mik dupont UA-70672535-1

22/08/2009

j'ai pas les mots ( Grand corps malade)

Paroles de J'ai Pas Les Mots

Il est de ces événements qui sortent tout le reste de nos pensées,
Certaines circonstances qui nous stoppent nette dans notre lancé,
Il est de ces réalités qu'on n'était pas près à recevoir,
Et qui rendent toute tentative de bien-être illusoire.

J'ai pas les mots pour exprimer la puissance de la douleur,
J'ai lu au fond de tes yeux ce que signifiait le mot malheur,
C'est un souvenir glacial, comme ce soir de décembre,
Où tes espoirs brulant ont laissé place à des cendres.

J'ai pas trouvé les mots pour expliquer l'inexplicable,
J'ai pas trouvé les mots pour consoler l'inconsolable,
Je n'ai trouvé que ma main pour poser sur ton épaule,
Attendant que les lendemains se dépêchent de jouer leur rôle.

J'ai pas les phrases miracles qui pourraient soulager ta peine,
Aucune formule magique parmi ces mots qui saignent,
Je n'ai trouvé que ma présence pour t'aider à souffrir,
Et constater dans ce silence que ta tristesse m'a fait grandir.

J'ai pas trouvé le remède pour réparer un cœur brisé,
Il faudra tellement de temps avant qu'il puisse cicatriser,
Avoir vécu avec lui et apprendre à survivre sans,
Il avait écrit quelque part que tu verserais des larmes de sang.

Tu as su rester debout et je t'admire de ton courage,
Tu avances la tête haute et tu traverses cet orage,
A coté de ton épreuve, tout me semble dérisoire,
Tous comme ces mots qui pleuvent que j'écris sans espoir.

Pourtant les saisons s'enchaineront saluant ta patience,
En ta force et ton envie, j'ai une totale confiance,
Tu ne seras plus jamais le même mais dans le ciel dès demain,
Son étoile t'éclairera pour te montrer le chemin

16:20 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

20/08/2009

je comprends encore mieux Brel!

Bien sûr il y a les guerres d'Irlande
Et les peuplades sans musique
Bien sûr tout ce manque de tendres
Il n'y a plus d'Amérique
Bien sûr l'argent n'a pas d'odeur
Mais pas d'odeur me monte au nez
Bien sûr on marche sur les fleurs
Mais voir un ami pleurer!

Bien sûr il y a nos défaites
Et puis la mort qui est tout au bout
Nos corps inclinent déjà la tête
Étonnés d'être encore debout
Bien sûr les femmes infidèles
Et les oiseaux assassinés
Bien sûr nos coeurs perdent leurs ailes
Mais mais voir un ami pleurer!

Bien sûr ces villes épuisées
Par ces enfants de cinquante ans
Notre impuissance à les aider
Et nos amours qui ont mal aux dents
Bien sûr le temps qui va trop vite
Ces métro remplis de noyés
La vérité qui nous évite
Mais voir un ami pleurer!

Bien sûr nos miroirs sont intègres
Ni le courage d'être juifs
Ni l'élégance d'être nègres
On se croit mèche on n'est que suif
Et tous ces hommes qui sont nos frères
Tellement qu'on n'est plus étonnés
Que par amour ils nous lacèrent
Mais voir un ami pleurer

00:20 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

17/08/2009

deuil

seulCher ordi,

J’écourte un peu tes vacances pour jeter et exorciser un peu ma tristesse.

Qui pouvait prévoir qu’après le petit séjour merveilleux chez Mireille et Pat, avec mon jeune ami, tout allait basculer par ce qu’il y a de plus terrible. Le lendemain, le jeune frère de mon ami, 18 ans, décédait brutalement (rupture d’anévrisme). Cet unique frère était sa moitié, avec une complicité extraordinaire. A 9h, il taquinait encore mon ami au lit pour le réveiller et 20 minutes plus tard celui que j’aime le découvrait mort au pied du canapé.

"La mort. L'horreur absolue de la non-existence. La mort ne rentre dans aucun schéma. Il n'y a pas d'explication à la mort. Elle entre, elle vous arrête au milieu d'une phrase : "Non, c'est fini" et claque la porte. " écrivait Anthony Burgess. Oui, c’était bien cela. Alors, on n’y croit pas. Il y a déni face à ce qui pourtant nous attend tous. Mais, si jeune, c’est la révolte. C’est aussi l’hyper idéalisation de celui que nous aimons et refusons de perdre.

J’ai connu dans ma vie bien des deuils et je me croyais blindé. Non, du tout. J’ai pris conscience que l’amour de mon ami m’avait rendu la fragilité, la sensibilité, l’émoi, qu’avec le temps nous perdons quelquefois. Les larmes ont rejailli, le cœur s’est serré, la souffrance a tapé fort, l’esprit s’est embué, les mots se sont tus et l’esprit a perdu l’intelligence de la raison pour accepter la chape de la douleur.

J’aurais voulu offrir mon épaule, serrer dans mes bras l’ami brisé, terrassé, mais impossible quand l’amour d’amants doit rester secret. La solitude, l’isolement redouble alors l’impuissance des mots et  la présence morale et aimante via le téléphone, aussi réelle soit-elle, s’étiole et vogue dans les questionnements sans réponse que seuls des bras enlacés apaisent.

Cher ordi, je n’ai jamais aimé trop te confier ce qui est très personnel et si je le fais aujourd’hui c’est que je veux probablement sortir un peu la douleur par la mise de mots sur une indicible souffrance qui fait ressurgir bien d’autres, celles des êtres aimés que nous avons perdus et dont le sang d’amour et d’amitié coule encore en nous.

Merci à toutes celles et ceux qui m’ont témoigné de la compréhension et de l’amitié. Merci à ceux qui ont eu l’oreille attentive et bienveillante. Ils sont rares. J’ai pu encore constater, avec parfois amertume, qu’ils sont rares et que la joie se partage toujours mieux que la peine et qu’après tout quoi de plus normal. Chacun vit sa petite vie et l’arrêter quelques instants vers ce qui nous renvoie à la douleur n’est pas à la portée de tous. Comme tolérance et pardon ont toujours été la clé de mon bonheur, il me faut encore bien l’employer pour fermer déception et illusion !

À bientôt, cher ordi, je te remets en vacances !!!

10:10 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (12) |  Facebook |

05/08/2009

vacances de mes blogs....

blogenvacances

23:12 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

31/07/2009

Plaisirs simples.

vive-les-vacances1
Cher ordi,

Déjà 3 ans que j’ai pris prétexte pour t’écrire ce qui me passait par la tête et élucubrer selon mes humeurs et actualité. Il y a parfois des moments de lassitude et un manque de motivation ou d’inspiration pour accoucher un post. Cette lassitude ne m’envahit pourtant jamais dans vie où j’ai fait de l’ordinaire de l’extraordinaire. C’est paradoxal, mais c’est lorsque je pensais l’inverse qu’au fond je me perdais dans le stress et la recherche d’illusions multiples. J’avais comme un besoin de louange, de reconnaissance, un peu comme d’une drogue. La pire, sans doute, celle qui nous donne l’envie du succès, du pouvoir, d’une forme de prestige. J’avais envie de voir mon nom dans les journaux, d’arriver à être quelqu’un qui comptait dans la vie sociale. Tout cela m’enlevait beaucoup de liberté. Je me mettais, plus qu’en apparence, dépendants des autres. Il y avait aussi cette tension constante qui fait craindre l’échec.

Etre à la hauteur de ce que les autres attendent de vous est insupportable et ne peut mener qu’à l’isolement. Plus dramatique encore, vous ne les voyez plus que comme espoir ou avec la peur qu’il vous prive de cette drogue de reconnaissance ou d’attente que vous soyez ceci ou cela.

Nous sommes presque tous atteints dans nos sociétés riches de la maladie de l’avoir, du paraître et nous perdons notre être. Etonnant d’entendre nos politiciens nous dire qu’il nous faudra vivre avec plus d’austérité, vu la crise économique. Vrai qu’aucun n’oserait dire : profiter mieux de la vie. Abandonnez votre course aux gadgets. Contentez-vous des petites choses. Appréciez un bon bouquin, une bonne discussion, un repas simple et convivial, un bon moment de sexe !

Ainsi, mon cher ordi, en vieillissant,  si j’ai perdu mon idéal religieux d’antan, celui qui m’avait mené vers cinq ans de vie contemplative, j’ai retrouvé la valeur incalculable de la solitude joyeuse. Cette solitude qui vous donne une écoute à l’autre, une liberté de pensée, un vrai plaisir des sens. C’est miraculeux ! Hélas, j’ai souvent l’impression, en faisant mes courses ou en sortant parfois en boîte, que les gens sont devenus fous. Ils se pressent et cherchent, à l’image des boissons énergétiques et autres, des stimulants artificiels de plus en plus forts. Ils deviennent dépendants du bruit, de l’agitation, de la foule, du sable urbain de plages artificielles, de vacances sous cocotiers. Pourquoi donc en plus acheter du plaisir, alors qu’il y en a plein de gratuits ou peu coûteux ?

L’austérité n’est pas ennuyeuse, bien au contraire. Elle vous rend une vraie liberté. Elle vous nourrit bien plus que toute la mal bouffe des plats préparés !

Cher ordi, je te confie et veux dire, car nous sommes tous d’une façon ou d’une autre concernés, que marcher au son des tambours de la consommation, de la renommée, des exotismes, du bruit et des bains de foule ; que rouler carrosse, voler jet et cieux dorés ; qu’envier gadget dernière mode ; que vouloir être chef de fanfare ou capitaine d’équipe ; que tout cela (et l’inventaire est incomplet) n’est que s’obstruer la route du bonheur.

Je souhaite à mes lectrices et lecteurs un temps de vacances où en dehors de l’agitation, du stress, de l’envie de consommation, ils retrouvent la sérénité qui permet aux sens et au cœur de revenir à la vie quotidienne avec meilleure conscience des petits plaisirs simples et quotidiens !

10:07 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

27/07/2009

Marre de la media sphère!

media
Cher ordi,

Qu’est-ce que j’en ai marre de la media sphère ! Alors qu’elle devrait-être, comme tu peux l’être parfois mais pas très souvent, un outil formidable de connaissances et de partages, elle tombe en permanence dans une espèce de feuilleton débile. Nous sommes les victimes, conscientes ou pas, d’un formatage commun de l’esprit qui devient insupportable. La vie politique, sportive, culturelle n’est plus présentée que comme des épisodes à suspense et coup de théâtre. Nous voulons tout vivre en direct, sans plus aucun recul ou analyse un peu sérieuse. La vie devient semblable à un tour de France ou à une chasse au trésor ou au divorce annoncé de vedettes en mal de reconnaissance. La media sphère s’empare de non événement qui peut faire de l’audience.

On discutera plus de l’alcoolisme de Daerden, du poignet cassé du pape, du malaise vagal de Sarkozy, que de l’état des finances en Wallonie, de la morale catholique, de la politique de droite française !! L’agenda médiatique ne se remplit plus qu’au gré d’événements mineurs ou peoples. L’emballement médiatique n’est plus intéressé  que par le sensationnalisme et l’émotionnel facile.

19:04 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

24/07/2009

" Il n'est pas bon d'être malheureux, mais il est bon de l'avoir été. "

serge1serge2

+25 juillet 1984- 25 juillet 2009

IN MEMORIAM.

Cher ordi,

Tu peux aussi être mémoire. Aussi, je veux te confier celui que je perdais voici déjà vingt cinq ans. Il était l’ami, le confident, l’amant. Il était mon amour secret que tout le monde pourtant savait ou devinait sans oser vraiment le dire. Il était doux et violent, intelligent, sensible, poète, sportif. Il était surtout fragile et jamais je n’aurais cru à sa souffrance, à sa révolte de mes absences. Nous nous aimions, mais d’un amour qui en ce temps devait encore rester caché. Les conventions sociales ont bien évolué depuis un quart de siècle.

Nous ne faisons jamais le deuil de ceux que nous aimons. Je sais que depuis sa mort, j’ai souvent fait semblant de vivre et rechercher ailleurs les moments si doux et tellement heureux qu’il m’avait apportés. Mais les pages se tournent et si sa présence reste toujours en moi, son souvenir n’a jamais été un fardeau de vie mais bien une force pour la poursuivre. Il m’aurait dit «  sois heureux » et l’être est une forme de reconnaissance de ce qu’il a éveillé et épanoui en moi.

Souvent je me demande qui peut encore penser à lui, sinon quelques uns de mes proches. Sans véritable famille, il ne reste plus qu’à présent qu’une sœur qu’il aimait sans trop jamais l’avoir connue.

En tout cas, j’aime que la trace qu’il a laissée en moi soit au moins évoquée. Elle est le seul moyen, sans doute vain, de lui rester fidèle et de le rendre encore un peu présent.  J’ai habité sa vie, parfois trop, parfois trop peu. Il a habité la mienne, pas assez pour oser prendre le risque de quitter mon toit familial. Nous n’avions sans doute aucun des deux la maturité nécessaire au risque qu’est aimer ! Il est des êtres qui passent ainsi sur terre de façon à la fois éphémère mais durable dans la déchirure de leur disparition. La cicatrisation fait son œuvre mais la douleur silencieuse, secrète persiste dans les paradoxes d’ombre et de lumière. Les choix posés s’éclairent différemment avec le temps qui passe. Les regretter serait empêcher ceux à venir. Croire repartir à zéro est une autre illusion. Ils nous servent simplement d’étapes sur un parcours jalonné de souvenirs où il bon parfois de s’arrêter mais pour mieux repartir. Merci à lui d’avoir été là, d’être encore là et qu’il soit ailleurs ou pas de me signifier encore toute la beauté et le bonheur d’aimer et d’être aimé.

 

08:06 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

18/07/2009

Ordinateur: facteur de changement?

ordi 2
Ah cher ordi, qu’est-ce que je m’amuse à lire, grâce à toi, les commentaires dans la presse de lecteurs qui, à propos de politique ou d’autres faits se lancent dans les analyses pour le moins simplistes ou caricaturales. Ainsi donc, je lisais d’un que les négociateurs avaient passé des semaines à se répartir les postes de ministres !! Bon, mais faut pas exagérer… Et que dire des amalgames. Reynders n’est pas le MR, pas plus que Daerden le PS !

OK, le monde est souvent un spectacle mais tous n’y jouent pas le rôle de clown ! Que dire de tous les jaloux qui lapident le haut salaire des politiciens sans se scandaliser du million d’euros payé à Johnny Halliday pour sa seule prestation à Paris le 14 juillet ! Autre spectacle il est vrai que Daerden au Standard ! Arriver à se faire connaître en politique ne réclame t’il pas aussi un long parcours de petites salles ? Mais voilà, heureusement que comparaison n’égale pas toujours raison !

Alors qu’en principe tu devrais être, cher ordi, moteur de grand changement dans la combinaison possible entre ordinateur et connaissance, tu n’es souvent que simple transmission de blablas et d’informations peu intéressantes et terriblement narcissiques. Dès lors, peut-on parler de grands changements que tu apporterais ?

 Les commentaires les plus stupides sont souvent émis par des gens qui n’ont pas l’air de s’informer beaucoup, se contentant de juger sur de gros clichés médiatiques. Pénible de voir d’ailleurs les journalistes qui en reviennent constamment avec des questions très secondaires et évitent, par manque d’intérêt d’une majorité d’auditeurs, les questions de fond. Cela ne vaut pas que pour la politique, il en va de même pour le sport et l’intérêt grandissant pour les faits divers, surtout s’ils sont tragiques ! Ne nous étonnons pas alors de la sous culturalité de notre société.

Ah, la culture, parlons-en. Elle est évidemment liée au modèle de société dans lequel nous vivons. Elle n’est pas distincte de l’économie et du social. Pas étonnant alors qu’elle se fonde dans la consommation, l’avidité, la vénération du corps et la prospérité tellement valorisées par notre époque. Je ne plaide évidemment pas  vers le retour d’une société féodale ou vers celle du Dieu-famille, patrie. Je ne condamne nullement l’envie de plaisir de notre ère. Je suis aussi de ceux qui croient à autre chose qu’à une belle carrière ou à un bon statut social. Mais encore faut-il que notre vie soit intéressante et pas laissée aux mains des illusionnistes de bonheur.

La crise actuelle changera t’elle vraiment les mentalités ? Peut-être. Si nous nous en référons au passé, de grands changements se sont opérés après des événements importants. Souvenons-nous de la génération d’avant-guerre, caractérisée par une éducation sévère et une crise économique ; de celle de l’entre-deux-guerres, marquée par la reconstruction économique et l’importance accordée à la famille et à la carrière ; de la mienne (celle du baby-boom) et son esprit contestataire et puis celle-ci, sans doute un peu sacrifiée par un futur économique incertain et un accès difficile au marché de l’emploi.

Je ne sais pas évidemment ce que demain sera. Je constate simplement que le changement riche que tu pouvais apporter ou provoquer, cher ordi, a une fâcheuse tendance à s’aligner sur un modèle économique qui a trouvé les filons pour vendre émotions et sentiments bien plus que pour vendre intelligence, information et connaissance !

J’en resterai là pour aujourd’hui. Il vaut d’ailleurs mieux quand on connait le nombre de blogueurs qui n’aiment pas trop lire ou n’en n’ont point le temps !

Bon dimanche.

 

21:59 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

14/07/2009

Le 14 juillet

14 juillet
Ah, le 14 juillet : vive la France ! Je suis liégeois et donc sensé être en fête ce jour. La Cité ardente est la ville, dit-on, la plus francophile de Belgique et fière d’avoir la légion d’honneur attribuée seulement à cinq autres villes dans le monde. Mais voilà, moi je ne suis pas très défilé et encore  moins un fasciné des uniformes militaires. Je suis dans la lignée anarchique d’un Brassens, avec son « La  musique qui marche au pas. Cela ne me regarde pas… ».

Le peuple a sans doute besoin de fêtes, de symboles. Je n’y suis pas opposé mais regarde cela avec grand recul et ne vois pas très bien comment je placerais ma fierté dans une identification à des fastes patriotiques. J’ai toujours eu beaucoup de respects pour les anciens combattants, mais pas pour des combats qu’ils n’auraient d’ailleurs jamais souhaités. Le «  préparer la guerre pour avoir la paix » est un peu facile et trouve prétexte à toute une barbarie moderne au nom d’un humanisme qui cache bien des intérêts essentiellement économiques.

Les cocoricos français, ni d’ailleurs les autres, ne me font aucun effet et j’ai plus souvent envie de tordre le cou aux coqs tricolores ! Non, le 14 juillet, pas plus que le 21 avec des fastes coûteux qui soi-disant représentent la fierté de la nation et où les paons de l’Etat s’exhibent sur podium, ce n’est pas pour moi. Ne leurre t’on pas le peuple avec des artifices semblables à ceux qui terminent la soirée dans la nuit en retombant dans l’éphémère lumière de paillettes vite oubliées dans la dureté de la vie quotidienne citoyenne !

18:35 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

12/07/2009

Nous les petites fourmis...

FRCAVA
Cher ordi,

Grâce à toi, je fais chaque jour mon petit tour de la presse. Rien de bien réjouissant souvent dans les nouvelles, tant au niveau national qu’international. Crises, conflits, guerres, faits divers font que notre monde tourne dans les mêmes paradoxes que sans doute les nôtres. L’aspiration à la paix, à l’harmonie, à une meilleure répartition de la richesse côtoie la guerre, la haine, la pauvreté, l’isolement, la maladie.

Chaque petite fourmi tente de se faire reconnaître, de trouver joie et satisfaction ou simplement de survivre dans l’immense fourmilière humaine où elle représente si peu dans l’ensemble et beaucoup dans  son originalité et solidarité. Chacune essaie de se grandir, de se croire utile. Chacune regarde l’autre avec satisfaction, amour, mais aussi avec envie parfois, jalousie ou indifférence. Chacune a son histoire, courte ou longue et toute envahie de souvenirs colorés de noir et de rose.

Orchestrer le monde, régler au mieux les défis d’une planète devenue menacée par des habitants oublieux de la protéger, voilà qui fait l’objet de grands sommets où ceux qui semblent détenir la toute puissance se font photographier après de grandes déclarations de simples bonnes intentions. Quel flop encore ce G8 réuni à L’Aquila en Italie ce début juillet. Ne serait-il pas temps d’en finir avec  ce rite inutile des grandes fourmis ? Au cours de leur histoire, ces sommets n’ont jamais abouti à quelque chose de significatif ou à de vraies décisions. A chaque fois quelques dizaines d’experts et fonctionnaires se disputent et finissent pour satisfaire chaque chef d’Etat par pondre une déclaration finale vidée de toute substance. Dramatique aussi, voire inconscient, de voir les éminences des pays dits industriels et riches exclurent de leur cénacle des puissances à venir comme la Chine, l’Inde ou le Brésil. A quand donc la fin de ce carnaval ? Celui qui vient de se clore sous la houlette du grand clown Berlusconi prouve, une fois de plus combien cela coûte et ne sert à rien. A quand, sommet ou pas, une entente qui produirait des résultats sur la régulation financière indispensable ?

Mais qu’avons-nous à dire, nous les petites fourmis, préoccupées de notre tout petit territoire à défendre ? Et pourtant, bien plus que par la démocratie du vote, les grands mouvements sociaux ont parfois réussi à faire bouger les choses. Notre éveil, ou plutôt notre réveil, risque bien de se prolonger, alimenté par les somnifères de médias préférant les « Michaël Jackson » ou les « secret story » à la prise de conscience des véritables problèmes de société. A qui la faute, sinon à l’immense majorité qui trouve plaisir dans la sous culturalité et dans le narcissisme de ses petits centres d’intérêt égoïstes et égocentriques.

19:01 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |