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11/06/2017

La victoire du "dégagisme" et celle de l'abstention

Elections-Législatives-2017.jpgMon opinion " à chaud" est probablement trop simpliste pour être "vrai", mais il n'empêche qu'elle relève, me semble-t-il,  d'un bon sens en l'absence d'une étude plus affinée. De ce premier tour, on peut en tout cas contaster une abstention record. Celle-ci serait-elle le signe d'une prise de conscience d'un majorité que finalement les élections ne changent pas grand-chose à la politique menée deuis des décennies? Que l'alternance entre gauche-droite ne réforme en rien la vie quotidienne des travailleurs? Les 50 % des votants ont voté, eux, en majorité, du moins selon moi, non sur le programme de Macron, mais simplement par contestation des partis traditionnels et le souhait de voir les vieilles et indéboulonnables têtes dégager. Hélas, leur désir de voir changer réellement le système et l'application d'une nouvelle politique risque bien d'être vite déçu. Les nouveaux talents et têtes ne suffiront pas à faire barrage au système réel qui veut que tous les leviers économiques et sociaux appartiennent aux lobbys financiers. La victoire de Macron a été prodigieusement orchestrée par le capitalisme. Faire évoluer ou mieux contrôler celui-ci relève de l'illusion la plus totale. La séquence électorale sous le signe du " dégagisme" et de l'abstention ne changera en rien le modèle d'une Europe de l'austérité et de l'injustice sociale et fiscale. Les travailleurs seront encore et toujours cocufiés. Le socialisme  se meurt en France et sera sans doute suivi par le PS belge. Le libéralisme bien masqué en pluralisme de "sensibilités" sera, je l'espère, éphémère. En tout cas, une gauche qui a quitté le combat anticapitaliste ne réapparaitre pas de sitôt.

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Après les intercommunales, les asbl...

samu.jpgLa boîte à Pandore est ouverte. L'affaire du Samusocial révèle l'opacité des asbl para communales qui échappent à un vrai contrôle public démocratique. Elles sont nombreuses et de tout type. Devenues des fiefs de partis politiques, et pas seulement du PS, elles sont des lieux de consolations pour des petits mandataires élus ou non, mais aussi des centres de clientélisme particratique bien organisés. Les différents ministères, les provinces et communes octroient des subsides à de nombreux opérateurs culturels, sportifs, sociaux et d'éducation permanente de Bruxelles et de Wallonie. Chaque grand parti a d'ailleurs "son" organisation et je pense à "L'arc" pour le cdh, au PAC pour le PS ou encore la Besace pour le MR. Pour gérer avec succès votre organisation sociale, culturelle, sportive ou autres, vaut mieux avoir les "bonnes grâces" d'un parti… Les quelques scandales actuels et ceux qui vont probablement suivre ne suffiront pas à détruire un système ancien bien huilé.

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07/06/2017

Un bilan " perte et profit" presque clôturé pour Mélenchon

Jean-Luc_Melenchon-3.jpgLa "macronmania" donnera très probablement au parti du nouveau président la majorité absolue, à moins qu'une grosse surprise n'intervienne. Il semblerait même que Macron s'inquiète d'un score trop important qui exigerait un "encadrement" fort de députés novices pour éviter le foutoir! J.L. Mélenchon et ses insoumis représenteront, peut-être, la seule véritable opposition à la politique qui se veut prometteuse (mais de quoi?) du nouveau monarque de la France. Reste à voir le nombre de sièges obtenus. Mais de toute façon, entre soutien vigilant et opposition constructive des girouettes du PS et des Républicains, il ne restera que les Insoumls pour combattre le libéralisme de "En marche". Dans le dernier baromètre Ifop-Paris Match, son parti incarne «le mieux» l'opposition aux yeux de 39% français, dix points devant celui de Marine Le Pen, et distançant largement Les Républicains (23%). Même ce qu'il reste de sympathisants PS voit en lui un meilleur opposant à Emmanuel Macron que leur propre parti (40% contre 35%).

