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05/10/2017

Les grèves seraient-elles devenues inutiles ?

lutte10.jpgAlors que les grèves ont rythmé toute l’histoire sociale, il faut bien avouer, à en croire les sondages, qu’elles n’ont plus le soutien populaire d’autrefois. L'opinion, les usagers des services publics supportent de moins en moins bien les blocages. Dans une société de communication où l’adhésion de l'opinion publique pèse de plus en plus sur le choix de la communication et de l’action, les gouvernements surfent sur ce manque d’adhésion pour introduire des lois subtiles affaiblissant le rôle syndical.

Si l'organisation d'une journée nationale d'action, avec grève et manifestations, ne constitue pas une recette miracle capable d’effet à court terme, elle joue pourtant à moyen ou long terme un rôle de « régulation » sociale non négligeable, même si mon espérance est celle d’une révolution radicale.

Comment dans la situation que nous connaissons avec des soins de santé toujours plus chers, des projets de pensions imbuvables, des services publics rabotés, un pouvoir d’achat réduit par des hausses d’électricité, etc. etc. ne pas croire à l’utilité d’une forte mobilisation contre de telles mesures ? Les organisations syndicales savent bien que sans celle-ci, elles seront affaiblies pour négocier avec les autorités.

Le gouvernement table, lui, sur l’individualisme, la résignation et l’abattement pour imposer ses plans au nom d’une démocratie qui ne fait que servir toute une oligarchie politique et financière. C'est l'avenir, sur le long terme, qui est aujourd’hui concerné, bien plus encore que des intérêts immédiats.

Comment obliger nos politiciens à sortir de leur bulle quand nous restons dans la nôtre ?

09:18 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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