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17/05/2017

Renationaliser

poncelt.jpgE Philippe.jpgAssez étonnant de voir ceux qui défendent, comme le PTB, la renationalisation de grands leviers économiques et spécialement celui des énergies,  traités de communistes ringards et de marxistes.  La libéralisation, si chère à l'union européenne qui, en cette matière comme dans d'autres, nous impose de plus en plus un marché concurrentiel privé est un échec total. Nous en connaissons mieux aujourd'hui le prix.

Les dernières déclarations de J.P. Poncelet, ingénieur civil en physique nucléaire , ex Vice-Premier ministre et ministre de la Défense au sein du gouvernement Dehaene, puis ministre de l'Énergie en 1998 et qui  dirige aujourd’hui le lobby nucléaire européen Foratom, semblent ne pas avoir eu beaucoup d'écho, sinon quelques articles de presse.

On ne peut pourtant pas taxer cet homme de gauchiste! Et que dit-il? Dans sa Chronique d’une ambition énergétique manquée, il raconte les ratés européens autour du gaz, du nucléaire, des renouvelables. Il plaide pour la fin de la dérégulation du marché électrique qu'il a pourtant défendue: " J’ai vendu cette réforme de bonne foi, en affirmant qu’en dérégulant, il y aurait plus d’acteurs sur le marché. Donc plus de concurrence. Et des prix plus bas. Aujourd’hui, j’ai l’humilité de reconnaître que ça n’a pas marché. Le résultat, c’est qu’il y a moins de concurrence et que les prix ont augmenté. Sur ce marché illusoire, on vend à certaines heures de l’électricité à des prix négatifs. Autrement dit, certains sont prêts à payer pour qu’on achète leur électricité. Si ce n’est pas la preuve que cela dysfonctionne…"! Et de citer en exemple La Californie où a dérégulé totalement le marché. "Et ça a été la plus grande faillite de l’histoire des Etats-Unis. Mais il n’a pas fallu cinq ans pour réagir. Ils ont recréé une sorte de commission publique, et tout est géré par cette puissance publique, qui programme les investissements, qui détermine les tarifs, qui encourage les économies d’énergie…"!

Quand donc les partis traditionnels, à la suite des politiques menées en Europe par Junker et ses bandits, cesseront-ils de  défendre cette politique ? Ils nous entrainent droit dans le mur. Quand ils prétendent que la gauche radicale fait de l'opposition systématique sans présenter d'alternatives, ils mentent. Même Poncelet ose affirmer: "Ils n’ont pas encore viré leur cuti. La Commission est toujours dans l’idée que la solution au problème, c’est le marché. Et que si ça ne fonctionne pas encore bien, c’est qu’on n’a pas été assez loin dans le marché. C’est une erreur monumentale".

Reste à savoir si le nouveau premier ministre français, Edouard Philippe, ex directeur des affaires publiques au sein du groupe Areva, principalement actif dans le secteur nucléaire, où Poncelet a aussi été conseiller, puis directeur du développement durable et du progrès continu, sera du même avis que son ex collègue!

11:46 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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