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05/03/2007

Lettre 140 ( petits bonheurs)

Cher ordi,

 

Je lisais chez un ami du net que tu connais si bien : la souffrance est l’unique promesse que la vie tient toujours et le bonheur si rare est alors perçu comme une offrande.

Est-il si rare le bonheur ? Moi, je ne le pense pas. Est rare celui que nous imaginons probablement

Nous recherchons probablement trop « Le » bonheur et pas les bonheurs.

Que de souffrances j’entends par toi, cher ordi. Tous les jours. Et cela tourne toujours autour des ruptures, des déchirements entre personnes qui s’aiment et ne peuvent trouver satisfaction que dans des espèces de rancoeurs, de reproches, d’incompréhensions. Ils s’aiment puis ne s’aiment plus… Alors que bien souvent la  réunion ou la séparation serait plus simple si chacun osait dire je reste ou je quitte, mais acceptons simplement nos différences.

Dans le je quitte, n’y a-t-il pas «  être quitte » ? Etre quitte de ce que nous avons mal vécu pour mieux apprécier ce que nous avons par contre bien vécu.

Oui, je sais beau tout cela. Des paroles…

Je ne mets pas à l’abri de toute la complexité cruelle parfois où nous entraînent nos sentiments.

Mais une chose revient toujours, notre éternel besoin d’être reconnu.

Ah, les caresses affectives que nous en avons besoin !

Ainsi ordi, dis-moi que j’écris bien, que je pense sagement, que je suis un type bien et cultivé. MDR. Et que si j’aime la culture, c’est sans doute parce que je trouve cul dedans !!!

Quoi, j’ai mon ego aussi, qu’alliez-vous penser !

Si pas le grand bonheur, chacun ses petits…

Mik.

 

21:14 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (12) |  Facebook |

04/03/2007

Lettre 139 ( éclipse de vie et de lune)

Bien cher ordi,

 

Je t’ai fait un peu moins travailler ce we. Tu n’as pas parcouru autant d’ami blogueurs que d’habitude.

Faut dire que le samedi fut fort occupé par la présence de mon autre ami, bien en chair et en os, celui-là. Qu’il est beau ce corps de plus en plus sculpté par un entraînement physique intense et régulier ! Nous avons mis les points sur les i pour la suite de nos activités cordiales, amicales et affectives. Nécessaire de les exprimer pour continuer, en mieux et à notre manière, notre route ensemble.

Le dimanche fut plus calme. Besoin le papy de récupérer la jeunesse retrouvée du samedi !

Puis la semaine s’annonce avec plus d’activités qu’à l’accoutumée.

Ma fille et mon gendre prennent huit jours de vacances bien méritées en Egypte. Je vais les conduire très tôt à Zaventem. Avec mon ex, nous nous partagerons la garde de notre adorable et adorée petite-fille.

A propos de l’enfance, j’ai écouté ce midi le débat sur le terrible infanticide de Nivelles.

En règle générale, je déteste le battage médiatique sur ce type de drame qui engendre une espèce de voyeurisme morbide.

Je ne juge pas, ne condamne pas, sans pour autant admettre l’inacceptable.

L’enfer de cette mère va se poursuivre éternellement, tandis que ceux qui avaient droit à découvrir la vie dans l’innocence de leur âge vont gambader dans un ailleurs de paradis ou de néant, selon nos croyances.

Le débat traitait de la dépression. Terrible maladie dont nous avons peur et refusons parfois de constater chez les autres.

Importance de notre environnement social, là ou toi cher ordi, tu aurais parfois tendance à enfermer aussi les gens sur eux et sur leur mélancolie stérile et dangereuse. Vrai que si tu les aides à l’exprimer, c’est déjà ça.

Comment arriver à la démence de cette mère qui tue par amour ? Comment percevoir qu’un être puisse regarder la vie avec un tel dégoût, une telle désespérance, une telle souffrance, qu’il veut la quitter et éviter à ceux de son sang un sort qui est le sien?

Les explications des « experts » éclairent un peu, sans pour autant pénétrer vraiment dans les ténèbres. Et je pensais à cette éclipse de lune qui doit nous faire croire qu’après le noir total revient toujours la lumière.

Mik.

03/03/2007

Lettre 138 ( union et indépendance)

decoration

Un samedi de plus se prépare dans le bonheur de recevoir l’ami.

Tu sais toi, cher ordi, que je parle souvent de paradoxes et d’incohérences  que je ressens en moi (sans doute comme beaucoup).

Ne sommes-nous pas tous comme poussés à la fois par une force d’attachement, d’union forte envers ceux que nous aimons et un désir profond d’indépendance ?

J’ai souvent tenté de résister à un attachement trop grand me plaçant ou plaçant l’autre en situation de dépendance.

Je ne trouve pas de solution réelle à cette espèce de dilemme permanent.

Il me reste à accepter ce déchirement.

Ce que je sais, pour l’avoir expérimenter, c’est que lorsque j’ai du me séparer de personnes auxquelles j’étais très attaché, cela m’a toujours paru plus facile quand nous nous étions vraiment rencontrés. Et rencontrer quelqu’un prend du temps !

Aujourd’hui, je sens le désir de poursuivre encore la rencontre tellement inachevée avec lui et un bout de chemin qui le conduira certainement au carrefour d’autres où je le verrai disparaître, avec ce mélange de joie et de tristesse qui me dira : il va vers un destin où la trace que tu as laissée pourra peut-être l’aider à mieux découvrir soleil et lune, ombres et lumières, aurores et crépuscules.

Illusion pourtant, comme dit si bien la chanson de Raphaël, car dans 150 ans…. Alors souris…

Mais qu’est-ce que j’ai, mon ordi ? Et oui, de quoi me plaindrais-je et pourquoi cette subite nostalgie pour un présent qui n’est pas encore du passé ?

Carpe diem !!

Et bon week-end à vous toutes et tous.

Mik.

02/03/2007

Ce soir " Les enfoirés" sur TF1.

Aimer à perdre la raison
Aimer à n'en savoir que dire
A n'avoir que toi d'horizon
Et ne connaître de saisons
Que par la douleur du partir
Aimer à perdre la raison

Ah c'est toujours toi que l'on blesse
C'est toujours ton miroir brisé
Mon pauvre bonheur, ma faiblesse
Toi qu'on insulte et qu'on délaisse
Dans toute chair martyrisée

Aimer à perdre la raison
Aimer à n'en savoir que dire
A n'avoir que toi d'horizon
Et ne connaître de saisons
Que par la douleur du partir
Aimer à perdre la raison

La faim, la fatigue et le froid
Toutes les misères du monde
C'est par mon amour que j'y crois
En elle je porte ma croix
Et de leurs nuits ma nuit se fonde

Aimer à perdre la raison
Aimer à n'en savoir que dire
A n'avoir que toi d'horizon
Et ne connaître de saisons
Que par la douleur du partir
Aimer à perdre la raison.

 

J.Ferrat.


08:34 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

01/03/2007

Lettre 137 ( hypocrisie)

http://membres.lycos.fr/cybertaloche/masques.htmCher ordi,

Je me demande parfois si tu n’es pas devenu parfois une espèce de saccageur des jardins secrets !

Je suis de ceux qui pensent qu’il est encore utile de ne point mettre en lumière toutes les zones intimes que notre vie forme, sans pour autant craindre les jugements sur la révélation de quelques unes. C’est ce que je tente de faire, avec ce mélange de vouloir parfois tout dire et la retenue nécessaire à la conservation d’une sensibilité que n’aime partager qu’avec quelques personnes qui me sont vraiment très chères.

Bien difficile j’avoue de faire aussi le tri en parcourant les blogs et leurs commentaires, du moins ceux qui sont des journaux personnels,  entre une espèce de voyeurisme qui se ferait passer pour de l’altruisme et un véritable intérêt de découverte de qui nous sommes et de qui est l’autre.

Mais qu’importe après tout, l’hypocrisie fait partie de notre condition humaine. Chacun ment souvent aux autres, après s’être menti à soi-même ! Que celui qui n’a jamais commis ce péché me jette la première pierre…

Jamais auparavant, trop contraint par une vie familiale, sociale, professionnelle, je ne me serais permis d’être aussi franc qu’aujourd’hui, notamment en matière de cul !

Mais voilà, ce n’est pas moi qui, parce j’ose parfois déclarer mes « turpitudes », demande au voisin de déclarer les siennes…

Lorsque je vois la consommation de sexe que d’aucuns osent décrié comme aliénante, je suis étonné de ne pas croiser plus de débiles !

Alors, je me dis, que l’hypocrisie, sans en vouloir faire l’éloge, est probablement nécessaire et constitue une espèce de garde-fou pour faire tourner notre société. Dommage !

Mik.

Photographies originales de carnavals - Images inhabituelles - Costumes masques aux carnavals de Venise Bâle ( Basel ) 2000 - Karneval Fastnacht Fasnacht Fasching basel und Wenedig

28/02/2007

Lettre 136 ( laisse-moi le temps)

Cher ordi,

 

Je réfléchissais (je le fais souvent trop d’ailleurs …) hier à propos d’une amie qui se sent un peu rejetée et aussi à partir de ma propre expérience.

Comment se fait-il que des personnes bonnes, disponibles, créatives (j’espère en faire partie)  soient parfois reconnues comme dures, ou même à l’occasion intolérantes ? Probablement, parce que nous ne pourrons jamais donner à tout le monde ce que celui-ci attend souvent de nous.

J’ai parfois aussi le sentiment, comme cette amie, que ce sont les autres qui n’ont pas su recevoir ce que je leur offrais (ou le trop qu’ils me demandaient). Mais avant d’accuser l’autre, j’ai toujours le réflexe, maintenant, de me mettre le premier en question.

N’ai-je pas donner une trop belle image de moi ? J’essaie toujours pourtant de briser cette image un peu idéalisée que certains pourraient avoir de moi.

J’ai en effet constaté par expérience que cette image peut être une arme à double tranchant. Mon authenticité, ma sincérité, le côté attachant que je peux avoir, peuvent plaire, aider, mais il peuvent aussi exiger de l’autre un retour dans lequel il va se sentir mal à l’aise. Le retour que j’attends, consciemment ou non, de l’autre existe bien, même si souvent nous proclamons le contraire.

Nous avons tous des zones de sensibilités différentes et originales. Des petites remarques peuvent être entendues, donner de la joie ou de la souffrance, d’une façon qui va me troubler, me décevoir, me révolter, alors que l’autre ne songeait pas à la réaction qui est la mienne.

Je pense vraiment avoir acquis un bien-être avec moi, mais dois-je exiger pour autant que l’autre le soit à ma manière?

Comment sortir de cette forme d’incommunicabilité ? En acceptant que ma blessure ne soit qu’une égratignure ? Que mon investissement fait peser sur l’autre un poids trop lourd pour qu’il puisse me renvoyer ce je l’espère ?  Qu’il n’y a pas de « mauvais » ou de « méchants » dans nos constats d’échecs relationnels ? Je ne sais pas trop, à vrai dire. 

Par contre ce que je sais, c’est de toujours éviter d’aller trop vite et de réagir à fleur de peau, je dirais même, à fleur de souffrance.

 

Et je pensais à toi, mon mimi d’ami, quand tu me disais que les plus belles fleurs sont celles qui prennent du temps pour éclore. Ce temps que parfois mon exigence refuse. Ce temps alors que je passe dans une espèce de morosité et d’insatisfaction.

 

Et s’en être très philosophique, je pensais à la chanson un peu nunuche de Jennefer : donne-moi le temps.

 

« Tellement de gens veulent tellement être aimés

Pour se donner peuvent tout abandonner

Tellement d'erreurs qu'on pourrait s'éviter

Si l'on savait juste un peu patienter »

 

Mik.

 

Jenifer au prime de la star academy 4 le 1er octobre 2004

Video

01:03 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

27/02/2007

Lettres 135 ( le baiser)

baiser homo

Cher ordi,

Tu as beau parfois être un bon intermédiaire pour exprimer l’amour, l’amitié, il demeure que trouver les mots pour dire les je t’aime reste souvent enfouis en nous. Pudeur des sentiments, bien plus parfois que manque de vocabulaire, le face à face, sans écran, bloque souvent un élan spontané. Alors rien ne vaut le baiser, le serrement des bras, le clin d’œil, la paluche, la tape dans le dos pour dire que l’autre compte pour moi.

Et si les mots d’amour s’usent et se renouvellent en des je te kiffe, rien ne remplacera le silence de deux bouches qui se fondent dans le gémissement d’une fusion complice.

Mik.

 

00:37 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : geste d amour |  Facebook |

25/02/2007

Lettre 134 ( c'est mon fils...)

Cher ordi,

 

Je t’ai peu fréquenté ce week-end, comme prévu. Peu lu aussi d’autres blogs. Ton audimat s’en ressent, avec la constatation que si nous ne nous intéressons pas à l’autre, il s’intéresse peu à nous aussi… lol. Quoi de plus normal au fond.

Que te dire, toi mon confident, celui de mes pensées mais aussi de mes tripes et de mon cœur ?

Un week-end un peu en dents de scie. J’attendais peut-être trop de cette nuit avec mon ami si particulier. Il m’avait pourtant semblé être envers lui peu exigeant et lui laisser toute la liberté de sa sortie nocturne au rendez-vous des décibels qui semblent à mes oreilles bien plus boucan vide cerveau que musique. Mais c’est probablement le but : se vider l’esprit pour un trip hors réalité. Je peux comprendre.

Qu’à cela ne tienne, je l’accompagnais à l’arrêt de bus, après un bref passage en boîte gay où je comprenais à lui son mal aise.

J’étais fier de cette autonomie qu’il acquiert, de sa virilité, de sa croissance de pecs et d’abdos qui nécessitent persévérance dans l’entraînement physique de ce jeune et beau sportif. Il eut le soucis, durant toute la nuit passée moi à l’attendre, de me donner régulièrement nouvelles. Content d’apprendre son amusement, j’attendais donc son retour dans l’espoir, bien entendu, du partage que vous devinez. A peine rentré et ramené par deux demoiselles, preuve de sa séduction et de sa capacité à nouer relation, même dans le boucan (tant mieux) j’ai droit à 5h30 du matin ( oui c’est pas trop tôt…)  à un simple petit câlin avec un : - je suis fatigué et envie de dormir ! La goutte qui fait déborder le vase quoi… Non Mik, n’est pas la bonne de service qui met Monsieur dans le cocon et n’a rien en retour. Muriel me disait encore l’autre jour : Bon et Biesse commencent pas la même lettre !!

Bref, un fil de lien s’est cassé, mais est en voie de restauration, à condition de mettre les points sur les i…

Merci à François pour son soutien et écoute, malgré ses propres soucis sentimentaux.

Voilà pour le vendredi soir et samedi.

Dimanche était pour moi un autre grand jour. Autant les contacts avec ma fille sont réguliers et très complices, autant ceux avec mon fils sont rares et souvent tendus. Devenu lui aussi papa, les liens s’étaient heureusement un peu plus resserrer. Sa compagne m’était sympathique, mais jamais je n’avais eu occasion de faire un peu plus ample connaissance.

Je recevais donc pour la première fois dans mon appartement (cela fait 2 ans que je l’habite) la petite famille de ce fils avec lequel, petit, j’avais eu tellement de bonheur et une grande complicité.

Sans forcer, j’avais mis un peu les petits plats dans les grands avec une jolie table et un menu simple mais bon je crois. Comme sa compagne est flamande, j’avais fait en plat principal les carbonnades du même nom, en mettant évidemment touche wallonne en les cuisant à la bière de Leffe…

Le goût moelleux et plein, la saveur douce et profonde de cette boisson "monastique" fut à l’image de cette rencontre familiale.

Je l’attendais depuis si longtemps cette visite chez moi, non par obligation familiale ou respect de convention entre gens bien élevés ( trop souffert de cela)  mais simplement par lien profond.

Simple, naturelle, gentille, sa compagne. Que dire de mon petit-fils alors. De suite le sourire et un zot papy qui aime faire le singe pour provoquer le regard coquin et amusé que sait déjà exprimer un enfant de six mois. Le bonheur total quoi. C’est qu’il a été sage le petit bonhomme durant le repas, avec même un petit sommeil sur le grand lit de bien des histoires de papy qu’il aura tout le temps de connaître bien plus tard !

Ils s'en sont, j’espère, retournés heureux, moins que moi peut-être, car trop touché d’être enfin en contact simple et sans tension avec un fils qu’évidemment j’adore par le sang, mais aussi pour sa forte personnalité, même si tellement différente de la mienne d’aujourd’hui. Mais tout psychologue dira que le fils doit «  tuer » le père pour enfin exister à part entière. Je crois que le mien a réussi ce « meurtre » tout symbolique. Alors nous revivions l'ensemble mais dans un plus grand respect mutuel des différences qui n’empêchent nullement l’amour paternel et filial.

Voilà, cher ordi confident, auquel j’exprime d’ailleurs peu souvent, sinon en allusion, des tranches de vie que j’aime garder pour moi, mais que j’aime parfois aussi partager avec toi et avec ceux qui viennent te visiter.

Mik.

20:37 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (12) |  Facebook |

23/02/2007

Lettre 133 ( un bon week-end en perspective)

crocus et lierre rampant (38444 octets)Cher ordi,

 

Je te serais encore infidèle ce week-end.

Il vient encore ce jour et cette nuit cet ami si particulier.

Cette fois, j’ai décidé de ne point le suivre dans le creuset des décibels et jets de lumières artificielles.

http://www.ftw-design.com/wallpapers.htmlDans ce trip de paillettes, faut bien que jeunesse s’éclate !

Je l’aime et aimer c’est ne point empêcher le bonheur de l’autre, même si celui-ci me semble bien futile.

Dans le fun de ces nouvelles arènes de rêve, je sais que je serai en son cœur, attendant de pouvoir poser à son retour mes mains sur la nudité de son corps devenu encore plus beau.

A ceux qui me disent sage, je dirais : je suis fou de lui !

Douce folie celle qui allume mon présent dans la simple reconnaissance et décence que déjà j’appartiens un peu au passé.

crocus (02/2002) (34611 octets)C’est que dans notre relation, il n’y a point de rivalité. Je veux sa liberté et il sait que la mienne est de m’y attacher.

Je voudrais parfois me dire : ah que n’ai-je vingt ans ? Fou que je suis, ce qu’il aime est justement mon autrement.

A vous toutes et tous, je vous souhaite bon w.e.

Le mien sera riche, de sa présence déjà, mais aussi d’une autre que j’attends et espère depuis longtemps. Je vis heureux...

Mik.

(34662 octets)sous_bois_et_brume_o317.jpg (132455 octets)

01:30 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (11) |  Facebook |

22/02/2007

Lettre 132 ( soumission)

Cher ordi,

cordages

 

J’ai encore glané des émotions en lisant sur ton petit écran les pleurs et peines d’amies.

La délivrance des larmes ne se fera pas hélas par moi, même si je voulais et faisais tout pour.

Si nous pouvons parfois lier des personnes, bien plus difficile de les délivrer d’un esclavage d’un passé, dont je me demande parfois si il n’est pas plus facile  de le conserver plutôt que d’entrer résolument dans une vie libérée de ce fardeau ?

Je veux leur dire : c’est à vous de vous libérer, non seulement cela vaut mieux, mais c’est la seule et unique possibilité.

Les obstacles à franchir sont en vous. Mais préférez-vous garder vos sentiers habituels de yoyos sentimentaux et autres, plutôt que d’enfin  vous lancer dans l’aventure d’épanouissement de ce que vous êtes, sans en référer constamment à vos dépendances ?

Je me demande vraiment parfois, excusez-moi d’être dur, si votre attachement à la souffrance, à vos malheurs ne vous apporte pas un bénéfice inconscient ?

Le tam tam et la répétition d’une souffrance qui semble tellement vous coller à la peau me fait mal. Parfois j’ai envie de la fuir, mais voilà, je vous aime. Il n’empêche que je refuse de me faire bouffer et de trop investir dans des types de relations qui mènent à la catastrophe. Revenir en permanence sur ce qui fait mal offre peut-être chez certains une sensation d’exister.

Ne comptez pas sur moi pour soigner votre souffrance en la cultivant !

Comment la vie serait-elle plus rose si déjà nous ne voyons que les épines ou l’allergie qui peut résulter de son parfum ?

La souffrance et les larmes n’ont jamais chez moi pouvoir de séduction et si parfois il est bon de pleurer, il ne faudrait pas que la compassion ou cette fascination parfois de quelqu’un en larmes soit une espèce de mise en soumission destructrice.

Non, je préfère d’autres formes de soumissions, qui elles ont le courage de s’avouer et en font un jeu positif.

Mik.

01:12 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : soumission, souffrance, pleurs |  Facebook |