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21/02/2007

Lettre 131 ( avoir plus?)

Cher ordi,

Il est des jours où nous cherchons des mots, un geste qui pourraient convaincre que les plaintes entendues, les insatisfactions des uns et des autres sont certes importantes, mais que le vie doit être la plus forte. Ne faut-il pas relativiser un peu les soucis, envies, désirs et autres aléas de notre quotidien ?

J’avoue mon impuissance tant chacun voit son petit domaine à protéger, ses petites affaires sans se situer dans la grande ruche humaine tellement complexe.

Bien sûr, je suis aussi de ceux qui aiment satisfaire mes propres envies et je ne néglige pas mes petites affaires. Je sais aussi le prix à payer pour vivre modestement en renonçant d'avoir plus. Un plus oui, mais au prix aussi d’efforts et de contraintes lourds de conséquences.

J’ai fait le choix d’avoir moins pour vivre mieux. La spirale de l’avoir que j’ai eu tout un temps ne m’a pas apporté la satisfaction que je pensais avoir et partager.

Vrai que parfois, je me dis qu’avoir plus m’aurait aujourd’hui permis de faire de plus gros cadeaux !

Mais je crois que favoriser aussi cet attrait permanent pour un matérialisme qui serait source de bonheur est rendre mauvais service.

Argent nœud de la guerre ? Oui, il en faut, dit la sagesse populaire. Mais qu’est-ce que nous pouvons aussi dépenser en futilités qui ne font que donner de très brefs instant de satisfaction.

J’ai connu aussi des engagements de prêts pour des projets importants, mais qui finalement envahissaient en permanence l’esprit et me plaçaient dans le stress de ne pouvoir les respecter.

Je ne dirais pas non à un gain de lotto… mais je dis non à des gains qui me demanderaient l’énergie et le temps à en oublier l’essentiel.

Qu’à cela ne tienne, mais aujourd’hui j’aurais voulu dire à deux personnes que j’aime tellement : ne t’inquiète pas je vais te le payer. A l’une pour quelque chose d’essentiel et à l’autre pour quelque chose de superflu.

Et là, je crois que j’aurais eu un bonheur total, mais après cela, ça aurait été quoi ?

Puis merde, c’est ainsi !! LOL. Et ce n’est pas parce que c’est carnaval qu’on peut direct ainsi travestir ce que nous sommes et ce que nous avons !

Mik.

20/02/2007

Lettre 130 ( regard de l'autre)

ou-le-regard

Ah, mon cher ordi,

 

Je t’ai un peu retrouvé aujourd’hui, bien que j’aie visité moins de blog qu’à l’habitude.

Ma pensée élucubratoire m’amène souvent à me dire que j’ai la chance d’avoir été jugé et condamné, parfois lourdement, par le regard de personnes, y compris aimées. Cela m’a appris avec le temps, de ne plus vivre en fonction du regard de l’autre, mais seulement du mien. Apprendre aussi que ce n’est pas parce que les gens désapprouvent parfois ma vie, qu’ils ne m’aiment pas et que je ne l’aime pas.

Chacun a son histoire. Nous l’ignorons bien souvent ou nous pensons trop la connaître. Elle est source parfois de préjugés normaux et je ne peux exiger de l’autre identique ouverture d’esprit, identique morale ou regard sur la vie et particulièrement sur la mienne.

Cette prise de conscience m’apporte grande quiétude, même si parfois je souffre de ne point être compris, comme je le souhaiterais.

J’ai remarqué que le fait de vivre en paix avec moi a comme effet de casser un peu des jugements hâtifs ou malveillants dont certains évidemment ne se privent pas, ordinairement exprimés derrière mon dos. Mais qu’importe !!

Exemple. Ma relation avec un aussi jeune homme doit éveiller pas mal de critiques négatives, de ceux qui d’ailleurs, en majorité, m’envient…

A ce sujet, merci à celles et ceux qui me laissent à ce propos des commentaires bienveillants et plein de compréhension.

J’en reviens souvent aux mêmes thèmes, mais qui me paraissent tellement réels. Qui peut s’enorgueillir d’être cohérent dans sa vie, de la construire sur des références acquises, intégrées personnellement et où la culture, l’éducation, la famille, la pression sociale n’entrent pas dans les conflits que nous avons en notre for intérieur et avec les autres ?

