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19/01/2007

 Lettre 109. ( arriéré judiciaire)

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Cher ordi,

 

Hier, je suis allé au tribunal pour une affaire de faillite d’un de mes anciens locataires.

Quatre ans que la procédure dure par la faute d’un curateur qui craint de pas être payé par le fait que la créance de mon locataire ne précède en droit les honoraires de cette avocate curateur.

En arpentant le Palais de Justice, je me rendais compte de l’archaïsme de l’institution.

Et oui, bien j’ai vu, cher ordi, un de tes collègues sur le bureau du greffier, mais je voyais encore des employés avec des petits papiers, comme celui affiché sur la porte pour donner les horaires des affaires traitées. Digne d’une vielle épicerie avec des étiquettes écrites en calligraphie…

A un siècle où tout doit aller vite, où de plus en plus de citoyens portent leurs conflits devant les juges, notre justice, elle, entre avec un fameux retard dans les nouveaux modes de « management ».

C’était la dernière étape, en appel, d’une affaire dont je n’espère plus grand-chose, sinon pouvoir honorer le travail d’un ami avocat qui a mené l’affaire de main de maître !

Le vieil adage : « mieux vaut un mauvais arrangement qu’un bon procès », reste lui bien d’actualité. Ici, cet arrangement ne pouvait se faire.

Mon représentant a bien synthétisé un dossier complexe, celui de la partie adverse me semblait moins au courant.

Par contre arrivé plus tôt, je me suis amusé d’entendre certaines plaidoiries par des avocats qui visiblement ne connaissaient pas grand-chose au dossier défendu et les eeeeeeeeeeeeee foisonnaient !!

Je terminerais cette anecdote par une blague un peu macho !!

Savez-vous pourquoi les avocats portent une robe ? Simple : pour mentir aussi bien que les femmes… Pardon mesdames !!! À charge de revanche…

Mik.