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22/05/2017

Scandales à répétitions et action politique

ISPPC.jpgLe nouveau scandale au sein de l'intercommunale carolo ISPPC, précédé et certainement suivi de beaucoup d'autres, prouve encore les dérives qu'entraîne une gestion publique qui se colle à la libéralisation du marché. A cela s'ajoute toute une déviance du monde politique qui se sert au lieu de servir. Que de postes dans les intercommunales qui ne servent à rien ...Depuis des années, les partis traditionnels, singulièrement le PS mais pas seulement, créent des postes et envoient des mandataires dans des fonctions qui sont parfois créées de toutes pièces pour recaser tout une série de petits copains pour service rendu au parti!

Tous ces scandales devraient nous ramener aux fondamentaux de la vie publique. Il est indispensable pour les citoyens de bénéficier de toute une série de services qu'une commune ne peut organiser seule. C'est le cas d'un réseau de distribution d'eau ou d'électricité, mais de bien d'autres. Les pompiers, la police, le ramassage des ordures, l'entretien des voiries, la collecte et l'épuration des eaux usées, des infrastructures sportives comme les terrains de football ou les piscines, sans oublier les soins de santé avec les hôpitaux, les transports, etc. etc., sont des services indispensables aux habitants.

Or, que constatons-nous depuis que pas mal de ces services sont de plus en plus livrer à une entière ou partielle privatisation? Ils sont entrainés dans un système de compétitivité capitaliste où seul compte la rentabilité financière. L'usager devient un pion de profit. On ouvre ainsi la porte à des abus d'actionnaires et de management. L'argent collecté par les intercommunales pour améliorer ses services sont utilisés et investis dans d'autres secteurs d'activités vu comme plus rentables, même si à risque.

Moraliser et exiger un meilleur contrôle public des intercommunales sont indispensables, mais on arrivera qu'à une petite amélioration qui ne changera pas fondamentalement le système. Avoir des élus "propres", c'est bien mais insuffisant. Ce qu'il faut, c'est changer le système capitaliste qui canasse le politique et lui enlève tout pouvoir économique. La marche de manœuvre dans les budgets communaux reste terriblement étroite. Tant que nous sommes dans les dictats du monde la finance, aucune majorité, soit-elle de gauche ou de droite, ne pourra orienter véritablement une politique et devra se contenter de mettre de petits accents différents selon son appartenance.

La Gauche radicale, comme le PTB, doit donc se méfier d'entrer dans ce petit jeu. Ses électeurs doivent ne pas trop espérer d'un simple coup de balais pour chasser les "pourris". Quelques mandataires honnêtes de plus ne suffiront pas. C'est inverser le rapport de force entre les tenants de l'économie capitaliste et les tenants du politique qui est indispensable pour changer réellement le cours des choses et ne pas se contenter de petits sparadraps. Le combat sera long, mais vaut la peine d'être mené dans le quotidien, dans des mini-actions qui conscientisent les citoyens qu'ils doivent surtout s'engager eux-mêmes. Se contenter d'un vote, aussi révolutionnaire soit-il, ne changera rien de fondamental.

10:39 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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