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17/08/2017

Les nouvelles dames patronnesses

Bibi.jpgmathide1.jpgQuelle étrange affaire " people" que celle des dites" premières dames" épouses de présidents. Nous avions déjà droit à des altesses patronnesses et princières dans une espèce d'obligation d'organiser, comme chantait Brel, leurs largesses selon ce que disait duc d´Elbeuf : "C´t avec du vieux qu´on fait du neuf". Mais si nous n'en sommes plus au tricot tout en couleur qui permet de reconnaître ses pauvres à soi, le mode opérationnel de ces grandes dames, couronnées ou non, reste identique. La lutte pour les pauvres obèses pour Michelle Obama, les pièces jeunes pour les petits hospitalisés de Madame Chirac, les handicapés de mines pour Diana, et tutti quanti. Madame Macron va aussi bientôt dévoiler sa cible privilégiée des malheureux de l'existence.

Sous des aspects bien sympathiques de cette charité de toutes ces éminentes nouvelles dames patronnesses, comment ne pas, pour le moins, rigoler? Pourquoi ne pas plutôt leur conseiller d'être des égéries permanentes de leur bien-aimé pour que ceux-ci s'attaquent véritablement à ce qui crée la pauvreté, le manque de soins de santé, l'injustice sociale? Robes de gala, diadèmes ou paillettes ou tirettes pour Bibi pourront, certes, enrichir actionnaires Vuitton ou maison Natan, mais laisseront les cons et sans dents dans la misère de leur chaumière.

Mais le peuple, toujours amusé, passionné et abusé par les commentaires vaselinés genre cul de poule de haute-cour à la Bern, Closer, Gala ou "place royale", continuera son admiration en taisant une nécessaire révolution. Triste, triste… Il revient aux plus "conscients" de faire chuter l'audimat des belles dames propriétaires ou locataires de palais et de crier qu'elles ne détiennent  démocratiquement aucun rôle public à jouer. "Bonne" naissance ou alliance ne confère un droit à s'approprier des moyens publics pour faire de la charité royale ou républicaine.

Et si " Et un point à l´envers et un point à l´endroit, un point pour saint Joseph, un point pour saint Thomas" est dépassé et obsolète, le remplacer par les aiguilles de tricot pour saint Macron ou saint Philippe est aussi hypocrite que les largesses des patronnesses d'autrefois. Amen.

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11/08/2017

De Wever: Lion ou Caniche?

dewever.jpgL'apparent choix de Bart DeWever de la défense d'une Flandre indépendante est au fond bien moins grave que les choix économiques et de société de ce maître chanteur de première. Que serait ce-dernier dans l'Europe avec son petit territoire de Flandre? Le lion se métamorphoserait vite en petit caniche. Idem dans le cas d'un rattachement aux Pays-Bas, comme d'ailleurs une Wallonie rattachée à la France. Le lion ne tient sa force que dans son chantage identitaire. Le jour où celui-ci réussirait, le bourgmestre d'Anvers n'aurait plus le pouvoir acquis dans un pays devenu aujourd'hui une jungle institutionnelle où règne la peur de voir le sud transformé en désert.

Profitant de cette situation, le président de la NVA installe son dictat de politique droitière. Les tendances et événements sociaux le préoccupant sont bien éloignés des scandales et turpitudes mis au grand jour dans une opinion publique en faisant ses choux gras. L'homme au dix-sept mandants a d'autres priorités. Sa marionnette Michel I se charge de les appliquer. L'accent sur l'esprit communautaire n'est que théoriquement mis au frigo. Mais il y a surtout la pression mise en place pour gagner une politique socio-économique faisant la part belle à l'économie de marché où l'Etat ne joue qu'un rôle minimum de régulateur entre les plus faibles, les plus démunis, une petite classe moyenne et les plus nantis. Juste un filet de sécurité pour éviter la révolution! Le lion qui se déguise en mouton ne fait aucun doute. La N-VA est "tout à droite" à la fois sur le plan social et économique: il y a l'élite et puis les autres. La N-VA est devenue le grand parti de l’establishment belge.

La pratique gouvernementale de la NVA prouve que derrière son discours lissé et démocratique, se cache bien un parti de droite, avec un esprit raciste qu'il nie mais exécute dans les faits et actions de ses ministres. Nous l'avons encore constaté dernièrement avec Zuhal Demir mise en exergue dans leur programme comme une citoyenne flamande qui ne reniait pas sa propre identité!! C'est raté! Faudra revoir l'exemple du programme.

Le lion a bien envahi sa chasse flamande et se réjouit maintenant de la voir s'agrandir, grâce à son ex-ennemi Lutgen, sur le sol wallon, avec l'exclusion du PS.

Le cynisme de ce parti carnivore, appâtant son gibier en présentant un programme modéré suscitant l’adhésion d’un maximum de mouton bêlant un nationalisme et individualisme, pourtant mortels, a, non seulement consolider sa chasse, en occupant les postes clés et en se servant d’un large réseau d’obligés du parti, mais continue de l'agrandir avec la bénédiction du piètre sanglier des Ardennes.

Reste à espérer la percée du PTB, devenu la cible maintenant première en terre flandrienne,  du grand stratège De Wever.

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07/08/2017

Les mouvances idéologiques

jaurès.jpgAlors que certains se plaisent à enfermer le PTB  à travers une idéologie communiste qui ne s'est pourtant jamais figée et a connu bien des succès, défaites et déboires, la mémoire semble bien plus faible lorsqu'il s'agit de regarder l'évolution des partis dits traditionnels dans notre pays.

Que d'évolutions entre catholiques, libéraux et socialistes depuis l'indépendance de la Belgique! Le coup de Lutgen de s'allier avec les libéraux n'a rien de neuf dans cette longue histoire. Les divorces et alliances se sont égrainés au fil d'opportunités diverses d'être au pouvoir dans un régime de la représentation proportionnelle qui, elle aussi, a subi bien des modifications. Les tactiques électorales, des plus dures aux plus souples primèrent souvent sur les principes fondateurs. Si la droite et la gauche interrompirent parfois leurs querelles, et bien avant Di Rupo, elles menèrent l'une contre l'autre une lutte constante.

Aux amateurs de lire ou relire cette histoire. Ce que perso j'en retiens est que la Belgique reste ce qu’elle était devenue en 1893 : une démocratie à prédominance de petite bourgeoisie et de l’élément rural.

Les victoires obtenues par la classe ouvrière ne se sont pas jouées au Parlement. La structure de l’Etat et ses moyens financiers, complètement restructurés par une régionalisation n'intéressant que peu de citoyens, ne servent qu'à diviser les couches populaires. L’histoire des Belges présente indubitablement certaines périodes de cohésion d’ensemble suffisamment forte pour que Wallons et Flamands se soient battus côte à côte au cours de ses épisodes les plus dramatiques.

J'ose encore espérer une cohésion retrouvée pour le combat à mener pour la survie d'une sécurité sociale juste et une solidarité pour maintenir des services publics forts.

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04/08/2017

L'orange bleue lave plus blanc

lessiveuse.pngLa nouvelle machine à lessiver fait entendre son tambour pour nous annoncer qu'après quelques petits tours, le linge politique sera plus blanc. Parfait, l'intention est louable. Je crains cependant que le linge qui va en sortir laisse encore quelques vilaines tâches. Bonne mesure que celle qui va interdire à un ministre d'engager dans son cabinet un parent jusqu’au deuxième degré. Rien ne l'empêchera cependant de le faire engager par son collègue. Quand on sait que l'épouse, la sœur et la belle-sœur de Pierre-Yves Jeholet, nouveau défenseur du dash bleu travaillent à la province (une sœur qui a été la cheffe de cabinet de Georges Pire, ex député provincial et cheville ouvrière du système Publifin) on peut se poser la question de l'efficacité de la poudre!

Diminuer de 10% le salaire des ministres, c'est bien, mais encore peu. La réduction du parc automobile des cabinets, voilà aussi une bonne chose que le maître actuel de la blanchisserie a vu en 3 minutes qu'il était trop important, alors que ceux qui avaient débranché la prise, n'avaient, eux, rien vu. Mais le fait de la rebrancher, va aussi amener quelques voitures électriques. Voilà qui va sauver la planète Elysette!

Pour ce qui est tout de même l'essentiel: le budget, là on va attendre le technicien de la Cour des comptes, pour voir ce qui est encore possible pour faire tourner la nouvelle lessiveuse. A croire donc qu'il faut un inventaire le plus exhaustif possible de l'ancienne qui tournait donc dans le vide?

Un peu de sérieux svp. Nous, nous savons que la nouvelle marque orange bleu va simplement encore lessiver ceux qui ont le moins de linge et le meilleur marché. Que les 10% en moins de salaire de Borsus ne l'empêcheront pas de payer sa nouvelle et luxueuse résidence de Marche; que le bourgmestre empêché de Herve ne devra pas demander aumône à sa famille pour vivre.

La nouvelle marque n'est qu'un bluff politique de plus.

08:43 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

02/08/2017

Le gouvernement Michel ne tient qu'au fil Arco

arco.jpgNe cherchons pas midi à quatorze heure, la vie de ce gouvernement ne tient qu'à un fil. Sans espoir de régler le sort des coopérants d’Arco (800 000 membres) , le holding du mouvement ouvrier chrétien emporté dans la débâcle de Dexia, Michel I tomberait ipso facto. De Wever le sait et il maintient ses marionnette Michel et Peeters dans un double jeu à propos de ce gros dossier. Pas dit encore, selon ce tacticien, que la solution trouvée pour le budget 2018 soit possible juridiquement. Bien joué! Le gouvernement recherchait depuis plusieurs mois une solution pour dédommager les coopérateurs. Un fonds de 600 millions d'euros, alimentés via 400 millions de la banque Belfius (ex-Dexia), devrait voir le jour. Les 200 millions restants devraient provenir de la liquidation d'Arco et de la contribution de Beweging.net, l'ancienne ACW. Voilà pour l'accord théorique, mais pas encore prêt à être concrétisé. D'ailleurs, l'avocat Geert Lenssens, qui représente le groupe "Geld Terug van Arco", n'est pas rassuré par cet accord. Ce n'est pas demain que l'argent sera sur le compte des actionnaires. Donc, voilà le CD&V condamné à poursuivre son alliance avec l'ennemi NVA. Et par conséquence, de veiller à ce que son partenaire syndical ACV mette sourdine à ses revendications sociales.

Je ne comprends pas pourquoi la presse, qui a tant bruissé ces derniers temps sur les scandales des intercommunales et asbl, évoque à peine ce qui est un véritable casse avec de l'argent partiellement public. Ni moralement, ni juridiquement, rien ne justifie d'indemniser d'un seul centime d'argent public les spéculateurs privés de ARCO, fussent-ils des petits épargnants. Et que dire et penser du CD&V qui se maintient uniquement dans la coalition fédérale pour sauver une bonne partie de son électorat touché par Arco? C'est pire que les scandales qui ont amené à foutre le PS dans l'opposition en Wallonie.

09:44 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

30/07/2017

La manipulation des masses populaires

Charlie-Hebdo-et-la-manipulation-de-masse.jpgIl ne faut pas être docteur en histoire pour y constater la constance de la manipulation des masses populaires. Elle est vieille comme le monde. De tout temps l'élite s'est servie de l'ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures. Nous retrouvons des manipulations ( avec plus ou moins d'ampleur) dans tous les systèmes et régimes politiques, qu'ils soient fascistes, communistes, dictatoriaux ou dits démocratiques. Les différentes techniques ont été mises en avant par plus érudit, que moi: stratégie de la diversion, du dégradé, du différé, de l'émotionnel, de l'infantilisation, etc. L'exemple de l'emploi controversé de l'appellation" Père des peuples" d'abord utilisée pour désigner les tsars de l'Empire russe, puis celle à des fins de propagande par des dictateurs est à cet égard significatif. On peut d'ailleurs s'interroger, comme j'en parlais hier avec historien, si l'effondrement rapide du communisme en Occident n'est pas lié au retard technologique de l'Union soviétique sur les moyens d'information. Alors qu'il en était toujours au fichage manuel, la CIA avait une énorme longueur d'avance par sa technologie d'énormes ordinateurs.

Cette manipulation s'est aujourd'hui dotée de moyens techniques de plus en plus performants. Nous nous amusons tous avec sur FB des petits tests bien anodins, en apparence, sur une connaissance de nous-mêmes via des algorithmes qui nous apprendraient, mieux que par nous-mêmes, qui nous sommes! Voilà donc un système qui détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes. Alors, anodin? Nous sommes "fichés" de toute part. Qui nous dit que ce système, de plus en plus performant, fulgurant; ne sera pas ou n'est déjà pas employé et utilisé par les élites dirigeantes? Le fossé ne s'accentue pas uniquement entre riches et pauvres, mais il se creuse aussi entre les connaissances de la masse populaire et celles détenues et utilisées par les nouveaux maîtres de l'informatique, souvent à la solde du système capitaliste et de son élite. La manipulation de l’opinion publique et de la société n'a jamais eu d'outils aussi performants et efficaces qu'aujourd'hui et qui ne cessent de croître à un rythme fulgurant.

L'exemple récent de l'élection de Macron devrait nous alerter encore un peu plus. Son équipe est parvenue à placer les Français sous hypnose. Elle a fait élire son poulain avec deux-tiers des suffrages exprimés avec un parti, aujourd'hui en majorité absolue, créé sur Internet, un an juste avant son élection. Un candidat qui ne s'était jamais présenté! Sans tomber dans le "complotisme" , il est tout même étrange de constater que le cabinet Steele & Holt qui a participé à son succès a comme principaux clients AXA et la famille Rothschild… Que l’assureur AXA, est présidé par Henri de La Croix cinquième duc de Castries, par ailleurs président du think tank de l’Otan (le groupe de Bilderberg), de l’Institut du Bosphore (le think tank de la Turquie) et, en France, de l’Institut Montaigne (un think tank de droite). On est évidemment loin du think tank que voulait créer le curé Javeau!

La démocratie ne peut s'exercer que dans un rapport de force. Ce rapport se jouera de plus en plus via les moyens d'information et de communication. La gauche me semble avoir un retard considérable en ce domaine. Et si la manipulation est inévitable, je préfère celle qui réveille et ose la révolution pour établir une justice sociale et une société plus égalitaire que celle employée par toute une petite élite pour qui le profit doit lui être réservé!

 

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28/07/2017

La grand-messe de Borsus

Willy_Borsus.jpgQuand le nouveau grand prêtre du gouvernement commence son sermon sur le paradis fédéral, salué par les organismes nationaux et internationaux, sur la satisfaction des citoyens qui ont vu l'augmentation des emplois et celle du pouvoir d'achat, on se dit que le message vient bien d'une autre planète! Et quand on entend le seul terrien Gillot clamer que "l'on finit de penser comme on vit", on pense directement au luxueux presbytère de 815.000 € à complètement transformer que vient de se payer Borsus qui a le culot de nous dire que son coup de cœur patrimonial pourra vraiment servir à écouter les citoyens dans son nouveau bureau. Faut le faire. Mais oui, faire d'une belle demeure personnelle une maison du peuple, il faut oser. Allo, la terre? Espérons que la diminution de 10% de son salaire de ministre de 11.000€ ne l'empêche pas de faire face à son emprunt hypothécaire!

Mais il est bon orateur ce bonhomme. C'est l'homme du consensus. Autrement dit, il a le sens du con pour l'entuber à la vaseline libérale. Il joue l'image du modeste, mais est aussi sanglier sauvage que celui qui règne à Bastogne et l'a aidé à son ascension. Il connait bien l'enceinte où règnent les faux-culs où les politesses de l'entre soi sont de mise pour continuer dans le temps de se chauffer les fesses et s'emplir les poches.

23:14 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Il y a de la buée dans le casting MR du gouvernement wallon.

de Bue.jpgCeux qui doivent se marrer de voir tout ce cirque wallon sont Moreau, Gilles et Cie. Sept mois après l’éclosion de l’affaire Publifin et tout le barnum du parlement, rien n’a changé dans l’intercommunale. « Il ne se passe rien. Et il n’y a aucune volonté d’avancer », résumait dernièrement Cédric Halin, l’échevin d’Olne à l’origine des révélations. Le comble est qu'aujourd'hui Valérie De Bue est l'un des nouveaux visages du gouvernement wallon orange-bleu. Elle sera en charge, notamment, des Pouvoirs locaux et du Logement. Mais la Nivelloise est également liée à Publifin qu'elle quitte seulement maintenant. Elle siégeait au conseil d'administration de la Socofe, une des filiales de l'intercommunale liégeoise, emportée fin 2016 par le scandale des rémunérations fictives. Et qui préside la Socofe? André Gilles! Son actionnariat est composé d'intercommunales, via Nethys détenue par Publifin. Cette nouvelle ministre y siégeait depuis mai 2014. A la Socofe, les administrateurs perçoivent entre 5500 et 6000 euros nets par an. Elle a toujours estimé qu'elle effectuait son travail correctement au sein de la Socofe et qu'elle était rémunérée pour un travail réellement presté. Valérie De Bue occupe également depuis 2015 un mandat rémunéré au sein du conseil d'administration de la SA Astrid, appuyée par les communes et qui assure le développement, la gestion et l’entretien du réseau national belge de radiocommunication et des centres de dispatching. Valérie De Bue est présidente du CA et perçoit 1200 euros bruts par séance pour sept réunions en 2016. Total des rémunérations: 7200 euros. L'entourage de Valérie De Bue annonce qu'elle quittera également la présidence d'Astrid.

Et voilà le casting MR pour la gouvernance en Wallonie. Comme foulage de gueule, on ne peut mieux faire!!

 

19:00 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

26/07/2017

Nouveau gouvernement Tchantchès

tchan.jpgQu'est-ce qu'ils doivent rigoler les vrais tenanciers de la grosse finance des banques, des multinationales et grosses entreprises de voir s'agiter leurs petites marionnettes politiques jouer la belle et minable opérette du pouvoir et de la dite nouvelle gouvernance. Elle a tout de l'ADN de leur système capitaliste. Au nom du scénario du relèvement économique, pas de dialogues nouveaux. Les refrains de compétitivité et de modernité sonnent, comme au fédéral, en restructuration, flex-jobs, encouragement à travailler plus et plus longtemps, fiscalité moindre pour les investisseurs et tutti quanti. Habiles pour rendre populaires les mesures qui atteignent le portefeuille et le quotidien des travailleurs, on offre les cacahuètes qui devraient calmer la révolte syndicale et les conscients de l'arnaque. Ces guignols misent aussi sur l'analphabétisme politique généralisé. Puis nous sommes en vacances, celles pourtant obtenues par nos grands-parents au prix de rudes combats collectifs, de grèves. On laisse un petit suspense sur la question accessoire des têtes ministrables et on tait les questions essentielles comme le CETA, tellement combattu mais voué aux oubliettes. On favorise la propriété mais surtout les gros propriétaires. On se vante de collaborer à la nouvelle nécessité de l'environnement et du climat, mais on se garde de toucher aux tenants de l'énergie privatisée où seuls les gros profits comptent. On rationalise les transports et les services encore publics en voie, eux-aussi, de passer sous la sainte privatisation qui nous a amenés à payer plus cher l'eau et l'électricité. Pour faire bonne figure, on diminue de 10% les salaires des seigneurs. Bref, les maître du libéralisme, qui causent tant d'appauvrissement et jouent la charité pour les laissés sur le bord du chemin, a encore frappé. Ces tchantchès espèrent le sursaut dynamique des citoyens. Espérons plutôt dès la rentrée, le sursaut de dynamite pour faire sauter leurs mesures capitalistes!

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24/07/2017

Reconfigurer l'espace politique

gauche drite.jpgLes petits jeux politiciens auxquels nous assistons, une fois encore, aujourd'hui, ne feront que changer une image. Nous sommes loin du changement auquel une large majorité de la population aspire et exprime dans un "dégagisme" des partis traditionnels. Si la course à la soupe du CDH et du MR s'avère aussi amère que celle servie par un PS en perte de repères, les tentatives louables de Défi et Ecolo n'aboutiront qu'à une gouvernance un peu plus éthique, mais sans vrai changement du système opportuniste porté par des politiques au service des vrais gouvernants que sont le monde de la finance, des banques et de leurs acolytes capitalistes. La nouvelle mouvance politique à la Macron consistant à faire croire à un non clivage d'une gauche et d'une droite ne peut mener qu'à confirmer la vieille recette libérale. Sans nier l'apport d'un libéralisme et socialisme culturels unis sur des droits individuels, comme celui du droit des femmes, de l'avortement, des homosexuels, il n'en demeure pas moins des clivages économiques, environnementaux et sociaux indestructibles. Vouloir les "lisser" relève d'un cocufiage des électeurs. Les alliances entre les partis de gauche et de droite mènent à des compromis imbuvables. Le "centrisme" étiqueté social-démocratie est la plus grande arnaque capitaliste. C'est pourtant celle menée par tous les partis traditionnels qui jouent en permanence un renouveau dans la plus grande ambiguïté déguisée en complexité économique réaliste pour attaquer la radicalité dite populiste. Il n'y a pas de nouvelle gauche, pas plus que de nouvelle droite ou de vrai centre. Toutes les tentatives de ralliement ne sont que des leurres plus ou moins bien construits. Les vrais gauches européennes seront la seule alternative. Elles sont en chantier, avec le danger d'accident comme on l'a vu en Grèce. Loin d'une vraie victoire, elles doivent résister à ne point tomber dans l'équivoque d'avoir un pied dans le néo-libéralisme et l'autre dans un néo-communisme. Le changement n'interviendra que dans un vrai renversement des forces en présence. Sans celui-ci les alliances, où la marche de manœuvre demeure trop étroite, mettront les gauches dans l'impossibilité de concrétiser les espoirs qu’elles font naître et les classeront dans le "tous les mêmes"! Comme vu ailleurs, les mécontentements populaires, ne peuvent se contenter de stratégies électoralistes. Le PTB qui capte et relaye bien la révolte d'un grand nombre de citoyens au vu des scandales incessants aurait tort de ne s'en servir que comme propagande électorale en vue des horizons électoraux de 2018 et 2019. La longueur d'avance que ce parti semble prendre sera difficile à tenir après élections, avec une probable division entre les tenants d'une participation au pouvoir et ceux du maintien d'une opposition forte. La seule option pour reconstruire un nouvel espace politique sera celle de tenir son objectif d'inverser les rapports de forces, non seulement au sein des institutions législatives et exécutives, mais au sein de toutes organisations où le profit règne en maître et met à mal le bien-être des travailleurs les menaçant de précarité, de pauvreté à la sauce allemande. C'est dans cet espoir de vrai changement et non de stratégie équivoque et intéressée que je continue à soutenir et à m'engager en simple camarade dans ce parti.

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