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23/02/2018

Une transparence bien obscure

pommes.pngConflits d’intérêts, fric à gogo pour mandataires et amis politiques. Les scandales se succèdent. Leur révélation devient pain quotidien des médias. On s’en lasserait. Alors, comme des vierges effarouchées, les soi-disant représentants purs de notre démocratie, s’insurgent, se proclament dégoûtés, rappelant que tout ce petit ou grand monde ne peut être mis dans le même sac. Et en avant pour les commissions, pour des procédures qui durent. Du parlement européen, où le Sieur Barosso, l’ancien président de la Commission européenne est soupçonné d’avoir fait du lobbying auprès de celle-ci au nom de Goldman Sachs (où il a trouvé transfert doré) aux parlements de nos petites régions ou villes belges où les affaires de Publifin, Nethys, Samu social, GIAL et tutti quanti, les chantres politiques disent vouloir toute la transparence. Voir s’il n'y a pas eu d'abus de biens sociaux, prise illégale d'intérêts ou abus de confiance et prendre les mesures pour que cela ne puisse se reproduire. Hypocrisie, hypocrisie.

Barosso continue à se sucrer, Moreau est toujours en place ; Yvan Mayeur n’a rien remboursé ; Karine Lalieux estime qu’il n’y avait guère d’autre choix pour assurer la continuité de la gestion d’une organisation en charge de l’informatique que de payer une rémunération de 1.250 euros par jour presté à l’ancien directeur de Gial, Jean-Marc Goeders, entre 2008 et 2015 ; Armand De Decker siège toujours au parlement bruxellois. Et la liste n’est pas exhaustive.

Le coup de pub du retrait de la prise du seigneur ardennais, continue à fournir sa dangereuse électricité. Tous les partis, à l’exception jusqu’à présent du PTB, se sont grillés les doigts, y compris les vertueux verts, avec le curé Javaux sauvé par Nethys pour conserver sa présidence de Meuseinvest et ses petits avantages ou encore la madone Isabelle Durant, devenue non par simple compétence, secrétaire générale adjointe de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement ! Les portes de sorties de toute une « élite » mènent à d’autres guichets que ceux du Forem. Même dans le journalisme. Ejectée de RTL, l’animatrice de « Place royale », Anne Quevrin, occupe un bureau de conseillère au Cabinet Reynders !

Le citoyen, scandalisé reste perdu face aux nombreuses pommes pourries mise à la une de nombreux médias, en restant, lui, la bonne poire qui casque pour des arbres intouchables. Il s’y perd dans les champs juridiques aux sentiers tortueux tracés de procédures menant à des issues lointaines et incertaines.

C’est le panier qu’il faut changer. En retirer les fruits pourris ne suffit plus. Tant qu’il est en vannerie précieuse il pourrira les fruits y versés. Nos représentants doivent vivre avec des salaires « normaux » et sans privilèges d’avant ou d’après mandats. Il faut empêcher un carriérisme politique. Revaloriser la fonction publique, la libérer des court-circuitages de cabinettards, et ne point soumettre ses promotions aux appartenances de partis. Ce serait déjà un grand pas.

12:01 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

15/02/2018

Dire merde haut et fort!

faits divers.jpgNous n’oserons bientôt plus câliner un enfant et le faire sauter sur nos genoux sans être suspectés de pédophilie ; regarder avec insistance les fesses ou les seins d’une femme sans être traités de pervers ; oser claquer légèrement le cul d’une copine sans être accusés d’harceleurs sexuels. Quel est donc ce monde qui semble bien plus se régaler et se scandaliser des frasques du cochon de Trump avec des putes que de la guerre dont il menace le monde ou la misère qu’apporte son capitalisme ; de l’idylle de Brigitte et de son jeune mari président que du divorce grandissant que ce dernier engendre entre une oligarchie prétentieuse qui sait se payer un costard et des ouvriers qui se salissent la salopette ? Quelle est cette société glorifiant la peau sans ride, la minceur des dames, les «  pectos » tablettes des hommes, les dessous chics, le fitness beauté ? Cette société qui privée de Rolex se complait à sortir ses cleenex pour pleurer les discordes autour de l’héritage de Johnny ! Compense-t-elle l’heure de la perte des valeurs collectives et altruistes, par celle du vice caché d’un voyeurisme et d’une bête pudibonderie ? Quand les faits divers prennent le pas sur les faits de société, il y a de quoi s’interroger. Nous n’avons plus que des médias faisant leur beurre sur une espèce de pornographie voyeuriste bien éloignée de la poésie coquine d’un Brassens pornographe du phonographe ! Alors oui, comme ce grand artiste, j’ai bien envie de ne plus penser merde tout bas, mais de le dire haut et fort !

17:32 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

01/02/2018

Le sens collectif des partis politiques

concurrence.jpgLes élections approchent, avec son lot d’hypocrisies, non seulement sur les valeurs qui unissent, mais bien encore entre les personnes sensées les défendre. Beaucoup se sentiront appelés, alors que peu seront élus ! Divers divorces sont déjà en vue. Celui des idées, mais souvent guidés par des envies d’ascension. Se positionner pour avoir une place utile devient, aux yeux d’arrivistes dits serviteurs de l’intérêt général, relève de tout un art subtil et dangereux. La ferveur du dévouement s’estompe lentement au fur et à mesure de la possibilité d’obtenir un poste rémunérateur, avec une suite de privilèges non négligeables.

Sous une apparente union des candidats d’une liste se cache des luttes intestines. Les embrassades sont souvent assassines. Si les ennemis demeurent celles et ceux des partis « ennemis », devenus amis si alliance nécessaire, il reste à précéder les « amis » sur sa propre liste.

Si tous les partis traditionnels connaissent en leur sein une lutte larvée entre les candidats, des petits partis, où le bénévolat et l’esprit collectif priment pour défendre leurs valeurs de base et assurer un élan capable d’offrir parfois une croissance, risquent à leur tour de devoir gérer des luttes d’égos se surdimensionnant au gré de possibles succès.

Le bel esprit collectif sur les terrains politiques relève d’un subtil équilibre que doivent mener les coachs désignés pour former des équipes gagnantes. Les supporters ne sont jamais convoqués que pour ratifier des équipes décidées dans des cénacles très restreints. La démocratie interne des partis ne reste souvent que statutaire et bien éloignée d’une réalité de fait.

Mais finalement, pas étonnant de voir nos politiciens s’inscrire dans une société devenue de plus en plus individualiste et qui peine à rendre les citoyens solidaires !

 

19:25 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |