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09/02/2007

Lettre 122 ( alléger mes souffrances)

mik et son ordi

Cher ordi,

 

Journée un peu plus calme, plus sereine aussi. J’aime parfois me ressourcer dans le silence et ne souffre vraiment jamais trop de solitude, sans pour autant aimer être ermite !

Avec les quelques événements de ces derniers jours, je me suis demandé parfois, si des personnes n’entretenaient pas la souffrance comme une espèce de ciment qui les souderait aux autres. Vrai que quand elles ont des problèmes, elles se sentent souvent aidées ou courent désespérement après cette aide pour sentir qu'elles existent.

A l’inverse d’autres recherchent les problèmes chez les autres pour s’entendre dire que la personne à besoin d’elle, en trouvant là aussi reconnaissance.

Pas simple d’apporter l’aide efficace pour que l’autre se prenne en charge sans moi ou de trouver en moi la force nécessaire à la réponse de mon questionnement douloureux.

Alors, attention à ce cercle vicieux qui accompagné  parfois d’amies, amis, entourage, complices ou inconscients a en quelque sorte besoin d’échecs pour nourrir et perpétuer des relations.

Moi, j’ai pris l’habitude de dire le plus souvent que tout va bien, parce que j’estime ainsi que ma relation avec les autres doit être une espèce de cadeau et ne pas s’alimenter de mes petites misères ou malheurs que je réserve à mon psy. Il est payé pour !!

Orgueil ou pas, mais je ne pense plus sur ce mode, tricherie ou pas, mais je ne pense plus sur ce mode, je n’aimerais pas qu’on puisse me dire : parce que tu es malheureux, tu sais que tu ne seras pas abandonné…

La culture de la souffrance n’est pas pour moi. Elle est déjà trop présente chez chacun de nous pour l’amplifier dans des jérémiades ou compassions stériles et inutiles.

Si je souffre, je le tais la plupart du temps. Je tente alors de trouver en moi ou dans une oreille amie qui  prêtera attention positive à ma souffrance légère ou profonde, sans l’amplifier, la solution, non de la supprimer mais simplement, de l’alléger.

Et puis il y a toi aussi, cher ordi, qui me permet une expression bien utile!

Mik.