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16/02/2007

Lettre 127. (Etre bon compagnon de soi)

arbre(

Cher ordi,

Hier encore, par toi et d’autres jours par des rencontres, j’entends souvent dire de personnes que j’apprécie qu’elles éprouvent du mal à se retrouver seules.

Sans les juger, je les comprends mal. Je me demande si elles ne ratent pas la chose la plus essentielle pour le mieux vivre.

Je me souviens d’un beau texte de J.Salomé qui s’intitulait « oui, osez être un bon compagnon pour vous-même ». Je crois en avoir fait un post, il y bien longtemps déjà. Il y disait que la pire des solitudes n’est pas d’être seul mais d’être très mauvais compagnon pour soi-même.

S’ennuyer en sa propre compagnie nous incite à trop attendre de l’autre.

Etre en bonne compagnie de soi, c’est alors voir l’autre comme un plus, un vrai cadeau qui vient enrichir ma vie et pas boucher le trou de mes manques.

Vivre seul et savoir quand cela  m’est possible ou lui est possible nous relier à l’autre.

Il nous revient d’être heureux ou pas et d’éviter de faire porter ce poids insupportable sur les autres.

Si, si, pas facile, mais possible ! Mais faut souvent remettre l’ouvrage sur le métier. Lol.

Mik.

00:09 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : solitude, compagnon de soi |  Facebook |

06/02/2007

 Lettre 120. exister est autre chose que de se sentir excité!!!!

seul1

Cher ordi,

 

Je vais probablement encore radoter ! Mais quelle journée… Pas facile souvent de garder la lucidité et la quiétude quand des personnes que nous aimons se déchirent.

Moi, je ne suis pas de ceux qui croient à l’existence quand elle devient excitée. Alors je tente de convaincre que la passion exagérée, la course consciente ou inconsciente vers la sensation du ressenti, de la reconnaissance de soi par des élans peu ou pas gérés, sont de nature à tout gâcher dans les relations. Les sentiments sans la raison, disais-je hier, sont plus destructeurs que nous ne pensons. Dieu sait si je ne suis pas toujours « raisonnable » et adore vivre la passion, mais de là à ne point gérer un minimum des élans qui me blessent et blessent l’autre, il y a des nuances…

A mes amies et amis qui vivent pour le moment dans de grandes souffrances amoureuses, je voudrais dire : revenez un peu à la raison, à l’intelligence du cœur qui s’annule par de simples élans instinctifs. Revenez à croire en vous, à votre unicité, à votre richesse sans devoir affirmer par une espèce de cinéma sentimental mélodramatique que vous existez.

Et si vous prenez mes paroles comme blessantes, excusez-moi, c’est parce que je vous aime que je ne veux point vous tricher sur ma pensée et mes sentiments.

Je peux vous comprendre sans pour autant adhérer à vos choix et sans vous demander d’adhérer aux miens.

Je vous embrasse très fort.

Mik.

00:09 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : solitude, melodrame, elans, ados, coeur, raison |  Facebook |

21/01/2007

Lettre 110. ( rupture?)

arbre

Cher ordi,

Que de plaintes sur la vie commune de mes amies et amis tu peux parfois me transmettre.

Qu’est ce j’entends : « oui, mais je ne vais quand même pas tout accepter, m’aplatir ainsi chaque fois… » Comme si les relations se jouaient en positions bases ou hautes !

Dans tout cela, moi, je décode des besoins bien plus fondamentaux, ceux d’être rassurés, d’être reconnu et confirmé dans ce qu’on se sent être.

Que de disputes à cause d’une perception que le donné et le recevoir est inégal.

Chacun tente d’argumenter en sa faveur, sans se rendre compte qu’il dévalorise ainsi l’autre, tout en prétendant : « mais non, ce n’est pas pour l’humilier, dominer ou le disqualifier que je dis cela ! ».

Nous avons tous besoin de tendresse, d’écoute, d’être reconnu. Le drame est que nous recevons rarement de l’autre tout cela comme nous le voudrions. Ce n’est pas pour ça, que nous ne recevons rien ! Quand notre désir est trop important sur l’autre, nous cassons souvent la relation et recevons le contraire de ce que nous voulions.

Je reste toujours persuadé que celui qui ne parvient pas à vivre au mieux sa solitude fondamentale, ne parvient pas à vivre harmonieusement avec qui que ce soit.

Hier tu as encore trop entendu, cher ordi, que bien des dialogues sont stériles quand ils se mirent et se font dans des demandes-reproches.

Quand la lutte se fait pour obtenir une image valorisante, gratifiante, de soi, elle ne peut prendre la forme que d’une compétition acharnée qui mène vers la rupture.

Hier tu as pu constater la crise d’un ami qui au départ a accepté une position basse qui l’amène aujourd’hui à la crise. Normal, selon moi. Ses besoins d’être mis en valeur étaient, au début, satisfaits par le fait d’avoir été choisi par quelqu’un possédant une situation haute et qui, à ses yeux, était « prestigieux »

Mais voilà, les besoins refoulés d’affirmation refont surface et il s’étonne de la crise.

Je crois que nous nous connaissons très mal. Osons avoir cette modestie de le reconnaître, avant de reprocher à l’autre de ne pas comprendre ce que nous ne connaissons même pas de nous.

Ami, il est temps de poser des choix, mais le mieux ne serait-il pas de poser le choix de voir plus clair en toi-même ?

Mik.

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Je vous invite à découvrir ce qui y est demandé.

Merci.