Voilà un combat gagné, mais ce n'est pas une victoire face à son succès lors de la présidentielle. Si son "ni, ni" face au Front National ne lui a pas fait perdre la confiance d'une gauche convaincue, elle lui a fait perdre un nombre important d'électeurs hésitants entre gauche et centre. Puis, il y a aussi la personnalité du patron des Insoumis. Si chacun lui reconnait son éloquence, sa culture, son honnêteté, sa façon de coller aux problèmes du quotidien des Français, il a opté er repris après sa défaite un ton revanchard, aigri, excessif, cassant, s'éloignant ainsi de sa ligne bienveillante et rassurante de candidat à la présidentielle. En découdre avec le gagnant apparait trop et fait oublier la lutte bien plus fondamentale des conséquences redoutée de la politique libérale. Il a aussi lancé des polémiques inutiles, comme celle sur ses accusations sur la responsabilité de Bernard Cazeneuve dans la mort de Rémi Fraisse. S'enfermer dans l'excès et les invectives n'est jamais bon, ni en politique, ni ailleurs…

En obtenant probablement entre 20 et 30 députés à l'Assemblée, Mélenchon devra pour incarner une véritable alternative redonner le goût du combat dans la rue et dans les mouvements sociaux structurés ou non. Le changement de politique par les seules urnes n'a jamais réussi. Il revient à la France Insoumise de poursuivre la dynamique dont elle a pu faire preuve durant ces dernières élections. Il faudra continuer à convaincre et à mobiliser les moins intéressés à la politique qui sont souvent les plus jeunes et les plus modestes. Sans cela, FN, PS et LR moribonds, retrouveront vigueur et tout recommencera comme avant.

 

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04/06/2017

L'épouvantable marxisme

marx.jpgLe PTB qui n'a pas peur de se revendiquer du marxisme, tout en ayant le vent en poupe, ne cesse d'être, sur cette base, l'objet de diabolisation de tous les autres partis. Mais qu'est-ce qui peut tant effrayer la classe politique qui agite l'épouvantail de la vision marxiste? Pendant longtemps pourtant, l’idéologie marxiste a dominé la réflexion dans les universités. Aujourd'hui, ses détracteurs, dont la majorité n'en connait même pas la véritable teneur, ne font qu'agiter ce qui pour eux est une forme de totalitarisme ayant engendré les camps de travail russes ou chinois et régit encore la Corée du Nord. S'il peut être salutaire de dénoncer l'échec des communismes soviétique, coréen et chinois, cela ne suffit pas pour éclairer les différents et principaux thèmes actuels de propositions basées sur ce qui demeure une véritable alternative au capitalisme dont on connait ,plus que jamais, les dégâts.

Pourquoi sommes-nous si loin d'une unité de la gauche que nous retrouvions en France, au cours des années 1970-80, dans un programme commun de gouvernement visant vraiment à rompre avec le capitalisme? Sans doute, parce les anciens "gauchistes" ont fait carrière et prônent souvent maintenant un libéralisme dit social. La "realpolitik" a fait disparaître une réelle vision de société. Les socialistes n'osent plus parler de "changer la vie" avec un gouvernement de gauche. Ils se contentent de leur slogan devenu éculé: "avec nous, c'est moins pire, car nous sommes des responsables"!

Un peu de sérieux. Osons quitter la caricature. S'inspirer de Marx, en dehors même de toute idéologie, est d'abord trouver une conception sur la nature, l'homme, l'histoire et l'économie se renforçant les unes les autres. Cette conception n'est certainement pas une vérité absolue. La ramener exclusivement à des conditions économiques faisant le moteur de l'évolution sociale, indépendamment de la volonté humaine, est un raccourci à nuancer. Si tout réduire à des conditions matérielles n'est pas entièrement vrai, il n'empêche que le "je finis par penser comme je vis matériellement" contient une grande part de vérité qui régit non seulement la personne mais aussi les rapports sociaux ainsi que les institutions politiques. Il suffit pour s'en convaincre de voir la mise en lumière de tous les scandales actuels touchant le monde politique et son fonctionnement lié au profit.

Prendre comme exemple Staline et Mao-Tsé-toung ou encore l'actuel Kim Jong-Un qui ont pu justifier le massacre de dizaines de millions de personnes pour nier le côté humaniste des discours communistes et affirmer qu'il n'y a rien dans la philosophie marxiste qui permette de fonder la dignité et les droits de l'homme, si ce n'est sa participation au travail social et son utilité dans le processus révolutionnaire, est une malhonnêteté ou une ignorance intellectuelle. Par contre, ce qui me semble évident, est que ce respect des libertés et droits de l'homme ne peut vraiment s'établir dans une espèce de compromis mou entre la bourgeoisie, l'oligarchie financière et politique et la masse populaire. La majorité du peuple se retrouve alors, de fait, dans une subordination à cette "élite". Le communisme actuel qui dénonce, avec raison, toute la manipulation des médias et de lobbys, ne met pas pour autant dans son programme la suppression de toutes les libertés fondamentales, comme la liberté de la presse, d'association, d'opinions, etc…Il veut simplement inverser le rapport de force qu'il considère, comme moi et beaucoup d'autres militants, indispensable.

Qui peut nier aujourd'hui que dans les pays capitalistes avancés, l'on a assisté à la formation de grandes entreprises multinationales, dont le capital est concentré entre les mains de quelques grands capitalistes? Et qu'on ne me dise pas que parce qu'une très petite partie des travailleurs achètent des actions, ils deviendraient des "capitalistes" puisqu'ils reçoivent des dividendes! Qui peut aussi nier que la faillite, au cours des dernières décennies, d'un bon nombre de petites et moyennes entreprises a considérablement augmenté? Et qu'on ne vienne pas dire que le nombre croissant de petites start-ups va compenser cela. On constatera qu'avec le développement du capitalisme, le capital ne s'est pas dispersé, popularisé, mais reste plutôt bien concentré dans le maintien ou un renouvellement accéléré des grandes fortunes. Tout ceci répond, contrairement à ceux qui veulent le nier parce qu'ils sont des nantis du système, aux prévisions de Marx. Il n'a pas eu raison sur tout. Lui- même a évolué dans ses analyses et théories. Il n'en demeure pas moins un visionnaire important sur lequel peut s'alimenter aujourd'hui une réflexion et une action politique.    

En conclusion, malgré ces différentes évolutions, révisions et contradictions apportées à la théorie originale, les marxistes continuent une approche pertinente et réaliste de l'histoire passée et présente. Alors, en quoi avoir peur de cette référence? Sinon chez celles et ceux qui se sont convertis à un système qui les privilégie dans le confort de leur égo, de leurs privilèges et de leur portefeuille.

 

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03/06/2017

"La république en marche" pas toujours blanche…

en marche.pngVoilà qui n'empêchera probablement Macron d'avoir la majorité absolue aux prochaines élections législatives, mais pour celui qui veut être le "monsieur propre" de la politique, il y a tout de même quelques couacs dans la mise "en marche" de la machine à laver plus blanc. Outre l'affaire immobilière impliquant son ministre Richard Ferrand, il y a le maintient de l'investiture d'Olivier Serva, le candidat qui avait qualifié l'homosexualité d'"abomination". Ajoutez Houmria Berrada qui avait été condamnée en 2011 à huit mois de prison avec sursis pour "faux et usage de faux documents administratifs" et Véronique Avril, accusée d'avoir loué à "un tarif exorbitant" un appartement dans un immeuble insalubre, cela fait un peu tâche pour un parti qui met en priorité la probité de ses candidats! OK, pas de leçon à donner, nous les petits Belges, avec des partis traditionnels et un Di Rupo qui ne cessent de prêcher le "renouveau éthique" de la bonne gouvernance tout en maintenant dans leurs rangs de nombreuses brebis à la laine quelque peu colorée "d'affaires louches"… La conception du "renouveau" et de l'éthique politique restent donc à géométrie très variable! Vrai aussi que le paradis politique n'est pas fait que de vierges et que les électeurs non plus. Seule Marie, mère de Jésus, aurait eu le droit de lancer la première pierre sur la pécheresse que le peuple voulait lapider… Même avec un prénom biblique d'Emmanuel, dont le sens littéral est " Dieu est avec nous ", Macron ne dispose pas de toute la lumière céleste. Bon week-end de Pentecôte, fête chrétienne qui célèbre la venue du Saint-Esprit sur les apôtres et la naissance de l'Eglise. Le cénacle politique, lui, reste bien sombre!

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30/05/2017

Ces médias qui nous formatent

oligargue.jpgTrop souvent, nous nous croyons encore bien informés par nos médias. A y regarder de plus près, nous sommes en fait bien plus formatés qu'informés. Sans mettre en doute l'honnêteté de beaucoup de journalistes, il faut cependant bien admettre que celle-ci est bien encadrée. Elle l'est par tout un réseau capitaliste qui possédé des médias afin de jouer un rôle d’influence, tant sur des clients ou partenaires privés que sur les décisions étatiques. Tout un système de possédants qui s'arrange bien pour tenir l'opinion sur ce qu'il veut voir dans l'actualité et donner la réponse qui lui convient aux citoyens naïfs. Un peu d'infos orientées et beaucoup de jeux, voilà qui évite la révolution! Les proximités entre patrons de médias et politiques n'est plus un secret.

On nous rétorquera la liberté des journalistes. Très bien, mais c'est ignorer leur autocensure. Des journalistes qui veulent bien faire leur métier, mais qui n’osent plus proposer des articles sur des sujets sensibles… sans compter les pressions économiques, avec les suppressions de postes et des moyens nécessaires à tout travail d’enquête.

L'information qui devrait être un bien public devient purement et simplement un produit de consommation qui nous formate à la façon des techniques publicitaires. Nous pensons connaître notre pays, le monde à travers quelques flashs choisis de quelques minutes. Une information Low -Cost, qui est aussi une forme de censure bien orchestrée et sous contrôle d’une petite oligarchie, véritables chiens de garde du néolibéralisme. La victoire de Macron en France n'est pas étrangère à ce système.

Pas facile dès lors pour le simple citoyen, enclin à s'accrocher à des clichés courts, à éviter le piège. Il ne peut pourtant y avoir de démocratie forte, voire même de démocratie tout court, sans citoyens informés, et bien informés. Cela nous concerne tous, alors autant savoir décoder ce qui nous est servi.

 

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25/05/2017

Folie des grandeurs et des "grands"

palais royal.jpgEn notre siècle, dit démocratique, pourquoi faut-il encore le faste des anciens régimes pour renforcer l'affirmation politique et nationale? Pourquoi faut-il continuer toute une construction symbolique d'un imaginaire collectif pour consolider un pouvoir qui échappe au peuple, alors qu'on veut lui donner l'illusion qu'il est souverain? Pourquoi l'histoire d'une Nation doit elle se décrire par une mise en scène triomphale? Pourquoi la représentation politique se fait-elle dans des festivités de palais plutôt que dans des lieux de démocratie sans besoin de tout ce faste monarchique ou républicain? Pourquoi mettre au cœur de celle-ci une représentation de l'armée par quelques bataillons au plus bel uniforme?

Le faste a souvent accompagné l’exercice du pouvoir. Plus qu’un simple décorum, il contribue à la gouvernance par l’image qu’il renvoie du souverain et aujourd'hui des dits représentants du peuple. Rien n'a vraiment changé. Les vitrines du pouvoir restent encore dans notre temps le miroir de l'élite composée de la noblesse et de la haute bourgeoisie, symboles de la prospérité économique. Le faste maintenu autour du chef de l’État contribue à symboliser la dominance de cette classe, face à un peuple de dominés qui regarde cela comme un simple spectacle people et à des médias complices de cette mise en scène dont ils font la une.

Bizarre de mettre en apanage toute une histoire de palais et non celle de luttes ouvrières. On rallume la flamme d'un pauvre trouffion inconnu par la mise en lumière de ceux qui continuent à les envoyer à la boucherie au nom d'une démocratie dont ils n'ont cure, sinon la protection du fric pour la classe possédante.

