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05/02/2007

Lettre 119 ( sensibilité et raison)

10Cher ordi,

 

Par toi, par mes dernières rencontres, je suis confronté à écouter, à voir vivre bien des émotions. Elles sont présentes, et elle doivent certainement se cracher comme feu du volcan pour retrouver la quiétude de l’après et de l’avant.

Je crois vraiment que de ne pas les exprimer tue. Mais se laisser trop submerger par elles peut aussi être mortel.

Est-ce la répétition de ce genre de situations douloureuses qui me fait aujourd’hui mieux comprendre que notre bonheur dépend bien plus de notre gestion intérieure que des facteurs extérieurs qui nous incriminons trop souvent comme responsables ?

A vrai dire, je ne sais pas si cela s’apprend, mais piloter ses émotions, sans les nier, sans les amplifier ou les diminuer permet d’éviter certainement bien des accidents sur notre route de vie.

La turbulence des sentiments souffle en chacun de nous. C’est à nous qu’il revient de calmer les vents pour n’en garder que la douceur indispensable et vitale.

Je me sens parfois trop froid, pas assez chaleureux face à l’écoute de celui qui souffre.

Je suis ainsi, avec le paradoxe, d’en être satisfait et insatisfait.

J’ai parfois peur qu’au fond je n’arrive à une sensibilité que je connais, que j’ai connu et connaîtrai certainement encore : celle qui au fond  nous excite, par un certain attrait du plaisir, à rechercher surtout ce qui nous convient, bien plus que ce qui convient vraiment à l’autre.

On me dira encore que je réfléchis trop !

Mais je persiste et signe : la sensibilité oui, il faut la maintenir mais aussi la surveiller en lui joignant la raison, la volonté et l’action.

Mik.

 

00:13 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : sensibilite, raison, sentiments |  Facebook |