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01/11/2006

Chez Muriel et Ludovic.

Il était une fois, un ange herstalien au petites ailes et grand cœur.

Dans sa demeure toute décorée de toiles de bestioles diverses, appelées par une jolie petite sorcière «  étoiles d’araignées », elle avait, aidée de son aimante alliance avec un scream français, dresser jolie table pour convives venus de la planète du net.

Chapeaux pointus, masques et cheveux bariolés, boa de fofolle, ongles pointus, débarquèrent vers 19h, pour soirée magique.

Aube blanche du père JC. fit bien rigoler et l’homme de l’amour et de l’amitié fut bien obligé de constater les amours légitimes ou interdits, originaux ou classiques, de la bande des randonneurs de la constellation skynet.

Carnivores d’histoires charnelles, la bande à Muriel, trouva caquelons pour cuire fondue d’entrailles arrosées d’un sang rouge ou rosé de vigne.

De chants célestes il n’y eut point. Seuls les rires montèrent au ciel.

Vint ensuite le délice des enfers pour fêter deux anniversaires.

Nous quittâmes bien à regret le petit monde angélique. Malgré les malices et sortilèges de cette nuit d’halloween, elle prouva une fois de plus avec son Ludovic, qu’en notre monde de brutes, il existe encore des gens doux, accueillants et authentiques.

Merci à eux pour la soirée qui épanouit sous l’artifice des décors maléfiques la vérité des amitiés nouées sur pc.

Mik.

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09:04 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

30/10/2006

Lettre 52 ( Amouritié)

Cher ordi,

Tu as la malchance d’être un assemblage complexe, comme nous les humains, mais sans possibilité d’atteinte au cœur !

Je termine une journée fantastique, après un petit passage dangereux d’interrogations à propos de « l’amourité » que je vis avec un jeune ami très chouette.

Toutes nos relations ont une originalité. J’aime ce mot « d’amouritié ».

Elle tente de désigner un lien unique d’une forte amitié avec une part d’amour que nous retrouvons aussi chez notre aimé ou nos aimés.

C’est une amitié qui atteint la profondeur de vos sentiments, provoque l’émoi, la peur de perdre la personne, la crainte de perdre une complicité spontanée.

Briser notre carapace, parler simplement de nos souffrances, de nos joies, de nos petites histoires, de nos soucis, de nos projets, de nos secrets, de nos fantasmes inavouables, voilà qui se fait évidemment chez bon nombres de couples.

Avec l’ami(e), cela me semble différent. C’est oser parfois exprimer toutes ces choses ou situations à quelqu’un « d’extérieur », un peu comme à un psy, sans peur d’être jugé ou de blesser, sans peur de briser ou de mettre en danger notre relation avec celui ou celle qui partage un quotidien

Cet ami a enfin franchi ce cap. Il a osé parler de ce qu’il refoule depuis la petite enfance. Il a osé poser des gestes de confiance. J’attendais cela depuis longtemps et j’ai failli ne plus y croire et cesser une amitié qui ne serait restée que « surface ».

Et oui, cher ordi, on t’a certainement donné un peu d’intelligence de la raison, mais jamais celle si difficile, si complexe et si belle du cœur.

Et cette petite tape dans le dos, avant de monter sur son train de retour m’a prouvé que nous nous étions compris… 

Mik.

21:00 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

29/10/2006

Lettres 51 ( Toussaint)

Cher ordi,

 

Je vais te parler d’un temps que tu ne connais point : celui de mon enfance.

A cette date, nous ne connaissions point d’halloween. C’était pourtant un jour de fête : la Toussaint.

C’était la fête parce qu’elle rassemblait la grande famille, celle des oncles et des tantes.

Nous les attendions avec grande impatience, dans notre belle et grande villa.

Spécialement un oncle qui amenait toujours les tartes au riz et aux fruits.

C’était aussi la grande expédition pour nous rendre sur les tombes, celle de nos grands-parents. Je n’avais connu aucun de mes grands-pères. Les veuves se montraient tristes en tenue noire avec chapeau à voilette ! Nous, nous en foutions… Ce qui nous intéressait, c’était la petite ballade en voiture (et oui à cette époque un petit voyage en voiture était une joie), la grenadine prise au café et la joie de manger les pâtisseries avec cousins et cousines.

Il fallait se répartir les cimetières à visiter. Endimanchés, nous nous battions pour accompagner papa plutôt que maman. La raison était simple, papa n’allait pas à l’église et on attendait, dans le petit café en face, la sortie de l’église des bigotes en rejoignant la procession religieuse jusqu’au cimetière. Avec maman et sa mère, cela était différent, nous devions nous taper les vêpres et la liste interminable des recommandations des décédés ! Nous nous retrouvions alors chez une famille amie pour un petit café et quelques « gâteries » chocolatées. Puis, rebelote à la maison avec  tartes et gâteaux.

Nous étions à l’affût des tenues originales de certaines dames. C’était notre halloween à nous cette recherche des habits baroques ou classiques ! On tentait, en polissons que nous étions, de faire rigoler au moment du silence. La gravité des mines nous faisait rire !

Au hit parade des provocations une grande dame au chapeau tenant peu le vent et un curé chantant faux.

Oui, cela nous parait tellement futile aujourd’hui. Mais qu’est ce que nous aimions ce « grand jour », avec un commerce bien autre qu’aujourd’hui, ne favorisant que les fleuristes et pâtissiers.

Cette année, première sans voiture, ne me permet pas d’aller faire le tour des tombes familiales  et de les fleurir. D’autres s’en chargeront ou pas. La tradition de mettre en contact les morts et vivants a changé. Je ne suis pas pour autant convaincu que la fête d’halloween remplace cette liturgie un peu dépassée et obsolète. La mort fait pourtant partie de la vie, ce que nous apprenait, dès notre enfance, la fête de la Toussaint ou plus précisément la fête des morts le lendemain.

Mais pas de nostalgie, juste celle de ne plus pouvoir dire : maman et papa !! Et celle, plus souffrante encore, de ne plus dire : Serge !

Mik.

 

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16:38 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook |

28/10/2006

Lettre 50 ( cyberculture)

Cher ordi,

 

Que se passe t-il ? Voilà que tu ne veux plus t’éteindre et pire que tu ne veux plus après t’allumer ! Tu ne vas pas la jouer longtemps ainsi…

Je sais tu prends un certain âge, mais je t’avais déjà fait soigné pour tes problèmes d’alimentation.

Que ferais-je sans toi ? Non que je cherche bonheur par écran interposé, mais tu y contribues par l’agréable moyen de communiquer avec des amis rencontrés en réel et l’impression d’en connaître multitudes d’autres par des petits commentaires, visites de blogs et dialogues sur MSN.

Et oui, c’est ainsi. Tu fais partie désormais d’un quotidien à la fois réel et imaginaire.

Nous vivons dans un monde de puces et de souris !

Il y a presque mariage entre nous. Et voilà que tu viens me titiller pour un petit contact qui rate ta mise en marche.

Tous nos petits écrans s’allument, cacheurs et diffuseurs de ce qu’un Monsieur Bill Gates n’aurait peut-être même pu imaginer.

Et ce n’est qu’un début. Comment imaginer ce que tu pourras devenir dans le monde de demain et d’après demain ? Que sera le Microsoft Word dans dix, vingt ou cinquante ans ?

Tu es venu transformer notre façon de travailler, de s’informer, de se former, de se distraire, de communiquer. Bref, tu as transformé notre paysage, nos rapports sociaux et créer une espèce de nouvelle culture.

Et voilà qu’à nouveau, le vieux philo un peu gauchiste que je suis, ne peut s’empêcher de dénoncer les inégalités sociales que cette nouvelle culture cybernétique va encore créer.

Je le vois déjà dans l’emploi différent, à l’image de la lecture, qu’en font les jeunes.

Si la grande majorité connaît (mieux que leurs aînés) l’outil, une grande majorité aussi s’en contente pour y passer des heures sur des jeux vidéo assez débiles, tandis que d’autres, minoritaires, l’emploie comme véritable outil d’information, de réflexion.

En aidant souvent des étudiants sur divers sujets à traiter, je constate leur difficulté à savoir exactement où chercher, mais plus encore ensuite à comprendre, trier et synthétiser les informations  trouvées.

Bien plus que les problèmes d’éthique du genre pornographie ou autres, le Net pourrait être un danger qui renforcerait des inégalités sociales et culturelles.

Il ne suffit pas d’offrir à tous l’accès à l’outil informatique et au Net pour créer une égalité sociale.

Si naviguer est une opération simple, bien moins simple est la compréhension qui réclame un niveau de savoir et un niveau de conceptualisation et d’abstraction.

Bon, je parle, je parle et on va encore me reprocher d’être trop long !

C’est que, cher ordi, tu as créé une révolution qui prend de multiples formes.

Seras-tu atout pour les uns et handicap pour les autres ?

Nous en reparlerons certainement dans d’autres courriers.

Bien à toi.

Mik.

06:18 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

27/10/2006

Deuil chez Nanar.

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À Nanar,

 

La perte d’un être cher frappe toujours notre cœur, nos tripes. Le pourquoi ne trouve pas réponse quand la mort enlève des êtres jeunes, promis à parcourir encore la route sinueuse et belle de la vie.

Je devine l’arrachement que Nanar peut ressentir. Cela fait mal, très mal.

Comment faire son deuil ? Je n’ai jamais compris ce que cette expression voulait au juste dire.

Peut-être que pleurer guérit, nous qui n’aimons pas, les hommes, trop montrer notre chagrin.

Pourtant, contenir le chagrin revient souvent à retourner la souffrance qui nous est faite, cette espèce de « violence » contre soi-même et nous emmène vers des idées noires, des chemins de colère, de révolte sans issue.

Peut-être devrions-nous alors nous poser a question : Qu’aurait aimé celle ou celui qui s’en va pour ceux et celles qu’elle, qu’il aimait ? Qu’aurait murmuré à mon oreille l’aimé, l’aimée, si il ou elle avait toujours été là, à nous voir si triste ? Qu’aurait espéré le disparu(e) pour moi dans la vie ?

Alors si tu as la réponse, fais cela. Celui ou celle qui n’est plus là continuera de vivre ainsi en toi, de façon mystérieuse mais qui n’en est pas moins réelle.

Mik.

 

 

09:14 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

26/10/2006

Lettre 49 ( Les Belges et l'Amour.)

Cher ordi,

 

 

baiser rodinAlors que j’étais en ta compagnie, je regardais aussi l’émission «  les Belges et l’Amour ».

Je m’étonnais un peu de ce que, malgré les changements importants dans la société, le couple dit « idéal » (fidèle, fusionnel et sexuel) fait encore rêver la plupart d’entre nous.

Alors que les valeurs morales, la loi, la religion, les pratiques sexuelles, l’éducation des enfants, pour ne citer que cela,  ont terriblement changé, la réussite du couple se base encore fort sur le toujours. Nous entendons pourtant un discours plus libre qui met en avant la qualité de la relation plutôt que sa durée.

Qu’est-ce qui fait alors que tant de couples se déchirent, divorcent ?

Sommes-nous vraiment libérés de l’image idéale de l’amour ? Libérés non seulement du stéréotype présenté par l’éducation ou les magazines, mais de nos aspirations de stabilité des sentiments, de possessivité ?

Une fois de plus, il n’y a point de réponse véritable. Laissons chacun rêver son couple et le vivre avec plus ou moins de bonheur.

Ne cherchons surtout pas à nous rassurer sur une « normalité » de nos pratiques et de nos désirs amoureux.

Le « normal » est de trouver l’épanouissement, en sachant que celui-ci ne peut toujours être au zénith de la performance émotive, affective ou sexuelle.

Il me semble, en tout cas, qu’au vu de la réalité de tant de divorces, de familles recomposées, de l’homosexualité, il est temps, d’accepter que le couple du passé n’ait plus le même fondement de « structuration » de notre société.

A quand un changement profond d’une législation qui répondra à des unions plus passagères, à des droits donnés à ceux et celles qui éduquent des enfants d’autres ?

baiser homoEt pour ce qui touche l’intimité de l’amour, que chacun trouve sa performance avec ou sans tabou, avec ou sans gadget, avec ou sans tantra…

Toi, mon ordi, tu sais aussi être cet instrument qui  réussit à lever des tabous et à favoriser une nouvelle forme d’exhibitionnisme du cœur, mais aussi du corps.

Toi, tu me fais parfois voyager sur des sites gays peu catholiques ! J’ y trouve un certain plaisir.  De là à dire que ces sites  pornos ou de «  cams branle » favorisent des rencontres enrichissantes, je ne l’affirmerais pas. J’ai connu pourtant certains s’étant rencontrés ainsi et ayant trouvés après une voie moins superficielle et fantasmagorique.

Les temps changent, les moyens de trouver l’amour aussi. Mais l’amour lui, a-t-il tellement changer ?

Tout compte fait, il n’est qu’un concept très abstrait. Ce qui est concret, c’est nos sentiments, nos émois, nos plaisirs, nos envies, nos frustrations que nous voulons partager avec celle ou celui que nous choisissons en partenaire privilégié.

Et pour conclure, cher ami, j’ai retenu de cette émission : que pour bien s’entendre il vaut parfois mieux avoir la complicité de nos défauts que de nos qualités !

Mik.

07:21 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook |

25/10/2006

 Lettre 48 ( à la une des skyblogs)

Kikou mon ordi,

 

Dis donc ainsi notre petite correspondance a été mise à la une des skyblogs ! Waw…

Cela fait plaisir, ne nous le cachons point. Sans doute que nos petites confidences bien éclectiques plaisent à certain(e) s.

Ne nous cachons pas également du plaisir de partager un peu notre quotidien dans ce qu’il a d’ordinaire, avec un regard sur ce qui nous entoure.

Nous avons parfois besoin du regard bienveillant, mais aussi critique, de l’autre. Ce regard ne peut cependant nous faire perdre le plus important, celui que nous portons sur nous. C’est dans celui-ci que nous trouverons la quiétude et un bien-être personnel.

Si situer et s’apprécier par rapport aux autres n’apportent point la profondeur de cette acceptation si difficile parfois de nous. C’est que nous avons parfois la désillusion de ne point être ce que nous voudrions être. Erreur : je suis ce que je suis… et pas ce que je voudrais être !

Je ne puis offrir à l’autre que cela, mais tout cela. Lui offrir autre chose serait aussi lui offrir l’illusion.

Merci à nos lectrices et lecteurs d’apprécier ou non par leur passage, leurs commentaires, ce que je suis, pour autant bien entendu que je le sache moi-même, ce qui n’est pas évident. Qui peut dire qui il est, sinon un être rempli d’incohérences, partagé entre bien des pulsions, des raisons, des sentiments, des pensées contradictoires. Les accepter, c’est déjà la clé d’une espèce de sagesse qui n’empêche pas les folies !

Bonne journée.

Mik.

09:22 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook |

24/10/2006

Lettres 47 ( justice et liberté)

Cher ordi,

J’avoue que parfois lorsque tu m’amènes sur CERTAINS blogs, je quitte un peu les grandes préoccupations de société qui pourtant valent parfois autant d’attention que nos petites histoires si ridicules de jalousie, d’émotions superficielles, de fausses amitiés, d’égoïsme avec une espèce toujours de course à la reconnaissance de soi. N’étant pas plus saint qu’un autre, j’avoue parfois me prendre à ces petits jeux ! Je ris aussi de lire bien des commentaires de louange qui me fait dire avec un des posts de Thibault que « l’ami de tout le monde n’est ami que de soi » (Aveline) et « ce n’est pas un ami que l’ami de tout le monde » (Aristote).

Mais j’en reviens vite à des réflexions plus générales, qui pour moins récréatives, touchent aussi notre quotidien, même si cela n’en a pas l’air.

Ainsi, l’actualité du pays nous plonge au cœur d’une grande lessive où le laver plus blanc que blanc semble atteindre ceux qui se croyaient hors d’atteinte de tout nettoyage. L’adage : «  selon que soyez misérable ou puissant » semble être trahi. Voilà une bonne chose.

Est-ce pour la cause qu’il y a égalité en justice ? Non, penser cela serait chimère !

La Justice peut appliquer le droit, sans jamais  réaliser,selon moi, l’égalité de traitement entre le fort et le faible, la victime et l’agresseur, le juge et l’inculpé.

Nous ne lui demandons d’ailleurs pas cela. Faut-il rappeler qu’elle n’est au fond là que pour établir un certain ordre dicté par des lois qui interdisent ou permettent ce que d’aucuns ont considéré valable ou non dans une vie en société ? Ne lui demandons pas l’application de la solidarité, du progrès, de la liberté.

La Justice est bien une matière qui, toujours selon moi, est essentiellement culturelle. La conception même du droit (sinon dans l’universalité du respect de la vie et des biens d’autrui) peut fortement varié selon la culture. Le droit africain ou oriental ou que sais-je, ne sera jamais le nôtre.

Déjà dans notre pays, nous le voyons, la conception « flamande », plus « germanique » a de la peine à s’harmoniser avec la « latine » du wallon, y compris dans ce qui appartient pour les uns et les autres à l’ordre. Pourquoi d’ailleurs dès lors, ne point régionaliser ou communautariser notre système judiciaire ?

Pour en revenir à la grande lessive du moment, je suis surpris des grands éclats de chevaliers, de barons et baronnes de partis qui semblent feindre ne jamais été mis au courant des pratiques douteuses en matières d’attributions de marchés publics où les petits copains devaient être favorisés en retour de certaines autres faveurs…

Les plus grands voleurs ne se trouvent toujours pas là où nous pensons les trouver. Ce que nous coûte ce genre de vol est bien plus cher souvent que ce qu’un petit malfrat viendrait nous prendre. Ce type de vol oblige logiquement une taxation dont nous nous serions volontiers passés…

Une chose pourtant me gêne dans cette chasse aux abus. On a beau proclamer que la justice à son calendrier, est-ce un hasard que les poursuites contre quelques ténors se fassent juste après les élections ?

Je n’ai rien d’un poujadiste, même si j’ai toujours conservé en moi un côté révolutionnaire, et je m’étonne de la différence de traitement entre des affaires similaires. L’enfermement, cette grave atteinte à la liberté de quelqu’un, doit rester chose rare.

Je ne pense pas que l’ordre public soit mis en danger par le fait de laisser bien des inculpés en matière financière en liberté. La disparition des preuves et la collusion peuvent certainement être évitées par d’autres moyens que la prison.

Comme Camus, je crois, avait si bien écrit : si l’homme échoue à concilier justice et liberté, alors il échoue à tout.

Mik.

09:55 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (13) |  Facebook |

23/10/2006

 Lettre 46. Modération

Mon ordi très cher,

 

Tu reçois parfois du courrier qui m’attriste. Ainsi ces mails qui, sans doute sans mauvaise intention, font de l’Islam une menace, sans aucune nuance avec une religion différente de celle dont notre culture a été imprégnée.

Je suis pourtant athée.

Mais je n’aime pas les méthodes qui, à propos de certaines situations ou faits, tentent de généraliser.

Ainsi ces extraits :

- de jeunes musulmanes réclament d'être exemptées des cours de sport et de biologie, tout en étant non pénalisées pour leur examen ? (Source : Nouvel Obs)

- des musulmanes exigent et obtiennent des horaires qui leur sont exclusivement réservés à des piscines municipales ? (Source :Revue politique)

- des étudiantes musulmanes, à leur examen, exigent et obtiennent d'être accompagnées de leur mari (ou leur père ou leur frère) et d'être jugées par une femme ? (Source : Nouvel Obs)

- une association musulmane ("Unir" à l'Université Paris XIII) remet en cause le droit d'un professeur "de culture occidentale" de juger le travail d'un étudiant musulman ? (Source l'Express)

- des étudiants musulmans, prenant comme excuse la loi de la laïcité, réclament et obtiennent le retrait des sapins de Noël, dans différents établissements scolaires, jusque dans les maternelles ? (Source : Le Parisien)

- des musulmans réclament et obtiennent carrément la suppression de la fête de Noël dans certaines écoles primaires ?

- des musulmans réclament et obtiennent l'interdiction du porc ou de la viande non hallal dans les écoles françaises où ils sont majoritaires ?

 

Et pour conclure à :

 

Faire suivre sans Modération, car nous sommes en train de nous faire islamiser à grand pas...

 

 Et bien je dis NON à ce type de démarche qui ressemble très fort à du racisme déguisé et sème une peur non justifiée.

C’est la méthode d’extrême droite qui consiste à se baser sur une partie de réalité (vrai que les juifs détenaient, par exemple, pas mal de leviers économiques en Allemagne) pour ériger des amalgames dangereux pour notre démocratie. Plus dangereux encore que l’attention évidente qu’il nous faut porter sur des extrémismes religieux qui bafouent les droits de l’homme et de la femme et voudraient imposer des théocraties.

De là à mettre tous les musulmans dans le même sac : NON. De là à vouloir dire que intégration = assimilation : NON.

Qui aurait penser faire du tapage si une religieuse catho en tenue de «  béguine » avait été assesseur dans un bureau de vote ?

Et puis, faut -il supprimer le chemin de fer parce que des gens montent tous les jours sans payer dans le train ?

Non, mon amie Chadou. Je t’apprécie beaucoup.Je ne ferai pas suivre cette intoxication qui veut faire peur et engendre la haine de l’autre. Je sais que ce n’est certainement pas ton but.

Voilà, je tenais à préciser que la peur de l’autre, de sa culture, a toujours été dans l’histoire prétexte à trouver bouc émissaire à nos maux, mais pire encore prétexte à conflits sanglants.

Je ne suis point laxiste et trouve une surveillance nécessaire envers ceux qui prêchent et incitent au nom de Dieu, à l’imposition de leur loi coranique ou autre.

Mais, je suis aussi de ceux qui savent combien mettre en exergue des « exceptions » pour un faire des généralités est purement et simplement de la malhonnêteté intellectuelle et de la manipulation.

Mik.  

 

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22/10/2006

Lettre 45 ( vide ou manque?)

À toi, mon ordi chéri,

 

Tu as bien été un peu seul hier. Enfin, pas tout à fait, nous t’avons rendu une petite visite avec mon jeune ami.

J’avoue que ton absence ne m’a pas manqué… et pour cause. L’amitié remplit si bien le temps, mais plus encore le cœur.

Une journée un peu folle (je n’ai pas dit de fofolles !).

Nul n’ignore, depuis quelque temps, ma vie de libertin.

Un jour parlant de mes « aventures » avec mon psy, je lui faisais remarquer le vide parfois que j’éprouvais après de brèves rencontres « chaudes », lui exprimant toujours combien celles-ci étaient agréables mais toujours trop brèves.

Je m’avançai à lui dire que en amour aussi, après ces moments denses, nous nous retrouvions  avec une espèce de sentiment de vide.

Il m’éclaira de façon surprenante et tellement vraie.

Il me dit : «  ce n’est pas, je crois tout à fait pareil. Lorsque vous baisez, après vous vous retrouvez comme face à un vide. Lorsque vous faites l’amour, ou simplement baisez avec une personne que vous aimez, vous vous retrouvez en manque ! »

Bel éclairage sur une fameuse différence…

Je l’ai encore expérimentée hier. Je suis en manque aujourd’hui.

Ce manque tout rempli d’émotion inexprimable, de cette joie des bons moments passés ensemble à l’unisson de la joie des cœurs et des corps. Des moments d’exceptions qui attendent le renouvellement, non dans le vide, mais dans la présence bien inscrite au fond de notre mystère humain.

Bon dimanche à toi, mon ami ordi, toi qui m’as permis cette rencontre de « hasard », devenue, avec le temps, rencontre dense, forte, émotionnelle. Celle aussi, je le sais, qui laisse trace et me redonne forme de jeunesse. Une espèce d’enfance et d’adolescence où les émois étaient à fleur de peau. Illusion peut-être. Qu’importe ! Les bons moments à vivre, cueillons les, protégeons les. Entretenons les le plus longtemps possible, en sachant que l’éphémère revêt toujours des moments d’éternité.

A vous aussi, je souhaite ces moments, à la suite desquels vous vous retrouverez en manque !

Bon dimanche.

Mik.

07:25 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (11) |  Facebook |