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05/04/2018

Voir au-delà des élections

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A entendre Di Rupo et bien d’autres dirigeants de la gauche molle devenue et dite sociale-démocrate, nous ne sommes pas encore sortis de l’auberge de l’austérité. Qui croire au PS ? Magnette qui doucement se dresse contre une Europe de traités à ne pas respecter ou Di Rupo qui s’en accommode ? Et quid des autres pays de l’U.E ? Nous voyons bien ce qu’apporte la résignation des socialistes européens au moindre mal qui justifierait leur participation à des gouvernements.

Le PS belge tente de décrédibiliser la gauche radicale en proclamant qu’elle ne voudra pas prendre ses responsabilités en allant au pouvoir. Bien joué pour maintenir ou récupérer la part du gâteau d’une pâtisserie réservée à sa nomenklatura en roulant ses électeurs dans la farine !

En restant réaliste, le changement tant attendu pourtant par une majorité risque bien de ne pas arriver par la voie des urnes. Si un accroissement souhaitable de sa représentation parlementaire peut arracher quelques concessions substantielles, c’est sa capacité de renforcer les luttes sociales qui pourra foutre la pétoche aux tenants de la finance si mal partagée. N’espérer un changement de système que par les élections prochaines serait une faute stratégique des vrais partis de gauche. Les échecs de partis comme Syriza en Grèce, obligé de mettre en œuvre et même à développer des politiques néolibérales, prouve le piège à éviter.

Alors autant savoir. Votons pour cette gauche radicale, mais en ne la poussant pas à participer aux vieilles recettes des partis traditionnels.

19:04 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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