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29/03/2017

Le déshonneur politique

pions.pngLe ralliement de Valls à Macron est l'exemple même de l'opportunisme politique qui, sous prétexte d'intérêt général, ne vise que l'intérêt personnel. Les petites luttes internes dans un parti ne sont pas nouvelles. Les candidats à battre pour se faire une place se trouvent  plus sur votre liste que sur celles des dits adversaires. Les rivalités paraissent plus amicales, mais sont bien plus redoutables. Pour contrer les ambitions personnelles, il faut une discipline de parti basée sur ses valeurs, ce que semble avoir oublié Jean-Christophe Cambadélis, chef du PS français, en n'excluant pas du parti les élus socialistes qui ont parrainé la candidature d’Emmanuel Macron à la présidentielle, reniant ainsi leur engagement lors des primaires. A force de tergiverser et de vouloir sauver l'église au milieu du village, il n'y aura plus d'église! C'est que le PS français, tout comme le nôtre, s'est perdu dans un hollandisme dominé par la soumission capitaliste où les parvenus règnent en maître. Ce qui se passe en France est à mettre en parallèle avec ce qui se passe au PS chez nous, avec un Di Rupo qui n'emploie que des balayettes, sans oser exclure des hommes comme Moreau et toute sa constellation de mandataires liégeois tels que Gilles, Demeyer, Marcourt et consorts. C'est la danse de la procession d'Echternach où on avance de trois pas, pour reculer ensuite de deux. Et voilà qui amène logiquement des anciens marcheurs frondeurs, comme Happart. Rien d'étonnant alors de voir le succès du PTB, bien plus cohérent où la concurrence personnelle entre candidats actuels et potentiels n'existe pas encore, bien qu'il y ait risque dans une croissance qui ne serait pas maîtrisée. Quelques frondeurs individualistes en ont vite été exclus. Les débats démocratiques au sein d'un parti n'excluent pas une discipline collective autour d'un projet et de valeurs acceptés par ses membres. Nous ne sommes pas au bout de nos surprises en France. Le ralliement sans honneur de la parole donnée de Valls à Macron peut profiter à un autre homme sans honneur qu'est Fillon et à une autre femme qui n'en a pas plus qu'est Le Pen. A se demander aussi comment Hamon, lâché par les siens et sans vrais réactions de sa hiérarchie, ne jette pas l'éponge pour rallier Mélenchon. Mais la bataille des appareils, pourtant en panne,  dominera encore  aussi bien à gauche qu'à droite. Le sang impur des sillons de la marseillaise sera remplacé par celui des Fillon et Macron. Bien triste politique dont profiteront les masqués du pouvoir qui doivent bien rigoler de voir la cour de récréation et son bac-à-sable dans lequel s'agitent les pions de leur pouvoir!

10:49 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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