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13/03/2017

Dénoncer les scandales: c'est bien, mais après?

ça suffit.pngLes scandales des sucrés de la politique qui font aujourd'hui la Une des médias et alimentent les réseaux sociaux n'auront aucune suite valable si nous ne pouvons tirer les leçons et surtout trouver les moyens de mettre en place des règles qui excluent le mélange entre la finance et le politique. Bien plus que de simples contrôles stricts sur les cumuls ou encore en chassant simplement les "pourris" du pouvoir, il faut arriver à fixer des règles qui établissent une étanchéité absolue entre intérêts privés et publics. Il faut une transparence totale vis-à-vis des mandats publics et privés de tous les mandataires politiques, mais aussi ceux d’entreprises où des fonds publics sont injectés, du plus petit au plus grand. Pierre Mertens, président du PTB, l'a encore bien expliqué ce matin sur la RTBF, en évoquant de nombreux exemples sur les confusions chez nous, mais aussi au niveau européens. Les grands moralisateurs des partis, retrouvant tout à coup une virginité, après avoir bien pratiqués le bordel, en seront-ils capables? Je le crains. La commission d'enquête aboutira sans doute à des conclusions et recommandations qui se traduiront par quelques petites lois ou décrets qui ne seront que de l'eau bénite jetée sur un système qui ne changera pas fondamentalement. Ne comptons pas trop sur un changement électoral pour le changement espéré. C'est dans des rapports de force entre l'establishment politique mais aussi financier et avec des propositions et impositions d'alternatives économiques, sociales et écologiques que nous arriverons à vaincre le système qui crée les "pourris".

10:57 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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