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31/03/2017

Commission d'enquête Publifin: un grand show...

enquête 10.jpgJe crains fort que cette commission ne soit finalement qu'un grand show destiné à rendre une virginité à des partis qui ne sont pourtant pas prêts à quitter le bordel dans lequel ils trafiquent depuis belle lurette! La transparence exigée n'aboutira sans doute qu'à celle de la vitrine. La prostitution avec le monde des affaires se poursuivra dans les maisons closes où copulent politiciens et affairistes. La dernière assemblée générale de Nethys en est révélatrice. Damien Robert, président provincial du PTB et conseiller communal à Seraing, a raison de souligner que « l’ordre du jour de cette AG montre malheureusement que les leçons du scandale ne sont pas tirées. Malgré la lumière faite sur les conséquences néfastes de la privatisation de l’intercommunale, l’Assemblée générale ne donne aucun mandat aux nouveaux administrateurs pour revenir à une intercommunale 100 % publique. Et elle ne donne aucun mandat pour mettre fin aux rémunérations honteuses dans Nethys et ses filiales ». Et de poursuivre que cette AG aurait dû être le moment pour repartir sur une bonne base: « On assiste à un ravalement de la façade de Publifin. Mais aucun chantier n’est entrepris pour refaire les travaux essentiels à l’intérieur du bâtiment : l’Assemblée aurait pu décider de redonner un caractère 100 % public à l’intercommunale et ses filiales et elle aurait pu mettre fin aux rémunérations calquées sur celles des multinationales, mais elle ne l’a pas fait ».

La commission d'enquête est loin de déposer ses conclusions et recommandations, mais il est plus que probable que celle-ci, bien qu'ayant diagnostiqué la maladie de la privatisation du bien public, ne lui apporte comme remède que le renforcement du mal via la médication élargie du laboratoire boursier.

La grand-messe de la commission n'aura alors été qu'une parade mettant en valeur quelques prêtres accusant quelques grands pécheurs qui n'auront d'ailleurs aucune contrition, mais juste un peu moins de pognons. Au lieu de redonner un caractère 100 % public à l’intercommunale et ses filiales, le paradis des dirigeants, l'enfer des travailleurs et les factures salées du consommateur se poursuivront. Le grand théâtre fermera ses rideaux aux spectateurs heureux d'avoir regardé la mise à nu de scandales financiers. Les acteurs, eux, poursuivront en coulisses leurs petites magouilles, fiers de nous avoir pris pour des cons qui resteront fidèles aux partis bandits des futures élections!

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29/03/2017

Le déshonneur politique

pions.pngLe ralliement de Valls à Macron est l'exemple même de l'opportunisme politique qui, sous prétexte d'intérêt général, ne vise que l'intérêt personnel. Les petites luttes internes dans un parti ne sont pas nouvelles. Les candidats à battre pour se faire une place se trouvent  plus sur votre liste que sur celles des dits adversaires. Les rivalités paraissent plus amicales, mais sont bien plus redoutables. Pour contrer les ambitions personnelles, il faut une discipline de parti basée sur ses valeurs, ce que semble avoir oublié Jean-Christophe Cambadélis, chef du PS français, en n'excluant pas du parti les élus socialistes qui ont parrainé la candidature d’Emmanuel Macron à la présidentielle, reniant ainsi leur engagement lors des primaires. A force de tergiverser et de vouloir sauver l'église au milieu du village, il n'y aura plus d'église! C'est que le PS français, tout comme le nôtre, s'est perdu dans un hollandisme dominé par la soumission capitaliste où les parvenus règnent en maître. Ce qui se passe en France est à mettre en parallèle avec ce qui se passe au PS chez nous, avec un Di Rupo qui n'emploie que des balayettes, sans oser exclure des hommes comme Moreau et toute sa constellation de mandataires liégeois tels que Gilles, Demeyer, Marcourt et consorts. C'est la danse de la procession d'Echternach où on avance de trois pas, pour reculer ensuite de deux. Et voilà qui amène logiquement des anciens marcheurs frondeurs, comme Happart. Rien d'étonnant alors de voir le succès du PTB, bien plus cohérent où la concurrence personnelle entre candidats actuels et potentiels n'existe pas encore, bien qu'il y ait risque dans une croissance qui ne serait pas maîtrisée. Quelques frondeurs individualistes en ont vite été exclus. Les débats démocratiques au sein d'un parti n'excluent pas une discipline collective autour d'un projet et de valeurs acceptés par ses membres. Nous ne sommes pas au bout de nos surprises en France. Le ralliement sans honneur de la parole donnée de Valls à Macron peut profiter à un autre homme sans honneur qu'est Fillon et à une autre femme qui n'en a pas plus qu'est Le Pen. A se demander aussi comment Hamon, lâché par les siens et sans vrais réactions de sa hiérarchie, ne jette pas l'éponge pour rallier Mélenchon. Mais la bataille des appareils, pourtant en panne,  dominera encore  aussi bien à gauche qu'à droite. Le sang impur des sillons de la marseillaise sera remplacé par celui des Fillon et Macron. Bien triste politique dont profiteront les masqués du pouvoir qui doivent bien rigoler de voir la cour de récréation et son bac-à-sable dans lequel s'agitent les pions de leur pouvoir!

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25/03/2017

A quoi et à qui attribuer le succès du PTB

logo ptb.jpgNe voir dans le succès grandissant du PTB qu'un mécontentement et un dégoût généralités est un peu court comme analyse. Cette vérité n'est pas la seule clé de décodage. Nous sommes nombreux à ne pas nous sentir écouter et à vouloir d'autres propositions que celles pratiquées par les tenants d'une politique d'austérité. Les nombreux militants du parti sont sur le terrain pour écouter les gens et leur proposer du concret pour faire changer cette austérité. Au soutien de la révolte des travailleurs licenciés, mal payés, sans emploi s'ajoutent la proposition d'alternatives au sacré principe du trou budgétaire. Notamment, par la taxe des millionnaires et une autre fiscalité plus juste. Aux dépenses excessives des soins de santé: la pratique de la médecine du peuple et le plan kiwi. Au pouvoir d'achat diminué: une petite amélioration via la suppression de la taxe radio-tv, surtout la diminution de la tva sur l'électricité et le retour à un index intégral. Mais ces petites mesures s'inscrivent dans un schéma bien plus large qui veut remettre à sa place l'utilité des services publics et la lutte contre une politique libérale du libre marché, en commençant par la renationalisation de grands leviers économiques (gaz, électricité, banques. Une vraie défense aussi des chômeurs, handicapés, malades. Pas donc de grands discours d'intentions qui ne passent jamais dans des actes. Des propositions concrètes qui peuvent améliorer rapidement le quotidien de chacun. Mais ce travail s'inscrit dans une vision de société basée sur une analyse marxiste. Persuadé que les classes sociales existent encore bien de nos jours, le parti veut inverser le rapport de force entre l'infime minorité qui possède une grande richesse et les travailleurs qui la produisent en n'en recevant qu'une minable partie. Un rapport qui doit mettre fin au seul grand profit de quelques-uns qui exploitent la main d'œuvre d'une majorité bien trop soumise au dictat du capital. Le parti est bien celui des travailleurs (entendus au sens large). Oui, il est marxiste et d'abord dans son analyse. Mais qui ne le serait pas en constatant ce que Marx avait déjà justement analysé, à savoir:

  • concentration des richesses sur une classe de la société et misère pour l'autre ;
  • accroissement continu de la rentabilité par le progrès technique,
  • surpopulation de travailleurs, engendrant le chômage ;
  • augmentation de la production sans augmentation de la consommation provoquant des crises cycliques de surproduction.

Voilà qui reste bien d'actualité. Quand la journaliste Johanne Montay et bien d'autres socialistes et libéraux agitent la peur du marxisme, savent-ils vraiment de quoi ils parlent et si oui, c'est encore plus grave car c'est qu'ils sont des exploiteurs! Mon propos n'est pas ici d'en faire un exposé exhaustif, mais simplement le désir de casser la caricature qui en est faite par une série d'amalgames simplistes avec les régimes communistes d'un autre temps.

Le succès actuel du parti est aussi bien incarné par ses parlementaires et leurs allées et venues entre rue et parlement. Par leur voix qui ose briser le confort et les privilèges dans lesquels se sont installés des mandataires devenus des professionnels coupés de la réalité quotidienne de celles et ceux qui sont sensés représentés.

Ceci dit, je tiens à souligner que mon propos est tout à fait indépendant de la hiérarchie de ce parti où je me suis inscrit comme simple sympathisant et où je tente simplement d'apporter mon soutien sans en être un militant extrêmement actif. J'aime garder un recul nécessaire à mon indépendance, sans nier la nécessité du collectif qui me semble bien établi dans ce parti et qui en fait une force supplémentaire. Vrai que je ne peux que me réjouir de ce qui reste évidemment un sondage et en sachant qu'un parlementarisme sans pression populaire se révèle vite inefficace et à la solde des nantis.

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24/03/2017

Cette présidentielle française sent vraiment la merde

merde.jpgDécidément, cette présidentielle française sent vraiment la merde. Fillon qui attaque Hollande sur "un cabinet noir"; qui rend ses beaux costumes à son donateur parce qu'ils commencent à sentir mauvais! Il finira finalement à ne plus avoir que Pénélope pour lui torcher le cul. Mais il n'est pas le seul dans une course au pouvoir qui révèle la puanteur des couloirs qu'arpentent celles et ceux qui pètent plus haut que leur cul pour arriver au top de leur carrière au nom d'un dit intérêt général. Le drame est que leur puanteur va favoriser celle qui en a fait son de commerce et qui fait croire que son cul de châtelaine est propre et qu'elle va nettoyer les égouts qui l'enrichissent. Macron n'a plus grand-chose à faire pour illusionner les Français sur le beau papier toilette qu'il va leur offrir et qui cependant ne les sortira pas de leur merde quotidienne. Hamon doit se sentir bien seul, abandonné par les étrons parvenus et dorés du PS. Osons espérer que nos voisins votent Mélenchon pour tirer la chasse et redonner une eau plus claire, plus écologique et mieux distribuée. Mais ça, ce n'est pas encore joué!! Et en espérant que ce tribun cultivé ne poète pas plus haut que son luth! Il est temps, en tout cas, de sortir des belles et moins belles flatulences de cette campagne présidentielle… Perso, je me demande de plus en plus si aller voter, ce n'est pas finalement aller marcher dans la merde!!!

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23/03/2017

Plus que jamais l'Internationale comme arme contre le terrorisme!

internationale.jpgQuand cela finira-t-il? Paris, Bruxelles, Londres et bien d'autres. Derrière chaque victime se cache un drame humain que nous partageons comme nous le pouvons. On ne peut tout sécuriser, y compris par le meilleur des arsenaux policiers et militaires. Les racines du mal sont multiples. Le chantier de guerre à mener contre le terrorisme est vaste et ne peut se résumer aux seules armes de défense et d'attaque. L'idéologie meurtrière a comme terrain privilégié l'obscurantisme, l'inégalité sociale et économique dont profitent de gros marchands qui ne sont pas qu'individuels mais aussi d'Etats. La lutte contre le terrorisme sera toujours aléatoire si elle se contente d'intercepter ou de tuer quelques individus drogués de dieu venant de chez nous ou d'ailleurs ou encore en éradiquant l'Etat islamique. Bien sûr qu'il faut les détruire, mais d'une façon ou d'une autre d'autres foyers de terrorisme se reformeront. Tant que nous n'arriverons pas à mener des politiques internes et internationales capable de donner à chacun un minimum matériel et culturel en distribuant une richesse concentrée dans quelques mains de magnats économiques ou politiques, la lutte contre le terrorisme n'aura pas de fin. Les guerres de religion ou  n'importe quelles autres guerres n'ont jamais été que des guerres industrielles et économiques où les puissants envoient à la boucherie les moutons au nom d'un dieu ou d'un nationalisme élevé en valeur religieuse ou patriotique. Il faut donc lutter pour changer ce rapport de force. Quitter nos habitudes de moutons et renverser les bouchers de l'humanité. Vaste combat, mais qui commence par ce qui se passe dans notre quartier, notre ville ou village, notre pays et dans une U.E qui doit changer de politique. Et si nous ne contentions plus de chanter mais de nous battre pour l'Internationale! " La raison tonne en son cratère, C'est l'éruption de la faim. Du passé faisons table rase, Foule esclave, debout, debout, Le monde va changer de base, Nous ne sommes rien, soyons tout"... http://paroles2chansons.lemonde.fr/paroles-chansons-populaires/paroles-l-internationale.html 

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21/03/2017

Le "Je" des prophètes politiques

macron messie.jpgSans nier la capacité intellectuelle et la connaissance des ténors politiques, ni leur capacité de travail, comment croire qu'un seul homme puisse, avec autant d'assurance, avoir un avis circonstancié sur tout? Politique étrangère et intérieure, économie, finances, etc, etc…? Nous savons qu'ils sont briffés par une large équipe et que le pouvoir réel se joue dans l'ombre via des conseillers peu connus et non élus. Bien que possédant une grande capacité de synthèse, les patrons ne sont-ils finalement que les pantins d'une cour d'intellectuels qui font le gros boulot tandis que leur seigneur n'est qu'un communicateur arpentant villes et villages pour prêcher la bonne parole? Tous ces prophètes ne connaissent que le "je". Aucun n'ose mettre en avant le travail d'équipe qui leur fait penser et dire le pourquoi de leur défense de tel ou tel point. Nous avons simplement droit à des références, souvent vagues "d'experts" ou à une bataille de chiffres et statistiques. Bizarre que nous rejetions les prêches de curés, de pasteurs, de rabbins ou d'imans et que nous acceptions ceux des prophètes politiques! Sans nier le besoin de leaders, ne serait-il pas plus judicieux de nous intéresser de plus près à leur entourage direct, à celles et ceux qui écrivent leurs discours, leurs fiches politiques et diplomatiques? Au "je" qui dit, s'ajoute un "nous" ignoré du grand nombre. Il est vrai que l'humilité n'est pas un atout politique. Les grands acteurs sont pourtant ceux qui vantent leur metteur en scène, ce n'est pas le cas des égos souvent surdimensionnés de nos édiles politiques. Mais nous avons aussi notre part de responsabilité dans cette personnalisation et cette peopolisation (poubellisation) qu'est devenue la vie politique. Ce ne sont plus les idées et les programmes qui comptent, mais surtout l'homme ou la femme politique qui sait se vendre, y compris sur sa vie privée. Et comme le dit bien Christian Delporte: "ce système repose sur une triple hypocrisie :

- celle des politiques : qui cherchent à communiquer sur leur vie privée, jusqu’à ce qu’ils ne souhaitent plus jouer le jeu ;

- celle des lecteurs : qui, dans les sondages, disent que la vie privée des politiques ne les intéresse pas, mais qui achètent massivement les journaux lorsque la vie privée des politiques y est abordée ;

- celle des médias : qui ont un intérêt économique évident à aborder des sujets «vendeurs»".

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17/03/2017

Quand le secteur privé passe chez Bayer

bayer.png

L'audition de la directrice générale de Publifin et Cie valait bien une aspire du même nom de laboratoire! Une aspirine qui en disait long pour le traitement de l'argent public, le mien donc et le vôtre. Ca soigne le mal de tête, mais pas la maladie du fric avant tout. Elle ne fait pas de politique la Madame, mais elle ne propose que la médication libérale: compétitivité, compétitivité et encore compétitivité, comme l'autre son jobs, jobs, jobs qui soigne le chômage par l'exclusion de 35.000 chômeurs. Et elle mord la Madame Bayer, à l'image de la Thatcher. Ce n'est pas une sans dents. Elle aura d'ailleurs les moyens de s'en faire faire en or à la date de sa retraite et même avant. Mais la pauvre se sent attaquée, devant une commission de type inquisition. Elle qui n'a aucune gêne à déclarer qu'elle gagne autant à la minute que "ses" ouvriers!! Elle tient tête la reine du club Moreau qui en un autre temps l'aurait perdue sur la guillotine construite en bois de ce sale populisme qui voudrait l'égalité! A la nouvelle oligarchie, il faudrait nouvelle révolution, non celle qui coupe les têtes mais au moins, au minimum, les salaires de cet dite élite!

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13/03/2017

Dénoncer les scandales: c'est bien, mais après?

ça suffit.pngLes scandales des sucrés de la politique qui font aujourd'hui la Une des médias et alimentent les réseaux sociaux n'auront aucune suite valable si nous ne pouvons tirer les leçons et surtout trouver les moyens de mettre en place des règles qui excluent le mélange entre la finance et le politique. Bien plus que de simples contrôles stricts sur les cumuls ou encore en chassant simplement les "pourris" du pouvoir, il faut arriver à fixer des règles qui établissent une étanchéité absolue entre intérêts privés et publics. Il faut une transparence totale vis-à-vis des mandats publics et privés de tous les mandataires politiques, mais aussi ceux d’entreprises où des fonds publics sont injectés, du plus petit au plus grand. Pierre Mertens, président du PTB, l'a encore bien expliqué ce matin sur la RTBF, en évoquant de nombreux exemples sur les confusions chez nous, mais aussi au niveau européens. Les grands moralisateurs des partis, retrouvant tout à coup une virginité, après avoir bien pratiqués le bordel, en seront-ils capables? Je le crains. La commission d'enquête aboutira sans doute à des conclusions et recommandations qui se traduiront par quelques petites lois ou décrets qui ne seront que de l'eau bénite jetée sur un système qui ne changera pas fondamentalement. Ne comptons pas trop sur un changement électoral pour le changement espéré. C'est dans des rapports de force entre l'establishment politique mais aussi financier et avec des propositions et impositions d'alternatives économiques, sociales et écologiques que nous arriverons à vaincre le système qui crée les "pourris".

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06/03/2017

Fillon "out" ou la machination du parrain Sarko?

sarko et fillon.jpgLa petite histoire d'égos a souvent fait celle avec un grand "H" comme honte ou "honorable" selon l'analyste. Nous savons que les adversaires politiques sont bien plus souvent dans le camp d'un même parti que dans ceux d'autres. Le bordel de la droite française en serait-elle une nouvelle illustration, bien cachée aux pigeons de celles et ceux qui se contentent de voir les façades? Arrivé troisième et éliminé au premier tour de la primaire de novembre, l’ancien président de la République était resté très discret ces derniers mois en ruminant sans doute quelle vengeance prendre envers ceux qui avaient osé le concurrencer. Le nabot Sarko n'a rien d'un nain se laissant dépassé par ceux capable de le mettre dans le tiroir du pouvoir. Détestant son ex valet de Fillon, autant qu'un Juppé, il fallait qu'il profite (ou même soit à l'origine) du scandale de celui qui avait osé lui faire une leçon de probité. L'habile et diabolique Nicolas a laissé le temps au temps et dans une forme d’attente en apparence a d'abord pu imposer à son rival "son" premier ministre en cas de victoire. Baroin avait bien évité de s'opposer au maître lors de la primaire. Semer la merde d'abord, avant de vouloir montrer qu’il est le seul susceptible de sauver le parti. Bien joué! Le sauveur Juppé éjecté, l'ancien brigand de la République a le champ libre pour s'imposer, soit lui-même ou en forçant Fillon à choisir la marionnette Baroin qui s'est bien comportée dans un apparent soutien de l'accusé d'aujourd'hui. La vengeance est proche. La salope de Sarko aura eu gain de cause par la pauvre Pénélope. Les français n'y auront vu que du feu et l'ennemi Fillon se sera fait bien enculé. Mon décodage n'est peut-être pas loin de la réalité. Ce n'est qu'en finale du dénouement de cette crise entre prostitués du pouvoir qu'il m'apparait comme plausible. Si tel était le cas, je ne pourrais que souhaiter la poursuite de la candidature du malhonnête enculé, en souhaitant bien entendu son éviction par un homme de gauche, en sachant que de ce côté aussi les égos pourrissent la cause qui est à défendre. De quoi être dégoûté de tous les ténors d'une politique qui fait vomir et instrumentalise l'ignorance de celles et ceux qui croient encore à la valeur du bien commun.

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05/03/2017

Difficile de croire encore en la politique.

foi.jpgIl y a très longtemps, j'ai cru en Dieu et je me suis engagé fortement dans la religion. En fréquentant de près ses prêtres, ses pasteurs, sa hiérarchie, en étudiant au mieux ses évangiles et son histoire, j'ai finalement perdu la foi. Il m'a semblé comprendre que toute cette aspiration spirituelle, incarnée par les maîtres experts et détenteurs de la "vérité chrétienne" répondait surtout à un besoin humain de reconnaissance et n'échappait pas à un carriérisme plus narcissique qu'altruiste. J'ai quitté l'Eglise et pris mes distances avec un Dieu très hypothétique tout en conservant de vraies amitiés avec quelques porte-paroles. A cette croyance a suivi celle de la politique, capable de changer le monde et d'y instaurer plus de justice et d'égalité. Aujourd'hui, je me demande souvent si je n'ai simplement pas changé d'Eglise, avec tout ce qu'elle comporte de dogmes idéologiques, de courses à la reconnaissance et d'affirmation de soi à travers tout un système souvent faussement collectif où la hiérarchie fait croire aux moutons à l' utilité et valeur de leur laine pour mieux les tondre et les envoyer sur des terres minées. Aux bannières et oriflammes religieuses se sont substitués drapeaux nationaux et politiques. Aux grands prêches des prêtres, les harangues des ténors de partis. A la nécessité du carême, celle de l'austérité. Au credo du ciel là-haut, celui d'ici-bas. A la parousie de la lumière, celle du grand soir. A la croix scout et celle de la croisade eucharistique, le rouge des faucons et des renards. Et si notre monde n'était finalement qu'un vaste théâtre où chacun tente de décrocher un rôle qui le fera connaître et reconnaître dans un cercle de plus en plus grand sous étiquette de solidarité des comédiens? Je suis amer ce soir, me demandant, face à toute cette comédie humaine à laquelle je participe souvent de mon fauteuil, parfois dans les coulisses, et quelque fois sur scène, en vaut bien la peine! La seule chose qui me rend heureux dans cette comédie, c'est celle du plaisir de la partager avec les personnes que j'aime et sans les contraintes des rôles établis à jouer. Pour le reste, je crois être sur la voie de la perte de foi pour toute politique, sans encore vraiment renoncer au combat!

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