaste cocktail qui doit avoir favorisé ce qui est devenu salutaire pour l'éthique politique, mais surtout pour le changement d'un système qui favorise un type de pratiques dénoncées hypocritement par celles et ceux qui se sont tus ou pire prétendent la légalité d'avoir mis le doigt ou toute la main dans le pot de confiture tandis qu'ils prétendaient nécessaire de nous servir un infâme sirop d'austérité. Il faut aller jusqu'au bout. Virer les malpropres ne suffira pas. C'est une autre politique qu'il nous faut. Celle qui redonne à l'intérêt général la primauté. Celle qui sert plutôt que de se servir. Cela réclame bien plus que mesures qui seront encore contournées s'il n'y a pas un changement fondamental du système socialo-libéral.

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17/02/2017

La grande lessive politique

lessive.jpgLa vague actuelle des révélations des scandales politico-financiers doit nous amener à une conscientisation plus profonde que celle qui nous ferait simplement dire: tous des pourris. Certes, nous devons exiger la transparence nécessaire pour mettre en lumière toutes les magouilles d'un nombre important de politiciens qui, au nom de la défense d'un intérêt collectif, s'en sont mis plein les poches. Ces tricheurs doivent être sanctionnés et démissionnés. Mais une grande lessive ne suffira pas. Le linge sale risque bien de se renouveler si nous ne nous attaquons pas au système de lavage construit par ceux qui tentent encore de nous faire croire à l'efficacité des rouages de la machine libérale ou à la poudre socialiste. Que nous révèle le hublot que nous découvrons aujourd'hui? La mixité d'un linge public et privé dans le tambour politique finit par ne nous rendre que des vêtements troués et bien essorés; tandis que ceux du public récupèrent ce qui donnait valeur aux nôtres. La libéralisation de l'électricité, du gaz, du câble numérique, de transports, de la poste et de bien d'autre services collectifs ont eu comme effet de créer une concurrence sensée produire de la richesse qui devait nous être ristournée. Mais que voyons-nous? Nous payons plus cher et les conditions de travail de celles et de ceux qui travaillaient dans ces secteurs publics n'ont fait que de se dégrader. Très concrètement, les intercommunales se sont muées en sociétés capitalistes avec comme seul objectif le profit. Profit pour qui? Nous le savons mieux aujourd'hui. Ces sociétés ont et jouent avec notre argent, se diversifiant dans des activités, y compris à risque de casino, avec une ristourne de dividendes aux pouvoirs publics qui n'a fait que de diminuer. Plus personne ne s'y retrouve dans une nébuleuse créée par des "stratèges" de la finance dont nous ne connaissons que quelques lampistes politiques véreux dont on peut même se demander s'ils y comprennent quelque chose! Chasser ces politiciens pourris est évidemment nécessaire, mais c'est changer de politique qu'il faut. Cela passe par la défense des services publics, par le refus de la libéralisation que nous impose des normes européennes votées par les mêmes partis qui s'en plaignent et nous les disent incontournables. Notre révolte, notre dégoût ne serviront pas à grand-chose si nous n'exigeons pas ensemble, rassemblés dans une grande force populaire, un changement du système. Des alternatives existent. Le PTB a dénoncé depuis longtemps les pratiques aujourd'hui révélées au grand jour. Il les combat encore avec force mais aligne dans le même temps son programme pour redonner à l'Etat son rôle primordial de garant d'équité et de défense de nos biens collectifs qui sont notre première richesse. Ne nous laissons surtout pas encore cocufiés par des partis traditionnels qui ne feront que nous offrir des adoucissants pour nous faire croire à l'efficacité de machines qui continuent à simplement nous essorer!

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12/02/2017

Compétents ou Cons pédants!

pédabnt.jpgC'est toujours amusant mais dramatique d'entendre de la part de "l'élite" qu'il est normal de payer très cher les gens compétents. A bien y regarder, ces compétents ne sont souvent que des cons pédants dont le "savoir" ne repose que sur des dites "petites mains" sans lesquelles ils ne seraient rien. Suit souvent alors l'argumentation de la responsabilité, mais quand ces messieurs ou dames se plantent, leur C4 est accompagné d'un beau parachute doré! En politique, il y a aussi ces nombreux avocats qui prétendent avoir abandonné leur cabinet pour l'intérêt public. Faux pour la plupart et croyez bien que si leur talent en avait fait des ténors du barreau, ils auraient poursuivi un autre carriérisme. Pour ce qui est des enseignants, comme Louis Michel et d'autres, il y a nettement plus d'intérêt à entrer dans la classe politique que de rester dans celle de l'école. Je n'épargnerai pas non plus certains syndicalistes, comme Rolin, qui profitent d'une notoriété de combats pour aller se planquer sur un siège européen où on ne l'entend plus ou à des journalistes comme O. Maroy, Siegfried Bracke ou F. Ries qui préfèrent le blabla politique plus rentable que celui des médias.  Alors que tous ces hypocrites du dévouement à la chose publique acceptent de n'avoir pas plus que le salaire obtenu par leur profession avant leur mandat politique. Le mieux serait encore la règle du PTB: salaire moyen d'un travailleur. On verra alors la vraie "vocation" politique!!! Sinon, pour le dire platement qu'ils la ferment et que ces pédants insupportables cessent de faire la leçon à tout le monde

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09/02/2017

La "scandalite aiguë" de cet hiver...

révolution2.pngIl faut évidemment continuer à dévoiler tous les scandales liés aux politiques qui se servent avant de servir l’intérêt général, et je les relaye autant que faire se peut. J’avoue pourtant que cette overdose me lasse et je crains de n’être pas le seul, au point que je me demande si cela ne va pas finir par être banalisé. Je crains aussi que la colère du citoyen ne se transforme en simple voyeurisme jaloux qui n’aurait finalement comme seule  conséquence de voir le riche rester dans son fauteuil et le pauvre sur sa chaise ! Si le déballage de ces scandales n’alimente qu’une espèce de peopolisation politique rendue « poubellisation », cela ne servira pas à grand-chose ! Par contre si cela sert à prendre conscience de la nécessité du changement réel du système politique capitaliste, alors on pourra espérer une révolution dans une véritable mobilisation des forces ouvrières..

11:00 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

03/02/2017

Commission " transparente" PUBLIFIN

gillot3.jpgJ'ai suivi l'exposé bien construit de Monsieur Gilles (identique d'ailleurs à celui fait au Conseil provincial) à la commission du parlement wallon. IL laisserait croire que le citoyen devrait remercier une structure qui est n'est donc point nébuleuse mais bien diversifiée.  Ce n'est presque plus publifin mais une fine publicité ! Une publicité de tailleur sur mesure. Il a bien précisé que le costume public n'était plus possible. C'est cela qui nous interroge... Cher Monsieur le cumulard. C'est le costume privé qui a suivi. Il a, entre autres propos étonnants) dit que chacun peut avoir son éthique, et bien non Monsieur Gilles, quand on est responsable public, on n'a pas chacun son éthique. Pourquoi donc vous a-t-il  fallu attendre la révélation des émoluments des uns et des autres pour vous occuper de cette éthique?  Pas question de condamner toutes les actions de ce qui a été tissé par le métier de Publifin. Ce Monsieur a aussi  beaucoup parlé de questions existentielles. Celle qui l'est en premier est  évidemment celle d'un partenariat privé qui n'est plus sous un vrai contrôle du public dépassé par une technicité d'administrateurs bien rémunérés pour approuver des pôles dits variés qui amènent surtout des plus-values qui ne retournent pas nécessairement vers le actionnaires publics.  Mais comme souvent, j'ai senti que le décor de ce genre de débats va encore primer sur une série de procédures qui risque bien de rendre flou, voire de cacher la vraie problématique: un système mis en place qui sous couvert d'intérêt général vise essentiellement des intérêts personnels. Comment expliquer l'intérêt de partenariat, par exemple, avec le Congo?  C'est la confusion de ce qui argent public et argent privé?

Les questions posées par nos élus ont été pertinentes et à géométrie très variable selon les appartenances de partis. Comique de voir le MR défendre le service public et le PS le secteur privé!! Seul, comme souvent et étant le moins possible subjectif, le député Frédéric Gillot (PTB) a été court et de bon sens, sans hypocrisie, soulignant l'importance de l'éthique et la confusion de la mixité privé-public.

A suivre.    

19:58 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |