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25/11/2017

Le nouvel évangile rouge du PS

chantier10.jpgForcé par son refoulement dans l’opposition, la perte de nombreux fidèles et la montée du PTB, le PS bouclera son "Chantier des idées" ce dimanche, à Liège. Il devrait en sortir une doctrine modernisée avec une touche d’évangile du passé selon la référence du disciple Marx et sa lutte des classes. Nul doute que ce qui va sortir du congrès d’aujourd’hui ira dans le bon sens. Les militants acquiesceront ce qui aura été pondu et mis en page par "l’intelligencia" de l’église du boulevard de l’empereur. La grand-messe du jour sera célébrée par le pape papillon, soucieux puis fier d’avoir réussi un concile devant mener à rendre confiance aux fidèles, en attirer de nouveaux et  ramener au bercail les brebis perdues.

Mais il y a un « hic » et il est de taille. Le pape papillon, se voulant tout à coup pur avec l’intention, comme jadis, de chasser ses cardinaux parvenus, ne parviendra sans doute pas à écarter du tabernacle en or  les pasteurs gardant en leur poche les collectes publiques et fleurtant avec le beau monde des affaires. Si certains ont été écartés par des scandales trop lourds et à répétition, il en reste un bon nombre. Les Mathot, Onkelinx, De Meyer, Flahaut, Marcourt et consorts gardent leur pourpre. Mais pire encore, le pape aura de grandes difficultés à effacer son règne passé. Qui oubliera son gouvernement « papillon bleu» et sa mise en œuvre des programmes d’austérité pour 29,4 milliards d’euros sur 3 ans, dont la moitié a consisté à couper dans les dépenses publiques ? Qui oubliera son cœur saignant excluant du chômage des milliers de sans emploi ? Qui oubliera que c’est sous houlette que son évangile d’austérité a représenté un effort global cumulé de plus de 50 milliards d’euros ? Gouvernement qui en plus abritait celui qu’on désigne comme son successeur !

Mais voilà, en politique, les amis d’hier deviennent vite des ennemis, en attendant de s’en refaire des amis. Comme Hollande, Di Rupo a fait agoniser lentement mais surement le PS. Il est probablement trop tard pour le ressusciter par la grâce de l’opposition. Ni lui, ni les « papalisables » ne parviendront à lui rendre une nouvelle vie par de la théorie. Tant que l’entièreté de la curie dirigeante sera encore en place, l’Eglise PS, continuera sa descente aux enfers. Les frondeurs, comme des Valls ou Hamon, risquent également la lourde pénitence des urnes.

La messe de dimanche ne convaincra que les bigots, prêts à avaler tout, pour sauver la crucifixion de celles et ceux qui les ont trahis dans les jardins du pouvoir. Le chant du coq wallon, le rugissement du lion flandrien et le parfum de l’iris ne parviendront pas à ranimer la foi dans un monde nouveau et plus équitable par le PS. Le « Ite missa est » de ce soir ne donnera pas la force de la quitter pour mener la croisade contre le capitalisme.

Un nouvel évangile rouge dont les maîtres conservent la pratique du catéchisme d’hier ne changeront pas la cité vaticane de l’empereur.

09:03 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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