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28/09/2017

Changer de politique

E Philippe.jpgCharles_Michel_(politician).jpgEn écoutant le débat sur FR 2 avec E. Philippe, je n’ai pu m’empêcher de penser que le changement politique ne viendra pas par les représentants élus, tant que la majorité de ceux-ci ne changera pas de paradigme (modèle) de société. Le modèle capitaliste, même dit « contrôlé » ou « adouci » par un libéralisme ou par une référence « social-démocrate », a montré ses limites et son échec. Aux mains d’une oligarchie de tout ordre (financier, social, culturel), cette politique maintiendra une large majorité de citoyens, si pas dans la misère, dans une injustice distributive défavorable aux moins nantis. Un exemple plus que symbolique est la réforme de l’impôt sur la fortune en France et celui des intérêts notionnels chez nous.

Notre premier, lui, avance l’argument de la peur sur une alternative « communiste » qui enlèverait chez une large majorité de citoyens ce qu’elle ne possède d’ailleurs pas et ne possédera jamais ! Pour ce faire, le libéralisme met en exergue les échecs des régimes communistes du passé, sans les replacer dans un contexte historique et économique totalement différent du nôtre où des peuples plongés dans une misère totale et un esclavage d’un pouvoir absolu s’en sont sortis par des révolutions suivies de principes et directives visant à remédier à une situation historique précise. Sans nier les échecs de certains communismes devenus régimes totalitaires, il est évident qu’il serait impossible de les instaurer tels quels dans nos pays. Ceci dit, la vision marxiste reste prodigieusement actuelle. Marx, dans une visée politique, historique, sociologique, économique et surtout philosophique s’attelait à présenter et à dénoncer les dérives sociales de la société capitaliste et subséquemment proposait des pistes pouvant permettre à ses contemporains de sortir du marasme capitaliste dans lequel nous sommes encore plongés. Qui de nos jours peut encore nier que d’un côté, il y a ceux qui possèdent les moyens de production (les capitalistes) et de l’autre côté ceux qui ne les possèdent pas (les ouvriers) ?

De plus, à l’heure de la menace climatique, comment croire que le système de production capitaliste qui ne produit pas pour satisfaire les besoins personnels, mais pour produire à nouveau, peut être un système écologique ?

Que perdrions-nous pour tenter de faire changer de vision nos représentants ? Sans ce basculement, qui qu’ils soient et tant qu’ils défendent la méthode capitaliste, nos politiciens, niant ou masquant que d’un côté les ouvriers, les employés, les petits indépendants parviennent juste à vivre de leur travail et de l’autre les capitalistes voient un accroissement indéfini et progressif de leur capital qui se concentre en quelques mains, il n’y aura aucun vrai changement.  

23:55 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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