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28/04/2008

Lettre 313 ( télévie du pour et du contre!)

télévie
Cher ordi,

 

Je vais sûrement t’étonner ainsi que d’autres…

Il y a en moi un mélange d’admiration pour tous ceux qui donnent de leur temps et leur argent pour le télévie et un sentiment de colère face à une espèce de médiatisation du cœur par des gens qui prêchent la générosité quand eux ont plein de frics en poche ou gèrent mal les deniers publiques. Non à cette facilité de faire « cracher » des sous à ceux qui n’ont que le nécessaire, alors que d’autres baignent dans le superflu.

Votre mobilisation a permis de récolter près de 8 117 840 d’euros. ...nous clame la chaîne débile de RTL. Et de s’enorgueillir du message de notre reine Paola ! Mais on nous prend pour des cons ou quoi ! Que la famille royale réduise ses dotations et que celles-ci  soient versées à la recherche, voilà qui serait plus intelligent et plus utile qu’un discours…

Le Comte de Launoy me donne des boutons…

Moi, sans être poujadiste, j’en ai marre de ce gratin de société qui organise des dîners somptueux pour la faim dans le monde !! La palme d’or en la matière revient à cette clique princière monégasque…Vrai qu’elle aime le cirque !

Quelle honte d’aller faire appel au bon cœur naïf de citoyens pour financer des causes qui devraient être entièrement prises en charge par une solidarité nationale.

La mobilisation du cœur est certainement quelque chose de digne et de respectable, mais qui devrait bien plus s’orienter par un forcing politique qui oblige nos éminences à plus de sérieux dans la gestion de l’Etat et à une solidarité plus juste.

Le premier mai approche. Vendra t’on des muguets pour venir en aide à une masse de gens ne sachant plus boucler leur fin de mois ? Et la rose socialiste s’effeuille par une gauche devenue très caviar…Non, on est plus bien chez Laurette ! Pas plus que je ne veux partager la table de Didier.

Je ne demande pas aux éminences de devenir les curés que nous n’avons plus et qui d’ailleurs n’étaient pas tous des saints. Nous leur demandons simplement d’être de bons gestionnaires.

Je n’aime que les shows artistiques et déteste tous les autres, y compris les caritatifs.

Voilà pour mon petit coup de gueule qui voudrait aussi dire combien la générosité pour des petites causes aussi utiles que celles médiatisés vaut autant que le  télévie. Les chercheurs doivent être financés autrement que par des opérations caritatives. Rien ne vaudra jamais une mobilisation pour un Etat plus juste. Et celle-là, nous l’attendons toujours…

Mik.

11:43 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

25/04/2008

à J.P.

jean pascal
Il faisait partie de ces grands qui dans la discrétion, la pudeur des sentiments, la fragilité gardent l’intensité des joies et des tristesses de vie en eux, sans devoir trop l’exposer.

Cultivé, intelligent, sensible, il était homme d’écoute.

Dans les chemins balisés des contraintes et liturgies sociales bourgeoises, il voyageait de son pas lent, solitaire. Acteur et observateur bienveillant du monde des êtres et de choses, il connaissait autant le monde du théâtre de la vie que celui de la scène dont il était un grand spécialiste. Sa carrière professionnelle fut d’ailleurs celle d’un haut fonctionnaire  du Ministère de la Culture, respecté et apprécié.

Il nous quitte, de façon tragique, mystérieuse et laisse un grand vide parmi toutes et celles et ceux qui l’appréciaient et avaient découvert en lui, sous sa carapace tissées d’ombres et de lumières, un frère.un ami, un collègue, un homme bien.

Merci à lui d’avoir été simplement un grand Monsieur.

Comme à bien d'autres, cet ex beau- frère me manquera aussi .

Mik.

19:37 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

22/04/2008

Lettre 312 ( le devoir de mémoire)

Cher ordi,

 

Me voici ces derniers temps un peu moins présent avec toi. Que mes amis blogeurs  excusent donc mes passages rares sur leurs posts de ces deniers jours.

Je me suis un peu plus accroché ces soirées à la télé ou à la lecture.

Hier je regardais le terrible film «  Hôtel Rwanda »  où à travers l’histoire de Paul Rusesabagina, un hôtelier responsable du sauvetage de milliers de personnes, nous découvrons le génocide atroce d’un pays laissé lâchement aux mains meurtrières d’une milice raciste.

Je me disais alors que l’atrocité de ce type de génocide était certainement du à l’ignorance de toute une population manipulée, que le seul moyen d’instaurer une véritable démocratie était sans doute dans l’apport d’un meilleur savoir pour tous.

Et le film de ce soir, relatif à la période de Vichy et de Mitterrand venait bien contredire ma pensée. Non, même une société dite démocratique et civilisée peut tomber dans l’horreur et accepter, voire collaborer à un génocide.

Utile donc de préserver, d’entretenir la mémoire, de combattre la xénophobie, l’extrême droite.

Utile de ne point sombrer dans un nationalisme qui fait d’un drapeau une valeur plus forte que les personnes qui le portent, le défendent ou l’ignorent.

Utile de dire que le silence des pantoufles peut faire autant de mal que le bruit des bottes.

Utile d’apprendre l’histoire pour éviter d’en répéter ses drames et horreurs.

Utile de reconnaître les erreurs et fautes d’un Etat.

Mik.

23:41 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

21/04/2008

Lettre 311 ( foot et vie)

dyn005_small150_124_124_jpeg_2615578_3a71f22d133ecf532b3d917b7f51373eCher ordi,

 

Football oblige. Hier, comme liégeois, je ne pouvais que suivre de façon écrite et résumée, grâce à toi, cher ordi, le match du Standard. J’avoue mal comprendre cette hystérie populaire et le « on a gagné » de ces milliers de supporters bariolés aux couleurs du club. Comme si s’étaient eux qui avaient joué ! Vrai que l’ambiance et le feu des supporters doivent aider les joueurs du ballon rond, alors ok pour le « on » ! Liége en liesse m’empêchait de mettre tôt au lit avec un concert incessant de klaxons et de cris sous ma fenêtre.

Je n’avais pas moi le cœur en fête, surpris et attristé par le décès d’un ex beau-frère que j’estimais beaucoup.

Et de penser à cette énorme différence de culture entre cette masse populaire criant la victoire et trouvant joie dans ce qui peut paraître futile et les loisirs d’une autre classe sociale à laquelle mon ex beau-frère appartenait. Amusant d’ailleurs de voir une masse d’hommes politiques assister au match, plus préoccupés sans doute de leur score électoral que de celui du marquoir d’hier !

A vrai dire, je crois que la défense d’un statut social, d’une « norme » bien pensante, résultant d’une éducation rigide doit apporter au fond moins de bonheur que la spontanéité des gens plus simples.

Triste vie parfois que celle dictée par cette obligation de répondre à la norme bourgeoise et de se plier à tout un cérémonial de traditions souvent peu chaleureuses et hypocrites.

Ainsi en a-t-il été de celui dont je regrette la disparition. Haut fonctionnaire, il venait de prendre sa retraite. Célibataire n’ayant jamais trouvé une vie affective et sexuelle comblée, cet homme discret, de grande culture, affable, gentil et malheureux est mort accidentellement, seul et dans les vapeurs d’alcool où il noyait ses angoisses et son mal-être profond.

Riche en argent, mais aussi en talents, en esprit, en sensibilité voilée mais authentique, il aura vécu dans l’échec d’une expression trop fermée.

Sans doute aurait-il été plus heureux en clamant, comme cette masse hier, la victoire d’un club de foot !

Curieux rapprochement que celui de la liesse populaire à ma tristesse de ce jour.

Je suis heureux en tout cas de m’être éloigné d’un monde artificiel tout en ne pouvant pourtant me fondre dans la foule parfois débile et manipulée de ceux qui vivent sans réflexion et trouvent dans les jeux une espèce de fuite aux problèmes et ennuis quotidiens.

Mik.

10:57 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

18/04/2008

Lettre 310 ( Expo 58)

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Cher ordi,

 

Ah tu n’étais pas né toi en 1958 ! Moi, j’avais 13 ans… L’époque était celle de l’optimisme, celle où nous croyions au bonheur futur apporté par les progrès galopants de la technique.

Et nous voilà, cinquante ans après, fêtant l’Atomium et cette fameuse exposition universelle de Bruxelles.

Mes souvenirs sont à la fois précis et vague... Du fond de ma campagne natale que j’allais quitter l’année suivante avec grand chagrin, Bruxelles paraissait bien loin. Je crois avoir été le seul de ma famille à me rendre à cette exposition. Y suis allé en train ou sur l’arrière de la moto du vicaire de mon village qui m’y emmena ? Je ne me souviens plus. Je me souviens seulement avoir logé chez la sœur de celui-ci.

Et c’est là que le croisement de l’actualité me fait sourire et m’atteint dans mon intimité passée. Et oui : Expo 58 et voyage du pape aux USA, dénonçant enfin la honte de l’église d’avoir caché de nombreux prêtres pédophiles. C’est que l’abbé si bon m’avait sans doute emmené à cet Expo en récompense ou dans l’espoir de profiter encore de mon corps juvénile !

J’ai retenu sa mauvaise humeur tout au long de cette visite extraordinaire. Etait-ce parce que il n’avait pu me rejoindre dans cette chambre bruxelloise ? Je l’y attendais, dans le secret qui m’était imposé par ma culture et mon éducation, ne comprenant pas trop des attouchements qui parfois me plaisaient mais me faisaient mal aussi. Je tenais cependant aux nombreux privilèges que ce pédophile m’offrait et en sachant plus ou moins consciemment que le prix à payer était l’acceptation de ses caresses intimes et pénétrantes.

Je n’ai jamais dramatisé ce qui pourtant a sans doute influencé ma future sexualité adulte.

Nous avons tous nos traumatismes d’enfance, même si l’abus sexuel fait aujourd’hui la une en masquant encore trop d’autres aussi profonds.

Expo 58, tout un avenir qu’après cinquante ans nous découvrons avec ses bonheurs et ses limites, voire même avec un progrès qui a fait perdre bien des valeurs tout en apportant d’autres. Je ne suis jamais un nostalgique. Je me pose seulement aujourd’hui la question d’un avenir qui s’annonce plus gris que prévu. Le libéralisme et le capitalisme ont atteint leur limite dans l’apport du bonheur humain. La consommation et ses bienfaits vont certainement en prendre un coup avec les hausses du pétrole qui ne va pas cesser et les grands économistes nous prédisent une crise sans précédent. Le seul bienfait à y voir sera sans doute un retour aux valeurs de l’être plutôt que celles de l’avoir. Par contre, je ne crois plus aux valeurs des dogmes, qu'ils soient religieux ou autres et le fondamentalisme moral qui semble chez certains de retour ne me plait pas du tout.Je le trouve aussi dangereux que celui qui a voulu nous faire croire que la science pourrait tout nous apporter...

Bon week-end à toutes et tous.

Mik.

16:13 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook |

15/04/2008

Lettre 309 ( agir et réfléchir)

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Cher ordi,

 

Il est très probable que tu sois outil utile et maintenant indispensable à nos responsables politiques, mais l’efficacité de la nouvelle technique que tu leur offres est-elle source de véritable action ?  

Je suis toujours interrogatif sur la liturgie politique qui veut en permanence des grandes messes. Tables rondes, groupes d’experts, forums, assises, commissions, audits, grandes conférences, etc, se succèdent, tant d’ailleurs au niveau national que international.

Sans nier la réflexion engendrée par ce genre de chorale, elle ne crée que peu d’action. Et de me souvenir de ce vieil Achille Van Acker, ancien premier ministre socialiste qui avait oser dire, lui : «  j’agis et je réfléchis » !

Si le trop savoir empêche l’action, il est inutile.

Pour avoir travailler dans le milieu politique, je sais que très souvent, les hommes les plus efficaces sont ceux qui travaillent sans trop se préoccuper des effets médiatiques de telle ou telle décision.

Pourquoi faut-il toujours qu’un nouveau ministre se croit avoir trouver l’œuf de Colomb ?

Chacun veut y aller de son effet d’annonce, avant même parfois que la trouvaille ne puisse trouver concrétisation.

Les médias sont aussi responsables, trop préoccupés de trouver le scoop et de plus en plus à remuer la merde qui fait vendre…

Je me méfie donc des grands communicateurs et des tribuns, préférant la discrétion des vrais grands.

Et pourtant, l’élection de Silvio Berlusconi en Italie, après celle de Sarko en France, prouve hélas que le peuple préfère encore suivre les grandes gueules.

Mik.

 

19:46 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

13/04/2008

Lettre 308 ( Parler n'est pas communiquer...)

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Cher ordi,

Au fil tu temps, tu es devenu ami fidèle, presque compagnon quotidien, m’emmenant vers d’autres amis. Et heureusement, car sans vouloir te vexer, cher ordi, tu n’es jamais toi communication, mais instrument de communication…

Ah l’amitié ! J’en ai connu des amis, des amies aussi. Ils ont été pour la plupart, comme dans la chanson de Françoise Hardy, des oiseaux de passages.

Que de bons moments passés en leur compagnie ! Ceux que le temps n’efface pas.

Et pourtant parce que le vie est différente pour chacun, pas mal se sont envolés vers un nid que je ne connais pas ou pire ont rejoint un ciel qui cache leur disparition pour toujours.

Et à chaque fois, j’ai eu la chance de retrouver, comme aujourd’hui encore, le chant d’un « je t’aime » plus qu’amical parfois.

Aimer et se sentir aimé reste le meilleur bonheur de vie, même si toutes les définitions de l’amour ne répondent jamais à ce sentiment personnel qui nous rend bien dans notre peau.

Il est reparti tôt ce we mon ami et déjà il manque. Mais j’ai la chance de n’avoir jamais ou presque jamais le cafard quand je suis seul.

J’ai la chance aussi de point avoir la désillusion de beaucoup qui croient se libérer de leur isolement par la gaîté d’une disco, d’une brasserie ou de tout autre lieu où je constate souvent que leur quête de chaleur humaine doit vite revenir, dès le retour, à un vide, à une espèce de désert intérieur parce que ce n’est pas dans ce type de lieu que nous communiquons.

Lorsque je me retrouve seul, cela ne me coûte pas. Je ne me sens point isolé pour la cause. Pas pour cela que je ne me tourne pas vers les autres et vers la passion de toujours connaître et de communiquer. Probablement parce que j’ai compris que l’égocentrisme est source, elle, de solitude. Mais aussi parce que il est illusoire de croire échapper à celle-ci. Chacun qu’il l’accepte ou non, qu’il l’assume bien ou mal, est seul vis-à-vis de lui-même.

Le refus de solitude me parait toujours infantile et je pense avoir enfin acquis cette maturité de l’accepter. Au fond, la solitude est très utile. Elle nous permet de prendre un peu de recul devant l’existence.

Est-ce une trace que m’a laissée mon passage jadis de cinq ans dans un monastère ?

J’ai appris à ne plus vivre pour le regard de l’autre. « Qu’est ce que on va penser de moi » ne m’effleure même plus l’esprit…

Et dans les lieux où soi-disant on rompt sa solitude, qu’entend t’on ? Du bavardage, jamais des choses essentielles. On n’y dialogue pas, on est là et on parle (et encore…) !

Il faut être soi (mais faut il encore entretenir ce soi et l’enrichir) pour pouvoir le communiquer à l’autre et recevoir aussi de lui la richesse de son île personnel se rattachant à la mienne.

Si je ne suis d’abord moi-même, mais que je suis plongé dans les autres, je ne peux pas être proche de qui que ce soit.

Je suis ce que je suis. Ni original, ni conformiste. Mais par contre assez bavard là ! Bon je cesse mon élucubration du jour, inspirée par le fait que je râlais un peu que mon ami me quitte pour aller en disco, ce qu’il n’a finalement pas fait !!! Lol.

Commencez bien votre semaine.

Mik.

18:08 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

11/04/2008

Lettre 307 ( soleil, soleil)

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Cher ordi,

 

Le soleil va revenir et tu seras probablement un peu plus seul, délaissé sans doute par toutes celles et ceux pour qui tu le remplaces un peu durant le mauvais temps et les longues soirées d’hiver.

Ah le soleil ! C’est qu’il influence nos humeurs. Il y a là dessus bien des études.

Le manque d’ensoleillement entraîne une diminution de la production de sérotonine (hormone régulatrice de l'humeur) dans le cerveau.

Il semblerait aussi que ce manque engendre une fringale de sucreries. L’apport en hydrates de carbone accroît la synthèse de la sérotonine, ce qui explique pourquoi, selon la tradition, nous consommons plus de pâtisseries et de chocolat pendant la période de l’Avent et de Noël.

Le chocolat et les bananes contiennent beaucoup de sucre. Ils favorisent considérablement la production de sérotonine, ce qui a une influence positive sur l’humeur.

Personnellement, le temps ne semble jamais perturber mon humeur et si j’aime le chocolat, je n’aime pas la banane (si si… lol).

La bonne humeur se trouve pour moi dans le fait de trouver l’ordinaire miraculeux sans rechercher toujours le fantasme de vivre au milieu des cocotiers, étendu le sur sable fin !

Sur ce, bon week-end qui, je l’espère sera ensoleillé !

Mik.

10:30 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

09/04/2008

Lettre 306 ( Ces fous qui nous soignent ou nous défendent)

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Cher ordi,

Je t’ai déjà dit que tu étais devenu pour moi un peu comme une drogue, mais sans doute moins dangereuse que celle bien connue du pouvoir, qu’il soit d’ailleurs politique ou autre !

François Mitterrand confiait : «  le pouvoir est une drogue qui rend fou quiconque y goûte ». Un livre assez connu  du professeur de Sutter : «  Ces fous qui nous gouvernent » posait la question : faut-il être fou pour accéder au pouvoir ?

Mais n’accablons pas trop nos politiciens. Ayant côtoyé également pas mal de médecins, je pourrais aussi plagier en disant «  ces fous qui nous soignent ». J’ai vu chez beaucoup d’entre eux aussi cette pathologie d’un impérieux besoin de reconnaissance avec une extrême sensibilité à la critique. Ces gens, parce qu’ils « savent » soigner, se croient détenteurs de toute science et ont fâcheuse tendance à ce que leur titre de « docteur » (contre lequel je m’insurge autant que celui de « maître » pour les avocats) à se croire l’élite de notre société.

Et pourtant, la face cachée de leur personnalité contient bien des ombres.

Si autoritarisme, tendance au conflit, méfiance, machiavélisme, mais aussi capacités de séduction, décrivent très bien les hommes et femmes politiques, j’ai retrouvé aussi ces traits chez des spécialistes de la médecine. Observez-les ! Du moins les spécialistes, contrairement aux médecins généralistes, bien plus proches des gens et plus humains.

Autre parallélisme que j’ai souvent constaté : l’alcoolisme de pas mal d’entre eux.

Je me demande parfois comment on n’exige pas l’alcootest à des médecins avant qu’ils ne pratiquent leur art !

Mais je ne veux pas non plus généraliser. Les carrières favorisant la tendance narcissique, mégalomane, voire vaguement psychopathe ne sont pas l’apanage de ces seules professions.

Dans le monde du travail, sans doute plus encore dans celui des professions dites libérales, les valeurs de l’amitié, de fidélité et d’honnêteté sont régulièrement bafouées. C’est bien regrettable.

Mais après tout, messieurs les avocats, messieurs les médecins, ne sont que des hommes, ni pires, ni meilleurs que nous!

Mik.

 

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07/04/2008

Bravo William ( artiste transformiste et patron des folles illusions)

la patrone de l'etablissement : Catia JonesJ’étais encore hier à un Cabaret que j’apprécie : Folles illusions, rue Souverain Pont à Liége.

J’avais un ami qui accompagnait sur scène le patron William que je connais un peu.

En regardant le spectacle,  le vieux « philosophe » que je suis admirait l’art du transformisme qui n’a rien d’actuel et remonte déjà à la plus haute antiquité grecque, avant de renaître au Japon sous la forme des Onnagana et en Angleterre sous le nom de DRAG, ancêtre des drags queens des boîtes et cabarets des années 60 à 90.

Tout un art que celui de la transformation de rôles féminins par des interprètes masculins.

Bravo à William qui a le talent d’arborer de magnifiques costumes non seulement ceux toujours féeriques de plumes et paillettes, mais d’autres comme cette robe aristocratique et ce masque superbe faisant songer à ceux que nous découvrons au carnaval de Venise.

Emouvante apparition de cette comtesse sur une musique classique avec un play back très réussi. Performance aussi que ses changements rapides de vêtements.

Mention spéciale à cet autre transformiste qui a un sens bien trempé de l’humour et qui a l'art d' amuser le public.

Mik.

http://fr.youtube.com/watch?v=UjNbWX0JHpc

 

17:23 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |