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04/03/2007

Lettre 139 ( éclipse de vie et de lune)

Bien cher ordi,

 

Je t’ai fait un peu moins travailler ce we. Tu n’as pas parcouru autant d’ami blogueurs que d’habitude.

Faut dire que le samedi fut fort occupé par la présence de mon autre ami, bien en chair et en os, celui-là. Qu’il est beau ce corps de plus en plus sculpté par un entraînement physique intense et régulier ! Nous avons mis les points sur les i pour la suite de nos activités cordiales, amicales et affectives. Nécessaire de les exprimer pour continuer, en mieux et à notre manière, notre route ensemble.

Le dimanche fut plus calme. Besoin le papy de récupérer la jeunesse retrouvée du samedi !

Puis la semaine s’annonce avec plus d’activités qu’à l’accoutumée.

Ma fille et mon gendre prennent huit jours de vacances bien méritées en Egypte. Je vais les conduire très tôt à Zaventem. Avec mon ex, nous nous partagerons la garde de notre adorable et adorée petite-fille.

A propos de l’enfance, j’ai écouté ce midi le débat sur le terrible infanticide de Nivelles.

En règle générale, je déteste le battage médiatique sur ce type de drame qui engendre une espèce de voyeurisme morbide.

Je ne juge pas, ne condamne pas, sans pour autant admettre l’inacceptable.

L’enfer de cette mère va se poursuivre éternellement, tandis que ceux qui avaient droit à découvrir la vie dans l’innocence de leur âge vont gambader dans un ailleurs de paradis ou de néant, selon nos croyances.

Le débat traitait de la dépression. Terrible maladie dont nous avons peur et refusons parfois de constater chez les autres.

Importance de notre environnement social, là ou toi cher ordi, tu aurais parfois tendance à enfermer aussi les gens sur eux et sur leur mélancolie stérile et dangereuse. Vrai que si tu les aides à l’exprimer, c’est déjà ça.

Comment arriver à la démence de cette mère qui tue par amour ? Comment percevoir qu’un être puisse regarder la vie avec un tel dégoût, une telle désespérance, une telle souffrance, qu’il veut la quitter et éviter à ceux de son sang un sort qui est le sien?

Les explications des « experts » éclairent un peu, sans pour autant pénétrer vraiment dans les ténèbres. Et je pensais à cette éclipse de lune qui doit nous faire croire qu’après le noir total revient toujours la lumière.

Mik.

08/02/2007

 Lettres 121 ( petit coup de gueule!)

Cher ordi,

 

Par toi, par téléphone, par visites, beaucoup de mon temps est pris par l’écoute.

Et bien je vais t’avouer : parfois j’en ai un peu une overdose !

Chacun, bien entendu, à sa part de narcissisme. Mais il y a des limites. De là à me faire bouffer littéralement par certains qui n’arrêtent pas de ne parler que d’eux, je ne franchirais pas ce cap. Ce serait alors me vider comme œuf et n’avoir plus rien à offrir.

Loin de moi l’idée du moindre rejet, mais simplement besoin d’oxygène !!

C’est fou parfois ce que vos proches familiaux, par exemple, vous accablent moins de leurs petits soucis que des amis. Et pourtant, je sais que les contraintes et soucis auxquels ils sont confrontés sont plus denses, plus importants que le soin à leurs petits bobos que certains portent comme le centre du monde.

Pardonnez, mes amis, ce coup de gueule. J’en avais besoin.

Sur ce je vous embrasse, vous, tous celles et ceux que j’aime et vous lectrices et lecteurs anonymes, je vous redis toute mon amitié bienveillante.

Mik.

et n'oubliez pas la soirée bowling des blogueurs. ( En haut colonne gauche écran)

20/01/2007

amitié

françois.liège

 

Un jeune homme intervint : Parlez-nous de l’Amitié.

Il répondit en ces termes : Ton ami est la réponse à tes besoins. Il est le champ que tu sèmes d’amour et récoltes en rendant grâces. Il est ta table chargée de mets et ton âtre. Car tu viens à lui affamé et le recherches pour la paix.

Quand ton ami te découvre son avis, tu ne redoutes pas de lui dire « Non », tu ne retiens pas ton « Oui ». Et quand il est silencieux, ton cœur ne cesse pas d’écouter le sien ; Car sans mots, dans l’amitié, toutes paroles, tous désirs, toutes espérances naissent et se partagent, avec une joie spontanée. Quand tu te sépares de ton ami, tu ne t’affliges pas ; Car ce que tu aimes le plus en lui pourra s’éclaircir en son absence, comme la montagne pour le grimpeur est plus nette depuis la plaine. Et que l’amitié n’ait d’autre but qu’approfondissement de l’esprit.

Qu’à ton ami tu donnes de ton meilleur. S’il doit connaître le reflux de ta marée, qu’il connaisse aussi son raz. Que serait ton ami si tu le cherches pour tuer le temps ? Cherche-le toujours pour le vivre. Car il lui appartient de satisfaire ton besoin, pas ton vide. Et qu’il y ait rire dans la douce amitié, et partage de plaisirs. Car dans la rosée des détails, le cœur trouve son matin et la fraîcheur.

( extrait du Prophète de K.Gibran)

00:09 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : amitie |  Facebook |