mik dupont UA-70672535-1

17/11/2017

La sécurité n'est pas le tout-sécuritaire

émeute.jpg

La menace terroriste, encore réelle et toujours aussi sanguinaire, même si évolutive dans ses moyens de frapper, conduit, si nous ne luttons pas à contre-courant d'une grande partie de l'opinion publique, à une « liquidation » ou en tout cas à une forte diminution de nos libertés sans pourtant garantir réellement la sécurité.

A cette menace terroriste vient s’ajouter, bien que  très  différente,  le déchainement violent des dernières émeutes à Bruxelles, . Elle provoque bien des réactions qui vont renforcer le courant sécuritaire déjà engagé. Elles ne sont pas qu’émotionnelles. Elles induisent une demande de propositions pour assurer, à juste titre, la sécurité bafouée de bien des petites gens, comprenant mal ce qui se passe.

Les discours polémiques entre partis de droite et de gauche tentent une récupération électoraliste Il nous faut garder raison et combat. Pas question de céder au laxisme, pas plus que de céder à la tentation de récupérer des luttes des rapports de force qui n’ont rien de contestation de société ou de régime, tels que la casse bruxelloise. Le vandalisme n’est porteur d’aucune valeur. Il mérite d’être combattu avec autorité et fermeté. Je n’y vois aucun problème, sinon la récupération qui peut en être faite. La seule réponse répressive ne peut garantir la non-récidive. Elle conduit inexorablement à un état autoritaire C’est pourtant ce que la NVA, avec la complicité du MR, tente d’établir avec en arrière-pensée et stratégie une politique d'extrême-droite qui mêle arbitraire et pouvoir concentrés par l'Exécutif. La preuve en est faite avec la création d’une police spéciale chargée de surveiller le comportement des étrangers. La marginalisation et le détricotage du judiciaire, via le ministre de la Justice (pourtant CD&V) et celui de l’Intérieur, vont vers un accroissement des pouvoirs des forces de répression (policiers, militaires déployés). Ainsi, la modification de l'équilibre des pouvoirs au seul profit de l'Exécutif (gouvernement) est en route et va droit vers un pouvoir autoritaire. C’est grave, très grave, pour notre démocratie.

Comment faire face ? Comment empêcher cette dérive ? Comment garder la tête froide, son sang-froid, de penser la situation plutôt que de se perdre en invectives en stigmatisant soit des communautés, soit des policiers ? Comment éviter ou faire barrage au désespoir politique de commentaires excessifs, extrémistes ou résignés ? Comment sortir d’une expression qui souvent n’est qu’émotive et qui n’a rien d’une expression politique ni d’une expression responsable ?

Sans doute en évitant des propos outranciers, signes de désespoir, de blessure mais sans grande réflexion. Cela ne peut évidemment suffire. Il nous faut surtout soutenir les voies de sorties positives d'une situation inédite qui risque de durer encore. Il nous faut combattre l’extrémisme de droite, incarné par La NVA et le PP, mais qui sommeille aussi en chacun de nous. La peur et l’émotion sont toujours mauvaises conseillères. Ne suivons pas ceux qui s’en servent politiquement.

Participons à tout mouvement citoyen allant à l’encontre de ce que ces partis de droite veulent nous imposer. Profitons des réseaux sociaux pour écouter, informer et dénoncer. Non, s’il faut bien de l’autorité, cela ne doit pas tourner à un autoritarisme que certains veulent imposer, avec une suite de mesures de surveillance tous azimuts et un système répressif. Il est temps de se dresser dans l'action pour faire face à ce défi qui nous est imposé. Et si ce n’est pas populaire, tant pis. Nous pourrons renverser la vapeur en montrant que c’est la droite qui est populiste !!

07:30 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |