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20/02/2007

Lettre 130 ( regard de l'autre)

ou-le-regard

Ah, mon cher ordi,

 

Je t’ai un peu retrouvé aujourd’hui, bien que j’aie visité moins de blog qu’à l’habitude.

Ma pensée élucubratoire m’amène souvent à me dire que j’ai la chance d’avoir été jugé et condamné, parfois lourdement, par le regard de personnes, y compris aimées. Cela m’a appris avec le temps, de ne plus vivre en fonction du regard de l’autre, mais seulement du mien. Apprendre aussi que ce n’est pas parce que les gens désapprouvent parfois ma vie, qu’ils ne m’aiment pas et que je ne l’aime pas.

Chacun a son histoire. Nous l’ignorons bien souvent ou nous pensons trop la connaître. Elle est source parfois de préjugés normaux et je ne peux exiger de l’autre identique ouverture d’esprit, identique morale ou regard sur la vie et particulièrement sur la mienne.

Cette prise de conscience m’apporte grande quiétude, même si parfois je souffre de ne point être compris, comme je le souhaiterais.

J’ai remarqué que le fait de vivre en paix avec moi a comme effet de casser un peu des jugements hâtifs ou malveillants dont certains évidemment ne se privent pas, ordinairement exprimés derrière mon dos. Mais qu’importe !!

Exemple. Ma relation avec un aussi jeune homme doit éveiller pas mal de critiques négatives, de ceux qui d’ailleurs, en majorité, m’envient…

A ce sujet, merci à celles et ceux qui me laissent à ce propos des commentaires bienveillants et plein de compréhension.

J’en reviens souvent aux mêmes thèmes, mais qui me paraissent tellement réels. Qui peut s’enorgueillir d’être cohérent dans sa vie, de la construire sur des références acquises, intégrées personnellement et où la culture, l’éducation, la famille, la pression sociale n’entrent pas dans les conflits que nous avons en notre for intérieur et avec les autres ?

Je crois avoir réussi à ne plus avoir de conflits intérieurs. Cela ne veut pas dire que je ne connais plus aucune tension ou que je ne fais que ce que je veux, en ne tenant compte de rien, ni de personne. Bien au contraire. Etant tolérant avec moi, je ne puis que l’être d’autant plus avec l’autre.

Je ne m’immisce dans sa vie que selon ce qu’il souhaite et en tentant de ne pas trop l’envahir.

J’ai élargi mon cercle relationnel, grâce à toi, cher ordi. Je ne le regrette pas.

Je sais pertinemment pourtant que le monde de la blogosphère n’est ni meilleur, ni pire que moi…

Il est un microcosme de société. Parfois les échanges ne sont pas ceux que nous aurions crus. Et alors ? Rien de dramatique à cela.

Il est parfois aussi utiles d’échanger dans la différence, voire l’intolérance que dans une fusion illusoire et parfois tout aussi destructrice.

Ma tolérance n’est pas non plus un manque d’appréciation ou une indifférence à tout. Je ne souhaite pas nécessairement la bonne entente avec tout le monde. Je ne suis ni mère Térésa, ni l’abbé Pierre !! Mais entre la bonne entende et la rancœur, le rejet total ou la courtoisie minimum, il a de la marge ! Je ne suis pas quelqu’un qui réagit à fleur de peau et avant de porter appréciation, je me pose toujours la question : quelle est la souffrance qui le fait agir ainsi ? Car notre action résulte, hélas, bien plus des souffrances reçues que du bonheur reçu.

Moi, je tente qu’elle émane de mon bien-être. Et vous ?

Mik.