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30/06/2017

Chevalier vert

nollet.pngska csc.jpgJe sais qu'il n'est pas de mise de confondre vie publique et vie privée. Et pourtant, que de fois Laurette Onkelinx est-elle visée par le fait d'être la femme de Marc Uyttendaele. Porte-t-on la même attention et sévérité à la compagne de Marc Nollet qui n'est autre que la secrétaire générale de la CSC, Marie-Hélène Ska? Vie privée évidemment, mais cette dernière avait tout même, en 2015, 15 mandats rémunérés auprès de parastataux!! Comme souvent, attention aux chevaliers blancs (ou dans ce cas vert)! Ceci montre, une fois de plus, la bulle que forment l'élite du pouvoir, bien trop éloignée de ce que vit au quotidien une grande majorité de citoyens qui peinent à boucler leurs fins de mois. Bien sûr, comme chantait Balavoine: " il ne suffit pas d'être pauvre pour être honnête" et l'argent n'endort pas nécessaire la tête, mais qui pourrait nier que bien souvent l'on finit par penser comme l'on vit !

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26/06/2017

Qui veut encore de Lutgen?

lutengen.pngLa politique est un monde sans pitié. Aujourd'hui Lutgen apparait comme le maudit qu'il faut pourtant courtiser. Son hypocrite coup d'éclat de laver plus blanc que blanc risque bien de laisser des traces indélébiles de trahison. Le remuant humaniste qui ne veut plus se scotcher au PS aura de fortes difficultés de retrouver partenaire après les élections, d'autant qu'il se retrouvera avec un minuscule parti dont l'appoint ne sera probablement plus suffisant pour former une quelconque majorité. Le sanglier des Ardennes devra se contenter du grand mais peu peuplé territoire de sa province où la tradition catho offre encore quelques électeurs à son parti. Il n'est même pas certain qu'un repli sur son fief bastognard soit couronné de succès lors des prochaines élections communales. Une lutte entre les deux frères semble bien engagée et le cartel d'une liste unique MR-PS a toutes les chances de lui ravir l'écharpe maïorale. Qui pleurera alors un homme humilié et répudié pour avoir joué au petit général-président intraitable? Les meilleurs divorces sont ceux qui se font à l'amiable et non ceux dictés par un quarteron de petits lieutenant de famille. Et puis, un divorce sans amant, c'est aussi absurde que de s'enivrer avec de la limonade! Mais qui a donc décidé ce putsch qui met le bordel dans les institutions régionales, si ce n'est exclusivement Lutgen et quelques petits adjudants chefs, comme Maxime Prévot ou Fonck? Un bureau politique pouvait-il démocratiquement prendre pareille décision? Qu'en pense la base du parti? Il faut dire évidemment qu'elle est de moins en moins peuplée. Les sections locales ne sont guère active et leur voix compte peu.

En simple observateur, nous pourrions finalement nous foutre de ce trublion humaniste. Mais les enjeux, eux, sont importants. Faire entrer le MR à la région, c'est confirmer le CETA, c'est remettre encore plus une portion du libéralisme qui nous fait tant de mal au fédéral. C'est faire le jeu des séparatistes flamands. Bref, ce bordel est le pire qui soit pour les travailleurs.

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23/06/2017

L'illusoire moralisation de la gouvernance politique

morale.jpgLe "dallas" de la politique belge n'en finit pas. Le voile est levé sur notre système de particratie devenu de plus en plus  mafieux. Des comportements à la Moreau, Gilles et Drion, pour ne citer qu'eux, sont à classer dans l'ignoble. Les faux chevaliers blancs ne cessent hypocritement de proclamer haut et fort qu'il faut que cela finisse. Secrètement, ce qui les tracasse essentiellement est sans doute ce qui risque encore d'être dénoncé et démasqué par la presse!

L'échafaud qui devrait permettre de couper des têtes ne changera en rien un système pourri de l'intérieur. Le bourreau Lutgen, faux repenti, n'est qu'un coup de bluff, comme d'ailleurs les autres qui le font patienter, de quoi donner l'illusion qu'ils ne courent pas après des postes qui rapportent gros.

Changement de majorité ou pas, rien ne changera si les partis continuent à calquer leur action sur la gestion privée, celle des "affaires". La contamination est à trouver là. Nous ne pouvons espérer moraliser la gouvernance politique tant qu’elle sera imbriquée dans un univers dominé par la financiarisation à outrance. Un monde où la morale est plus une tare qu’une qualité. Cette contamination s'est bien illustrée dans le kazakhgate. Et pourtant, la "colombe" Reynders, grand maître d'un monde dominé par la financiarisation à gogo, fin connaisseur ayant l'oreille des riches, plane toujours au-dessus de tout soupçon.

Quitter ce système réclame, bien plus que de changer de têtes et d'y mettre des gens honnêtes, car il y en a encore (bien que rares). Il ne faut pas espérer des partis, , un vrai renouvellement mettant fin au système engendreur de scandales.

Des propositions de comités citoyens et une création d'une assemblée constituante autre que parlementaire surgissent. Est-ce un rêve? En attendant, il n'y a à mes yeux que le danger, baptisé par les profiteurs de "péril rouge" qui pourra, grâce à sa pression constante et en phase avec les gens "d'en-bas" faire bouger vraiment les choses pour arriver enfin à une moralité politique. On voit déjà ce qu'a permis la montée dans les sondages du PTB.

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19/06/2017

CDH: Une bien piètre révolution de palais

lutegen ps.jpgAinsi, le faux-cul du curé Lutgen brandit la "pureté" de son église pour chercher des paroissiens dignes du pouvoir! Par pur calcul politicien, alors qu'ayant aussi péché avec le MR dans les affaires Publifin, le cdh, lui aussi sur la pente de la défaite, tente de se remettre d'une mort annoncée par une résurrection qui risque bien d'ailleurs de le maintenir au tombeau. Son annonce explosive ressemble fort à un pétard mouillé. Pas dit d'ailleurs que sa tentative ne se retourne contre lui et que ce parti oscillant tantôt à droite, tantôt à gauche ne se retrouve finalement dans l'opposition, lui qui aime tant les portefeuilles ministériels. Le succès annoncé du PTB n'est évidemment pas absent de la décision d'un président préférant la droite, sauf pour son frère à Bastogne. Voir un PS courir derrière le PTB n'est pas de son goût. "Diriger avec le MR du Kazakhgate plutôt qu'avec le PS du Samusocial", s'avère risible, déclare justement R. Hedebouw.

Qui va croire à une vraie volonté de bonne gouvernance dans ce qui n'est qu'une magouille politicienne de plus? Ni le but de la bonne gouvernance ni celui but de développer une politique davantage marquée à droite ne sont les véritables objectifs. Il ne s'agit qu'un simple calcul électoraliste pour se sauver d'une agonie qui risque bien, je l'espère, de s'accélérer, par cette fausse révolution de palais.

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18/06/2017

L'abstentionnisme, grand vainqueur des élections en France

Législatives-2017.jpgL'abstentionnisme a gagné en France et il gagnerait probablement aussi en Belgique si le vote n'y était pas obligatoire. "A quoi bon?", se dit la majorité des gens. Ils ont sans doute raison. Trois petits mots qui éclairent le rejet des politiciens qui les ont trop déçus et estimés "tous les mêmes", avec en prime aujourd'hui: " tous pourris". S'il n'y avait pas chez nous le PTB, je crois que je n'irai plus voter, car vraiment marre et lassé de toutes ces logiques d’appareil qui prédéfinissent des choix qui n'en sont plus. On nous propose finalement la même soupe, légèrement assaisonnée de gauche ou de droite. Elle ne change en rien sa composition néo-libérale qui nous la rend indigeste depuis des décennies. L'espoir des Français sera certainement vite déçu, car Macron et son mouvement ont simplement réussi à faire croire à du neuf avec de l'ancien. Choisir des visages inconnus et novices ou des anciens qui se disent nos représentants alors qu’on les voit à peine un mois avant les élections sur les marchés ne va pas changer la donne. Nous le constatons encore chez nous, avec les scandales. Les politiques restent irrémédiablement sourds et tout se décide sans nous, sans entendre l’opposition à ce système qui broie les plus fragiles, ponctionne les classes moyennes et favorise les plus riches. La politique n'est plus qu'un grand show. Aucun débat d’idées, aucun projet de société.

Finalement Macron a désintéressé de la politique une large majorité de citoyens. Mélenchon a tenté le contraire. Il y a réussi au premier tour des présidentielles et puis a perdu. La France insoumise aux législatives, c’était perdu d’avance. Dans tous les cas, c’est maintenant dans la rue que tout se jouera.

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16/06/2017

Recyclage vert: Isabelle Durant

durant.jpgL’ex-vice-Première ministre Ecolo, Isabelle Durant, quitte la politique et devient Secrétaire générale adjointe de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced). "A ce poste, on donne de l’analyse et de l’expertise sans prendre position. On n’est pas là pour dire ce qui est bien ou mal, mais pour outiller tous ceux qui négocient et ceux qui manquent d’arguments. Se mettre au service de ceux qui sont parfois les dindons de la farce, je trouve ça intéressant et je le ferai avec beaucoup d’enthousiasme." déclare-t-elle. Très bien, voilà encore un beau recyclage politique qui a fait l'unanimité des partis politiques (c'est dire l'importance du poste…). On ignore le salaire, mais, cela ne doit pas être minable. A vrai dire, je ne connaissais pas cette "Conférence" dépendante des Nations-Unies et ayant son siège à Genève. Encore, me semble-t-il, un grand bidule où se "reclassent" quelques politiciens! Des grandes messes honorables, certes, mais dont on peut douter de l'efficacité réelle pour le coût consacré à son financement. Des "machins" d'expertises qui donnent droit à de bons rapports qui dorment vite dans les tiroirs. J'ai lu que cette Conférence, par exemple, s'était prononcée contre l'austérité… Enfin soit. Voilà l'écolo avec un bel enterrement de première classe et avec un salaire qui sera supérieur probablement à celui de députée, avec un petit supplément comme Administratrice du Cimetière multiconfessionnel de la Région de Bruxelles-Capitale ( oui, oui). Ah, ces faiseurs et faiseuses de morale!!! Ce sont qui encore les dindons de la farce??

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11/06/2017

La victoire du "dégagisme" et celle de l'abstention

Elections-Législatives-2017.jpgMon opinion " à chaud" est probablement trop simpliste pour être "vrai", mais il n'empêche qu'elle relève, me semble-t-il,  d'un bon sens en l'absence d'une étude plus affinée. De ce premier tour, on peut en tout cas contaster une abstention record. Celle-ci serait-elle le signe d'une prise de conscience d'un majorité que finalement les élections ne changent pas grand-chose à la politique menée deuis des décennies? Que l'alternance entre gauche-droite ne réforme en rien la vie quotidienne des travailleurs? Les 50 % des votants ont voté, eux, en majorité, du moins selon moi, non sur le programme de Macron, mais simplement par contestation des partis traditionnels et le souhait de voir les vieilles et indéboulonnables têtes dégager. Hélas, leur désir de voir changer réellement le système et l'application d'une nouvelle politique risque bien d'être vite déçu. Les nouveaux talents et têtes ne suffiront pas à faire barrage au système réel qui veut que tous les leviers économiques et sociaux appartiennent aux lobbys financiers. La victoire de Macron a été prodigieusement orchestrée par le capitalisme. Faire évoluer ou mieux contrôler celui-ci relève de l'illusion la plus totale. La séquence électorale sous le signe du " dégagisme" et de l'abstention ne changera en rien le modèle d'une Europe de l'austérité et de l'injustice sociale et fiscale. Les travailleurs seront encore et toujours cocufiés. Le socialisme  se meurt en France et sera sans doute suivi par le PS belge. Le libéralisme bien masqué en pluralisme de "sensibilités" sera, je l'espère, éphémère. En tout cas, une gauche qui a quitté le combat anticapitaliste ne réapparaitre pas de sitôt.

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Après les intercommunales, les asbl...

samu.jpgLa boîte à Pandore est ouverte. L'affaire du Samusocial révèle l'opacité des asbl para communales qui échappent à un vrai contrôle public démocratique. Elles sont nombreuses et de tout type. Devenues des fiefs de partis politiques, et pas seulement du PS, elles sont des lieux de consolations pour des petits mandataires élus ou non, mais aussi des centres de clientélisme particratique bien organisés. Les différents ministères, les provinces et communes octroient des subsides à de nombreux opérateurs culturels, sportifs, sociaux et d'éducation permanente de Bruxelles et de Wallonie. Chaque grand parti a d'ailleurs "son" organisation et je pense à "L'arc" pour le cdh, au PAC pour le PS ou encore la Besace pour le MR. Pour gérer avec succès votre organisation sociale, culturelle, sportive ou autres, vaut mieux avoir les "bonnes grâces" d'un parti… Les quelques scandales actuels et ceux qui vont probablement suivre ne suffiront pas à détruire un système ancien bien huilé.

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07/06/2017

Un bilan " perte et profit" presque clôturé pour Mélenchon

Jean-Luc_Melenchon-3.jpgLa "macronmania" donnera très probablement au parti du nouveau président la majorité absolue, à moins qu'une grosse surprise n'intervienne. Il semblerait même que Macron s'inquiète d'un score trop important qui exigerait un "encadrement" fort de députés novices pour éviter le foutoir! J.L. Mélenchon et ses insoumis représenteront, peut-être, la seule véritable opposition à la politique qui se veut prometteuse (mais de quoi?) du nouveau monarque de la France. Reste à voir le nombre de sièges obtenus. Mais de toute façon, entre soutien vigilant et opposition constructive des girouettes du PS et des Républicains, il ne restera que les Insoumls pour combattre le libéralisme de "En marche". Dans le dernier baromètre Ifop-Paris Match, son parti incarne «le mieux» l'opposition aux yeux de 39% français, dix points devant celui de Marine Le Pen, et distançant largement Les Républicains (23%). Même ce qu'il reste de sympathisants PS voit en lui un meilleur opposant à Emmanuel Macron que leur propre parti (40% contre 35%).

Voilà un combat gagné, mais ce n'est pas une victoire face à son succès lors de la présidentielle. Si son "ni, ni" face au Front National ne lui a pas fait perdre la confiance d'une gauche convaincue, elle lui a fait perdre un nombre important d'électeurs hésitants entre gauche et centre. Puis, il y a aussi la personnalité du patron des Insoumis. Si chacun lui reconnait son éloquence, sa culture, son honnêteté, sa façon de coller aux problèmes du quotidien des Français, il a opté er repris après sa défaite un ton revanchard, aigri, excessif, cassant, s'éloignant ainsi de sa ligne bienveillante et rassurante de candidat à la présidentielle. En découdre avec le gagnant apparait trop et fait oublier la lutte bien plus fondamentale des conséquences redoutée de la politique libérale. Il a aussi lancé des polémiques inutiles, comme celle sur ses accusations sur la responsabilité de Bernard Cazeneuve dans la mort de Rémi Fraisse. S'enfermer dans l'excès et les invectives n'est jamais bon, ni en politique, ni ailleurs…

En obtenant probablement entre 20 et 30 députés à l'Assemblée, Mélenchon devra pour incarner une véritable alternative redonner le goût du combat dans la rue et dans les mouvements sociaux structurés ou non. Le changement de politique par les seules urnes n'a jamais réussi. Il revient à la France Insoumise de poursuivre la dynamique dont elle a pu faire preuve durant ces dernières élections. Il faudra continuer à convaincre et à mobiliser les moins intéressés à la politique qui sont souvent les plus jeunes et les plus modestes. Sans cela, FN, PS et LR moribonds, retrouveront vigueur et tout recommencera comme avant.

 

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04/06/2017

L'épouvantable marxisme

marx.jpgLe PTB qui n'a pas peur de se revendiquer du marxisme, tout en ayant le vent en poupe, ne cesse d'être, sur cette base, l'objet de diabolisation de tous les autres partis. Mais qu'est-ce qui peut tant effrayer la classe politique qui agite l'épouvantail de la vision marxiste? Pendant longtemps pourtant, l’idéologie marxiste a dominé la réflexion dans les universités. Aujourd'hui, ses détracteurs, dont la majorité n'en connait même pas la véritable teneur, ne font qu'agiter ce qui pour eux est une forme de totalitarisme ayant engendré les camps de travail russes ou chinois et régit encore la Corée du Nord. S'il peut être salutaire de dénoncer l'échec des communismes soviétique, coréen et chinois, cela ne suffit pas pour éclairer les différents et principaux thèmes actuels de propositions basées sur ce qui demeure une véritable alternative au capitalisme dont on connait ,plus que jamais, les dégâts.

Pourquoi sommes-nous si loin d'une unité de la gauche que nous retrouvions en France, au cours des années 1970-80, dans un programme commun de gouvernement visant vraiment à rompre avec le capitalisme? Sans doute, parce les anciens "gauchistes" ont fait carrière et prônent souvent maintenant un libéralisme dit social. La "realpolitik" a fait disparaître une réelle vision de société. Les socialistes n'osent plus parler de "changer la vie" avec un gouvernement de gauche. Ils se contentent de leur slogan devenu éculé: "avec nous, c'est moins pire, car nous sommes des responsables"!

Un peu de sérieux. Osons quitter la caricature. S'inspirer de Marx, en dehors même de toute idéologie, est d'abord trouver une conception sur la nature, l'homme, l'histoire et l'économie se renforçant les unes les autres. Cette conception n'est certainement pas une vérité absolue. La ramener exclusivement à des conditions économiques faisant le moteur de l'évolution sociale, indépendamment de la volonté humaine, est un raccourci à nuancer. Si tout réduire à des conditions matérielles n'est pas entièrement vrai, il n'empêche que le "je finis par penser comme je vis matériellement" contient une grande part de vérité qui régit non seulement la personne mais aussi les rapports sociaux ainsi que les institutions politiques. Il suffit pour s'en convaincre de voir la mise en lumière de tous les scandales actuels touchant le monde politique et son fonctionnement lié au profit.

Prendre comme exemple Staline et Mao-Tsé-toung ou encore l'actuel Kim Jong-Un qui ont pu justifier le massacre de dizaines de millions de personnes pour nier le côté humaniste des discours communistes et affirmer qu'il n'y a rien dans la philosophie marxiste qui permette de fonder la dignité et les droits de l'homme, si ce n'est sa participation au travail social et son utilité dans le processus révolutionnaire, est une malhonnêteté ou une ignorance intellectuelle. Par contre, ce qui me semble évident, est que ce respect des libertés et droits de l'homme ne peut vraiment s'établir dans une espèce de compromis mou entre la bourgeoisie, l'oligarchie financière et politique et la masse populaire. La majorité du peuple se retrouve alors, de fait, dans une subordination à cette "élite". Le communisme actuel qui dénonce, avec raison, toute la manipulation des médias et de lobbys, ne met pas pour autant dans son programme la suppression de toutes les libertés fondamentales, comme la liberté de la presse, d'association, d'opinions, etc…Il veut simplement inverser le rapport de force qu'il considère, comme moi et beaucoup d'autres militants, indispensable.

Qui peut nier aujourd'hui que dans les pays capitalistes avancés, l'on a assisté à la formation de grandes entreprises multinationales, dont le capital est concentré entre les mains de quelques grands capitalistes? Et qu'on ne me dise pas que parce qu'une très petite partie des travailleurs achètent des actions, ils deviendraient des "capitalistes" puisqu'ils reçoivent des dividendes! Qui peut aussi nier que la faillite, au cours des dernières décennies, d'un bon nombre de petites et moyennes entreprises a considérablement augmenté? Et qu'on ne vienne pas dire que le nombre croissant de petites start-ups va compenser cela. On constatera qu'avec le développement du capitalisme, le capital ne s'est pas dispersé, popularisé, mais reste plutôt bien concentré dans le maintien ou un renouvellement accéléré des grandes fortunes. Tout ceci répond, contrairement à ceux qui veulent le nier parce qu'ils sont des nantis du système, aux prévisions de Marx. Il n'a pas eu raison sur tout. Lui- même a évolué dans ses analyses et théories. Il n'en demeure pas moins un visionnaire important sur lequel peut s'alimenter aujourd'hui une réflexion et une action politique.    

En conclusion, malgré ces différentes évolutions, révisions et contradictions apportées à la théorie originale, les marxistes continuent une approche pertinente et réaliste de l'histoire passée et présente. Alors, en quoi avoir peur de cette référence? Sinon chez celles et ceux qui se sont convertis à un système qui les privilégie dans le confort de leur égo, de leurs privilèges et de leur portefeuille.

 

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