mik dupont UA-70672535-1

18/10/2009

Mourir d'aimer.

mourir d aimer 1mourir d aimer 2
Autant j’avais été bouleversé par cette émouvante histoire bien connue entre une professeur et son jeune élève, dans la version première avec Annie Girardot comme interprète, autant le remake avec Muriel Robin, vu hier à la télévision m’a fortement déçu. Le jeune acteur (Sandor Funtek) par contre, respirait l’authenticité  dans un rôle pourtant difficile.

Reste le débat de fond que peut provoquer cet amour interdit. Pas plus qu’hier, je ne sais si aujourd’hui, deux personnes avec une aussi grande différente d’âge, avec en plus tout le problème de l’autorité,  pourraient vivre et s’aimer indépendamment du jugement, souvent cruel et conventionnel, de notre société du XXI siècle.

Cette femme serait certainement encore vue comme une folle, voire comme une perverse ou pire certains y verraient une forme de pédophilie. Pourtant, elle ne l’a pas violé, forcé.  Je crois simplement qu’ils s’aimaient…

Je me suis demandé, comme certainement beaucoup d’autres, ce qu’avait bien pu devenir ce jeune étudiant Christian Rossi. Personne ne semble savoir, sinon qu’il a attendu ses vingt et un ans pour donner un unique entretien au Nouvel Observateur, le 1er septembre 1971, avant de disparaître : "Les [deux ans] de souvenirs qu'elle m'a laissés, elle me les a laissés à moi, je n'ai pas à les raconter. Je les sens. Je les ai vécus, moi seul" , raconte-t-il à l'hebdomadaire. "Le reste, les gens le savent : c'est une femme qui s'appelait Gabrielle Russier. On s'aimait, on l'a mise en prison, elle s'est tuée. C'est simple". Simple comme une histoire d'amour, "pas du tout une passion", selon Christian Rossi qui expliquera : "La passion, ce n'est pas lucide. Or, c'était lucide".

Voilà qui en dit bien plus que tous les débats que cette relation a provoqués et provoquera encore.

Mik.

Pour ceux qui veulent en savoir un peu plus sur ce drame humain, voici le compte rendu du journal  «  Le Provençal » datant de l’époque des faits :

La mort tragique de Gabrielle Russier.

Une histoire d'amour entre un jeune lycéen de 17 ans, Christian R. et l'un de ses professeurs, Gabrielle Russier, âgée de 32 ans, vient de se terminer d'une façon tragique après avoir connu plusieurs épisodes aussi douloureux que navrants.

L'affaire avait été rendue publique le 11 juillet dernier, à la suite d'un jugement rendu ce jour-là la par 7e Chambre du Tribunal de Grande Instance de Marseille. Poursuivie pour détournement de mineur à la suite d'une plainte déposée par les parents du jeune Christian, eux aussi dans l'enseignement à la Faculté d'Aix-en-Provence. Gabrielle Russier, professeur agrégé de Lettres au lycée Nord à Marseille, divorcée, mère de deux garçons, fille d'un avocat parisien, était condamnée à un an de prison avec sursis. La famille du jeune homme, partie civile, obtenait le franc symbolique de dommages et intérêts.

L'affaire avait été jugée la veille à huis-clos, le tribunal ayant décidé qu'aucune publicité ne devait être donnée aux débats. Le substitut du Procureur de la République avait réclamé une peine d'emprisonnement avec sursis de 13 mois afin que l'accusée ne bénéficie pas de la loi d'amnistie.

Cependant, on apprenait, le soir même, que l'affaire allait être évoquée une nouvelle fois en justice, devant la Cour d'Appel d'Aix-en-Provence, cette fois-ci. En effet, le Parquet avait décidé de faire appel à minima.

Mais Gabrielle Russier vient de mettre fin à ses jours en s'asphyxiant au gaz d'éclairage dans l'appartement qu'elle occupait au 11e étage de la résidence Nord du quartier Saint-Antoine. Cette mort tragique de la jeune femme vient de mettre un terme à l'action de la justice.

Cette malheureuse histoire d'amour débuta en octobre 1967.

Gabrielle Russier, brillant professeur au lycée Nord a, parmi ses élèves de seconde, le jeune Christian R., 16 ans et demi, mais déjà solidement bâti et don la barbe à la « Che » virilise fortement le visage.

Aimée de tous ses élèves, la jeune femme réunit souvent chez elle plusieurs d'entre eux. On est en mai 1968, époque des fameux événements estudiantins et c'est dans cette ambiance animée que le professeur et le jeune élève finissent par s'aimer.

Cette liaison ne fut pas du goût des parents qui pensèrent y mettre fin en éloignant leur fils. Le jeune potache fut envoyé en pension à Argelès.

Ce n'était pas là un obstacle suffisant pour mettre fin à la passion du jeune homme et de Gabrielle Russier. Elle alla rejoindre son élève et ensemble ils firent une fugue. Retrouvé, le jeune homme réintègre de force le domicile paternel et peut après fut expédié chez des parents à Montpellier. Il s'en suivit une seconde fugue. C'est celle-ci qui déclencha la plainte des parents.

Gabrielle Russier fut arrêtée et emprisonnée pendant deux mois à titre préventif.

Il semble que la jeune femme ait été fortement traumatisée par son séjour dans la Maison d'Arrêt des Baumettes et de la promiscuité dans laquelle elle dut y vivre avec des voleuses et des prostituées.

« Il semble qu'on m'ait humiliée à plaisir », confia-t-elle à des amis.

En congé de maladie depuis le 7 octobre 1968, Gabrielle Russier n'était revenue que depuis 48 heures à Marseille après avoir passé l'été dans les Hautes-Pyrénées et avoir été soignée dans une clinique où elle avait subi une cure de sommeil.

Elle se retrouva alors dans son appartement marseillais où tout lui rappelait le souvenir de Christian et la rupture imposée. Le Tribunal de Grande Instance de Marseille avait été compréhensif. La Cours d'Appel d'Aix le serait-elle autant? Comment réagiront l'administration et l'Education nationale? La carrière de la jeune femme sera-t-elle compromise?

Autant de questions que se posait la jeune femme et qui lui faisaient apparaître son avenir sous le jour le plus sombre.

Et, lundi après-midi, ce sont des voisins de palier qui, incommodés par des émanations de gaz, alertèrent les marins-pompiers. La porte de l'appartement était fermée de l'intérieur et les secouristes durent enfoncer une fenêtre.

Gabrielle Russier gisait inanimée sur son lit. Elle avait cessé de vivre. Le tuyau du fourneau à gaz était débranché.

La désespérée n'avait laissé aucune lettre.

Bien que le suicide ne semble faire aucun doute, le Parquet n'en a pas moins ouvert une information et a ordonné une autopsie.

Pierre VADIER (Le Provençal)

07:10 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

14/10/2009

Une petite pause.

bricoleur
Cher ordi,

Et oui, je te délaisse un peu et avec toi mes amis blogueurs. Je me suis décidé à faire quelques petits aménagements dans mon appartement. Et en avant le bricoleur que je suis très peu, mais quand faut s’y mettre, faut s’y mettre !! Je voulais récupérer une espèce de dressing dans ma chambre et y mettre tout simplement mon lit pour récupérer cette pièce et en faire mon bureau. Sans bureau, je ne me sentais pas moi-même. J’ai besoin de cet espace avec bibliothèque et vis toujours plus heureux entouré de livres.

Oui, je sais, cher ordi, tu remplaces à merveille les plus grandes bibliothèques que nous puissions imaginer, mais jamais tu ne remplaceras la volupté du papier…

Voilà donc, la cause, chers ami(e) de mon absence momentanée sur vos écrits, réflexions, coups de cœurs, etc.

J’arrive au bout de ce que je voulais et ne suis pas mécontent de ce que le piètre bricoleur que je suis a pu réaliser, seul comme un grand ! Me voici avec ma petite alcôve dans ma pièce bureau-bibliothèque.

Mille excuses donc à mes passages devenus rares sur les blogs amis et autres, tout en ne culpabilisant pas en constatant combien dès que nous n’allons plus chez les autres, ceux-ci pour la plupart, ne viennent plus chez vous. J’ai bien dit la plupart !! Lol. Normal. Réciprocité oblige…

A bientôt donc. En toute amitié.

17:44 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

05/10/2009

Un tout bon et beau week-end.

Cher ordi,

Encore un week-end bien agréable. Vendredi, avec mon ami et le fils de Mireille, nous allions au petit théâtre bien sympathique du Proscenium à Liège. On ignore encore beaucoup trop ce genre de petite salle où la qualité des spectacles et des artistes vaut bien celles retenues par l’hyper médiatisation et publicité de grands shows.

Nous nous sommes bien divertis avec une comédie récente de Daniel Besse : «  Hypothèque ». Marc et Sergine ont invité leurs amis Victor et Patrick, pour fêter l’achat de leur futur appartement. Or Victor arrive seul, désespéré et craignant que Marc l’ait quitté. Un coup de téléphone du notaire, change l’ambiance et l’humeur du couple qui prêts à consoler leur hôte, ne pensent plus qu’à l’arnaque immobilière dont ils ont été, peut-être, les victimes ».

Dans un langage et une intrigue simples, dans le croisement d’ennuis sentimentaux et matériels, nous sommes embarqués dans le monde cruel des relations humaines où l’amitié à l’apparence sincère n’est souvent qu’une soif de reconnaissance personnelle, une recherche d’encouragement, un besoin d’estime. Qui n’a pas une vie émaillée de malheurs, grands ou petits ?  Le dit désintéressement envers l’autre subit bien des hypothèques, celles de nos propres emmerdes, de nos manques, de nos petits ou grands intérêts. Voilà pourquoi, l’amitié sincère et désintéressée est probablement si rare.

Cher ordi, nos blogs ne sont pas toujours absents de cette hypothèque grevée de recherche d’estime, de reconnaissance et d’encouragement. Pourquoi le nier ? Ne nous en culpabilisons pas. Ils nous apportent aussi de solides amitiés.

impasse_pano

Samedi soir, Mireille et Pat, nous rejoignaient autour d’un sympathique petit buffet campagnard avant une longue ballade de nuit sur les coteaux de la citadelle de Liège et dans le vieux quartier historique. Cette festivité nocturne que termine un superbe feu d’artifices donne une occasion de découvrir combien ma ville est à la fois citadine et campagnarde avec ses grands espaces verts et ses petites ruelles et impasses souvent encore ignorées. Tout cela illuminé de milliers de bougies offre une découverte originale dans une joyeuse atmosphère de fête.

Très bon week-end donc, tout rempli d’amitié et de découvertes.

10:29 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (15) |  Facebook |

26/09/2009

Budget et économie de l'Etat.

euros
Cher ordi,

Les médias et nos politiciens vont encore dans les prochains jours nous bassiner les oreilles avec la crise et le déficit budgétaire. Des mesures seront prises. Nous assisterons à la résignation de ce qui nous sera imposé comme soi-disant nécessaire et sans alternative. Et pourtant il y a des alternatives.

J’assistais hier à une conférence-débat du PTB+. Ce parti, bien trop ignoré encore, présentait de façon simple, mais pas simpliste, des propositions concrètes et réalistes pour combler le déficit annoncé des caisses de l’Etat. Les 27 dias présentant ce programme sont à découvrir sur leur site pour ceux que cela intéressent : http://www.ptb.be/

Très brièvement, une taxe progressive jusqu’à 2% sur la fortune des 88.000 familles les plus riches de notre pays rapporterait 8 milliards ( il est à noter que cette taxe sur la fortune existe en France) ; une diminution de dépense des soins de santé de 2 milliards serait possible grâce à un système dit Kiwi ( mise en concurrence des prix médicaments et matériel médical) ; une taxe de 1 milliard sur Electrabel qui continue à faire de plantureux bénéfices grâce à l’amortissement terminé des centrales nucléaires ; Une récupération de 2 milliards via la suppression des intérêts notionnels dont bénéficient en grosse majorité les toutes grosses sociétés avec leurs spécialistes en ingénierie fiscale ; 1 autre milliard à gagner sur une imposition normale sur le bénéfice des banques à 33,99% au lieu de 10,4% ; 3 milliards à retrouver par la lutte réelle contre la grande fraude fiscale estimée à 30 milliards ; voilà donc 17 milliards de trouver !

Trop simple ? Les experts nous dirons certainement que oui. Mais je citerai Montesquieu par une citation bien d’actualité : « J'aime les paysans, ils ne sont pas assez savants pour raisonner de travers". Les analyses des dits grands spécialistes nous ont coûté chers et nous ont conduit droit dans le mur. La droite prétend en permanence que l’on ne construit pas la solidarité sur un désert économique, alors que nous voyons aujourd’hui que le libéralisme économique n’a pas agrandi le gâteau de la croissance mais l’a partagé  de façon injuste au bénéfice des mieux nantis.

Que dire encore, en exemple, de la nouvelle gouvernance promise lorsque l’on constate qu’un ministre écolo soutient le circuit de Francorchamps ? On sait que le déficit du GP de F1 2009 va s’élever à 5 millions d’euros et que c’est le montant de l’aide dont ont bénéficié les CPAS wallons en 2008 ! Là aussi les experts nous parleront des retombées économiques, sans pourtant savoir les quantifier valablement et scientifiquement… Et concernant le vecteur de représentativité d’une région par ce circuit, je le crois dépassé et surfait. Sans nier toute l’activité presque journalière de ce circuit, il serait bon en tout cas que sa gestion devienne autonome et soit faite par des gens compétents et vrais amateurs de sport automobile.

Voilà, mon cher ordi, mon petit coup de gueule de ce week-end. Il ne servira pas à grand-chose, mais m’aura soulagé face à ce que nous allons encore devoir avaler. Je paraphraserai alors Montesquieu en disant que je n’aime pas nos politiciens car ils sont trop savants pour raisonner de façon juste.

 

10:12 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

22/09/2009

Individualisme.

lait
Cher ordi,

J’avoue me raréfier un peu en ce moment sur la lecture des blogs, autant que sur les miens. Je confesse ma paresse et un certain manque d’intérêt, alors que l’amitié pourtant n’est jamais fatigante ! Le monde tourne pourtant, avec ce qu’il a de passionnant mais aussi avec ses conneries que l’actualité ne cesse de mettre en exergue. Je n'y suis pas insensible, mais la crise, toujours la crise, commence vraiment à m’emmerder ! Les millions de litres de lait renversés démontrent l’absurdité des richesses essentielles dilapidées par la libéralité à tout prix des marchés, cette fameuse théorie et pratique de l’offre et de la demande qui a crée et crée plus que jamais l’injustice entre riches et pauvres. Les progrès considérables de l’humanité ne sont jamais parvenus à résoudre celle-ci et la honte de voir des gens et des populations entières mourir de faim ne semble pas faire bouger autre chose que des émotions bien éphémères, des charités, voir du Caritas business, bien éloignées de la bataille spéculative des gains et pertes de la bourse.

Notre société connaît une crise d’identité sans pareille. L’individualisme règne en maître. Il ne faut évidemment jeter le bébé avec l’eau du bain. L’individualisme n’a pas que du négatif et répond à une légitimité d’épanouissement personnel et de l’expression du soi. Hélas, il a de plus en plus un goût amer quand nous constatons le vide et la solitude qu’il engendre et la fuite conséquente dans le folle course des plaisirs de la consommation et l’attrait du monde utopique si bien relayé par la presse people ou la dite téléréalité.

Les différentes facettes de l’individualisme se retrouvent certainement en nous, comme autour de nous. Je suis de ceux qui ont réclamé et cru à leurs bienfaits et progrès, sans me douter en 1968, que l’une d’elles aurait dans son condensé l’indifférence de l’autre, l’insécurité, les incivilités et bien d’autres maux.

La liberté individuelle que l’homme a tant convoitée devient désormais son pire ennemie, faute d’avoir été dosée et comprise. Tout le débat sur le port du voile musulman n’en est qu’un exemple. Pour être bénéfique, cette liberté doit probablement retrouver un cadre et se consommer dans une dose raisonnable. L’exemple du voile montre que justement quand ce cadre est trop important, la liberté va à l’encontre des relations extérieures et indispensables à l’être humain.

Attention pourtant au repli sur soi, tant individuel que collectif. Balloté dans une mondialisation, dans un monde qu’il ne reconnait plus et dont il ne perçoit plus les limites et contours ; perdu socialement, culturellement, il ne faudrait pas que ce brouillard plonge  l’être humain que nous sommes dans la peur qui justement débouche sur le culte du «  soi ».

Le temps des combats collectifs doit renaître, s’amplifier. Notre soutien aux agriculteurs, mais aussi aux fermetures d’entreprises qui font pourtant encore des bénéfices, est à inscrire dans cette perspective.

16:25 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

18/09/2009

Utile à savoir.

1° POUR LES URGENCES

 Les ambulanciers ont remarqué que très souvent lors d'accidents de la route, les blessés ont un téléphone portable sur eux. 

Toutefois, lors des interventions, on ne sait jamais qui contacter dans ces listes interminables de contacts. 

Les ambulanciers ont donc lancé l'idée que chacun d'entre nous rentre dans son répertoire, la personne à contacter

En cas d'urgence sous le même pseudonyme. 

Le pseudonyme international connu est « ICE » (= In Case of Emergency).

C'est sous ce nom qu'il faut entrer le numéro de la personne à contacter, utilisable par les ambulanciers, la police, les pompiers ou les premiers secours. 

Lorsque plusieurs personnes doivent être contactées on peut utiliser ICE1, ICE2, ICE3, etc.

 Facile faire, ne coûte rien et peut apporter beaucoup. Si vous croyez en l'utilité de cette convention, faites passer le message afin que cela rentre dans les mœurs. 

2° Accident Vasculaire Cérébral (AVC) 

Cela peut servir !

Prenez quelques minutes pour lire ceci et peut-être sauver une vie et contribuer à faire connaître le danger que représente

L’Accident Vasculaire Cérébral. 

Lors d'un barbecue, Julie trébuche et fait une chute.

Elle affirme au x autres invités qu'elle va bien et qu'elle s'est accroché les pieds à cause de ses nouveaux souliers.

 Les amis l'aident à s'asseoir et lui apportent une nouvelle assiette. Même si elle a l'air un peu secouée,

Julie profite joyeusement du reste de l'après-midi... 

Plus tard le mari de Julie téléphone à tous leurs amis pour dire que sa femme a été transportée à l'hôpital.....

 Julie meurt à 18h. Elle avait eu un Accident Vasculaire Cérébral lors du barbecue. 

Si les personnes présentes avaient été en mesure d'identifier les signes d'un tel accident, Julie aurait pu être sauvée. 

Un neurologue dit que s'il peut atteindre une victime d'AVC dans les trois heures, il peut renverser entièrement les effets de la crise. 

Il affirme que le plus difficile est que l'AVC soit identifié, diagnostiqué et que le patient soit vu en moins de 3 heures par un médecin.

 Reconnaître les symptômes d'un AVC : Poser trois questions très simples à la personne en crise :

1. * Lui demander de SOURIRE

2. * Lui demander de lever LES DEUX BRAS

3. * Lui demander de PRONONCER UNE PHRASE TRES SIMPLE (ex. Le soleil est magnifique aujourd'hui) 

Si elle a de la difficulté à exécuter l'une de ces tâches, appelez le 15 et décrivez les symptômes au répartiteur. 

Selon un cardiologue, si tous ceux qui reçoivent cet e-mail l'envoient à leur tour à 10 personnes, une vie au moins pourrait être sauvée par jour. 

Merci à toutes et à tous et merci à Aramis pour ce message.

 ON FAIT BIEN SUIVRE DES BLAGUES, DES PPS, ON PEUT BIEN FAIRE SUIVRE DES CHOSES UTILES, PENSE-Y !!

12:01 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

12/09/2009

Faire le deuil.

rose deuil

Cher ordi,

Je suis ces derniers temps peu inspiré pour venir t’écrire ici. Le drame de mon ami ayant perdu son jeune frère de 18 ans y est sans doute pour quelque chose. La vie doit pourtant continuer, mais occulter le chemin douloureux ne peut souvent que le prolonger. J’essaie donc d’écouter au mieux et d’avoir l’empathie qui nous renvoie à l'histoire de nos liens et deuils antérieurs.

 Je connais les étapes incontournables : le choc, le refus, la colère, la dépression et enfin l’acceptation. Il en est, je crois, à celles de la colère et de la dépression. Nous avons tous connu combien ces étapes sont simultanées ou pas, avec ses marches en avant ou en arrière. Je sens en lui toute cette alternance.

Il ne sert à rien d’imposer et de rappeler la dure réalité. Nous connaissons bien combien, dans ces moments où nous avons perdu le goût de vivre, les discours ne servent à rien. Il vaut mieux laisser la colère, l’agressivité, la tristesse s’exprimer et avoir la complicité du silence… pourvu que celui-ci soit présence.

Nous n’oublions jamais ceux que nous avons aimés. Nous ne nous résignons jamais. Nous créons juste avec eux une autre forme de relation.

16:52 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook |

06/09/2009

Les bloggeurs ont du coeur et du cerveau!!

bloggeurs
Cher ordi,

Grâce à toi, les bloggeurs ont pu prouver encore une fois qu’ils avaient du cœur. Bravo et merci aux organisateurs et tout spécialement à  Brigitte et Pascal. Les liens créés par toi ont pu à nouveau passer du virtuel eu réel. Le petit bénéfice de cette soirée versé à « la maison du cœur » de Hannut sera sans doute bien peu de chose, mais il rappellera que la solidarité reste vivante.

L’injustice sociale ne peut évidemment se résoudre par la générosité de quelques uns. La révolte de Coluche osant crier à travers les restos du cœur que trop de gens ont encore faim et soif dans nos sociétés dites riches n’a hélas pas fait avancer grand-chose dans la prise en charge réelle  et politique de ce problème humain. Les riches ont toujours les leviers de commande de l’inégalité et se sont bien souvent encore les petits revenus qui se montrent généreux.

Faudra t’il une nouvelle Bastille pour que nos politiciens traduisent en actes leurs grands blablas  sociaux ? Faudra t’il que la crise actuelle se transforme, non en révolte, mais en révolution, pour que le peuple obtienne enfin une meilleure redistribution que celle prônée par le néolibéralisme qui défend encore et de plus en plus l’Europe de la libre entreprise et du libre marché ?

Les gestes d’hier, aussi généreux soient-ils, ne peuvent faire oublier que si nous ne nous occupons pas de politique, celle-ci s’occupe de nous.  Elle demeure la grande responsable de la mauvaise répartition des richesses, car elles sont encore bien présentes quoiqu’ on en dise.

La pauvreté n’est pas une fatalité. Il faut le dire et le redire. Nous avons vu par la crise actuelle combien les flux financiers entrent et sortent des pays à un rythme et à des volumes dépassant la capacité de contrôle de n'importe lequel de ceux-ci. Et ce n’est pas fini. Tout semble recommencer comme si rien ne s’était passé.  Les 20% les plus riches se partagent 86% de la richesse produite dans le monde (PIB mondial) et les 20% les moins riches 1% ! La fortune des 3 personnes les plus riches du monde dépasse le PNB cumulé du groupe des pays les moins avancés.... soit environ 600 millions de personnes...

Des études économiques récentes soulignent que la pauvreté est d’abord due à un chômage de masse subi et non voulu, et qu’elle ne peut être résorbée que par la mise en œuvre de politiques macro-économiques.

Que font nos politiciens  face aux firmes multinationales qui par peurs d’être avalées par leurs concurrents, s'engagent dans des stratégies financières socialement dévastatrices (fusions, liquidations d'entreprises, délocalisations, suppression massive des emplois...) ?

Vous me direz, que pouvons-nous y changer ? En prendre conscience, c’est déjà un premier pas. Le deuxième serait sans doute de soutenir des mouvements qui dénoncent ces injustices. Notre petit geste d’hier ne peut être le signe d’une résignation à n’y rien comprendre et à subir aveuglément des politiques économiques. Nous avons du cœur, mais aussi du cerveau. Libérons-nous des discours trompeurs et attelons-nous parfois à apprendre les bases de l’économie. Il suffit même parfois d’un simple bon sens. Car si tous les experts de l’économie sont si forts, pourquoi alors la pauvreté existe-t-elle encore ?  Simplement, je crois, parce que l’éradication de celle-ci n’a jamais été un objectif prioritaire des penseurs de l’économie moderne. Qu’on arrête de nous dire, que c’est ainsi, que c’est la loi du marché.  Cette loi, il est temps de la changer, sinon nous courons droit dans le mur !

11:46 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (11) |  Facebook |

31/08/2009

Rentrée scolaire.

rentrée scolaire
Cher ordi,

C’est reparti ! J’avoue avoir toujours un peu le cafard, non pas la  petite bestiole appelée aussi blatte !  J’apprends d’ailleurs par toi, cher ordi, que cette expression est à mettre en rapport avec la pauvreté et la présence de vermine dans une maison délabrée ; d’où ce mélange des deux donne le sentiment de tristesse et de déprime. Oh, bien des enfants retrouvent avec joie l’école, mais ce sont surtout les retrouvailles avec copines et copains qu’ils aiment. Aimer l’école pour l’école est plutôt rare. Donner le goût et le plaisir de la connaissance n’est vraiment l’apanage de notre enseignement. Offrir cet éveil ressort bien plus du milieu familial que de celui du scolaire. Il faut reconnaître l’immense injustice d’ailleurs de voir les enfants issus de milieux dit défavorisés apprendre moins bien que ceux issus de milieux dont les parents ont bien réussi leurs études ; non point qu’ils peuvent mieux suivre leurs bambins, mais bien  parce que les sollicitations à la découverte de choses intéressantes et culturelles ont été naturellement inculquées. Triste de voir ainsi « l’élite » se reproduire, avec comme preuve le tout petit pourcentage de réussite universitaire de jeunes issus du milieu ouvrier.

La mixité sociale a bien été tentée, avec le grand échec des files d’inscription et un autre moyen à trouver que celui imaginé. Ne soyons pas naïfs, toutes les écoles ne se valent pas. Celle des pouvoirs publics demeurent souvent moins bonnes que celles de tradition catholique, sans doute justement parce qu’elle brasse une population plus bourgeoise et une mentalité moins fonctionnarisée des enseignants. Heureusement qu’il reste des écoles publiques, malgré tout, excellentes.

Les rentrées scolaires ne sont plus celles d’antan, et je le dis sans nostalgie. L’idyllique famille a bien évolué. La « merveilleuse famille » dite unie (du moins de façade) devient minoritaire, sauf dans spots publicitaires. Les enfants du divorce, de familles recomposées, de mères célibataires, sont aussi nombreux à reprendre le chemin de l’école, avec au moins en bien l’absence pour la plupart de ne plus souffrir du complexe d’exception ! Mais, pour le vivre avec mes petits enfants, avec malgré tout des difficultés qu’il ne faut pas nier.  Ils sont  souvent partagés entre les avis hélas divergents entre papa et maman, y compris dans le choix des écoles et des options scolaires, avec en prime des week-ends à partager où le cartable ne suit pas toujours, sans compter parfois de longs trajets et des tensions très diverses !

Je pense aussi aux primes qui comblent bien peu les frais scolaires (25,50 € pour les enfants de 0 à 5 ans ; 54,12pour les enfants de 6 à 11 ans ;  75,77 € pour les enfants de 12 à 17 ans ; 50,00 € pour les enfants de 18 à 25 ans). Si cela ne refuse pas, une taxation générale moindre sur les petits revenus et une plus forte sur les gros serait bien plus intelligence que tout ce système de primes cacahuètes octroyées… Mais bon, la politique n’a jamais apporté le bonheur aux gens. Il n’empêche qu’en matière d' enseignement comme dans bien d’autres, elle pourrait créer de meilleurs outils et un meilleur cadre favorisant celui-ci. Les belles déclarations vont encore se succéder !

A tous les parents, je souhaite que leurs enfants commencent au mieux l’année scolaire nouvelle et pour ce qui est d’eux et des autres, n’oublions jamais l’école de la vie qui, elle, n’a jamais de vacances et ne se termine jamais ! Et toi, cher ordi, si nous savons bien t’utiliser, tu seras une merveilleuse aide dans bien des matières.

17:58 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

28/08/2009

mort et vie

Cher ordi,

Tu abrites bien des textes, bien des chansons sur ce qui reste et restera l’énigme universelle de l’être humain : la mort.

Nous la rejoindrons tous. Comment, quand et surtout où ? Je ne crois ni au paradis, ni au ciel, ni  à des mondes auxquelles  rêvent le peuple, des théologiens, des sages…  Mais, pèlerin de terre, je ne puis perdre espoir que quelque chose nous conduit sans doute plus loin que le tombeau. Ce quelque chose peut être réalité autant que songe.  Seuls nos disparus ont dévoilé cette énigme par présence ou absence.

Les larmes ne rappelleront jamais à la vie ceux que nous avons aimés.

Aujourd’hui,  notre soleil darde ses rayons sur les tombes, sans leur sonner chaleur ; demain, la neige s’évanouira sur elles, sans leur donner froideur. Les fleurs déposées restent sans doute muettes mais si l’amour, lui, restait un murmure, un espoir logé  sous une paupière pas toujours fermée ?

Voilà, cher ordi, ce qui traverse aujourd’hui mes pensées et mon cœur encore tout  blessé de voir mon ami se débattre entre chagrin et volonté d’accepter l’inacceptable  et de poursuivre le chemin d’une vie qui a droit à la joie.

18:03 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |