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22/01/2007

pour lui

 

Devrais-je, parce j’aime jeunesse, connaître désert de vieillesse ?

Devrais-je, parce qu’en automne, ne plus connaître printemps ?

Parce que père, grand-père, devrais oublier le parfum des heures charnelles ?

Pourquoi rides ne pourraient-elles trouver crème amitié particulière ?

Et si, sur les notes du temps, j’ai joué danger sans toujours gagner, je suis heureux.

De recevoir encore à mon âge mots tendres, baisers volés, m’offre magie de toi.

Recevoir hier de ton jardin secret tes mots jetés en fruits colorés réjouit mes nuits.

Si un jour le destin vient mettre fin à la floraison de notre unisson, sache, ami du hasard, que jamais je n’oublierai les moments de cœur et de chair que tu m’as offerts.

Mik.

 

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7w6gkh5mPour action solidarité de Muriel dont la maison a brûlé: vous pouvez en savoir plus sur le blog aussi de http://zenattitude.skynetblogs.be/

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21/01/2007

Lettre 110. ( rupture?)

arbre

Cher ordi,

Que de plaintes sur la vie commune de mes amies et amis tu peux parfois me transmettre.

Qu’est ce j’entends : « oui, mais je ne vais quand même pas tout accepter, m’aplatir ainsi chaque fois… » Comme si les relations se jouaient en positions bases ou hautes !

Dans tout cela, moi, je décode des besoins bien plus fondamentaux, ceux d’être rassurés, d’être reconnu et confirmé dans ce qu’on se sent être.

Que de disputes à cause d’une perception que le donné et le recevoir est inégal.

Chacun tente d’argumenter en sa faveur, sans se rendre compte qu’il dévalorise ainsi l’autre, tout en prétendant : « mais non, ce n’est pas pour l’humilier, dominer ou le disqualifier que je dis cela ! ».

Nous avons tous besoin de tendresse, d’écoute, d’être reconnu. Le drame est que nous recevons rarement de l’autre tout cela comme nous le voudrions. Ce n’est pas pour ça, que nous ne recevons rien ! Quand notre désir est trop important sur l’autre, nous cassons souvent la relation et recevons le contraire de ce que nous voulions.

Je reste toujours persuadé que celui qui ne parvient pas à vivre au mieux sa solitude fondamentale, ne parvient pas à vivre harmonieusement avec qui que ce soit.

Hier tu as encore trop entendu, cher ordi, que bien des dialogues sont stériles quand ils se mirent et se font dans des demandes-reproches.

Quand la lutte se fait pour obtenir une image valorisante, gratifiante, de soi, elle ne peut prendre la forme que d’une compétition acharnée qui mène vers la rupture.

Hier tu as pu constater la crise d’un ami qui au départ a accepté une position basse qui l’amène aujourd’hui à la crise. Normal, selon moi. Ses besoins d’être mis en valeur étaient, au début, satisfaits par le fait d’avoir été choisi par quelqu’un possédant une situation haute et qui, à ses yeux, était « prestigieux »

Mais voilà, les besoins refoulés d’affirmation refont surface et il s’étonne de la crise.

Je crois que nous nous connaissons très mal. Osons avoir cette modestie de le reconnaître, avant de reprocher à l’autre de ne pas comprendre ce que nous ne connaissons même pas de nous.

Ami, il est temps de poser des choix, mais le mieux ne serait-il pas de poser le choix de voir plus clair en toi-même ?

Mik.

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7w6gkh5mUn appel à la solidarité est lancé sur le blog de http://angelique-paradise.skynetblogs.be/ au sujet d'une blogueuse dont la maison vient d'être incendiée.

Je vous invite à découvrir ce qui y est demandé.

Merci.

20/01/2007

amitié

françois.liège

 

Un jeune homme intervint : Parlez-nous de l’Amitié.

Il répondit en ces termes : Ton ami est la réponse à tes besoins. Il est le champ que tu sèmes d’amour et récoltes en rendant grâces. Il est ta table chargée de mets et ton âtre. Car tu viens à lui affamé et le recherches pour la paix.

Quand ton ami te découvre son avis, tu ne redoutes pas de lui dire « Non », tu ne retiens pas ton « Oui ». Et quand il est silencieux, ton cœur ne cesse pas d’écouter le sien ; Car sans mots, dans l’amitié, toutes paroles, tous désirs, toutes espérances naissent et se partagent, avec une joie spontanée. Quand tu te sépares de ton ami, tu ne t’affliges pas ; Car ce que tu aimes le plus en lui pourra s’éclaircir en son absence, comme la montagne pour le grimpeur est plus nette depuis la plaine. Et que l’amitié n’ait d’autre but qu’approfondissement de l’esprit.

Qu’à ton ami tu donnes de ton meilleur. S’il doit connaître le reflux de ta marée, qu’il connaisse aussi son raz. Que serait ton ami si tu le cherches pour tuer le temps ? Cherche-le toujours pour le vivre. Car il lui appartient de satisfaire ton besoin, pas ton vide. Et qu’il y ait rire dans la douce amitié, et partage de plaisirs. Car dans la rosée des détails, le cœur trouve son matin et la fraîcheur.

( extrait du Prophète de K.Gibran)

00:09 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : amitie |  Facebook |

19/01/2007

 Lettre 109. ( arriéré judiciaire)

palais2

Cher ordi,

 

Hier, je suis allé au tribunal pour une affaire de faillite d’un de mes anciens locataires.

Quatre ans que la procédure dure par la faute d’un curateur qui craint de pas être payé par le fait que la créance de mon locataire ne précède en droit les honoraires de cette avocate curateur.

En arpentant le Palais de Justice, je me rendais compte de l’archaïsme de l’institution.

Et oui, bien j’ai vu, cher ordi, un de tes collègues sur le bureau du greffier, mais je voyais encore des employés avec des petits papiers, comme celui affiché sur la porte pour donner les horaires des affaires traitées. Digne d’une vielle épicerie avec des étiquettes écrites en calligraphie…

A un siècle où tout doit aller vite, où de plus en plus de citoyens portent leurs conflits devant les juges, notre justice, elle, entre avec un fameux retard dans les nouveaux modes de « management ».

C’était la dernière étape, en appel, d’une affaire dont je n’espère plus grand-chose, sinon pouvoir honorer le travail d’un ami avocat qui a mené l’affaire de main de maître !

Le vieil adage : « mieux vaut un mauvais arrangement qu’un bon procès », reste lui bien d’actualité. Ici, cet arrangement ne pouvait se faire.

Mon représentant a bien synthétisé un dossier complexe, celui de la partie adverse me semblait moins au courant.

Par contre arrivé plus tôt, je me suis amusé d’entendre certaines plaidoiries par des avocats qui visiblement ne connaissaient pas grand-chose au dossier défendu et les eeeeeeeeeeeeee foisonnaient !!

Je terminerais cette anecdote par une blague un peu macho !!

Savez-vous pourquoi les avocats portent une robe ? Simple : pour mentir aussi bien que les femmes… Pardon mesdames !!! À charge de revanche…

Mik.

18/01/2007

Nouveau romantisme?

Mieux qu’un long discours philosophique décrivant le bordel entre les tensions de l’esprit, des instincts, le combat entre vérité et authenticité, ce petit slam exceptionnel de Grand Malade en fait une synthèse crue et si poétique à la fois.

Et que dire «  des voyages en train », sinon que la magie des mots reste encore aujourd’hui, dans ses formes les plus simples et très « fashion » une véritable poésie de la réalité, digne d’un Rimbaud ou d’un Verlaine. Tout compte fait, n’est-ce point une autre forme de romantisme ?

 "Ma tête, mon coeur et mes couilles."

 

"Les voyages en train"

 

Si vous ne connaissez pas, je vous laisse découvrir et si vous connaissez vous laisse, si vous aimez, réécouter ce grand Monsieur.

Mik.

 

17/01/2007

Lettre 108 ( deuil)

 

3Cher ordi,

 

Je t’adresse cette lettre avec une pensée toute spéciale pour une amie qui vient de perdre un être cher.

J’avoue toujours sentir un profond malaise devant le deuil qui frappe des êtres que j’aime.

Je comprends bien les effusions de larmes, ressens ce coup de poignard au cœur quand un être aimé meurt, pour l’avoir vécu déjà quelques fois.

Et il me revient toujours cette parole de sagesse de quelqu’un de très simple qui me disait, alors que je pleurais devant le cercueil de mon premier amant : tu sais, c’est toi qui a mal, lui, il ne l’a plus…

Il avait raison. Je pleurais sans doute sur moi-même, sur mon sort, sur l’absence sans retour, sur tout ce que j’aurais pu dire et ne s’était jamais dit, sur ma solitude.

Aujourd’hui, avec le temps qui a passé, je suis de plus en plus confronté à ma propre mort, avec ce désir, un peu orgueilleux, de laisser quelques traces indélébiles, comme si cela allait alléger le départ vers le néant ou une autre forme de vie.

Je me dis aussi que j’aurais eu la chance de pratiquer bien des possibles dans mon existence,d’ y avoir goûter bien des joies qui valaient sans doute bien toutes les peines qui, comme chacun d’entre nous, ne m’ont pas épargné et que j'ai causées.

Il en va probablement de même pour bien des êtres aimés qui nous quittent, avec tout ce qu’ils ont donné ou pas, tout ce qu’ils ont reçu ou pas.

Mais que pleurons-nous, au fond, dans cette absence qui n’a de retour vivant que le souvenir que nous gardons de ceux qui sont partis dans le fini ou l’infini ?

Sans doute aussi ce lien, de sang, d’amour, d’amitié qui se brise dans la dernière forme de la contrainte que nous avons tous, celle de mourir.

Mik.

00:35 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : philo |  Facebook |

16/01/2007

Quand l'humour parle mieux que tous les discours!

fiston

 

01:38 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : humour |  Facebook |

15/01/2007

lettre 107 ( paroles et silences)

Cher Ordi,

Le temps de ce beau week-end est déjà passé. Il reste pourtant là, avec la présence de celui qui est venu samedi.

Et je retrouve le silence, celui que j’aime.

J'ai aussi ta compagnie, pour m'informer et partager.

Avec l’âge, j’ai appris à moins parler, à plus écouter les autres et mes murmures intérieurs.

Je souris souvent de toute la salive dépensée auparavant pour des petites causes qui me semblent aujourd’hui bien futiles et qui me barraient la compréhension.

Avez-vous déjà remarqué que lorsque vous parlez un peu de vous, votre interlocuteur a la fâcheuse tendance de vous dire : «  oui, c’est comme moi… », ramenant toujours vos dires à ses expériences. Il veut surtout s’exprimer sur toutes ses petites histoires, bien plus que de vous écouter. Une espèce de nécessité, parfois, d’être en permanence reconnu comme quelqu’un de bien et d’unique, sans qui l’autre ne pourrait pas bien vivre. C'est souvent intéressant, mais difficile de décoller de sa petite personne pour discuter un peu d'autre chose, d'une idée, d'un livre, d'une musique, d'un film, ou que sais-je.

Je crois avoir été ainsi, et il doit en rester hélas quelques traces. Comme je vis la majorité de mon temps dans le silence, dès que je me retrouve en groupe, j’aime encore parler beaucoup, trop probablement.

J’ai, depuis quelques années, découvert le privilège de mieux sourire et de parler un peu moins, de diminuer cette espèce d’orgueil qui veut se positionner comme porteur du bien de l’autre.

Je reste un passionné, mais ma passion dépasse le ressenti pour tenter une meilleure connaissance par l’ajout de la raison et de la conscience de qui je suis et  de ce que je perçois un peu chez l'autre.

Mik.

13/01/2007

Lettre 106 ( amouritié)

Cher ordi,

 

Tu sais que dans ton écritoire, je n’aime jamais trop y glisser de longs chapitres sur ce qu’est ma vie intime.

Ce soir, je veux pourtant lever un petit voile.

Ami(e) s, lectrices et lecteurs qui passez par ici, je ne sais si vous êtes comme moi, mais souvent je trouve plus facilement les mots pour exprimer ma tristesse, ma mélancolie que ceux qui expriment ma joie, mon bonheur.

En tout cas ce soir, je suis sur mon petit nuage, après une journée bien simple mais magique auprès de l’ami si particulier. C’est qu’il a pu se montrer tellement complice de notre amitié, prouver son attachement et son envie de partager autre chose que l’ouverture de braguette.

Les corps s’expriment et trouvent les gestes paradisiaques quand leurs nudités répondent à celle du cœur. On passe de baiser à faire l’amour, avec le plaisir dépassant le simple partage sexuel. Quelle magie ces instants où les chaînes du quotidien semblent se briser.

Moi, le libertin, cela faisait longtemps que je n’avais plus connu pareil unisson.

Et voilà déjà que j’ai peur de perdre le cœur et la chair de celui qui sait découvrir mon corps, comme il sait déhabiller mes pensées. Peur de perdre celui qui m’offre la découverte d’une génération nouvelle, avec des goûts si différents des miens. Peur de perdre celui qui aime apprendre la complexité de ce que nous sommes tous.

Hier, je mettais, un peu comme un présage, la chanson de Cabrel. J’ose espérer respirer le plus tard possible le parfum des regrets.

Ami, peu importe que la morale soit pour eux. Viens toujours du côté du soleil pour que longtemps encore tu marches dans mes rêves.

Mik.

23:19 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : coeur et chair |  Facebook |

12/01/2007

Lettre 105 ( réfléchir...)

Cher ordi,

 

Suis-je donc si à part parce que je tente souvent à partir d’un concret, d’un fait, d’une histoire, de dégager une certaine « conceptualisation », c'est-à-dire tenter d’en retirer une idée à défendre, une opinion , une façon de bien argumenter ?

Il en va de même quand je regarde un film. Le « j’aime » ou « j’aime pas » ne me suffit pas, comme je l’entends souvent avec cette incapacité d’expliquer le pourquoi.

Non, je ne veux pas bouffer ainsi tout le foin qu’on m’offre. Je veux garder un sens d’analyse et de critique. Je ne suis pas de ceux, sans les juger, qui se laissent manipuler par une attitude béate, passive.

Je tente de choisir aussi ce qui peut nourrir et mon cœur et mon esprit.

Ainsi je discutais hier avec mon mimi sur la critique d’un film qu'il doit faire et qui met en scène l’histoire d’un condamné à mort qui a pu s’amender en prison au point d’être nominé pour obtenir le prix Nobel.

Bien entendu, la vie de ce « Tookie » (le film rédemption) est intéressante, émouvante, bouleversante. Plus peut-être encore, parce que réelle, que la fameuse «  Ligne verte » Mais en rester là serait un peu court. Comment à partir de drame, ne pas réfléchir à la barbarie de la peine de mort ? Comment ne pas s’insurger contre ceux qui nient l’évolution possible d’une personne, quelque soit son passé ? Comment ne pas dénoncer une prison qui est plus criminogène que salvatrice ? Etc.

Il existe bien des tas d’émissions, pour ceux qui n’aiment pas lire ou être un peu cinéphiles pour nous aider à nous documenter un minimum et aiguiser notre esprit tellement ramolli par une société qui consomme passivement.

Je sais, on me dira le manque de temps, le besoin de distraction. Probablement, mais un minimum de réflexion aide tellement à vivre mieux…

Mais j’avouerais que tout ce que je peux réfléchir, tout ce que je peux écrire, c’est souvent à partir de personnes que j’aime et surtout pour le moment en pensant à un ami très particulier.

Mik.

 

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