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21/10/2006

Lettre 44 ( ma petite fille à la mer!)

Mon ordi,

 

Tu n’es évidemment pas le seul élément de communication. Et oui, tu sais tu n’as pas encore remplacer le téléphone. J’y pensais hier à propos de ma petite fille, partie en classe de mer.

Nous avions un numéro où appeler, avec un code à taper. Là nous tombions sur la voix d’une institutrice nous informant du déroulement des dernières activités de la journée des bambins à la côte. Le papy a évidemment pris les nouvelles.

Et je me suis amusé d’entendre la voix des pédagogues s’adressant aux adultes avec toujours un peu la même voix, la même intonation que si ils s’adressaient aux élèves. Déformation professionnelle. J’en rigole un peu, mais bon, cela faisait plaisir et démontrait le soin apporté à sécuriser les parents et le sérieux du petit voyage.

J’avoue ne point trop aimer le monde des enseignants. Ne généralisons point, mais souvent ils vivent dans un monde assez clos et ne semblent jamais quitter celui de l’école. Puis, comme la en classe ils ont toujours raison, ils reportent cette manière de penser ailleurs sans jamais de véritable remise en question.

A décharge, ils exercent un métier de plus en plus difficile et exigeant. Motiver, éveiller, instruire les petites têtes devient une charge bien lourde dans une société en perpétuel changement rapide, sans compter la démission de plus en plus grande des parents dans leur tâche éducative, trop occupés par les sollicitations et contraintes externes.

J’ai toujours été un peu révolté par cette inégalité sociale qui veut que l’éveil de l’intelligence soit bien différent dans des milieux où on ne lit que « la Meuse » ou « La dernière heure » et « Closer » que dans les familles où l’on parle d’autres choses que des faits divers.

Comment ne pas être attristé lorsque l’on sait que la dite « élite » se renouvelle entre elle, en constatant que 95% des universitaires sont filles ou fils de parents ayant eu accès à ce type d’études ?

C’est que le développement de l’intelligence ne se fait pas par la simple instruction ou le bourrage de crâne de matières scolaires. Il se construit dans l’éveil, la curiosité, la critique du monde qui nous entoure. Il se fait dans les moyens d’expression que nous offrons à nos enfants, dans les mots avec lesquels nous nous adressons à eux.

Voilà, j’étais donc heureux de savoir ma petite fille adorée bien encadrée dans son premier voyage scolaire.

C’est que j’adore l’écouter, toujours surpris de ses progrès d’autonomie.

Il y a entre nous une grande complicité et j’aime écouter ses petits secrets, ses activités, ses petits moments pas toujours très sages, ses pleurs et rires pour ce que nous estimons des futilités.

Mik.

07:47 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

19/10/2006

Ma vérité...

Kikou mon ordi,

 

Hier soir, j’ai rencontré ton collègue de chez Muriel et Ludo. J’y ai appris quelques trucs encore pour que tu sois parfois chantant !

Une bonne soirée avec une belle famille unie dont la petite fille a été charmante, à l’image de sa maman sensible et accueillante. Comme souvent, nous avons parlé de tout et de rien, de notre vie quoi. Du passé, du présent, de leur construction en cours, etc.

Des instants vrais, sans hypocrisie. Autre chose que toutes ces manifestations de la société où on dit ordinairement beaucoup de mal des autres en buvant du champagne !

J’aime les gens vrais, sans pour autant prétendre que tous, moi comme un autre, je n’ai rien de ce côté hypocrite, de ce masque que la bienséance et l’éducation nous obligent quelquefois à porter. Il m’arrive encore de tendre la main à des gens que je n’estime pas !

N’ai-je pas applaudi l’autre jour à l’opéra une pièce qui m’avait emmerdé ?

Il m’arrive encore de faire plus qu’égratigner des gens qui ignorent que je ne l’aime pas !

Nous disions encore combien les blogs aident à mieux connaître ceux que nous rencontrons. La blogosphère n’échappe évidemment aux caquets de certains. Ne nous faisons pas trop d’illusion. Mais en général, nous avons des gens qui évitent ragots et calomnies.

La vie des uns et des autres est décrite sans arrière- pensées. Les tapes dans le dos quand nous nous rencontrons sont cordiales, la gaieté vraie et l’affection réelle.

Quand je dis à ange qu’elle a de beaux yeux, là je ne triche pas ! Quand je dis qu’il m’arrive parfois de regarder beaucoup plus bas que le tee-shirt d’un minet non plus !

J’ai enfin appris depuis quelque temps à me montrer en me foutant que certains me tiennent rigueur de mes goûts, de mes envies, de ce que je suis ou crois être (qui se connaît vraiment ?).

J’aime transgresser les lois de bienséance, sans doute encore un peu en révolte contre le puritanisme de mon éducation.

J’ai toujours dit d’ailleurs et pensé que les sex-shops ont en grande majorité la même clientèle que les églises. Ils ont d’ailleurs raison, tout compte fait vaut mieux construire son paradis ici-bas !!! Et pas que les églises… j’ai baisé pas mal de « clients » de mosquées aussi.

J’ai toujours détesté le « prêt à penser », préférant ma liberté de recherche et une éthique basée sur le libre consentement de plaisirs à partager, et pas que sexuels, autres aussi.

J’ai aussi souvent constaté qu’un nombre important de personnes refuse aux autres les plaisirs qu’elles ne s’accordent pas.

Suis-je un débauché ? Peut-être… Et je vous assure qu’il est parfois plus difficile de vivre cela que la vertu ! Lol.

J’arrête là, mon ordi. Je sens que je deviens trop « salé »…

Tout compte fait, je crois qu’il y probablement un temps pour tout. Un temps pour la dévotion, un temps pour le romantisme, un temps pour le libertinage.

Personne n’a le monopole de la vérité et de la meilleure façon de vivre. Je ne demande à personne de suivre mon exemple.

Je tente simplement d’être franc.

Et ma franchise, elle ne vous a pas heurté, vous mes amies et amis. Merci.

Et merci tout spécial à toi, mon ami mimi, qui sans vouloir suivre ma voie, sait parfois m’y rejoindre.

Mik.

18:58 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

18/10/2006

Lettre 43 ( brisure et complétude de coeur)

Coucou cher ami ordi !

 

Une fois de plus tu m’épates. Oui. Cela n’a l’air de rien, mais via ta présence, que de petits messages qui réchauffent le cœur quand celui-ci se sent un peu blessé.

Merci encore à vous toutes et tous, pour vos messages laissés ici, par mails ou encore MSN.

Je ne suis guère un exhibitionniste de mes aventures sentimentales et sexuelles. Juste parfois une petite allusion !

J’avoue n’être guère un sentimental, tout en étant « aimant », sensible, et j’espère avec une empathie assez grande pour tenter de comprendre au mieux les autres.

Alors voilà, ce jeune avec lequel j’ai une amitié toute particulière, m'a fait craquer. Il a réussi à briser cette espèce de carapace émotionnelle qui me caractérise, au point d’en perdre le peu de repères qui me restent !

S’il est bon d’oser parfois lâcher ses émotions, moi, je trouve cela épuisant !! Et je suis épuisé, tant je n’avais plus connu pareille tristesse de voir peut-être s’éloigner un ami pour la bonne raison de son envie d’aller un peu convoler vers des yeux de tendresse féminine (pas que les yeux évidemment !).

Quoi de plus normal et quoi de plus beau. Je l’y ai moi-même souvent poussé.

Mais quand cela advient, voilà que ce que nous croyons raisonnable, bon, normal, chahute vos intentions altruistes et généreuses, fait resurgir des vieux démons du passé. Ceux des ruptures douloureuses, des amours perdus, des amis oubliés et qui vous ont trahi.

Alors, j’ai un peu craqué. La carapace s’est fissurée, malgré son assurance de ne rien changer à notre relation originale et si peu orthodoxe.

Je me suis retrouvé avec des pleurs de gamines, mal dans ma peau et une grande difficulté à gérer un présent devenu gris, un passé devenu noir, un avenir sans le bleu qu’il m’apporte.  

Je me suis retrouvé avec le combat à mener contre la possessivité de l’autre, comme l’amant qui veut que sa maîtresse devienne sa femme.

Et puis, ma force est revenue. Celle que j’exprime parfois ici, celle de la tolérance et celle qui ne peut briser le bonheur de l’autre. Aimer c’est cela je crois.

Mais n’étant ni Mère Térésa, ni l’abbé Pierre, n’étant point être désincarné, je confesse que les mots, l’attitude de ce jeune homme exceptionnel, m’a aidé à chasser mes peurs et mes angoisses. Merci à lui. Merci, avec toute sa simplicité d’avoir pu trouvé les mots justes pour me redire son attachement. Qui ose dire que les jeunes sont sans cœur et sont superficiels !

Puis, il y a eu ce coup de fil de ma petite fille, m’expliquant son départ ce jour pour les classes de mer. Un rayon de soleil d’un enfant cela vous réchauffe bien aussi. Puis l’invitation de Muriel de venir partager le repas ce soir chez elle. Puis, puis, tellement d’amitié manifestée.

Cher ordi, tu es un ami aussi formidable, celui par qui passe tant de chaleur humaine. Celle que je viens encore de quitter en ayant en ligne mon ami adoré, celle que j’ai en ce moment même avec Muriel ( Love Angel) et tous ces messages de mes fidèles lecteurs et lectrices ( lisez leurs commentaires).

Alors Mik, de quoi tu plaignais encore ? Lol.

Bon mercredi.

Mik.

 

00:01 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook |

17/10/2006

Lettre 42.( le bonheur)

Cher ami informatique,

 

Tu me faisais lire ceci : "la souffrance est l’uniquement promesse que la vie tient toujours, et le bonheur si rare est alors une offrande."

De cette offrande j’en ai eu et en ai encore tous les jours, même quand le moral  n’est pas au zénith comme maintenant. Bien sur la souffrance a aussi tenu sa place. Il n’est pas toujours facile de ne point s’y accrocher.

Merci à mes ami(e) s de leurs petits mots, petites attentions gentilles et chaleureuses. Merci tout spécial à mon préféré qui avec des mots simples sait redonner assurance.

Qu’est-ce nous pouvons parfois être paradoxaux ! Qu’est-ce que nous pouvons parfois mal contrôler la raison, le corps, le cœur ! Un méli mélo invraisemblable.

C’est sans doute cela être humain…

Et comme ma sage mère me disait souvent : rien ne va jamais aussi bien ou aussi mal que nous ne l’avons imaginé.

Je comprends encore mieux ce jour qu'aimer c'est surtout ne pas empêcher le bonheur de l'autre, et non lui imposer celui que nous voudrions pour lui ( mais souvent surtout pour nous!)

Mik.

lordi sourire

00:42 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook |

16/10/2006

Lettres 41.

Cher ordi !

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Ces derniers jours, je te suis de plus en plus infidèle.

Hier encore, je t’ai faussé compagnie au profit de l’opéra.

Une amie m’avait invité, profitant de deux places gratuites et de vip, svp !

Nous étions donc accueilli par le sous-directeur, homme très sympathique et distingué qui nous menait à notre loge. Nous étions placés magnifiquement dans la loge 1.

L’opéra présentait le célèbre « bourgeois gentilhomme » du vénéré Molière. Comédie ballet en 5 actes avec une musique de Lully. C’est au fond la première comédie musicale de l’art lyrique. Pas mal en 1670 ! Je ne sais si Starmania et Cie seront encore jouées dans 4 siècles...

Et bien vous ne devinerez pas, mais je m’y suis emmerdé.

Motifs : Il y avait probablement ce public qui me replongeait dans le monde bourgeois avec lequel j’ai décidé de rompre depuis quelques années. Tous ces gens peu authentiques, snobs, qui se croient un peu l’élite de la société m’ennuient. Faut dire qu’ils s’ennuient aussi. Ils sont toujours en quête douloureuse de se lisser une image d’hommes et femmes « bien » ( confondue souvent avec « de biens ») , cultivés. Les mondanités ne sont plus pour moi. Souvent, si les bourgs mangent avec des couverts d’argent, leurs propos, eux, dégénèrent vite en ceux de concierges !

Bref, la belle « classe » liégeoise (qui n’est pas la pire), ce n’est plus pour moi.

La pièce, elle, ne m’a point convaincu, ni dans son interprétation, ni dans sa mise en scène.

Et pourtant, comment ne pas apprécier ce Molière qui par le personnage de Monsieur Jourdain, nous brosse une société qui n’a au fond pas changé. L’aspiration du plus grand nombre à l’ascension sociale et culturelle, la rivalité des sciences qui se veulent toutes plus importantes les unes que les autres, les parvenus qui veulent apprendre les bonnes manières, tout cela est encore hélas d’actualité.

Si cette parodie était probablement du temps de Molière fastueuse, avec cette superbe musique de Lully et les ballets, il me semble qu’elle devait être plus loufoque, moins lissée que celle que j’ai vue hier.

Bref, je m’y suis emmerdé.

La compagnie de mon amie et ancienne voisine a bien compensé ma perception négative de cette pièce superbement écrite et nous avons fait de la prose, en le sachant, contrairement à ce ridicule Monsieur Jourdain…

Je ne sais si tout le public avait le sens de l’autodérision en applaudissant longuement une comédie qui se foutait au fond de leur gueule.

 

En rentrant, je te retrouvais, cher ordi , grâce à toi mon jeune et préféré ami. Il m’annonçait  sa première véritable amourette avec une jolie fille.

Comme dans la chanson de Dalida, je prenais en plein visage le fait d’avoir oublié que j’avais bien deux fois (que dis-je,  plus que trois fois) 18 ans. Comme la chanteuse, alors que la veille je l’avais vu se rhabiller, je retrouvais ma solitude ! Pas facile toujours à gérer tout cela, même si j’avoue être heureux de le voir si bien évoluer (avec un petit quelque chose qu’il me doit et pour lequel il est reconnaissant).

Ma raison et le réalisme ne m’empêchent pas la sensibilité et la déraison du cœur et du corps !!

Et pourtant, pour poursuivre l’inspiration de Dalida, j’avais bien mis la veille « un peu de noir sur mes yeux » qui l’avait fait rire et vous le fera certainement aussi. (Voir les photos du défilé, qui vous prouveront que j’avais même dépassé de loin le noir sur les yeux. mdr !!)

Et même s’il ne m’avait, comme dans la chanson «  jamais parlé d’amour » « il pensait que les mots d’amour sont dérisoires », je me retrouvais triste, au bord des larmes.

Mais rien n’est perdu. Et lorsque je le reverrai comme il me l’a promis), plus que jamais sans doute, je compterais mes nuits d’automne. Je sais que les couleurs de cette saison sont les plus belles. Je ne puis cependant m’empêcher, face à cette situation qui me rend paradoxalement heureux et triste, de regretter un peu la période de mes printemps.

Mais, comme dit le grand Brel, à une période de nos vies où nous savons que nos prochaines conquêtes deviendront nos prochaines défaites !

Mik.

06:43 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

15/10/2006

premières photos défilé...

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Voici donc les premières photos amateurs de " l'événement".lol
 

défilé 5

 

défilé3

 
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défilé 1

21:50 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

Lettre 41. ( défilé mamipapisexy)

 

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Cher ordi !

 

Tu ne m’as  pas beaucoup vu ce samedi. C’est tant mieux !

Quelle journée… D’abord la visite d’un beau jeune ami que j’adore.

Puis à 15h, la répétition de ce défilé de mode. Bon… un peu d’amateurisme, les autres avaient eu leur répétition la veille. La salle ressemble plus à une salle de  kermesse, avec un assez large podium, qu’aux temples luxueux de la haute couture !! Deux rangées de chaises qui faisaient penser à l’attente de quelques spectateurs seulement. Mon jeune ami se marre, avec raison.

Puis dès 18h, les mamys et papys s’amènent. Plus de soixante. Majoritairement des nanas vieillissantes et quelques messieurs genre très peu Brad Pitt, dont votre serviteur.

Maquilleuses, coiffeurs sont un peu débordés.

Moi, la styliste m’orne de quelques dessins étranges sur le visage, avant un achèvement de fard, de mascara, et ton gris autour des yeux, par une très jolie maquilleuse.

Je me dis que si cela continue, je pourrais repasser à la Mama Roma en montant directement sur la scène !

Je vois les tenues des mannequins amateurs. Un truc de ouf, digne des couturiers parisiens déjantés. Ma tenue, elle, est heureusement plus classique. Bien que le ridicule n’a jamais tué personne, je la préfère nettement à d’autre franchement carnavalesque.

Les mamys sont de toutes les couleurs, semblables à des perroquets et perruches des pays ensoleillés.

L’originalité est de mise et les tenues les plus débranchées feraient d’elles les dames les plus remarquées sur trams, bus, métros. Ah, la création, l’imagination, c’est beau.

Mes trois accompagnatrices sont mortes de trouilles. Elles doivent passer avant moi et après un passage venir me chercher. Un air de musique qui n’est ni du rap, ni de la valse ou du tango, mais une espèce d’air indéfinissable qui prête à un pas rythmé, dure 4minutes. C’est notre temps à respecter.

Passage de monsieur accompagné, arrêt milieu podium, mise assise sur canapé au fond, puis retour seul, attente des compagnes au centre, retour et fin !

L’heure fatidique va sonner. Surprise générale. Les organisateurs sont dépassés. La salle est trop petite pour accueillir le monde. Les gens sont debout, entassés.

Changement de programme : après le podium, il faudra faire un petit tour dehors, dans la cour de l’institut Saint Luc, où la foule est aussi dense qu’à l’intérieur.

Il y a douze stylistes, la mienne est classée en dixième position de passage.

L’attente est longue. Le défilé commencera avec le quart académique liégeois, c'est-à-dire quarante cinq minutes !! Des enfants défilent aussi dans tes accoutrements ravissants, féeriques et originaux.

Des mémés défilent même avec leur petit caniche.

Un travesti, lui, défile avec un plus grand chien très finement orné. Je pense à la célèbre chanson de Jacques Brel « Les remparts de Varsovie » : «  madame promène son chien… » !

C'est à nous! On entend les applaudissements de la salle. Une ambiance du tonnerre et décontractée.

Le disc jockey est bon chauffeur de salle.

Papy Mike et ses trois mamys font leurs trois petits tours et puis s’en vont !!

Voilà, cher ordi. Là point d’extravagance virtuelle mais bien réelle.

Bref, une bonne petite expérience, avec cette attente interminable pour quelques minutes. Mais c’est cela être, parait-il, artiste !!

Et comme j’aime toujours faire ce que je n’ai jamais fait, je ne me plaindrais certainement pas de cette bien agréable expérience.

Tu devras télécharger bientôt quelques photos souvenirs que je ne manquerai pas de transmettre sur le courrier de ce blog. Patience pour les amateurs.

Bon dimanche.

Mik.

 

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00:11 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

13/10/2006

Lettres 40 ( Suivre sa route)

http://www.astrosurf.com/borealis/seb/new/Salut à toi, cher ordi.

 

Tu me ballades encore et toujours vers des histoires de vie qui touchent, émeuvent, attristent et heureusement réjouissent aussi.

Ainsi, chacun se forge et explique un peu son parcours.

Mais, n’avons-nous pas tous tendance à réduire notre histoire à certaines relations et à leur aboutissement malheureux ou heureux ? Nous étayons ainsi celle-ci par des souvenirs clefs, des blessures vivaces et toujours présentes, des joies que nous voudrions retrouver, des rancunes tenaces, des nostalgies de conte de fée.

Moi, mais ai-je raison, je crois que tout cela est bien réducteur.

Pas facile, voire impossible, d’avoir la lucidité de ce qui vraiment fait de nous ce que sommes.

Chacun a traversé certainement dans sa vie des épreuves mutilantes. Il est bon d’en parler, sans s’y enfermer. En parler, c’est évidemment prendre le risque d’être jugé, d’être traité de fou, de tordu ou de désaxé ! Mais qu’importe.

Personnellement, en thérapie depuis bien longtemps, j’ai enfin trouvé mon droit au plaisir, à des moments heureux, à des moments de liberté. Mais sans pour autant  recréer un autre mythe. Je sais que quelque part, nous sommes toujours conditionnés par des obligations de vie. J’essaie de ne point passer d’une illusion à une autre.

Nous créons souvent des imageries du bonheur, de l’amour qui ne sont qu’une représentation très conditionnée puisée dans je ne sais trop quoi.

Ce que je sais, c’est que l’histoire que je me raconte n’est que partielle.

J’ai perdu toutes mes certitudes et je m’en sens tellement bien !

Et ne pensez pas que j’ai démissionné, que je suis aigri ou insensible. Ceux qui me connaissent savent que c’est tout le contraire.

Je parcoure bien plus joyeusement la route depuis que j’ai admis qu’elle n’avait sans doute aucune destination, sinon celle d’être simplement aimée.

Mik.

 

10:04 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (15) |  Facebook |

11/10/2006

Lettre 39 ( Blogs et confidences)

Mon ordi,

 

J’ai parfois peur d’une certaine forme de voyeurisme que tu pourrais exercer en lisant l’intimité que jettent avec tendresse et sincérité certains amis et amies de la blogosphère.

Mettre des mots sur nos sentiments, notre mystère intérieur, voilà qui est utile et comme souvent une bonne thérapie.

Faut-il pour autant risquer de mettre sur la place publique ce qui relève d’une sphère intime dont chacun a besoin.

Nous avons tous notre vie underground. En lever parfois le voile peut nous en libérer, mais risque aussi de nous exposer à une transparence trop grande. Nous avons tous, je crois, besoin d’un jardin secret. Dieu sait, si je m’expose aussi à oser dire ma vie de « tordu », sans pour autant étaler trop aux trompettes de la renommée, avec qui et dans quelle position je couche, pleure, ris !

Je sais aussi trop combien les bons sentiments consolateurs sont beaux, mais ne peuvent résoudre de façon durable la souffrance que nous avons parfois en nous.

Je persiste à croire à notre solitude profonde qui n’a vraiment rien de dramatique, parce qu’elle peut se partager sans rechercher pour autant la fusion tellement illusoire.

Mik.

21:13 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

10/10/2006

Lettre 38 ( la messe électorale est dite!)

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Mon ordi à moi !

 

Difficile de lire chez toi les réactions des électeurs. Je les entends un peu dans les magasins.

Je devine leurs réactions : «  cela ne sert à rien », « c’est toujours les mêmes », etc.

Je ne suis pas d’accord. Quelques voix ont suffi parfois pour faire basculer un siège qui fait qu’une autre alliance est possible. Exemple : à plus ou moins 10 voix, Huy restait sous la houlette de la seule A.M.Lizen.

Nous sommes dans un pays où le système proportionnel oblige souvent des alliances entre des partis différents, parce qu’il a le mérite de faire passer des représentants de petits partis. La démocratie n’est pas seulement la loi du plus fort, mais bien plus le respect de la minorité.

Voilà, mon ami, je ne vais plus beaucoup parler de politique. Je sais que ce n’est pas la tasse de thé de tes fidèles et chaleureux lecteurs.

Et pourtant, s’ils se trébuchent sur le trottoir, trouvent les routes exécrables, défendent leur petite école, se plaignent du manque de remboursement de certains médicaments, et plein encore de petites et grandes choses de leur vie quotidienne, c’est à l’organisation, aux choix des responsables politiques qu’ils les doivent.

Malgré toutes nos critiques bien légitimes, ne nous plaignons pas de trop. Nous vivons encore dans un petit pays de cocagne. Suffit de regarder autour de nous, et pas nécessairement dans des pays lointains.

Mais promis, je reparlerais de choses plus comiques, plus tendres, plus détendant que les élections, auxquelles depuis toujours j’ai préféré les érections qui semblent procurer bien de plaisir que les combats et trahisons des différents corps politiques…

Mik.

20:12 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |