mik dupont UA-70672535-1

19/01/2018

A propos des listes citoyennes et d'ouverture

communales.jpgJe pourrais me réjouir de voir fleurir des listes citoyennes (je préfère ce qualificatif à celui d’apolitique) dans quelques communes et villes. Je crains pourtant que ces listes ne soient que soit: une récupération électoraliste de partis traditionnels; soit: une envie de certains d’obtenir un mandat qu’ils n’auraient pas obtenu par l’adhésion à ces partis. Certes, il y a parmi eux des personnes défendant des valeurs réelles de démocratie participative, mais l’intention la plus noble risque bien de s’effondrer face à l’expérience des vieux routiniers de la chose publique. Vouloir un changement sans une analyse globale des mécanismes politiques et des sphères économiques les guidant reste, pour moi, une grande illusion. C’est partir en guerre la fleur au fusil et n’obtenir que quelques réformettes qui ne changeront rien de fondamental. C’est le simple prolongement d’une gauche bobo semblable à d’anciennes dames patronnesses espérant par leur tricot vaincre la pauvreté.

Le vrai changement ne peut venir que d’un renversement du rapport de force entre les classes sociales. Croire en leur collaboration est offrir le pouvoir aux plus forts, entendez aux détenteurs de la richesse financière. Le vrai changement ne peut se faire que dans un changement de rapport entre travail et capital. Il y va et d’une répartition égalitaire des richesses produites, autant de la sauvegarde de notre planète minée par l’appât du gain de multinationales et la frénésie de consommation que le système capitaliste engendre.

Des listes gravitant autour de bonnes intentions ne suffisent pas. Il est nécessaire et indispensable que le changement s’articule autour d’une ossature solide d’anticapitalisme. Si toute action de changement est louable et doit être soutenue, elle ne sera vraiment porteuse que si elle s’inscrit dans une vision de société ayant un autre mécanisme de fonctionnement que le modèle actuel du libéralisme dit social mais qui demeure capitaliste.

08:02 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

18/01/2018

Le cauteleux curé Borsu

borsu10.jpgIl faut parfois reconnaître du talent à ses adversaires. Indiscutablement Willy Borsu en a. Et de penser à Stendhal dans « Le rouge et le noir » qui écrivait : « il inventait correctement les paroles d'une hypocrisie cauteleuse et prudente ». Ou encore à Ponson qui écrivait dans «  le cub des valets de cœur » à propos du malhonnête Rocambole : « Il n'est pas franc, c'est un monsieur cauteleux, toujours entre le zist et le zest ». Voilà ce à quoi nous avons encore eu droit lors de « jeudi en prime »  de soir,où l’espèce de curé, ayant transféré sa cure de Somme-Leuze à Marche-en-Famenne, y allait de son sermon pour glorifier le saint MR et les mesures prises pour relever tant le pays que la Wallonie ! Franken ne fait que des erreurs de communication ; pas de trahison de la NVA qui a bien abandonné ses revendications communautaires ; les 26 % des Wallons menacés de vivre sous le seuil de pauvreté vont se voir sauvés par des incitants financiers leur permettant un travail dans des secteurs demandeurs. Et j’en passe. La litanie du libéralisme humain, social implorant les saints du gros capital, avec leurs quelques acolytes de petits indépendants pour semer, sans trop être taxés, de belles moissons au profit des actionnaires des grandes exploitations, fut chantée par la voix si consensuelle de ce grand prêtre au service du dieu Michel. Les naïfs y croiront peut-être. Pour ma part, j’espère que cet homme d’eau bénite rejoindra la descente aux enfers que son MR nous fait vivre au quotidien. Amen.

21:40 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Pacte d'excellence

excellence.jpgL’émission « à votre avis » sur l’enseignement a encore démontré comment le système capitaliste voit la personne humaine comme simple outil de performance en vue de servir l’économie. Rien ou presque sur le fait que l’enseignement doit contribuer à un développement équilibré et général. Un développement de la tête, du cœur et des mains.  Et ce, sur les plans technique, scientifique, intellectuel, culturel et sportif pour préparer les jeunes à participer à une société plus juste et plus solidaire.

Autre oubli et il est de taille : la détermination de l’origine socio-économique de l’élève. Qu’il est beau le langage de respect de l’élite pour les orientations professionnelles, alors qu’ils poussent leur progéniture vers des filières ressemblantes aux leurs, en maintenant bien ainsi la ségrégation sociale et l’inégalité ! (Si l’on divise les élèves de 15 ans en 10 groupes selon leur milieu socio-économique, 87 % des élèves du décile le plus riche sont dans l’enseignement général, alors que pour le décile le plus pauvre, ils ne sont que 24 %). Hypocrisie si bien incarnée par des déclarations du "bon papa débonnaire" De Borsus!

Oui, il y a quelques points positifs dans ce pacte. D’abord, le fait de reconnaître l’échec d’un nombre incalculable de réformettes qui n’ont en rien fait diminuer l’inégalité et les énormes disparités, grandissantes entre les écoles. Celui aussi d’un tronc commun allongé jusqu’à la troisième année du secondaire. L’orientation dans une filière prématurée, à l’âge de 12 ans, en hiérarchisant l’enseignement général, technique ou professionnel, provoque une importante ségrégation sociale.

En admettant même comme louables et utiles les intentions de ce pacte, il restera une coquille vide si on maintient un taux aussi faible d’investissement pour l’enseignement. Là encore la politique d’austérité fait de gros dégâts. Elle accentue les inégalités en favorisant les mieux nantis. La gratuité de l’enseignement prônée dans les textes de loi est une vaste blague ! Le coût des études, et plus particulièrement des supérieures devient de plus en plus élevé.

L’enseignement reste une affaire de classes, et pas seulement de classes scolaires, mais bien de classes sociales. Il faut donc une lutte sur ce terrain comme sur d’autres.

Mais une fois de plus, le dit débat des médias évite cette question essentielle et primordiale. Sans cette lutte, l’école restera un lieu de conservatisme culturel et politique. Il y a pourtant des alternatives. Il suffit d’aller lire le programme du PTB en la matière, qui sera évidemment traité d’utopiste en évoquant les caisses vides de l’Etat…Vite remplies pourtant, s’il y avait le courage politique d’aller chercher l’argent là où les actionnaires se donnent bonne conscience par de la charité qui évite des révolutions !

00:01 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15/01/2018

Elections en vue

isoloir.jpgSi les temps électoraux sont importants. Les résultats qui en résultent ne changent pourtant pas grand-chose à une véritable alternative au système capitaliste. Le modèle reste le même, avec quelques aménagements selon des coalitions de droite ou de gauche.

Les organes dits démocratiques se verront renouvelés, selon des petits jeux politiciens de pouvoir, où l’expression citoyenne sera vite mise à toutes les sauces. Sans nier l’importance des tribunes politiques offertes à nos représentants au sein des parlements fédéraux, régionaux et conseils communaux ou provinciaux ( suffit de voir l’impact médiatique suscité par les 2 députés PTB), l’espoir de voir les différentes institutions répondre à un changement réel se doit d’être adoubé par une participation permanente des citoyens à travers des mouvements et associations capables de faire bouger les lignes des enceintes fermées et vite embourgeoisée du pouvoir.

N’oublions jamais qu’il a plusieurs façons de faire de la politique, que la démocratie parlementaire a ses limites : les politiques ne bougent que sous l'effet d’aiguillons de masse.

08:33 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

04/01/2018

"Le cri de l'âme"

abbé.jpgJe lisais aujourd’hui dans LLB, la chronique de l’abbé de Beukelaer sur la religion d’aujourd’hui. Et dans un beau style littéraire, le chanoine relevait que notre société soigne plus les corps que les âmes. Oui, mais sans jamais bien cerner ce qu’est vraiment l’âme...  L’érudition de ce prêtre ignorait-elle que si le « concept » d’âme est historiquement important, son intérêt contemporain est limité. En dehors de la religion ou de la métaphysique, la référence à l’âme n’est plus utilisée ni en science, ni réellement en philosophie. Les textes anciens qui parlent de l’âme sont souvent ré-interprétés pour en tirer un apport utile aujourd’hui. On évacue la notion d’âme et on considère que ces textes parlent de l’esprit ou du psychisme (par exemple).

Dans la Bible, « âme » est la traduction du mot hébreu nèphèsh et du mot grec psukhê. Le mot hébreu signifie littéralement « un être qui respire », et le mot grec désigne « un être vivant * ». L’âme est donc la créature tout entière, et non pas quelque chose en elle qui survit à la mort du corps; âme nommée aussi par d’anciens sages des noms de : «  Nefech (âme), Roua’h (esprit), Néchama (souffle), ‘Haya (vie) et Yé’hida (singularité). » (Midrache Rabbah, Béréchit 14:9).

Nos médecines en soignant la vie, soignent donc bien l’âme ! Et le cri de l’âme, comme nommé, dans cet article, a peu de rapport avec une pure « spiritualité » dont la religion serait détentrice. L’esprit est bien lié au corps et ses soins passent par l’attention accordée à son milieu social et environnemental. Voilà qui est « politique », bien plus que « spirituel ». Et là, j’entends bien plus le cri de la vie des humains se révolter contre les injustices créées par un système très peu dénoncé, voir courtisé par les prêcheurs du paradis céleste, quelques fois alliés à des fidèles des paradis fiscaux ! L’âme n’est pas immatérielle. Elle est vue et ouïe, parole et pensée, intelligence, émotion etc. à la naissance. Clair, mais les sciences d’aujourd’hui découvrent et explorent bien plus qu’hier que l’individualité, l’identité de toute âme, une fois née, est dépendante de l’âme collective. Elle devient très programmée par des dieux qui n’ont rien de ceux des cieux !

Le texte de l’abbé est bien beau, mais reste dans la conception antique d’une âme bien contrôlée par une classe bourgeoise qui se déculpabilise par la générosité et la compassion envers une classe populaire qu’elle nourrit de belles paroles en se gardant bien de l’inviter à la révolte.

Dites, l’abbé, plutôt que de voir le confinement de l’espace réservé au soin de l’âme dans les hôpitaux, ne devriez-vous pas réserver un espace plus large contre les mesures d’une ministre de la santé qui oblige les pauvres âmes à moins se soigner et à un gouvernement qui détricote la solidarité sociale. Ne prétendez-vous pas que la religion n’est pas qu’une affaire privée ? En tout cas, je préfère m’occuper de mortalité de l’âme dans notre monde que de son immortalité dans l’éternité !

20:38 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

23/12/2017

L'injustice de l'art

prodiges.jpgEn regardant hier les jeunes prodiges en chants, danses et instruments sur FR2, il y avait de quoi s’émerveiller et se révolter. Un certain déterminisme qui voudrait que les chiens ne font pas des chats semblait bien se confirmer. Ces enfants ressemblent bien à leurs parents, privilégiés, sans doute, eux-mêmes par leur naissance. Une naissance qui ne fait pas qu’engendrer un talent, mais bien plus encore l’acceptation et le plaisir d’une ascèse qui persiste avec une croissance bien protégée et cocoonée. Le résultat est évidemment éblouissant, avec une sensibilité évitant la sensiblerie facile de bien des concours étiquetés populaires. Une présentation sous l'égide de la chanteuse Marianne James, à la fois pétillante et bienveillante. Avec un jury composé de grands artistes : le danseur étoile Patrick Dupond, simple et sympa, le gentil et généreux violoncelliste Gautier Capuçon et enfin la soprano Elizabeth Vidal, diva d’opéra qui semble, dans son style un peu fesses serrées et maniérée, ne jamais quitter la scène ! Bref, une émission de qualité, mais restant très élitiste.

A côté donc d’un émerveillement mérité, j’avais en même temps, un sentiment de révolte. Que le monde est injuste ! Cette élite qui reproduit l’élite ne serait-elle que fatalité ? Je ne peux et ne veux y croire. Il y a, bien entendu, quelques exceptions à une « règle » générale qui ne serait que génétique. Non, c’est surtout une question de classes. Et les classes ne sont pas issues et formées par le hasard. Un monde plus juste, plus égalitaire offrirait autant de talents, même plus, que celui où des oligarchies s’arrangent bien, consciemment ou non, pour monopoliser ce type d’art dont elle se croit détentrice. Et de penser à ce show populaire et crapuleux de Viva For Live, servi quelques heures avant par une RTBF hypocritement et éphémèrement, charitable envers une enfance défavorisée par une politique qui détruit l’art de la solidarité publique pour lui faire chanter la mauvaise musique et danse de la générosité privée.

23:47 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

19/12/2017

Les gens d'abord, pas les dossiers

conseilc.jpgEn regardant encore hier le Conseil communal et le Conseil de l’aide sociale, réunis une fois par an, j’étais encore surpris du décalage entre la cour des mandataires, avec celle des citoyens rassemblés, avant, devant l’hôtel de ville, réclamant plus de moyens pour les laissés pour compte de notre société.

Enfermés dans cet espèce de cénacle, faux lieu d’une démocratie dite représentative, nos mandataires récitaient leur petites leçons particratiques, selon la règle d’un tout va bien pour la majorité et d’un tout va mal pour l’opposition.

Répondant à l’interpellation entendue dans la rue par des citoyens vivant la réalité de terrain, le bourgmestre se dit prêt à entendre les critiques et besoins, tout en certifiant que la ville faisait tout son possible pour donner les moyens nécessaires pour que chaque citoyen soit accueilli au mieux dans la ville. La présidente du CPAS tenta de prouver qu’un maximum était déjà fait. On a eu droit à une longue ligne de chiffres, de données statistiques, de graphiques comparatifs, rédigés sans doute par ses proches collaborateurs et finalisés dans un texte qu’elle récita froidement. Elle parla de management transversal ou vertical, d’actions coordonnées, de personnel compétent et dévoué et de toute une litanie d’actions et d’intentions dont la majorité politique ne pouvait répondre, comme à la messe, que par un amen.

La déléguée MR s’employa à vanter les mesures fédérales de Michel et régionales de Borsus, pour augmenter les moyens et favoriser l’autonomie des assistés. Si, si ! S’en était trop, je suis parti. Je n’ai même pas attendu l’intervention de mon camarade Ferrara, seul conseiller CPAS du PTB. J’avais déjà lu son texte quelques instants avant. Lui, au moins, savait pour l’avoir vécue personnellement ce qu’était la précarité.

Bref, comme à chaque Conseil, une liturgie est bien réglée. On y palabre sur des dossiers. On sait que derrières se cachent des gens, des vies, avec leur quotidien qui cherche du pain, du boulot. Des gens qui cherchent à se déplacer, à se parquer ; des gens qui ont besoin de bien être soignés, etc. etc. Pour répondre à leurs besoins de citoyens, de simples humains, nos élus font de beaux dossiers à défendre avec plus ou moins d’éloquence, mais en oubliant dans la globalité abstraite le concret de la vie des gens qu’ils finissent par voir comme simple concept totalement désincarné. La plupart d’entres eux vivent dans la bulle des privilégiés associée à celle du pouvoir. Je me demande jusqu’où irait leur manque de réalité si parfois, comme aujourd’hui, ils n’étaient pas réveillés par la grogne de la rue et la grève de celles et ceux qui savent s’engager pour une autre société.

07:39 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

17/12/2017

L’inculture politique

élité.pngEn écoutant ce dimanche midi le micro trottoir demandant un avis sur le parti Défi, nous étions une fois encore plongés dans l’inculture politique. Les motivations pour voter pour tel parti, pour tel ou tel personnage politique sont à vous faire tomber sur le cul ! « Il a une bonne binette ». « Il parle bien ». Rien sur le programme, rien sur une vision de société. Seulement des sentiments, des impressions. Seulement des sympathies ou pas sur des têtes selon leur grande ou petite apparition sur les médias. Et de penser à un copain qui m’avait dit un jour voter J. Milquet parce qu’elle portait toujours de jolies bottes ! Loin de moi de blâmer une masse populaire toute préoccupée de se battre pour pouvoir faire face à ses premiers besoins. Une masse populaire noyée et manipulée par des médias aux objectifs essentiellement commerciaux et à la solde du pouvoir et de la pensée unique. Comment ne pas comprendre tous ces travailleuses et travailleurs qui sont en burnout ou menacés par ce mal ? Pas question de les culpabiliser de préférer ce qui les distrait à ce qui les cultive. Dans le boulot-métro-dodo, comment trouver le temps de s’occuper, de s’informer sur des enjeux politiques qu’ils ne découvrent souvent et de plus en plus que par des scandales ou du people ? Comment pour eux ne pas céder à un simple « tous les mêmes » ?

Ne tombons cependant pas dans le pessimisme ou la fatalité. Constatons aussi tous les élans collectifs qui s’expriment de diverses manières. Soutenons-les, tout comme le travail des syndicats et de divers mouvements. Je vois aussi l’engagement de jeunes et moins jeunes, n'hésitant pas à arpenter les rues et marchés pour écouter et sensibiliser les citoyens sur l’importance de la politique dans leur vie quotidienne. L’information a aussi changé. Les médias traditionnels n’en n’ont plus le monopole. Le net et les réseaux sociaux ont de plus en plus d’impact. Encore faudrait-il que nous ne contentions pas d’y être présents et actifs pour ne raconter que nos petites histoires personnelles. Qu’ils nous servent aussi d’outil de solidarité pour changer un monde individualiste qui arrange bien toute une oligarchie de privilégiés qui ne se prive pas de nous mentir, de noyer le poisson sous prétexte que l’aquarium est complexe et que l’alimenter en eau coûte de plus en plus cher !  

21:23 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15/12/2017

Faire un don

Appel_aux_dons.jpgLa période de Noël voit une recrudescence d’appel aux dons. Les lumières scintillantes, les repas festifs, les cadeaux, avec tout le formatage d’une société consumériste, se doublent d’une conscientisation bien éphémère de la misère, non seulement dans le monde, mais dans notre voisinage. Les grandes, comme les petites organisations sociales, médicales et caritatives, s’emploient alors, selon leurs moyens pour la com, de venir chatouiller notre bonté, voire notre culpabilité, pour que notre portefeuille joue un peu au père Noël. Les grandes enseignes jouent même sur la corde sensible de nos petits cœurs touchés pour en faire un argument markéting en ristournant quelques miettes de leur plantureux bénéfices à des pauvres petits vieux ou des petits enfants affamés ou mal aimés.

Mais nom de Dieu, quand aurons-nous, plutôt que cette mobilisation à la générosité, une immense manifestation et action sur le partage injuste de la richesse qui n’est point le fait d’un hasard. Aux larmes et sentiments faciles d’une compassion de dames patronnesses, il serait temps d’aligner la colère envers les gros patrons fauteurs des inégalités. A bien y réfléchir, un don pour des partis révolutionnaires serait bien plus utile que des bonbons charitables qui ne font qu’offrir un petit moment de joie dans l’agonie des miséreux. Plutôt que de tricoter des gilets caca d’oie pour les pauvres à soi, sortons nos aiguilles pour piquer haut et fort les auteurs et acteurs des inégalités qui perdureront malgré nos généreux dons.

08:33 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

08/12/2017

Foot, foot, foot

footpognon.jpgTout en respectant l’engouement populaire du foot devenu pourtant un terrain de sport financier plus que celui d’un sport de ballon, la gifle donnée à propos du retrait de Bruxelles de la coupe de l’UEFA ne me fait pas trop mal ! Le surréalisme de nos petites querelles communautaires pour la construction d’un stade grandiose sur les terres flamandes de Grimbergen a de quoi nous faire paraitre, il est vrai, comme un petit pays. Un sentier communal n’existant plus que sur cadastre ancien, comme prétexte de refuser au propriétaire bruxellois un permis de bâtir, est risible. Mais même ridicule : Dura lex, sed lex… Demander à la NVA, alliée du CD&V et autres indépendantistes flamands de concéder un banc d’honneur aux bruxellois dans un temple footballistique aurait pu mettre en danger la petite sacristie du pasteur De Wever et du curé Peeters. Voilà pour le commentaire communautaire. Pour sur ce qui est du fond, un partenariat public-privé pour le gigantisme d’un stade risquait bien, comme souvent dans ce cas, de faire porter les déficits au public et les bénéfices au privé.

Catastrophe pour l’économie que ne pas avoir quelques matches de l’Euro sur notre territoire ? OK. Quelques 200.000 nuitées ratées pour le secteur hôtelier. Les pertes économiques seront importantes pour Bruxelles, estime le premier échevin Alain Courtois. "Bruxelles se voit privée de 100 à 120 millions de revenus, que ce soit sur le plan des nuitées, du tourisme, des transports mais aussi des 'fans-zones' etc." Peut-être, mais il faudrait y mettre en parallèle toutes les dépenses publiques, notamment de sécurité. Les grandes messes sportives, comme les jeux olympiques, ont rarement été bénéfiques aux communs des mortels ! Le sieur Courtois (MR) a beau crier sur le « nian-nian » des uns et des autres, c’est lui et ses compères qui ont mal mené ce dossier.

Faire le deuil de ce raté politico-sportivo-financier, sera, en tout cas,  rapide chez moi !

07:56 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |