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18/01/2018

Le cauteleux curé Borsu

borsu10.jpgIl faut parfois reconnaître du talent à ses adversaires. Indiscutablement Willy Borsu en a. Et de penser à Stendhal dans « Le rouge et le noir » qui écrivait : « il inventait correctement les paroles d'une hypocrisie cauteleuse et prudente ». Ou encore à Ponson qui écrivait dans «  le cub des valets de cœur » à propos du malhonnête Rocambole : « Il n'est pas franc, c'est un monsieur cauteleux, toujours entre le zist et le zest ». Voilà ce à quoi nous avons encore eu droit lors de « jeudi en prime »  de soir,où l’espèce de curé, ayant transféré sa cure de Somme-Leuze à Marche-en-Famenne, y allait de son sermon pour glorifier le saint MR et les mesures prises pour relever tant le pays que la Wallonie ! Franken ne fait que des erreurs de communication ; pas de trahison de la NVA qui a bien abandonné ses revendications communautaires ; les 26 % des Wallons menacés de vivre sous le seuil de pauvreté vont se voir sauvés par des incitants financiers leur permettant un travail dans des secteurs demandeurs. Et j’en passe. La litanie du libéralisme humain, social implorant les saints du gros capital, avec leurs quelques acolytes de petits indépendants pour semer, sans trop être taxés, de belles moissons au profit des actionnaires des grandes exploitations, fut chantée par la voix si consensuelle de ce grand prêtre au service du dieu Michel. Les naïfs y croiront peut-être. Pour ma part, j’espère que cet homme d’eau bénite rejoindra la descente aux enfers que son MR nous fait vivre au quotidien. Amen.

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Pacte d'excellence

excellence.jpgL’émission « à votre avis » sur l’enseignement a encore démontré comment le système capitaliste voit la personne humaine comme simple outil de performance en vue de servir l’économie. Rien ou presque sur le fait que l’enseignement doit contribuer à un développement équilibré et général. Un développement de la tête, du cœur et des mains.  Et ce, sur les plans technique, scientifique, intellectuel, culturel et sportif pour préparer les jeunes à participer à une société plus juste et plus solidaire.

Autre oubli et il est de taille : la détermination de l’origine socio-économique de l’élève. Qu’il est beau le langage de respect de l’élite pour les orientations professionnelles, alors qu’ils poussent leur progéniture vers des filières ressemblantes aux leurs, en maintenant bien ainsi la ségrégation sociale et l’inégalité ! (Si l’on divise les élèves de 15 ans en 10 groupes selon leur milieu socio-économique, 87 % des élèves du décile le plus riche sont dans l’enseignement général, alors que pour le décile le plus pauvre, ils ne sont que 24 %). Hypocrisie si bien incarnée par des déclarations du "bon papa débonnaire" De Borsus!

Oui, il y a quelques points positifs dans ce pacte. D’abord, le fait de reconnaître l’échec d’un nombre incalculable de réformettes qui n’ont en rien fait diminuer l’inégalité et les énormes disparités, grandissantes entre les écoles. Celui aussi d’un tronc commun allongé jusqu’à la troisième année du secondaire. L’orientation dans une filière prématurée, à l’âge de 12 ans, en hiérarchisant l’enseignement général, technique ou professionnel, provoque une importante ségrégation sociale.

En admettant même comme louables et utiles les intentions de ce pacte, il restera une coquille vide si on maintient un taux aussi faible d’investissement pour l’enseignement. Là encore la politique d’austérité fait de gros dégâts. Elle accentue les inégalités en favorisant les mieux nantis. La gratuité de l’enseignement prônée dans les textes de loi est une vaste blague ! Le coût des études, et plus particulièrement des supérieures devient de plus en plus élevé.

L’enseignement reste une affaire de classes, et pas seulement de classes scolaires, mais bien de classes sociales. Il faut donc une lutte sur ce terrain comme sur d’autres.

Mais une fois de plus, le dit débat des médias évite cette question essentielle et primordiale. Sans cette lutte, l’école restera un lieu de conservatisme culturel et politique. Il y a pourtant des alternatives. Il suffit d’aller lire le programme du PTB en la matière, qui sera évidemment traité d’utopiste en évoquant les caisses vides de l’Etat…Vite remplies pourtant, s’il y avait le courage politique d’aller chercher l’argent là où les actionnaires se donnent bonne conscience par de la charité qui évite des révolutions !

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