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04/03/2017

Fric et politique

Ne soyons pas naïfs, la politique c'est aussi une affaire de fric. On ne fait pas connaître ses idées, son programme sans fric. Faire les marchés, c'est bien et gratuit, mais bien insuffisant. Nous sommes à une période où la communication a un prix. Rien que de rassembler ses ouailles en a un. Il faut louer une salle et pour professionnaliser la communication, il faut des moyens autres que pour dresser un simple podium! Le show politique coûte cher. Macron a dépensé en 8mois 120.00€ rien que pour ses déjeuners et diners en bonne compagnie… Nous le voyons encore avec ce qui se passe aujourd'hui avec Fillon. Le remplacer par Juppé a un prix. Faire campagne, mais avec quel argent ? Vainqueur de la primaire de la droite et du centre, François Fillon a encaissé 6 M€ de recettes issues de l'organisation de ce scrutin... directement sur le compte de son association Force républicaine. Rendra-t-il l'argent si d'aventure il abandonnait la course au profit de Juppé ? Dans les faits, et à la lecture des statuts, rien ne l'y oblige. Une épine dans le pied du maire de Bordeaux, mais une épine que beaucoup de "petits" candidats connaissent aussi. Si les résultats ne dépendant pas uniquement de ce facteur argent, il n'en reste pas moins un élément très important. Voilà qui favorise aussi tout un système de corruption ou pour le moins une espèce de collusion entre le monde de l'argent et le celui du politique. La transparence de gestion tant réclamée aujourd'hui devrait aussi s'appliquer aux partis politiques. Il n'y a pas que dans le foot que la tricherie, la corruption ont malheureusement, pris le dessus sur le beau jeu. Que ce soit l'affaire Fillon ou chez nous les scandales des intercommunales, pour l’heure, l’embourbement de la scène politique est total. Il est temps de dégager le terrain de tous les joueurs corrompus, mais surtout de veiller à mettre en place un autre système d'arbitrage car nous voyons même que celui de la Justice ne suffit plus. Mais attention aussi à rester correct dans les attaques. Insultes, dénigrement, accusations gravissimes sont lancés par les uns et les autres. Je peux le comprendre, mais la violence verbale prépare souvent la violence physique ; et dans un contexte marqué par la montée d'un populisme à la sauce Le Pen ou chez nous de Modrikamen, le pire est à craindre !

09:55 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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