Bizarre de voir tout ce déploiement d'inauguration, de réceptions coûteuses, antithèse de l'austérité imposée au peuple. Les grandes dames iront admirer Magritte sur l'illusion de la réalité quand nous ne la voyons que dans notre habituelle logique routinière. Cette logique qui invitera ces dames à acheter, parce qu'épouses des "grands" des sacs Delvaux!! Les premières dames visiteront aussi les Serres royales, dont les élégantes voutes métalliques et les espèces tropicales rares sont un objet de fierté nationale en Belgique, mais on taira notre affreux colonialisme au Congo!

Oye, oye, brave gens, nous n'étions que 10.000 hier sortis de nos petites maisons pour clamer haut et fort que nous ne voulons plus ce cirque doré et meurtrier,  et vous où étiez-vous?

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22/05/2017

Scandales à répétitions et action politique

ISPPC.jpgLe nouveau scandale au sein de l'intercommunale carolo ISPPC, précédé et certainement suivi de beaucoup d'autres, prouve encore les dérives qu'entraîne une gestion publique qui se colle à la libéralisation du marché. A cela s'ajoute toute une déviance du monde politique qui se sert au lieu de servir. Que de postes dans les intercommunales qui ne servent à rien ...Depuis des années, les partis traditionnels, singulièrement le PS mais pas seulement, créent des postes et envoient des mandataires dans des fonctions qui sont parfois créées de toutes pièces pour recaser tout une série de petits copains pour service rendu au parti!

Tous ces scandales devraient nous ramener aux fondamentaux de la vie publique. Il est indispensable pour les citoyens de bénéficier de toute une série de services qu'une commune ne peut organiser seule. C'est le cas d'un réseau de distribution d'eau ou d'électricité, mais de bien d'autres. Les pompiers, la police, le ramassage des ordures, l'entretien des voiries, la collecte et l'épuration des eaux usées, des infrastructures sportives comme les terrains de football ou les piscines, sans oublier les soins de santé avec les hôpitaux, les transports, etc. etc., sont des services indispensables aux habitants.

Or, que constatons-nous depuis que pas mal de ces services sont de plus en plus livrer à une entière ou partielle privatisation? Ils sont entrainés dans un système de compétitivité capitaliste où seul compte la rentabilité financière. L'usager devient un pion de profit. On ouvre ainsi la porte à des abus d'actionnaires et de management. L'argent collecté par les intercommunales pour améliorer ses services sont utilisés et investis dans d'autres secteurs d'activités vu comme plus rentables, même si à risque.

Moraliser et exiger un meilleur contrôle public des intercommunales sont indispensables, mais on arrivera qu'à une petite amélioration qui ne changera pas fondamentalement le système. Avoir des élus "propres", c'est bien mais insuffisant. Ce qu'il faut, c'est changer le système capitaliste qui canasse le politique et lui enlève tout pouvoir économique. La marche de manœuvre dans les budgets communaux reste terriblement étroite. Tant que nous sommes dans les dictats du monde la finance, aucune majorité, soit-elle de gauche ou de droite, ne pourra orienter véritablement une politique et devra se contenter de mettre de petits accents différents selon son appartenance.

La Gauche radicale, comme le PTB, doit donc se méfier d'entrer dans ce petit jeu. Ses électeurs doivent ne pas trop espérer d'un simple coup de balais pour chasser les "pourris". Quelques mandataires honnêtes de plus ne suffiront pas. C'est inverser le rapport de force entre les tenants de l'économie capitaliste et les tenants du politique qui est indispensable pour changer réellement le cours des choses et ne pas se contenter de petits sparadraps. Le combat sera long, mais vaut la peine d'être mené dans le quotidien, dans des mini-actions qui conscientisent les citoyens qu'ils doivent surtout s'engager eux-mêmes. Se contenter d'un vote, aussi révolutionnaire soit-il, ne changera rien de fondamental.

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18/05/2017

Macron l'équilibriste

macron.jpgOn peut évidemment se réjouir de la parole tenue de Macron sur la formation de son gouvernement. Le renouveau des têtes est bien là. Reste à voir si autant de disparités dans les "convictions" et orientations politiques tiendront. Je me pose toujours la question de savoir ce que veut dire exactement gouverner au centre. Comment les équilibres politiques relevant d'un savant dosage qui respecte au millimètre près le positionnement "central" que revendique le plus jeune président de la Ve République vont-ils se concrétiser? Si la formule d'équilibriste d'Emmanuel Macron fonctionne sur le papier, toute la question est de savoir si ce gouvernement hétéroclite pourra mener une politique autre que celle du coup par coup. Cette mayonnaise va-t-elle prendre et surtout tenir sur la durée? Rien ne la lie vraiment et elle risque vite de tourner à la vinaigrette. L'exemple de Nicolas Hulot, défenseur d'une sortie du nucléaire, hostile au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, devra négocier ferme avec son premier ministre Edouard Philippe, qui a travaillé un temps chez Areva et qui a voté contre la loi sur la transition énergétique et sur la biodiversité, n'en est qu'un parmi tant d'autres.

Ironie du calendrier que celle de la journée contre l'homophobie qui voit nommer comme ministre Gérald Darmanin, qui fut très opposé à la loi ouvrant le mariage aux couples de même sexe!!

Ce qui ne disparait pas, en tout cas, ce sont les girouettes…

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17/05/2017

Renationaliser

poncelt.jpgE Philippe.jpgAssez étonnant de voir ceux qui défendent, comme le PTB, la renationalisation de grands leviers économiques et spécialement celui des énergies,  traités de communistes ringards et de marxistes.  La libéralisation, si chère à l'union européenne qui, en cette matière comme dans d'autres, nous impose de plus en plus un marché concurrentiel privé est un échec total. Nous en connaissons mieux aujourd'hui le prix.

Les dernières déclarations de J.P. Poncelet, ingénieur civil en physique nucléaire , ex Vice-Premier ministre et ministre de la Défense au sein du gouvernement Dehaene, puis ministre de l'Énergie en 1998 et qui  dirige aujourd’hui le lobby nucléaire européen Foratom, semblent ne pas avoir eu beaucoup d'écho, sinon quelques articles de presse.

On ne peut pourtant pas taxer cet homme de gauchiste! Et que dit-il? Dans sa Chronique d’une ambition énergétique manquée, il raconte les ratés européens autour du gaz, du nucléaire, des renouvelables. Il plaide pour la fin de la dérégulation du marché électrique qu'il a pourtant défendue: " J’ai vendu cette réforme de bonne foi, en affirmant qu’en dérégulant, il y aurait plus d’acteurs sur le marché. Donc plus de concurrence. Et des prix plus bas. Aujourd’hui, j’ai l’humilité de reconnaître que ça n’a pas marché. Le résultat, c’est qu’il y a moins de concurrence et que les prix ont augmenté. Sur ce marché illusoire, on vend à certaines heures de l’électricité à des prix négatifs. Autrement dit, certains sont prêts à payer pour qu’on achète leur électricité. Si ce n’est pas la preuve que cela dysfonctionne…"! Et de citer en exemple La Californie où a dérégulé totalement le marché. "Et ça a été la plus grande faillite de l’histoire des Etats-Unis. Mais il n’a pas fallu cinq ans pour réagir. Ils ont recréé une sorte de commission publique, et tout est géré par cette puissance publique, qui programme les investissements, qui détermine les tarifs, qui encourage les économies d’énergie…"!

Quand donc les partis traditionnels, à la suite des politiques menées en Europe par Junker et ses bandits, cesseront-ils de  défendre cette politique ? Ils nous entrainent droit dans le mur. Quand ils prétendent que la gauche radicale fait de l'opposition systématique sans présenter d'alternatives, ils mentent. Même Poncelet ose affirmer: "Ils n’ont pas encore viré leur cuti. La Commission est toujours dans l’idée que la solution au problème, c’est le marché. Et que si ça ne fonctionne pas encore bien, c’est qu’on n’a pas été assez loin dans le marché. C’est une erreur monumentale".

Reste à savoir si le nouveau premier ministre français, Edouard Philippe, ex directeur des affaires publiques au sein du groupe Areva, principalement actif dans le secteur nucléaire, où Poncelet a aussi été conseiller, puis directeur du développement durable et du progrès continu, sera du même avis que son ex collègue!

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