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30/08/2017

Le CDH sur la voie du MR

MR CDH.jpgQuand, pour ceux qui ont un certain âge et de la mémoire, Gérard Deprez, ex président PSC, a claqué la porte de son parti, sous la nouvelle présidence de Nothomb, il y avait à la fois une vengeance pour le baron qu'il ne voulait pas voir à la tête, mais aussi une vision politique à plus long terme. Son mouvement MCC est et restera un nain politique inconnu du grand public. Vite absorbé par le MR, il a pu assurer à Deprez et quelques-uns de ses fidèles des mandats confortables. Mais au-delà de la petite histoire, Deprez a eu raison trop tôt. Ce qui se passe au sein de son ex parti semble bien se dessiner aujourd'hui dans ce qu'il avait imaginé. Le CDH de Milquet, pourtant adulée comme personne par Deprez, est mort. La madame NON, alliée au PS, se fait assassiner par son poulain bastognard. La brillante juriste qui aurait pu être happée aussi bien par le PS que le PSC de l'époque devra faire son deuil de l'aile gauche de son parti où le poids des organisations ouvrières, telles que la JOC et le MOC, la CSC, Vie féminine s'est réduit à peau de chagrin. Sans compter les directions des écoles catholiques qui se retrouvent à droite, tandis que les enseignants ont viré vers la gauche et Ecolo.

Le MR vient de tout gagné avec le coup de poker de Lutgen. L'échec à Bruxelles et en Communauté française est peu de chose sur le tableau de chasse des bleus. A moyen terme, la future alliance MR-NVA-CDH se dessine. Un CDH tellement affaibli qu'il n'aura plus que le choix fait jadis par Deprez. Dans un premier temps une alliance au sein du MR, à l'image du MCC, avant la fusion totale. Je vois bien Lutgen se débiner de sa présidence catastrophique par un mandat de vice-premier au fédéral en 2019.

Tout ceci reste évidemment supputation car en politique tout peut vite évoluer et les retournements de vestes sont fréquents. Et puis, espérons des électeurs lucides qui auront pris conscience de la boîte à crabes que sont les partis traditionnels que nous payons pourtant au prix du homard!

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27/08/2017

Qu’est-ce que le peuple ?

peuple25.jpgBizarre toujours d'entendre la plupart de nos représentants politiques s'en prendre au populisme. Vrai que chez eux, la notion de peuple les gêne. Ce peuple n'aurait pas conscience de la complexité de leur tâche. Nous les entendrons même parler, mais en cercle privé, de "populace". Il n'y aurait donc qu'une oligarchie capable d'exercer le pouvoir? Ces mêmes représentants ne cessent pourtant de courir aux kermesses aux saucisses, concerts pops et autres ou émissions médiatiques pour se rendre populaires auprès d'une classe qu'au fond d'eux ils méprisent. J'entendais encore hier le polémiste exécrable de Zémour nier l'existence même du peuple! C'est que c'est redevenu à la mode. Au fond ces gens nient l’existence de l’intérêt commun et de la volonté  générale. Cette négation est la base même du capitalisme et du libéralisme. Et bien non, le peuple existe bien! C'est justement l’ensemble des citoyens sur qui le pouvoir est exercé par une oligarchie qui exclut des prérogatives politiques ceux qui vivent modestement ou dans la pauvreté, travaillent manuellement, n'ont pas faits de grandes études. Le peuple exploité et misérable se rencontre tous les jours. Mais il est aussi un peuple qui se manifeste chaque jour par un esprit de solidarité, de communauté dans des élans collectifs citoyens. De nombreux hommes et femmes qui réalisent en actes la conscience du peuple, sa solidarité pour les valeurs de fraternité et d'égalité. Et ce peuple est universel. Il n'est pas obsolète ou irréel. Il s'observe chaque jour, même s'il n'est pas aussi médiatisé que l'oligarchie qui pavoise dans les salons dorés du pouvoir. Mais c'est la crainte de voir grandir cet esprit, cette conscience même de la citoyenneté et de la communauté. Voilà ce que ce pouvoir oligarchique cherche à détruire par une manipulation qui crie au populisme.

Alors, vive le peuple!

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22/08/2017

Le PS met de côté la lutte des classes

conquête.jpgLe bureau du PS lance la phase finale du Chantier des idées. Deux débats idéologiques se détachent : écosocialisme, et réécriture de la Charte de Quaregnon. Exit le mot « classe »…

Voilà qui est clair. Le PS pour se moderniser fait table rase de ce qui a permis à des millions de crèves-misère d'accéder à une vie plus confortable. Renier le passé en se disant que le présent est bien autre serait pardonnable, mais nier la situation que nous vivons avec parmi les catégories populaires, le chômage et la dégradation des conditions d’emploi qui ont fait renaître un nouveau sous-prolétariat est indigne du socialisme. Nier l'augmentation du différentiel entre riches et travailleurs au bas de l'échelle sociale, mais aussi de toute une classe moyenne de petits indépendants menacés par la main très visible des multinationales; nier la précarité d'ouvriers, d'employés , marqués par la précarité croissante de leurs statuts, d’intérims, de contrats aidés ou de temps partiels subis, prouve un PS complètement coupé de sa base.

Le PS, mais on le savait, est entré de plein de pieds dans le capitalisme. Il a rejoint la nouvelle bourgeoisie à la santé éclatante qui prétend que la classe ouvrière a disparu et que par conséquence tout son mouvement de mobilisation syndicale est dépassé. Normal alors de défendre la thèse d’une disparition des classes. Le PS ne sort pas de sa nouvelle appartenance à une espèce de "moyennisation" qui a brouillé les frontières de classes. Normal, Magnette trouve le marxisme dépassé! Normal quand la lutte des classes est remplacée par la lutte des places. Normal quand on s'est coltiné avec des libéraux pour qui les classes populaires ou moyennes ont des opportunités de promotion sociale individuelle (massification scolaire, système qui s’efforce d’être méritocratique, mobilité sociale structurelle vers les catégories en expansion: cadres, professions intermédiaires, employés et métiers jugés moins difficiles physiquement que le travail en usine.

Et pourtant, n'en déplaise aux dirigeants du PS, la lutte des classes demeure pertinente pour analyser les conflits actuels et mener les combats nécessaires aux nouvelles inégalités qui se manifestent. La vision marxiste reste valide, car la bourgeoisie domine toujours la société, grâce à ses ressources économiques mais aussi culturelles. Le renforcement des inégalités et le développement de la pauvreté et de la précarité redonnent de l’actualité à cette analyse.

Le Ps continue à vivre dans sa bulle de mandataires qui pensent à la manière dont ils vivent avec leur gras salaire et les relations de copinages avec une bourgeoisie de hauts fonctionnaires, d'affairistes ou d'une minorité de sympathisants ayant réussis l'ascension sociale.

Di Rupo n'est au fond qu'un bas stratège qui n'a comme objectif que la reconquête du pouvoir. "Ecosocialisme"? Mais non, il s'en fout de l'écologie, comme du socialisme. Il s'agit, avant tout, de récupérer les suffrages des anciens électeurs du PS qui sont passés chez écolo et d'y ajouter quelques électeurs mécontents de la volte-face de Lutgen. Et, il faut surtout récupérer les futurs électeurs du PTB en offrant une image rassurante d'un PS "charitable" et pensant non plus à la classe ouvrière, mais aux petits défavorisés du système libéral. Rentre chez toi Elio.

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18/08/2017

Je suis fatigué de toute cette violence

je suis fatigué.jpgPlein le Q des violons médiatiques qui font pleurer pour n'évoquer que l'émotion ou la révolte facile. Ils se gardent bien de nous informer vraiment sur les enjeux réelles que cache la boucherie dénoncée par certains "grands" qui l'alimentent. Car qui crée des complicités, des connivences avec des dirigeants de pays qui jouent des doubles jeux? Exigeons un rapport au monde autre que celui que nous impose le capitalisme. Les événements barbares auxquels nous sommes confrontés depuis quelques années n'est pas qu'une question de fous de Dieu. La barbarie  de l’Etat Islamique (Daech, Boko Haram, et d’autres) c’est plus qu'un acte de violence: il s’agit pour ses adeptes de détruire la scène même de notre civilisation. Une civilisation qui les humilie, entre autre, dans sa course au pétrole par des ingérences américaines dans des guerres comme celles du Golfe, d'Iraq,  de Syrie, etc. C'est aussi l'humiliation de nos pays envers des musulmans traités de racaille et accusés de venir bouffer notre pain, alors qu'établis dans nos pays depuis des décennies.

Loin de moi l'intention de justifier, voire même d'excuser la barbarie en réponse à nos lacunes mais d'au moins faire réfléchir celles et ceux qui, ne laissant parler que leur émotion, en arrivent à des commentaires imbéciles et simplistes du style" faut les pendre et les enterrer dans des peaux de porcs". La réponse par la violence deviendrait-elle aussi barbare que celle dénoncée?

Je suis fatigué de voir notre monde si cruel, si manipulé. Un peu de recul durant quelques jours fera du bien! Mais je reviendrai!

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17/08/2017

Les nouvelles dames patronnesses

Bibi.jpgmathide1.jpgQuelle étrange affaire " people" que celle des dites" premières dames" épouses de présidents. Nous avions déjà droit à des altesses patronnesses et princières dans une espèce d'obligation d'organiser, comme chantait Brel, leurs largesses selon ce que disait duc d´Elbeuf : "C´t avec du vieux qu´on fait du neuf". Mais si nous n'en sommes plus au tricot tout en couleur qui permet de reconnaître ses pauvres à soi, le mode opérationnel de ces grandes dames, couronnées ou non, reste identique. La lutte pour les pauvres obèses pour Michelle Obama, les pièces jeunes pour les petits hospitalisés de Madame Chirac, les handicapés de mines pour Diana, et tutti quanti. Madame Macron va aussi bientôt dévoiler sa cible privilégiée des malheureux de l'existence.

Sous des aspects bien sympathiques de cette charité de toutes ces éminentes nouvelles dames patronnesses, comment ne pas, pour le moins, rigoler? Pourquoi ne pas plutôt leur conseiller d'être des égéries permanentes de leur bien-aimé pour que ceux-ci s'attaquent véritablement à ce qui crée la pauvreté, le manque de soins de santé, l'injustice sociale? Robes de gala, diadèmes ou paillettes ou tirettes pour Bibi pourront, certes, enrichir actionnaires Vuitton ou maison Natan, mais laisseront les cons et sans dents dans la misère de leur chaumière.

Mais le peuple, toujours amusé, passionné et abusé par les commentaires vaselinés genre cul de poule de haute-cour à la Bern, Closer, Gala ou "place royale", continuera son admiration en taisant une nécessaire révolution. Triste, triste… Il revient aux plus "conscients" de faire chuter l'audimat des belles dames propriétaires ou locataires de palais et de crier qu'elles ne détiennent  démocratiquement aucun rôle public à jouer. "Bonne" naissance ou alliance ne confère un droit à s'approprier des moyens publics pour faire de la charité royale ou républicaine.

Et si " Et un point à l´envers et un point à l´endroit, un point pour saint Joseph, un point pour saint Thomas" est dépassé et obsolète, le remplacer par les aiguilles de tricot pour saint Macron ou saint Philippe est aussi hypocrite que les largesses des patronnesses d'autrefois. Amen.

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11/08/2017

De Wever: Lion ou Caniche?

dewever.jpgL'apparent choix de Bart DeWever de la défense d'une Flandre indépendante est au fond bien moins grave que les choix économiques et de société de ce maître chanteur de première. Que serait ce-dernier dans l'Europe avec son petit territoire de Flandre? Le lion se métamorphoserait vite en petit caniche. Idem dans le cas d'un rattachement aux Pays-Bas, comme d'ailleurs une Wallonie rattachée à la France. Le lion ne tient sa force que dans son chantage identitaire. Le jour où celui-ci réussirait, le bourgmestre d'Anvers n'aurait plus le pouvoir acquis dans un pays devenu aujourd'hui une jungle institutionnelle où règne la peur de voir le sud transformé en désert.

Profitant de cette situation, le président de la NVA installe son dictat de politique droitière. Les tendances et événements sociaux le préoccupant sont bien éloignés des scandales et turpitudes mis au grand jour dans une opinion publique en faisant ses choux gras. L'homme au dix-sept mandants a d'autres priorités. Sa marionnette Michel I se charge de les appliquer. L'accent sur l'esprit communautaire n'est que théoriquement mis au frigo. Mais il y a surtout la pression mise en place pour gagner une politique socio-économique faisant la part belle à l'économie de marché où l'Etat ne joue qu'un rôle minimum de régulateur entre les plus faibles, les plus démunis, une petite classe moyenne et les plus nantis. Juste un filet de sécurité pour éviter la révolution! Le lion qui se déguise en mouton ne fait aucun doute. La N-VA est "tout à droite" à la fois sur le plan social et économique: il y a l'élite et puis les autres. La N-VA est devenue le grand parti de l’establishment belge.

La pratique gouvernementale de la NVA prouve que derrière son discours lissé et démocratique, se cache bien un parti de droite, avec un esprit raciste qu'il nie mais exécute dans les faits et actions de ses ministres. Nous l'avons encore constaté dernièrement avec Zuhal Demir mise en exergue dans leur programme comme une citoyenne flamande qui ne reniait pas sa propre identité!! C'est raté! Faudra revoir l'exemple du programme.

Le lion a bien envahi sa chasse flamande et se réjouit maintenant de la voir s'agrandir, grâce à son ex-ennemi Lutgen, sur le sol wallon, avec l'exclusion du PS.

Le cynisme de ce parti carnivore, appâtant son gibier en présentant un programme modéré suscitant l’adhésion d’un maximum de mouton bêlant un nationalisme et individualisme, pourtant mortels, a, non seulement consolider sa chasse, en occupant les postes clés et en se servant d’un large réseau d’obligés du parti, mais continue de l'agrandir avec la bénédiction du piètre sanglier des Ardennes.

Reste à espérer la percée du PTB, devenu la cible maintenant première en terre flandrienne,  du grand stratège De Wever.

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07/08/2017

Les mouvances idéologiques

jaurès.jpgAlors que certains se plaisent à enfermer le PTB  à travers une idéologie communiste qui ne s'est pourtant jamais figée et a connu bien des succès, défaites et déboires, la mémoire semble bien plus faible lorsqu'il s'agit de regarder l'évolution des partis dits traditionnels dans notre pays.

Que d'évolutions entre catholiques, libéraux et socialistes depuis l'indépendance de la Belgique! Le coup de Lutgen de s'allier avec les libéraux n'a rien de neuf dans cette longue histoire. Les divorces et alliances se sont égrainés au fil d'opportunités diverses d'être au pouvoir dans un régime de la représentation proportionnelle qui, elle aussi, a subi bien des modifications. Les tactiques électorales, des plus dures aux plus souples primèrent souvent sur les principes fondateurs. Si la droite et la gauche interrompirent parfois leurs querelles, et bien avant Di Rupo, elles menèrent l'une contre l'autre une lutte constante.

Aux amateurs de lire ou relire cette histoire. Ce que perso j'en retiens est que la Belgique reste ce qu’elle était devenue en 1893 : une démocratie à prédominance de petite bourgeoisie et de l’élément rural.

Les victoires obtenues par la classe ouvrière ne se sont pas jouées au Parlement. La structure de l’Etat et ses moyens financiers, complètement restructurés par une régionalisation n'intéressant que peu de citoyens, ne servent qu'à diviser les couches populaires. L’histoire des Belges présente indubitablement certaines périodes de cohésion d’ensemble suffisamment forte pour que Wallons et Flamands se soient battus côte à côte au cours de ses épisodes les plus dramatiques.

J'ose encore espérer une cohésion retrouvée pour le combat à mener pour la survie d'une sécurité sociale juste et une solidarité pour maintenir des services publics forts.

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04/08/2017

L'orange bleue lave plus blanc

lessiveuse.pngLa nouvelle machine à lessiver fait entendre son tambour pour nous annoncer qu'après quelques petits tours, le linge politique sera plus blanc. Parfait, l'intention est louable. Je crains cependant que le linge qui va en sortir laisse encore quelques vilaines tâches. Bonne mesure que celle qui va interdire à un ministre d'engager dans son cabinet un parent jusqu’au deuxième degré. Rien ne l'empêchera cependant de le faire engager par son collègue. Quand on sait que l'épouse, la sœur et la belle-sœur de Pierre-Yves Jeholet, nouveau défenseur du dash bleu travaillent à la province (une sœur qui a été la cheffe de cabinet de Georges Pire, ex député provincial et cheville ouvrière du système Publifin) on peut se poser la question de l'efficacité de la poudre!

Diminuer de 10% le salaire des ministres, c'est bien, mais encore peu. La réduction du parc automobile des cabinets, voilà aussi une bonne chose que le maître actuel de la blanchisserie a vu en 3 minutes qu'il était trop important, alors que ceux qui avaient débranché la prise, n'avaient, eux, rien vu. Mais le fait de la rebrancher, va aussi amener quelques voitures électriques. Voilà qui va sauver la planète Elysette!

Pour ce qui est tout de même l'essentiel: le budget, là on va attendre le technicien de la Cour des comptes, pour voir ce qui est encore possible pour faire tourner la nouvelle lessiveuse. A croire donc qu'il faut un inventaire le plus exhaustif possible de l'ancienne qui tournait donc dans le vide?

Un peu de sérieux svp. Nous, nous savons que la nouvelle marque orange bleu va simplement encore lessiver ceux qui ont le moins de linge et le meilleur marché. Que les 10% en moins de salaire de Borsus ne l'empêcheront pas de payer sa nouvelle et luxueuse résidence de Marche; que le bourgmestre empêché de Herve ne devra pas demander aumône à sa famille pour vivre.

La nouvelle marque n'est qu'un bluff politique de plus.

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02/08/2017

Le gouvernement Michel ne tient qu'au fil Arco

arco.jpgNe cherchons pas midi à quatorze heure, la vie de ce gouvernement ne tient qu'à un fil. Sans espoir de régler le sort des coopérants d’Arco (800 000 membres) , le holding du mouvement ouvrier chrétien emporté dans la débâcle de Dexia, Michel I tomberait ipso facto. De Wever le sait et il maintient ses marionnette Michel et Peeters dans un double jeu à propos de ce gros dossier. Pas dit encore, selon ce tacticien, que la solution trouvée pour le budget 2018 soit possible juridiquement. Bien joué! Le gouvernement recherchait depuis plusieurs mois une solution pour dédommager les coopérateurs. Un fonds de 600 millions d'euros, alimentés via 400 millions de la banque Belfius (ex-Dexia), devrait voir le jour. Les 200 millions restants devraient provenir de la liquidation d'Arco et de la contribution de Beweging.net, l'ancienne ACW. Voilà pour l'accord théorique, mais pas encore prêt à être concrétisé. D'ailleurs, l'avocat Geert Lenssens, qui représente le groupe "Geld Terug van Arco", n'est pas rassuré par cet accord. Ce n'est pas demain que l'argent sera sur le compte des actionnaires. Donc, voilà le CD&V condamné à poursuivre son alliance avec l'ennemi NVA. Et par conséquence, de veiller à ce que son partenaire syndical ACV mette sourdine à ses revendications sociales.

Je ne comprends pas pourquoi la presse, qui a tant bruissé ces derniers temps sur les scandales des intercommunales et asbl, évoque à peine ce qui est un véritable casse avec de l'argent partiellement public. Ni moralement, ni juridiquement, rien ne justifie d'indemniser d'un seul centime d'argent public les spéculateurs privés de ARCO, fussent-ils des petits épargnants. Et que dire et penser du CD&V qui se maintient uniquement dans la coalition fédérale pour sauver une bonne partie de son électorat touché par Arco? C'est pire que les scandales qui ont amené à foutre le PS dans l'opposition en Wallonie.

09:44 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |