mik dupont UA-70672535-1

12/02/2007

Lettres 125. ( rupture, divorce)

028_24df5f1da666e2dd4b51a990069ac63c

Cher ordi,

Tu dois parfois être chez bien des jeunes une espèce de fuite ou plus simplement lieu de repos, de distraction quand des adultes, des parents se disputent ou sont au bord de la rupture.

Je viens encore de remarquer chez l’un d’eux que j’adore que sous une carapace de grand se cache une grande fragilité, une sensibilité bien cachée. Je devine bien ton mal être lorsque tes parents envisagent, dans des scènes violentes parfois, la séparation. Ton regard mature jeté sur ce qui se passe n’empêche pas la souffrance  et la déception de voir se déchirer ainsi des êtres aimés de façon unique.

Danger aussi que croire que l’amour n’existe pas. Vrai que pour moi, il n’existe pas non plus, mais je connais des tas de couples homos ou hétéros qui s’aiment.

Mais pour toi, comme beaucoup d’autres jeunes confrontés aussi à la violence conjugale, pas facile  de lever le voile sur un sujet aussi tabou  et dérangeant qu’on n’ose révéler qu’à des personnes avec lesquelles on se sent vraiment proches et confiants.

J’avoue que je n’ai pas beaucoup de conseils à donner en la matière, sinon que tu saches, toi et les autres,  trouver l’écoute, qui sans juger des parents qui ont leur histoire t'aidera à mieux vivre cette souffrance.

Redire aussi qu’il n’y a aucune responsabilité de l’enfant dans le choix que peuvent prendre les parents.

Ce que je sais en tout cas, c’est que dans la vie on ne peut enlever ou guérir nos souffrances, nos blessures, mais seulement bien les gérer et vivre avec sans en faire un problème.

Alors courage et pense à l’avenir que tu construis dès aujourd’hui, toi qui ne pense, hélas, que trop au présent et à la satisfaction immédiate…Il ne faudrait pas que le carpe diem entraîne pour demain des handicaps et trop de regrets !

Mik.