Je crois avoir réussi à ne plus avoir de conflits intérieurs. Cela ne veut pas dire que je ne connais plus aucune tension ou que je ne fais que ce que je veux, en ne tenant compte de rien, ni de personne. Bien au contraire. Etant tolérant avec moi, je ne puis que l’être d’autant plus avec l’autre.

Je ne m’immisce dans sa vie que selon ce qu’il souhaite et en tentant de ne pas trop l’envahir.

J’ai élargi mon cercle relationnel, grâce à toi, cher ordi. Je ne le regrette pas.

Je sais pertinemment pourtant que le monde de la blogosphère n’est ni meilleur, ni pire que moi…

Il est un microcosme de société. Parfois les échanges ne sont pas ceux que nous aurions crus. Et alors ? Rien de dramatique à cela.

Il est parfois aussi utiles d’échanger dans la différence, voire l’intolérance que dans une fusion illusoire et parfois tout aussi destructrice.

Ma tolérance n’est pas non plus un manque d’appréciation ou une indifférence à tout. Je ne souhaite pas nécessairement la bonne entente avec tout le monde. Je ne suis ni mère Térésa, ni l’abbé Pierre !! Mais entre la bonne entende et la rancœur, le rejet total ou la courtoisie minimum, il a de la marge ! Je ne suis pas quelqu’un qui réagit à fleur de peau et avant de porter appréciation, je me pose toujours la question : quelle est la souffrance qui le fait agir ainsi ? Car notre action résulte, hélas, bien plus des souffrances reçues que du bonheur reçu.

Moi, je tente qu’elle émane de mon bien-être. Et vous ?

Mik.

18/02/2007

Lettre 129 ( week-end de folies...)

millenium

Cher ordi,

 

Je t’ai donc un peu quitté ce we pour entrer dans planète nuit avec mon mimi.

Comment te conter la folie du papy entrant avec lui dans l’étrange gaytitude sympa d’un nouveau bar liégeois ? Le vieux en hiver, lui au printemps sous le regard envieux d’hommes en quête, sous musique peu symphonique, d’étoiles nocturnes de lasers, de rencontres sérieuses, amicales ou de passages. Lui, surpris de sa jeunesse et d’un monde, disons majoritairement trentenaire, osant afficher la différence affective et sexuelle. Il devait être le plus jeune et moi le plus vieux !

Et puis, c’est qu’il est beau mon bel éphèbe, avec un corps de plus en plus athlétique, se vengeant un peu ainsi de ceux qui le prennent pour un minet de petit pd ! Superbes ses pecs qui résultent de tant d’exercices visibles sous son tshirt rose fashion…

Des yeux dans  la pénombre à vous faire craquer qui s’étonnaient des différences entre lesbiennes vues sur films x et celles qu’ils découvraient sur piste liégeoise.

Découverte pour lui aussi de mon ami François, que nous avions vu quelques heures plus tôt dans un pub, après être passés, non pas moi, Mimi… chez le bel  Antony, coiffeur talentueux de chez Dessanges. Mimi trouve mon jeune ami super sympa et intéressant. «  Dis, j’espère qu’il sort toute la soirée avec nous ? ». Oubli dans le pub du gel coiffant à peine acheté, mais peu importe !! Grrrrrrr jeunesse... mais pas perte des cartes que nous avions tapées dans un jeu où il s‘amusait de me battre.

Etrange soirée débutant, avant le bar musique, dans une belle pizzeria de quoi avoir le ventre nourri avant de se lancer après dans la mode et la ronde du goût sucré et doux des redbulls vodka. Retour appart. Sur le chemin papote d’une passante nous contant la misère de son mari paralysé. «  Dis, mais pourquoi, Mike, tu te fais toujours accosté par des gens à problèmes toi ? ». Plus de problème en tout cas, pour bain et câlins.

Papy, ensuite, se retrouvait dans ce qui n’est point pour lui étrange, mais abandonné depuis bien des années : les sorties en boîtes. Qu’à cela ne tienne, aimer c’est aussi partager des différences d’intérêts et repartir à la découverte de ce que nous jugeons futiles, voire débiles.

Mais Mimi, lui, n’étant plus sorti depuis trois mois, tenait à vivre sa première nuit liégeoise en invitant le vieux à garder la forme.

La boîte gay quittée, après l’au revoir à François, mon jeune hétéro et ami si particulier, tenait à rencontrer féminin de son millénaire. En avant toutes donc. Direction Boncelles pour le Millénium. Course pour savoir quel bus et où le prendre. Montée dans le dernier qui se rendait au Sart Tilman, d’où nous n’aurions que 15 minutes de marche, nous avait dit le chauffeur. Je vous indiquerais, nous dit aussi, un homme sympa à l’accent québécois avec lequel je fis causette tout le trajet ainsi qu’avec une autre dame, elle sicilienne, trouvant les gens d’Outre-Atlantique plus serviables que bien des  gens de chez nous. Ambiance conviviale de bus de banlieue différent de celui bien plus froid de notre ville capitale qu’habite Mimi. Il me le fait remarquer.

Il est passé minuit et nous voilà dans un petit chemin boueux pour rejoindre dans petite forêt la grand route de la discothèque bien connue des liégeois.

Mais qu’est-ce que je fais la moi !! Courage, il faut que Mimi trouve son plaisir. Il est en forme.

Accueillis par malabars de sorteurs en service, réclamant carte visite de Mimi (non mais quoi.. il est majeur quand même…) nous entrons dans l’arène jeunesse en quête de trip en gesticulation, pour moi ridicule, dans une musique à vous trouer les tympans et sous des lumières cosmiques à vous démolir les pupilles, sans parler de la crache de nuages aussi vaporeux que la gente féminine qui croit devoir se frétiller en rythme carnavalesque! Un vrai zoo d’humains avec comme cages des podiums et comme sans doute unique visiteur un vieux résistant mal à cette faune en quête de s’éclater et d’oublier soucis de la semaine en se plongeant dans l’individualisme de gestes de mains et de culs. Dialogue représentatif du siècle ? On a plus rien à se dire ?

Bon papy déconne et ne comprend rien… Le but est juste de se vider l’esprit ! Bon d’accord, mais ils n’ont pas l’air d’en avoir beaucoup !

Papy résiste un peu plus d’une heure. Mimi sent de plus en plus l’ambiance et moi de plus de plus mes tympans se boucher et les mirettes s’aveugler sous des lanternes qui n’ont pour moi aucune magie.

-« Non, non, on  ne retourne pas, mais tu comptes rester encore longtemps ? »

- « Deux heures encore au moins ! »

- « Ok, mais moi j’ai l’overdose là. Je te laisse et vais tenter de trouver non loin endroit plus calme. Je reviens dans une bonne heure ».

De l’air oui, oh que c’est bon le silence de la nuit !

Je trouve brasserie calme, ouverte jusqu’à 4h du mat. Un bon café, un croque monsieur (tiens –tiens.. lol.). Un trio assez original entre. Rouspétance de la dame qui peut aller fumer dehors en prenant son verre. Echange peu commerçant. Le ti chien se met à courir dans la brasserie. Rappel du gérant de devoir tenir celui qui n’a rien d’un fauve en laisse. La dame outrée en a l’appétit coupé, sort et prie de ne point payer son plat… Ambiance quoi !!

Le monde est fou, autant que moi qui laisse là passer le temps dans le rêve d’enfin partager une nuit (ce qui va en rester) auprès de Mimi, qui, il est vrai, m’a déjà bien câliné la journée.

Et le film de ma vie se met un peu à tourner. Pas triste du tout, même si certains passages moins gais et gays, mais nul regret dans l’ensemble. J’y ai et j’y goûte toujours à cette vie. La preuve en est ici. Non je ne m’emmerde pas trop là assis devant mon café. J’ai la joie de l’avant, du pendant et de l’après d’où m’entraîne une sexualité hybride, peu nette, mais tellement palpitante.

Retour à la disco et appel au taxi.

Je me retrouve au lit, enfin, et dans les bras de mimi. Première fois que je goûte dans la nuit presque achevée son souffle dormant et le court repos d’un corps qui se cherche mais qui sait m’offrir la saveur de sa sève.

Petit déjeuner avec croissants chauds achetés au réveil de 9h.

Et je suis fatigué, fatigué de bonheur pris et offert.

Week-end magique, instructif, tonitruant, mais surtout aimant.

Dis, papy, t’as quel âge ? Qu’importe, tant que je peux encore plonger dans les bonheurs éphémères du corps, plus brefs sans doute que ceux de l’esprit, mais inégalables en intensité.

Dis, papy, pourquoi tant de questions ? Parce que j’aime ne point trouver les réponses !!

Merci Mimi… Merci François. Merci vous qui m’aimez dans toutes mes contractions et passions.

Mik.

costa 079

 

17/02/2007

lettre 128 ( animaux)

chat endormi

Cher ordi,

J’écoutais avant-hier un débat sur la question d’une place trop grande ou non de l’animal dans notre société.

Je pensais à Martine et à Tchanou (entre autres) avec leur passion et au grand succès de leur blog, preuve si il en faut, qu’elles ne sont pas les seules à attacher une telle importance à nos animaux familiers.

Et oui, cher ordi, n’as-tu pas ta « puce » toi aussi, ta « souris », avec des logiciels qui pullulent de « cafards » !!

Mais il s’agit évidemment de bien autre chose…Il ne s’agit point d’animaux virtuels !

Est-ce scandaleux de voir autant de soins, autant d’argent consacrés parfois à un animal, alors que la misère d’humains est si grande ?

Méfions-nous évidemment de tout simplisme.

Le rôle que tiennent nos animaux de compagnie n’est pas négligeable au bien-être de beaucoup de personnes et pas seulement isolées, mais aussi dans de nombreuses familles.

Quelle est la juste place à donner à nos animaux, du moins à ceux qui depuis des millénaires sont devenus des compagnons fidèles de l’homme ?

La place des animaux et la conduite des hommes sont, me parait-il, indissolublement liées.Elle est dans les pays démocratiques tout autre que dans les autres…

Le débat est évidement vaste et peut s’alimenter de positions justifiées pour ou contre une place trop importante accordée à wouwou et miaou.

L’amour des animaux n’est certainement incompatible avec celui accordé aux humains, bien au contraire. Ne dit-on pas, avec justesse, que celui qui n’aime pas les animaux n’aiment pas les hommes ?

De là aux exagérations accordées aux toutous, des nuances existent certainement.

Mais si le chiffre d’affaire de la nourriture animal, des modes vestimentaires, toilettages, etc. est devenu colossale, tout compte fait, il crée aussi de l’emploi.

Alors, ne posons pas trop vite de jugements et surtout laissons la liberté de pensée et d'action, sans pour autant autoriser le martyr que subissent encore trop souvent nos amis les bêtes.

Personnellement je suis assez scandalisé par le déplacement de frontière entre animaux domestiques et sauvages que certains franchissent. Mais après tout, nos animaux domestiques étaient à l’origine sauvages aussi…

Et me voilà perdu pour prendre position dans le pour ou le contre.

Mais ainsi en va-t-il de tout, la réalité n’est jamais blanche ou noire…

Bon, je clique sur ma tite souris chérie et clos mon élucubration du jour.

Mik.

 

08:02 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : place des animaux |  Facebook |

16/02/2007

Lettre 127. (Etre bon compagnon de soi)

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Cher ordi,

Hier encore, par toi et d’autres jours par des rencontres, j’entends souvent dire de personnes que j’apprécie qu’elles éprouvent du mal à se retrouver seules.

Sans les juger, je les comprends mal. Je me demande si elles ne ratent pas la chose la plus essentielle pour le mieux vivre.

Je me souviens d’un beau texte de J.Salomé qui s’intitulait « oui, osez être un bon compagnon pour vous-même ». Je crois en avoir fait un post, il y bien longtemps déjà. Il y disait que la pire des solitudes n’est pas d’être seul mais d’être très mauvais compagnon pour soi-même.

S’ennuyer en sa propre compagnie nous incite à trop attendre de l’autre.

Etre en bonne compagnie de soi, c’est alors voir l’autre comme un plus, un vrai cadeau qui vient enrichir ma vie et pas boucher le trou de mes manques.

Vivre seul et savoir quand cela  m’est possible ou lui est possible nous relier à l’autre.

Il nous revient d’être heureux ou pas et d’éviter de faire porter ce poids insupportable sur les autres.

Si, si, pas facile, mais possible ! Mais faut souvent remettre l’ouvrage sur le métier. Lol.

Mik.

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14/02/2007

Lettre 126 ( au rayon amour saint Valentin)

saint-valentin

Cà y est : nous sommes à la Saint Valentin.

Ah, cher ordi, tu vas encore être sur la sellette, entre autres, pour bien des déclarations d’amour.

C’est que des coeurs vont battre aujourd’hui. Et de toutes les manières. Certains vont même se croire obligés de le faire plus fort, d’autres vont regretter de ne point le faire plus ou de ne plus trouver personne pour accélérer son mouvement. Puis il y ceux qui regretteront les battements d’autrefois. Il y aura des battements sincères et d’autres plus hypocrites. Certains qui s’emballeront dans une espèce de romantisme à outrance, un peu comme des jeunes sur un slow qui se promettent dans les vapeurs d’alcool des toujours et qui a la sortie près de la voiture ont des hauts le cœur qui font vomir et donnent aux mots d’élan une autre saveur…

Ah, qui ne rêve de love story.

A mon âge, je conserve entière cette envie, avec seulement la réalité d’un chemin qui connaît un peu les tournants de mésaventures, de déconvenues.

Et oui, aimer n’est point aussi facile que le shopping aux vitrines arborant aujourd’hui les petits cœurs rouges ou des restos affichant menus romantiques aux amoureux.

Agréable moment que celui des coupes de chouette et bandons (pardon de Moët et Chandon) et de mets épicés de Gingembre, mais après ?

Aimer ne se résume pas aux seuls battements de cœur, à la sensation si agréable de vibrer.

Preuve maintenant apportée que notre cerveau n’est pas étranger à cet enclenchement encore mystérieux des sentiments.

Mais, la science a beau mieux connaître aujourd’hui les zones concernées par les émotions, joie, colère, amour, etc., il n’en résulte pas moins que notre royaume aimant reste bien étrange et mystérieux.

Je n’en tire qu’une seule conclusion, c’est que nous n’aimons pas uniquement avec le cœur. Faut aussi visiter d’autres rayons…

Qu’à cela ne tienne, si je ne suis plus dans le sentiment amoureux de ma ou de mes premières histoires d’amour, je sais qu’aujourd’hui mes pensées, mes actes, mes émois, mes instincts vont vers cet ami si particulier dont j’aime entendre les mots, les gémissements du plaisir et caresser le corps nu. Vers celui dont j’aime la peau, le sexe et le moment magique des yeux qui se rencontrent. Ah, les yeux, miroir du cœur… Vers celui qui sait encore me donner le frisson du plaisir et trouver à faire battre mon cœur même lorsqu’il n’est pas là. Celui à qui je pense quand je m’endors, quand je me couche, quand je viens t’allumer aussi, cher ordi !!

Dans le zigzag de ma vie, il est devenu, pour je ne sais combien de temps, celui qui trace de sa présence les couleurs heureuses de mon quotidien.

Je ne nierai nullement qu’il y ait aussi bonne part de testicules dans mes sentiments. Il le sait et accepte largement que nos plaisirs de l’esprit passe en premier par ceux du corps. Et alors ?

Sentiments amoureux que tout cela ? Après tout qu’importe les définitions, les dates et le commerce de l’amour. Jetons bas les préjugés : l’important n’est pas l’amour, mais bien d’aimer.

Cet ami si particulier est simplement là et à distance, en attendant samedi, je l’embrasse très fort.

Alors cher ordi, n’oublie pas de transmettre mes vœux de bons, joyeux, complices moments de plaisir, de tendresse à ceux qui s’aiment, à ceux qui cherchent à aimer, à ceux qui pensent ne plus aimer,etc.etc.

Mik.

00:02 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (15) |  Facebook |

13/02/2007

 Andrew & Justin - Everytime we touch

  On ose enfin ce genre de beau clip... parce qu'enfin l'homosexualité est devenue "normale", du moins dans la loi, bien qu'il reste du chemin à parcourir dans les mentalités!

 

09:47 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

12/02/2007

Lettres 125. ( rupture, divorce)

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Cher ordi,

Tu dois parfois être chez bien des jeunes une espèce de fuite ou plus simplement lieu de repos, de distraction quand des adultes, des parents se disputent ou sont au bord de la rupture.

Je viens encore de remarquer chez l’un d’eux que j’adore que sous une carapace de grand se cache une grande fragilité, une sensibilité bien cachée. Je devine bien ton mal être lorsque tes parents envisagent, dans des scènes violentes parfois, la séparation. Ton regard mature jeté sur ce qui se passe n’empêche pas la souffrance  et la déception de voir se déchirer ainsi des êtres aimés de façon unique.

Danger aussi que croire que l’amour n’existe pas. Vrai que pour moi, il n’existe pas non plus, mais je connais des tas de couples homos ou hétéros qui s’aiment.

Mais pour toi, comme beaucoup d’autres jeunes confrontés aussi à la violence conjugale, pas facile  de lever le voile sur un sujet aussi tabou  et dérangeant qu’on n’ose révéler qu’à des personnes avec lesquelles on se sent vraiment proches et confiants.

J’avoue que je n’ai pas beaucoup de conseils à donner en la matière, sinon que tu saches, toi et les autres,  trouver l’écoute, qui sans juger des parents qui ont leur histoire t'aidera à mieux vivre cette souffrance.

Redire aussi qu’il n’y a aucune responsabilité de l’enfant dans le choix que peuvent prendre les parents.

Ce que je sais en tout cas, c’est que dans la vie on ne peut enlever ou guérir nos souffrances, nos blessures, mais seulement bien les gérer et vivre avec sans en faire un problème.

Alors courage et pense à l’avenir que tu construis dès aujourd’hui, toi qui ne pense, hélas, que trop au présent et à la satisfaction immédiate…Il ne faudrait pas que le carpe diem entraîne pour demain des handicaps et trop de regrets !

Mik.

11/02/2007

Lettre 124 ( Chez Manu-reva)

Cher Ordi,

 

Aurais-je cru que depuis la première réunion à Charleroi, tu m’ouvrirais des horizons de relations et d’amitiés belles, généreuses, intéressantes, chaleureuses ?

Tu m’as apporté tout cela dans ce monde étrange d’une blogosphère où je me suis aventuré un peu par hasard pour y inscrire un peu de mes pensées, de mon histoire,  de mes passions et intérêts.

Quelques commentaires, puis quelques visites virtuelles et voilà que je découvrais, un peu comme autrefois on liait connaissance avec de nouveau voisins, des personnes bien sympathiques. Pas de règles, pas de charte dans la blogosphère. Mais quand un blogueur rencontre un autre blogueur, il y a déjà une accroche, une espèce de complicité qui s’établir directement. Difficile à comprendre pour celui qui ne vit pas ce nouveau monde de la communication.

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Le fil du temps tissait des affinités avec l’une, avec l’autre, et hier encore, grâce à toi, je me retrouvais chez Manu-reva. La troisième invitation était la bonne, et enfin je franchissais le seuil d’une jolie maison bruxelloise.

Emmené par une autre blogueuse amie, nous étions accueillis par une dame sensible, sans faux semblant, spontanée, en quête d’un amour qui lui rendrait celui qu’elle a déjà tant donné… Belle toujours cette dame, à l’image de ses deux filles aussi serviables que leur mère.

Surprise, surprise, je ne connaissais pas tous les autres invités. A la joie de retrouver mes chéries bien connues et l’ami Vincent, s’ajoutait celle de faire mieux connaissance avec Marie-Françoise et de découvrir la pétillante Yasmina.

Ambiance, avec musique d’Afrique du nord, autour d’un plat qui représente aussi tout un art de vivre : le couscous !

Soirée d’échanges aux mélanges délicieux, semblables à la variété des viandes et légumes succulents préparés parfaitement par une maîtresse de maison au cœur d’or, toute vêtue non de la robe blanche rêvée, mais d’une jolie tenue dans la note orientale d’une soirée amicale super chaleureuse et réussie.

Merci à toi, chère Manu-reva, d’être ce que tu es dans la force et la fragilité que tous nous avons et ressentons en nous.

Merci de ton accueil, de ton repas délicieux, de l’ambiance qu’à chaque rencontre tu ne cesses d’ailleurs de mettre. Merci à tes filles pour leur travail «  vaisselle », mais aussi pour leur sourire et gentillesse.

Merci à vous, invités, invitées pour votre joie, pour vous façon de livrer sans fausse pudeur ces morceaux de vie qui font de vous des personnes attachantes, remplies des découvertes si différentes et si semblables aussi, sur des itinéraires et parcours où souvent nous nous perdons et nous nous retrouvons !

Mik.

encore merci

 à toi    decoration

11:49 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook |

10/02/2007

Lettres123 ( ah, l'Amour...)

Cher Ordi,

 

Ah, l’amour. Qu’est-ce que nous entendons parler… Et pourtant, je me dis souvent que la voie de l’amour, cette quête d’un inaccessible, n’est pas nécessairement la voie du bonheur.

Je ne suis pas de ceux qui y renoncent pourtant. J’ai juste renoncé à son fantasme et fais le deuil de sa perfection. Et depuis, en acceptant ce risque et en acceptant parfois son manque, il me semble mieux aimer.

Bon week-end à vous. Le mien sera heureux !

Mik .

10:47 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : amour |  Facebook |