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02/01/2009

Amitié et blogosphère.

blog

Cher ordi,

Ton monde ressemble fort à celui de nos rencontres et amitiés. Les blogs inscrits et lus viennent et disparaissent, parfois réapparaissent. Des amitiés se nouent, se dénouent, disparaissent ou réapparaissent au fil du temps. Vous êtes quelque temps comme le centre premier d’intérêt puis sans trop savoir le pourquoi, on n’a plus le temps de parler, de se rencontrer, d échanger, sinon quelques civilités un peu obligées.

Les amis fidèles, nous le savons depuis longtemps, restent perles rares. Ce n’est d’ailleurs pas toujours ceux qui s’emballent, se montrent les plus attentifs et dévoués qui sont nécessairement ceux qui resteront longtemps.

Mêmes si déçus bien des fois, je ne juge évidemment pas. Ils ont leurs raisons. Peut-être arrivons-nous dans leur vie quand ils se sentent en manque et notre présence, à un moment ou à un autre, n’est plus nécessaire. Leur manque est autrement comblé. Nous ne sommes pas ou plus la personne qu’ils espéraient pour les combler.

Point besoin de jeter la pierre. Entrer vraiment dans la pensée, le cœur et l’agir de ceux que pensons connaître est plus complexe qu’en apparence. Personne n’est à l’abri de ce genre de situation.  Les contraintes, les espérances et attentes de la vie se bousculent et empêchent souvent de suivre un itinéraire que nous croyions  pouvoir sincèrement mieux partager.

J’ai souvent remarqué que les gens plus discrets, en apparence moins chaleureux, étaient aussi ceux qui restaient les plus fidèles. Ce sont ceux qui lorsque nous nous en séparons, même longtemps, nous retrouvons comme si nous venions de les quitter. La complicité se renoue directement. Et puis il y a les "tout" ou "rien"!

La blogosphère est instable, comme le monde.

Cher ordi, vecteur de tant de rencontres, tu ne peux être miraculeux. Tu n’es ni de Lourdes, ni de Fatima. Tu n’es pas vierge de toutes nos « fautes » originelles ou originales. A certains moments nous avons besoin de disparaître, de nous taire ou de parler, ou encore de nous confier sans avoir besoin de l’écrire sur écran.

Chacun son mode d’expression.

A celles et ceux qui recherchent l’amitié profonde et durable, il en va, comme en amour : méfiez-vous des grandes déclarations ; des espèces d’envahissements qui vous font croire que vous représentez beaucoup. Préférez la discrétion et surtout les actes dans lesquels vous reconnaissez la complicité des êtres et non point le vide à combler, à l’image du briquet vide qui cherche essence pour ranimer une flamme.

J’aime ce proverbe grec qui dit : «  Quand on te dit "beaucoup de cerises", prend un petit panier ! »

La rareté fait la richesse. Les quelques cerises récoltées offrent  meilleure saveur et garde l’arbre beau parce qu’encore tout garni de fruits.

A celles et ceux qui se sont éloignés, se sont tus, je leur dis, si ils me lisent encore : je n’ai aucune rancune. Vous m’avez offert de bons moments. Et si j’ai parfois quelque nostalgie ou colère ou déception, cela me passe très vite. A celles et ceux de qui, moi aussi parfois, je me suis éloigné, qu’ils sachent qu’ils n’ont pas été vains et sont encore présents dans une partie de moi. Sans doute dans cette partie qui me rend heureux et se nomme : tolérance et pardon.

09:24 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

01/01/2009

Premier jour de l'an et reprise de mon courrier à mon ordi.

 

Cher ordi,

 

 

Après quelques mois de silence dans le courrier que je t’adressais pour raconter quelques anecdotes privées et un peu de réflexion sur l’actualité, me revoici.

Ta présence était bien là, puisque je profitais de ton existence pour livrer à un autre endroit de ta vaste demeure quelques élucubrations sur la bêtise.

Au gré de mes humeurs et inspiration, tu me retrouveras donc ici ou dans l’écritoire de la bêtise.

Merci à toutes celles et ceux qui me font l’amitié de lire mes pensées fumeuses et auxquels je renouvelle mes bons vœux pour l’année nouvelle qui commence.

Tu as certainement été un peu plus délaissé ces jours de fêtes traditionnels dont bien des personnes me disent se réjouir qu’elles soient passées, moi en premier.

Mais voilà, notre vie a besoin d’une espèce de liturgie où le calendrier se divise en fêtes et jours dits ordinaires, et ce depuis des temps. Si le nôtre se ponctue essentiellement par des fêtes venues de la chrétienté, celle-ci ne sont pour la plupart qu’un coller copier de fêtes païennes bien plus anciennes encore.

Pour ma part, l’année écoulée a été marquée par la fête de presque chaque week-end où je retrouve toujours avec la même joie et enthousiasme mon jeune ami. Marquée aussi par l’entretien de mes neurones via l’aide apportée à un jeune indien, étudiant en droit.

Au tableau des petites choses moins heureuses, des ennuis de santé de ma fille et de son mari qui, sans être graves, ont donné quelques soucis. Mais à part cela, la famille va bien et mes enfants et petits-enfants avancent dans la vie au rythme des contraintes et libertés imposées ou offertes par elle.

Le temps fait que j’ai compris que à partir d’un certain âge, les parents ne le sont plus à temps plein, mais par intermittence au gré de la demande et de l’attente des enfants devenus adultes. Ne les éduquons-nous pas pour qu’ils deviennent autonomes ? Et je repense toujours au beau texte de Gibran sur les enfants : «  Vous pouvez accueillir leur corps mais pas leurs âmes, car leurs âmes habitent la maison de demain que vous ne pouvez visiter, pas même dans vos rêves. Vous pouvez vous efforcer d’être comme eux, mais ne tentez pas de les faire comme vous, car la vie ne va pas en arrière, ni ne s’attarde avec hier ».

Ce que 2009 m’apportera, nul ne peut le dire et pour vous il doit sans doute en être de même.

Le chemin des jours est semé de fleurs et de ronces. Il nous appartient de nous y balader en respirant au mieux les senteurs colorées pour mieux supporter et soigner les égratignures inévitables du voyage.

Voilà, mon cher ordi, la petite confidence du jour que je te livre en ce premier jour de 2009.

11:30 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

16/06/2008

Nouveau blog

Si réfléchir un minimum ne te dérange pas.

Si tu trouves que la bêtise, au fond, est plus utile parfois que l’intelligence.

Si lire un post bi hebdomadaire d’une page ne te semble pas trop long.

Si tu veux me faire simplement un petit kikou amical.

Alors rendez-vous sur mon nouveau blog :

 

 http://labetise.skynetblogs.be/ 

Par contre:

Si tu n’aimes pas réfléchir un brin.

Si tu te trouves bien en n’abordant que des sujets bien définis, communs et limités.

Si les petites histoires personnelles sont ton principal intérêt.

Si mes écrits te paraissent obscurs, tordus, et sans grand intérêt.

Si tu aimes le prêt à porter des idées reçues et véhiculées.

Alors, sans te donner tort, inutile de visiter ce nouveau blog !

Mik.

00:05 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook |

09/06/2008

Dernière lettre à mon ordi.

Cher ordi,

Après avoir élucubré déjà sur deux blogs ( http://miktesalue.skyblogs.be/ et     http://miktesalue.over-blog.com/), je trouvais en toi une nouvelle source d’inspiration.

En te prenant comme partenaire, interlocuteur fantôme, de mes écrits, je trouvais fil conducteur pour accoucher quelques idées, événements, sentiments.

Après presque deux ans, je sens l’usure de ce fil et un besoin, sans te délaisser, d’en trouver un autre. J’ai déjà une petite idée de ce qu’il sera.

Mon inspiration a besoin de se ressourcer pour ne point tomber dans une routine qui m’ennuie et risque d'ennuyer aussi.

Quitte à perdre une partie de mes fidèles lectrices et lecteurs, j’ai envie de pondre quelque chose de plus construit tout en conservant l’humour et la non prise au sérieux de ma ponde littéraire !

Je ne t’écrirais donc plus, cher ami ordinateur. Mais je me servirais encore de ta technique pour y jeter d’autres élucubrations.

 

Rendez-vous à très bientôt.

Dès que mon nouveau blog débutera, je ne manquerais évidemment pas de vous en informer ici.

Avec toute mon amitié et mes remerciements pour tous vos commentaires.

Mik.

merci1

11:32 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (15) |  Facebook |

07/06/2008

Lettre 327 ( fête des pères)

Cher ordi,

Je te suis un peu plus présent ce week-end. Mon ami est retenu en famille (sa compagnie me manque) et comme j’aide toujours le jeune étudiant indien, je te consulte bien souvent pour ses cours.

Fête des pères demain. Ce jeudi, j’avais la visite de mon fils, de sa femme et de mon petit-fils en pleine forme. Même si il ne voit pas souvent son papy, il se sentait de suite chez lui ici et était déjà prêt à rester avec moi. A croire que l’enfant sent de suite sa famille. Sa visite me touche toujours beaucoup. Il fêtait ses 2 ans vendredi. Et un petit frère est annoncé pour septembre.

J’en profite pour souhaiter à tous les papas une bonne fête.

Mik.

bonne fete pèrepère et enfant

22:29 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

04/06/2008

Lettre 326 ( le bonheur est-il lié au plaisir?)

pour le plaisir
Cher ordi,

Tu es devenu objet de plus en plus performant, mais malgré l’illusion que parfois tu peux offrir, tu ne seras jamais un sujet !

Impossible de réfléchir, tu ne seras jamais qu’une forme de ce que le génie humain peut créer.

Et nous resterons, nous, des « pauvres » humains, capables de bien des créations, en quête de ce qu’aucune machine, même fabuleuse, ne peut chercher : le bonheur…

Ah le bonheur ! Qu’est-il au fond ? Si nous l’associons au plaisir, te voilà en bonne posture, car tu m’apportes bien du plaisir…

C’est d’ailleurs souvent le parfum des plaisirs passés qui évoque chez nous le bonheur.

Mais bonheur égale t’il plaisir ? L’homme heureux serait alors celui qui sait prendre plaisir de tout. Voilà qui serait peut-être sage tout en étant très égoïste.

Mais qu’est-ce qui n’est pas égoïste ? Je ne crois pas aux comportements d’une générosité qui ne trouve aucun intérêt personnel. Chacun tente toujours de trouver son « compte », même dans ce qui peut sembler très altruiste. Idem pour ce que nous faisons, soi-disant pour nous, mais qui est fait pour attirer ou non l’intérêt d’autrui. Ainsi, nous habillerions-nous si bien et correctement, si nous vivions seul sur une île déserte ? Je pensais encore à cela en pensant à la mort du grand couturier Yves Saint laurent. S’habiller de grandes marques rend t’il plus heureux ?

Bien compliqué ou plutôt bien complexe tout cela, dès que tentons de décoder un peu.

Nous avons beau dire que nous nous foutons du regard des autres, avouons que ce regard garde toujours une certaine importance, plus ou moins grande chez chacun.

Notre bonheur dépend certainement de nous mais est lié aussi au regard que l’autre porte nous.

Quelle affaire cette quête du bonheur, toujours recherché et jamais vraiment trouvé à 100%.

S’il est lié au plaisir, il n’est pas possible tout le temps. Et aller de plaisir en plaisir n’est pas recette parfaite pour le conquérir !

A chacun de trouver son cheminement pour arriver à son bien-être.

Le mien réside probablement dans l’apprentissage que j’ai fait, comme tout le monde, de petits ou grands plaisirs, mais surtout dans l’acceptation que tout ne peut se résumer par eux.

C’est la recherche du bonheur qui importe, bien plus que de vraiment le trouver. Il en va de même de l’amour. Ne supprimons pas les illusions par le réalisme, car l’illusion est aussi réalité en nous. Ramenons simplement nos illusions à notre juste mesure, à notre capacité réelle, limitée, et chacun deviendra ainsi champion de sa catégorie.

Voilà pour ma petite élucubration confuse du jour.

En tout cas je vous souhaite de trouver votre bonheur. Moi j’ai trouvé le mien dans sa passionnante recherche !

Mik.

00:26 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

02/06/2008

Lettre 325 (vivre en pensant)

Cher ordi,

 

J’avoue que tu es interlocuteur facile, puisque tu me laisses « éculubrer », sans aucune contradiction et critique, sinon via des commentaires (de plus en plus rares d’ailleurs…) qui, en général, semblent acquiescer mon discours «  élucubratoire ». Pour autant que mes chers lectrices et lecteurs prennent la peine de me lire. Leur petit coucou amical se fout bien souvent de mes écrits, et c’est bien ainsi ! L’amitié vaut plus que des discours.

Je me demande d’ailleurs, en regardant chaque dimanche, nos politiciens discourir sur des problèmes pourtant importants de société, si la grande majorité du peuple est encore sensible aux argumentations, discours, palabres, de  nos sophistes d’aujourd’hui. Ils sont sans doute plus attirés par les magazines peoples et les cancans du coin.

Avouons que en dehors de la critique facile de «  ils sont tous les mêmes, ne pensent qu’à remplir leur poche… », il y a  refus  simple de se casser un peu la tête. Le rejet pur et simple d’une réflexion est plus facile, et comme tous nous aimons la facilité…

Ou alors, il en va des citoyens comme des politiciens, chacun a ses convictions. Une argumentation, fût ce t’elle convaincante, documentée, raisonnée, ne peut en rien modifier nos préjugés, convictions jugements. Et comme disait H Simonet: un beau discours peut faire changer d'avis mais jamais de vote!

Il en va d’ailleurs souvent ainsi sur n’importe quel sujet. La remise en question n’est pas chose aisée. Elle engendre bien plus d’agressivité chez la plupart que véritable apaisement. Nous n’aimons pas être critiqués. Nous voulons être reconnus comme nous sommes, alors qu’il me semble que d’être reconnu dans nos incertitudes serait bien plus correspondre à notre condition humaine.

C’est toujours l’autre qui est mis en question, d’où notre difficulté à vivre ensemble.

Nous sommes tous sensibles à la flatterie et ignorons encore trop la morale de La Fontaine : Tout flatteur vit aux dépens de celui qui l'écoute.

Il en va d’ailleurs de même de la connaissance, car qui profite de notre manque d’information, de notre manque de « savoir », sinon ceux qui s’informent et savent…

On ne changera pas le monde, me direz-vous. C’est sans doute vrai. Mais est-ce une raison pour me complaire dans l’ignorance ou chercher dans la futilité ce qui ne m’apportera jamais une véritable joie intérieure et me fera courir de chimère en chimère?

Vais-je accepter de me laisser avoir et manipuler par les leaders (eux très savants) du non -savoir qui facilite ( entre autres) leur portefeuille ?

L’homme est souvent défini comme animal raisonnable, non dans le sens qu’il est doit être modéré, équilibré, mais bien dans un sens plus premier qui est celui de sa faculté d’avoir des idées, de penser, de critiquer. J’ai souvent l’impression que notre monde se laisse porter par l’ignorance. Pas seulement le monde, mais chacun de ceux qui refuse une connaissance approfondie de soi et de ce qui les entoure. Mais on a plus le temps parait-il !! Prenez-le, et vous serez plus heureux que de parcourir les magazines pour avoir la minceur des vacances, le soleil sous les palmiers, le fric à dépenser pour des babioles inutiles, et des rêves inaccessibles ! Et ne pensez pas que cela vous empêche d'être fous, mais il y a des folies qui durent et épanouissent, alors que d'autres tuent et aigrissent.

Voilà pour mon petit coup de gueule de ce jour !

Mik.

11:49 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

30/05/2008

Lettre 324 ( Stacy et Nathalie)

e-justice1a
Cher ordi,

 

Même si je ne veux juger personne, trop conscient de la complexité et de la fragilité humaine, je ne peux m’empêcher de regretter la politique spectacle qu’offrent de plus en plus les grands procès.

Nous ne pouvons avoir que de la compassion pour les parents des petites victimes lâchement et brutalement assassinées par des personnes dépourvues de tout sens moral et même d’humanité tout simplement.

Mais comment ne pas se scandaliser aussi par certains parents qui semblent se prêter au jeu des caméras et  faire ainsi valoir leur peine, certainement sincère, mais manquant totalement d’une dignité élémentaire. D’autant plus quand le comportement parental n’est pas sans reproche non plus.

Je ne suis pas opposé, dans des cas rares, à des peines incompressibles pour des crimes odieux. Si la rédemption des comportements, fussent-il odieux, doit prévaloir, il en est qui ne méritent point que la justice la leur accorde.

Il est toujours sage de ne point se laisser emporter dans l’immédiateté des émotions. J’essaie de le faire, même quand cela n’est pas facile.

Je retiens en tout cas que tout ce déballage médiatique ne sert pas à grand-chose. La loi doit bien sûr être communiquée si elle veut remplir sa fonction. Cependant, je crains que la façon actuelle de montrer le fonctionnement de la justice ne serve pas très pédagogiquement la raison. Créer l’émotion est évidemment plus simple, mais ne répond en rien au but du droit qui se veut régulateur et harmonisateur des liens sociaux.

Au vroum vroum des motards amis de Monsieur Lemmens, j’aurais préféré le silence en mémoire des petites, un silence porteur d’éternité.

Les pétarades, le cri de ces motards certainement de bonne volonté, ne serviront à rien. Qu’on arrête le cinéma de la douleur pour projeter sur l’écran réel de la vie ce qui peut être améliorer. Mais restons lucides en sachant l’impossibilité d’éliminer à  tout jamais de nos sociétés des individus pour qui l’autre n’est qu’un objet.

Mik.

22:46 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

28/05/2008

Lettre 323 ( la caverne informatique)

ordisoleil

Cher ordi,

 

En me replongeant dans l’histoire de la philosophie pour toujours aider mon jeune étudiant indien (qui vient de réussir je crois son examen de méthodologie juridique pour lequel j’ai passé tant d’heures avec lui), je suis toujours surpris, voire scandalisé, de voir que les cours de philo ne font pas partie des études secondaires dans notre pauvre pays ! Quel gâchis. Comment comprendre et construire notre avenir sans tirer des leçons de 3000 ans…

Et je pensais à toi, mon cher ordi, en relisant l’allégorie de la caverne du cher Platon.

La génération internet devient de plus esclave de toi, comme ces prisonniers dans la caverne. Enchaînés et fixés sur ton petit écran, comme les personnages de Platon l’étaient devant le mur de la caverne, ils ne voient aussi que des ombres qu’ils finissent par confondre avec la réalité.

Platon fait alors sortir un prisonnier qu’on force à regarder la lumière. D’abord ébloui, il préfère regarder les ombres qu’il connaît.

Un peu comme si l’internaute préférait aussi rester dans l’illusion du virtuel !

On le force à sortir de la caverne, comme si on forçait le jeune virtuel à quitter son écran et à regarder la vraie vie. La découverte lui brûle les yeux et ce n’est que lentement qu’il découvrira la clarté de lune, des étoiles et surtout qu’il parviendra à repérer les êtres qui l’entourent.

Oh, je me garderais de t’assimiler au mal, cher ami ! Mais je me méfie aussi de toi, dans la mesure où tu me ferais perdre le sens de la réalité et m’enfermerais dans cette caverne de notre siècle !

Tu as aussi de grandes qualités dont la moindre n’est pas celle qui nous fournit des idées à prendre, à laisser ou à discuter.

Ah le monde des idées ! Et oui, triste souvent est de constater que pas mal de monde n’en n’a plus ou peu, sinon celles de la météo, de ce que nous bouffons, etc. Bref des besoins primaires, utiles mais qui ne comblent pas notre besoin d’être des humains, donc des êtres pensants!

Suis-je ringard ? Peut-être, mais je persiste et je signe.

Le vivre ensemble demande réflexion et je me demande si son manque d’aujourd’hui n’est pas la principale source des maux  dont souffre notre société, mais aussi beaucoup de gens en particulier. L’ignorance, voilà bien la source du mal-être de beaucoup.

Réfléchir demande un minimum de références, ce que beaucoup n'ont plus ou n'ont jamais eu. On ne peut sucer la réflexion de son propre pouce!

J’ai gardé mon attrait, ma soif de connaître et plus je sais, comme disait Gabin qui n’a rien d’un Platon, plus je sais que je ne sais rien et ça je le sais !!

Vive celui qui sait être riche de réflexion plutôt que celui qui croit être riche de l'avoir! Héhé, oui je me sens légèrement riche mais pas encore assez...

Mik.

10:11 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

25/05/2008

Lettre 322 ( Indiana Jones IV)

indiana jones
Cher ordi,

 

Les we sont pour moi un moment de grand plaisir, celui d’une grande complicité inter générations. Il était temps, cher ordi, que non seulement je quitte un peu ta source d’information mais également que mon pauvre esprit, mis à rude épreuve pour aider le jeune en droit, se repose un peu !

Alors, bien que pas ma préférence, je me suis « tapé », emmené par mon jeune ami, un film qui ne réclame pas réflexion et entraîne notre vue et notre esprit dans le fantasme de l’aventure invraisemblable et fabuleuse de Indiana Jones IV. Tous les ingrédients d’un film d’action à l’imagination débordante. Un comte moderne où il ne faut pas trop chercher une critique, même allégorique, de la période de la guerre froide entre USA et URSS. Oh, bien sûr, la peur du communisme, de l’atome, des fourmis géantes, des perversions spirituelles et des invasions font appel à des réalités passées ou présentes, mais ne sont que prétextes à un script qui veut divertir, étonner et rester dans la ligne de cette saga à succès.

Le film m’a bien plu et projeté dans le nouveau cinéma «  sauvenière » de Liége, inauguré ce mois. Grand confort des salles et des fauteuils super confortables où il faut des films qui ne favorisent pas le sommeil !

Bon début de semaine à toutes et tous.

Mik.

19:05 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |