mik dupont UA-70672535-1

16/04/2018

Macron ou l’illusion puérile de toute puissance

macron 2200.jpgJ’ai bien écouté les deux interviews d’Emmanuel Macron, parti à la reconquête d’une opinion publique déçue de son président.

Différence bien symbolique des lieux où le président devait être mis sur le grill en veillant à ne pas se brûler. Une école primaire et le théâtre du palais Chaillot où fut adoptée la Déclaration universelle des droits de l’homme. Deux interviews bien différentes aussi.

L’interview feutrée et primaire par le sirupeux Jean-Pierre Pernaut qui "orgasmait" à chaque regard de son brillant interlocuteur, fut facile pour le bon communicateur menteur élyséen. Un exercice de communication destiné en priorité aux Français retraités et/ou provinciaux – les principaux téléspectateurs du JT du con de Pernaut !

Plus difficile de répondre quatre jours plus tard questions de Jean-Jacques Bourdin et Edwy Plenel.

Avouons d’emblée que peu d’hommes politiques résisteraient à trois heures de questions faisant le tour des questions nationales et internationales. L’entretien fut vif et passionné, à défaut d’être passionnant pour celles et ceux qui peinent à y voir clair dans les arcanes politiciens. Macron s’en sortira toujours, mais parfois avec agacement et avec comme porte de sortie une demande de rester dans le « factuel ». C’est qu’on peut tellement si bien s’arranger avec les faits ; y prendre les paramètres qui vous conviennent, y trouver gagnants ou perdants. Un simple exemple pour celui qu’on désigne avec raison président des riches. Présenter la nouvelle mouture de réduction d’impôt sur la fortune comme une seule « politique d’investissement » est pour le moins trompeur quand on sait que les sommes investies à l’étranger ou celles qui ne seraient pas investies du tout (par exemple, les liquidités bancaires ou les objets de valeur) sont également exonérées ! Aussi malhonnête de ramener les faits des paradis fiscaux à une simple concurrence fiscale entre les pays. Que dire sur ses positions hypocrites sur la Syrie et sur l’Europe ? Là encore, on s’arrange en trafiquant les faits.

Se posant avec fausse humilité comme grand chef désigné par les Français, toujours à l’écoute de leurs besoins et aujourd’hui de leur colère, l’empathie sonne faux pour celles et ceux qui savent un peu décoder au-delà d’une maîtrise qu’a Macron de la rhétorique, nommée de nos jours « communication ». Sous couvert de responsabilités à exercer, naïfs serions-nous de croire que celles-ci sont exercées par celui qui préfère prendre conseil auprès de la classe possédantes qu’auprès des dévoués d’Emmaüs ou du cheminot, de la caissière de Carrefour, du petit retraité, de la mère célibataire et celles et ceux qui crient leur opposition.

La politique de Macron est aussi trompeuse que celle de notre Michel. Vrai que les menteurs s’entendent, même si Macron semble moins con dans son Elysée que notre petit garçon  au 16 ou Borsus dans son pipi d’ élysette!!

09:28 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Écrire un commentaire