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24/07/2017

Reconfigurer l'espace politique

gauche drite.jpgLes petits jeux politiciens auxquels nous assistons, une fois encore, aujourd'hui, ne feront que changer une image. Nous sommes loin du changement auquel une large majorité de la population aspire et exprime dans un "dégagisme" des partis traditionnels. Si la course à la soupe du CDH et du MR s'avère aussi amère que celle servie par un PS en perte de repères, les tentatives louables de Défi et Ecolo n'aboutiront qu'à une gouvernance un peu plus éthique, mais sans vrai changement du système opportuniste porté par des politiques au service des vrais gouvernants que sont le monde de la finance, des banques et de leurs acolytes capitalistes. La nouvelle mouvance politique à la Macron consistant à faire croire à un non clivage d'une gauche et d'une droite ne peut mener qu'à confirmer la vieille recette libérale. Sans nier l'apport d'un libéralisme et socialisme culturels unis sur des droits individuels, comme celui du droit des femmes, de l'avortement, des homosexuels, il n'en demeure pas moins des clivages économiques, environnementaux et sociaux indestructibles. Vouloir les "lisser" relève d'un cocufiage des électeurs. Les alliances entre les partis de gauche et de droite mènent à des compromis imbuvables. Le "centrisme" étiqueté social-démocratie est la plus grande arnaque capitaliste. C'est pourtant celle menée par tous les partis traditionnels qui jouent en permanence un renouveau dans la plus grande ambiguïté déguisée en complexité économique réaliste pour attaquer la radicalité dite populiste. Il n'y a pas de nouvelle gauche, pas plus que de nouvelle droite ou de vrai centre. Toutes les tentatives de ralliement ne sont que des leurres plus ou moins bien construits. Les vrais gauches européennes seront la seule alternative. Elles sont en chantier, avec le danger d'accident comme on l'a vu en Grèce. Loin d'une vraie victoire, elles doivent résister à ne point tomber dans l'équivoque d'avoir un pied dans le néo-libéralisme et l'autre dans un néo-communisme. Le changement n'interviendra que dans un vrai renversement des forces en présence. Sans celui-ci les alliances, où la marche de manœuvre demeure trop étroite, mettront les gauches dans l'impossibilité de concrétiser les espoirs qu’elles font naître et les classeront dans le "tous les mêmes"! Comme vu ailleurs, les mécontentements populaires, ne peuvent se contenter de stratégies électoralistes. Le PTB qui capte et relaye bien la révolte d'un grand nombre de citoyens au vu des scandales incessants aurait tort de ne s'en servir que comme propagande électorale en vue des horizons électoraux de 2018 et 2019. La longueur d'avance que ce parti semble prendre sera difficile à tenir après élections, avec une probable division entre les tenants d'une participation au pouvoir et ceux du maintien d'une opposition forte. La seule option pour reconstruire un nouvel espace politique sera celle de tenir son objectif d'inverser les rapports de forces, non seulement au sein des institutions législatives et exécutives, mais au sein de toutes organisations où le profit règne en maître et met à mal le bien-être des travailleurs les menaçant de précarité, de pauvreté à la sauce allemande. C'est dans cet espoir de vrai changement et non de stratégie équivoque et intéressée que je continue à soutenir et à m'engager en simple camarade dans ce parti.

08:58 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

je ne parvient plus a recevoir mes message

Écrit par : ripet jose | 24/07/2017

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